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L'épopée d'Armand-Charles Tuffin, marquis de La Rouërie, valait bien deux ouvrages


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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2023/10/28/la-rouerie-24203.html

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Deux ouvrages très récents sont consacrés à La Rouërie, héros breton du XVIIIe siècle, personnage flamboyant, romanesque jusqu’au bout du sabre.

Je boirai mon sang, de François-Xavier Lefranc est paru le 26 octobre aux éditions Robert Laffont. L’auteur met en scène, dans ce roman basé sur des faits réels, "son" La Rouërie. 

La Rouërie "est né à Fougères (Ille-et-Vilaine) en 1751, dans une famille de la noblesse rurale. Il a passé sa jeunesse à courir les chemins, à la tête de bandes composées d’enfants de paysans. Puis, sa famille l’a envoyé à Paris, dans les Gardes françaises, où il a fait les quatre cents coups, jusqu’à son renvoi après avoir grièvement blessé un proche de Louis XVI au cours d’un duel. À 25 ans, il entend parler des Treize colonies qui, en Amérique, veulent conquérir leur liberté face à l’Angleterre. Il embarque alors pour le Nouveau monde, sur le Morris, avec son domestique Lefevre. Attaqué par les Anglais, le navire explose dans la baie du Delaware. Armand arrive donc en Amérique, à la nage, et presque nu, le jour de ses 26 ans", explique François-Xavier Lefranc dans un entretien paru sur ouest-france.fr ".

Le Breton se distingue sur les champs de bataille américains. À Yorktown, notamment. De retour en France, c’est un chapitre très différent de sa vie qui s’ouvre… "Il s’attendait à être accueilli en héros. Mais La Fayette, qui est rentré avant lui, avait déjà reçu tous les honneurs. Sa déception ne s’arrête pas là. En Amérique, George Washington, la seule autorité qu’il ait jamais acceptée, l’avait fait général. En France, le roi ne lui accorde qu’un grade de colonel, et dans l’infanterie, alors qu’il avait demandé la cavalerie. Avant de partir en Amérique, Armand était très ouvert aux idées nouvelles. Mais il n’aime pas la tournure que prennent les événements en France. Il considère que la Révolution met sa Bretagne à terre. Il crée alors l’Association bretonne, établit un réseau et devient un paria, traqué à partir de mai 1792. Il meurt d’épuisement quelques mois plus tard, le 30 janvier 1793, au château de la Guyomarais (Côtes-d’Armor). La Convention, qui a appris où il était enterré, fait exhumer son corps cinq semaines après sa mort, pour le décapiter". 

Je boirai mon sang, François-Xavier Lefranc, éditions Robert Laffont. 368 pages. 20,50 €.

Autre ouvrage: Dans les pas de la Rouërie, sous titré "un routard sur les traces du marquis".,

Il a été écrit par Olivier Page, ancien rédacteur du Routard, raconte la cavale du marquis pour échapper aux sbires de Danton et Robespierre qui en ont fait leur ennemi public au moment de la Terreur. Une cavale de châteaux en manoirs, de Fougères à Saint Denoual, près de Lamballe, où il meurt en 1793 à 42 ans après avoir été 20 ans plus tôt un héros de la guerre d’Indépendance aux États Unis. Il est souvent considéré comme le dernier défenseur des libertés bretonnes.

Dans les pas de la Rouërie, 144 pages illustrées, 18€ chez Ar collection éditions. En vente dans les maisons de la presse et des librairies à Fougères, Dinan, Lamballe, Maen Roch et Rennes (l’encre de Bretagne) et sur le site arcollectioneditions.com.

Ar collection éditions est une petite maison d'édition créée en 2021 pour promouvoir la Bretagne (histoire, gastronomie, patrimoine…). 

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Ya Rab Yeshua.

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