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Spécialiste des questions de sécurité, Boris Pistorius sera le prochain ministre allemand de la Défense


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Ayant accumulé les maladresses et les impairs durant les treize mois qu’elle a passés à la tête du ministère allemand de la Défense, Christine Lambrecht a fini par rendre les armes… et remis sa démission le 16 janvier. À vrai dire, il est à se demander si elle avait bien pris la mesure de l’importance de ses fonctions, à un moment où la guerre venait de faire son retour sur le sol européen…

Allemagne : fragilisée après une série de gaffes, la ministre de la Défense  démissionne

Une anecdote rapportée par la presse d’outre-Rhin en dit peut être long à ce sujet. Ainsi, après avoir été nommée ministre, Mme Lambrecht confia qu’elle ne savait pas distinguer un lieutenant d’un lieutenant-colonel. Ce qui était compréhensible pour quelqu’un de novice dans les affaires militaires. « Je suis la responsable civile du ministère de la Défense et je n’ai pas à appeler immédiatement tout le monde avec son grade », avait-elle justifié. Sauf que cinq mois plus tard, elle n’en savait toujours pas plus, comme elle l’avoua dans un entretien accordé Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung.

En tout cas, il était devenu compliqué pour Mme Lambrecht de rester ministre. D’autant plus qu’elle a souvent prêté le flanc à la critique. L’hebdomadaire Der Spiegel a résumé son passage à la tête du ministère de la Défense par la formule « Leite, Pech, Panne » [fiasco, poisse et panne].

Aussi, dans sa lettre de démission, Mme Lambrecht s’en est pris à la presse. « La focalisation des médias sur ma personne pendant des mois ne permet guère d’établir des rapports et des discussions objectifs sur les soldats, la Bundeswehr et les orientations de la politique de sécurité l’intérêt des citoyens allemands », a-t-il écrit, en visant, sans le dire, le quotidien Bild. Celui-ci n’a d’ailleurs pas manqué de lui répondre.

« Christine Lambrecht blâme les médias pour son départ prématuré. Ce ne sont pas ses erreurs, ses mésaventures et ses omissions qui sont responsables de sa démission, mais la ‘focalisation médiatique’ sur sa personne. Un mot d’autocritique? Aucun », a souligné le journal, notant au passage que, dans sa lettre, Mme Lambrecht « n’a pas non plus mentionné la guerre de la Russie contre l’Ukraine, le plus grand événement de politique de sécurité en Europe depuis des décennies. » Évènement qui a conduit le gouvernement allemand à créer un fonds spécial de 100 milliards d’euros pour « réparer » la Bundeswehr.

Quoi qu’il en soit, plusieurs noms de personnalités ont été avancés pour la succession de Mme Lambrecht peu après sa démission. Dont ceux de Lars Klingbeil, un député autrefois antimilitariste [les attentats du 11 septembre 2001 lui firent changer d’avis…], du ministre fédéral avec « attributions spéciales » Wolfgang Schmidt et d’Eva Högl, la commissaire parlementaire auprès de la Bundeswehr, qui a par ailleurs récemment plaidé en faveur d’une livraison de chars Leopard 2 à l’Ukraine et d’une nouvelle hausse des investissements en faveur de la Bundeswehr.

Finalement, et comme souvent, aucun des noms cités par la presse d’outre-Rhin n’est sorti du chapeau… En effet, ce 17 janvier, le chancelier allemand, Olaf Schoz, a indiqué que son prochain ministre de la Défense serait Boris Pistorius, alors ministre social-démocrate de l’Intérieur et des Sports du gouvernement de l’État de Basse-Saxe.

S’intéressant plus particulièrement aux questions de cybersécurité, cet avocat [qui aura 63 ans en mars prochain] est un « homme politique hautement expérimenté, qui s’occupe depuis des années de politique de sécurité », a fait valoir M. Scholz. Il est, « grâce à ses compétences, sa capacité à s’imposer et son grand coeur […], exactement la bonne personne pour conduire la Bundeswehr à travers ce changement d’époque », a-t-il ajouté.

À noter que M. Pistorius a été à l’origine d’une initiative prévoyant des « conséquences pénales » pour ceux qui, en Basse-Saxe, exprimeraient publiquement l’invasion de l’Ukraine par la Russie en exhibant le symbole « Z ».

Reste que M. Pistorius sera très vite plongé dans le grand bain, avec la pression mise sur Berlin pour livrer des Leopard 2 à l’Ukraine. Cette question sera abordée le 20 janvier, lors d’une réunion des soutiens de Kiev, à Ramstein. Puis il enchaînera avec un conseil des ministres franco-allemand, deux jours plus tard.

 

 

Félicitations à Boris Pistorius nommé ce jour par @OlafScholz, ministre de la Défense allemand.

Je me réjouis de pouvoir renforcer avec lui la coopération de défense entre nos deux pays. Nous aurons l’occasion d’échanger en marge du conseil franco-allemand du 22 janvier.

— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) January 17, 2023

 

Son homologue français, Sébastien Lecornu, n’aura d’ailleurs pas tardé à le féliciter pour sa nomination. « Félicitations à Boris Pistorius nommé ce jour par Olaf Scholz ministre de la Défense allemand. Je me réjouis de pouvoir renforcer avec lui la coopération de défense entre nos deux pays. Nous aurons l’occasion d’échanger en marge du conseil franco-allemand du 22 janvier », a-t-il fait savoir, via Twitter.

Photo : Von Daniel Biskup – Eigenes Werk, CC BY-SA 3.0

Ya Rab Yeshua.

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