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La France veut davantage contribuer à la formation des armées du Pacifique sud


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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2023/12/05/academie-militaire-en-nouvelle-caledonie-24290.html

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La déclaration finale à l'issue de la réunion annuelle des ministres de la Défense du Pacifique sud (SPDMM), qui s'est tenue en début de semaine à Nouméa, accorde une part notable aux questions de formation.

En effet, "les membres se sont engagés à mieux coordonner leurs offres et leurs besoins en matière de formation" et ils ont donc chargé un groupe de travail de développer le concept d'ici à 2024. Un tel projet a été salué par Masson Smith, le secrétaire permanent des îles Fidji pour l'Intérieur et l'Immigration, présent à Nouméa pour le SPDMM. "Il existe des besoins de formation dans le domaine de la logistique, du Command & Control... D'ici à la prochaine réunion du SPDMM, nous allons préciser nos besoins".

La récente et inédite formation à laquelle ont pris part 26 sous-officiers français, australiens, chiliens, fidjiens, papous et tongiens constitue un bon exemple de la coopération régionale sur le plan militaire. Ce stage au "leadership" a été piloté par le régiment d'infanterie de marine du Pacifique Nouvelle-Calédonie (RIMAP) et les brevets ont été décernés mercredi par les ministres de la Défense et des officiers supérieurs venus de France et du Pacifique sud pour le SPDMM. "Quinze jours de stage en anglais, avec des militaires venant de six pays, c'était un défi. Et le résultat démontre qu'il a été relevé avec succès", se félicite le colonel Hubert Morot, le chef de corps du RIMAP.

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Le Chili, sur un plan moins militaire, a proposé de créer un réseau universitaire du SPDMM "afin de jeter des ponts entre les institutions universitaires de défense pour améliorer le partage des analyses de sécurité". A ce titre, le ministre français a suggéré que la nouvelle ACADEM française soit associée. 

Académie du Pacifique. 
La France aussi profité de l'occasion pour présenter sa nouvelle Académie du Pacifique.

Cette Académie, voulue par le président Macron, permettra aux armées des pays partenaires de la région (dont l'Australie, les Fidji, la Nouvelle-Zélande, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Tonga, le Chili et d'autres) de pouvoir bénéficier de l’expérience en se déplaçant en Nouvelle-Calédonie à l’occasion de formations spécifiques. "Ce sont souvent des armées qui ont des besoins de formation importants, soit sur des formations classiques de militarité, de commandement pour les officiers par exemple, soit sur des missions de formation plus spécifiques", explique le ministre des Armées. "Cela peut porter sur les activités nautiques, sur le génie ou encore sur des nouvelles technologies, dont les drones".

L'objectif français est de former 240 militaires étrangers par an (actuellement la moyenne annuelle est de 40).

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Le ministre ambitionne aussi de pouvoir ponctuellement "décentraliser" ses formations afin de les dispenser directement sur place. "Nous allons essayer d’avoir des détachements de formation qui vont circuler dans la région", espère Sébastien Lecornu, qui entend aussi donner davantage de place aux Océaniens au sein des grandes écoles françaises.

En effet, "dans ces écoles d’officiers et de sous-officiers, comme Saint-Cyr, Saint-Maixent ou encore Salon de Provence, pour les aviateurs, pour l’école navale, etc., classiquement et historiquement, nous ouvrons des places et des postes. Nous le faisons beaucoup pour le Proche et le Moyen-Orient, énormément pour l’Afrique, mais en fait si on regarde bien, historiquement nous avons souvent tourné le dos à l’Océanie", selon Sébastien Lecornu qui s'est aussi interrogé: "Que faire pour aider les pays de la région sans armée ?" (et ils sont assez nombreux). Or, leurs besoins sécuritaires existent bien puisqu'ils sont eux aussi confrontés à des problèmes de sécurité maritime et de criminalité trans-nationale, à des catastrophes naturelles liées au changement climatique...

Ya Rab Yeshua.

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https://www.opex360.com/2023/12/07/la-france-et-la-republique-des-fidji-ont-signe-un-accord-de-cooperation-en-matiere-de-defense/

La France et la République des Fidji ont signé un accord de coopération en matière de défense

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Lors de sa première audition au Sénat en tant que chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], l’amiral Nicolas Vaujour a insisté sur la « problématique des accès » en évoquant un premier retour d’expérience [RETEX] sur la crise au Proche-Orient et, plus largement, sur la situation en Méditerranée orientale.

« Nos accès ne sont plus garantis par défaut », a dit le CEMM. Et ce constat vaut aussi pour d’autres régions. « C’est une stratégie que je veux développer pour la Marine sur la base de cette question : quels sont les points d’accès dans le monde qui, en fonction des crises prévisibles, nous seront garantis le jour où la situation se dégradera », a-t-il continué. « Il faut étudier maintenant la façon de consolider nos accès », a conclu l’amiral Vaujour.

D’où la « feuille de route » récemment adoptée par la France et l’Australie, celle-ci prévoyant un accès mutuel à leurs bases militaires respectives situées dans la région Indo-Pacifique. Et c’est aussi le sens de l’accord que vient d’annoncer le ministère des Armées concernant la coopération militaire avec la République des Fidji.

Signé en marge du « South Pacific Defence Ministers’ Meeting » [SPDMM] qui a réuni, à Nouméa, les ministres de la Défense des pays du Pacifique Sud entre les 4 et 6 décembre, cet accord entre la France et les Fidji vise notamment à définir un statut des forces [SOFA – Status of Forces Agreement] afin de faciliter la coopération entre les forces armées des deux pays [visites, échanges d’expérience, formation, soutien, fourniture d’aide d’urgence, etc].

À noter que des interactions entre les forces françaises et fidjiennes ont lieu assez régulièrement, comme encore cette année, avec le porte-hélicoptères amphibie [PHA] Dixmude et la frégate La Fayette, dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc 2023.

En outre, il a également été annoncé l’ouverture prochaine d’une mission de défense au sein de l’ambassade de France à Suva, afin de permettre le « renforcement des échanges en matière de politique de défense et de coopération militaire ». Comme le rappelle le ministère des Armées, il s’agira de la « deuxième mission de défense implantée dans le Pacifique sud, après celle de Canberra, en Australie ».

Cet accord de défense a été signé quelques jours après que le Premier ministre fidjien, Sitiveni Rabuka, a évoqué la perspective de liens économiques plus étroits avec la Chine, qui cherche à étendre son influence dans le Pacifique Sud.

La « modernisation des installations portuaires et des chantiers navals des Fidji est un objectif clé pour un développement économique durable. […] J’anticipe une collaboration potentielle avec la Chine dans le cadre de cette entreprise », a en effet déclaré M. Rabuka, à l’issue d’un entretien avec le président chinois, Xi Jinping, en novembre.

En outre, Pékin a aussi proposé à Suva une aide en matière de sécurité… Mais le Premier ministre fidjien a décliné cette offre. Pour ces questions, « je préfère traiter avec des amis traditionnels », a-t-il dit.

Fortes d’environ 4500 militaires d’active et dotées d’un budget de 50 millions de dollars, les forces armées fidjiennes disposent de capacités très modestes, celles-ci se limitant à neuf patrouilleurs de conception ancienne et à une vingtaine de blindés de type Bushmaster. Sa composante aérienne a été désactivée après la perte de ses deux seuls hélicoptères [1 Dauphin et 1 Écureuil] dans les années 1990.

Photo : Marine nationale

Ya Rab Yeshua.

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