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Les aides militaires occidentales désormais au compte-gouttes font le jeu des Russes


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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2024/01/10/les-aides-militaires-occidentales-desormais-au-compte-goutte-24349.html

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L’armée ukrainienne compte ses coups : la cadence de tir de son artillerie, nettement en baisse (elle serait passée de 6 000 à 2 000 coups par jour), témoigne de ses difficultés à se procurer des obus de 155 mm et de 105 mm. Les unités blindées, pour certaines durement éprouvées lors de l’offensive malheureuse de l’automne, ont autant de mal à remplacer les chars et les véhicules de combat de l’infanterie détruits qu’à remettre en condition opérationnelle ceux qui ont été endommagés (photos AFP).

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La situation des unités de la défense antiaérienne n’est guère meilleure. "En ce qui concerne les systèmes mobiles de défense antiaérienne, les munitions […] sont suffisantes pour résister aux prochaines puissantes attaques", souligne le général Serguiï Naïev, le commandant des forces conjointes ukrainiennes. "Mais à moyen et long termes, nous avons bien sûr besoin de l’aide des pays occidentaux pour reconstituer le stock de missiles", ajoute celui qui a sous sa charge ces unités chargées notamment de défendre le ciel de la capitale quotidiennement visée par des missiles et drones russes.

La pénurie de munitions et d’équipements qui guettait l’armée ukrainienne est désormais bien réelle. La faute au blocage politique américain puisque toute nouvelle aide militaire des États-Unis est actuellement bloquée par le Congrès américain en raison de réticences d’élus républicains.

L’administration Biden souhaiterait débloquer quelque 61 milliards de dollars pour continuer à aider les Ukrainiens et les Israéliens dans leur effort militaire.

Les cessions américaines
Depuis le début de la guerre, le Pentagone a déjà réalisé 54 cessions de matériel et de munitions. Ces cessions ont une valeur de 24 milliards de dollars selon le Congressional Research Service (CRS).

La dernière date du 27 décembre. D’une valeur de 250 millions de dollars, elle comprenait des munitions pour les systèmes antiaériens NASAMS, des missiles Stinger, des munitions pour les lance-roquettes HIMARS, des obus de 155 mm et de 105 mm, des missiles TOW et Javelin, des lance-roquettes antichars AT-4 ; 15 millions de cartouches de petit calibre.

Depuis 2014, selon des chiffres du Congrès, plus de 47 milliards de dollars ont déjà été débloqués par le Congrès pour armer Kiev. Mais des élus, républicains en particulier, ont commencé à trouver la note trop salée. En outre, ils ont conditionné leur soutien à cette nouvelle enveloppe à un durcissement drastique de la politique migratoire américaine.

Par ailleurs, l’habituel blocage sur le budget fédéral n’a guère apporté de sérénité et de visibilité. Dimanche dernier, toutefois, le Congrès a annoncé un accord bipartisan sur le budget fédéral total pour l’année fiscale 2024. L’accord porte sur un plafond de dépenses fédérales d’environ 1 659 milliards de dollars et comprendrait une augmentation des dépenses du Pentagone à hauteur de 886,3 milliards de dollars. Ce budget doit encore être intégré formellement dans un texte de loi et voté par le Congrès.

L’administration Biden espère que cette relative "détente" budgétaire permettra de lever les blocages et de reprendre les cessions tant au profit de l’Ukraine que d’Israël.

L’Europe à la rescousse.
Comme dans tous les bons westerns, lorsque la situation devient critique, la cavalerie déboule clairon au vent. Dans le cas de l’Ukraine, c’est peut-être l’Union européenne ou à défaut des pays européens qui pourrait sonner la charge et renverser la situation.Un sommet extraordinaire est prévu le 1er février pour discuter de la stratégie à développer pour pallier l’absence, pas nécessairement temporaire, de cessions de matériel et de munitions pour les Américains.

Déjà, plusieurs pays ont annoncé des efforts. Si l’Allemagne n’en finit pas de tergiverser sur d’éventuelles livraisons de missiles de croisière air-sol Taurus, elle poursuit toutefois ses livraisons d’armement terrestre.

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La France aurait livré 85 autres missiles Scalp dont les Ukrainiens ne manquent pas de louer l’efficacité.Les pays baltes et les états nordiques ne sont pas en reste, livrant des munitions et des équipements à hauteur de leurs capacités et s’associant aux efforts néerlandais, danois, belges et roumains pour former des pilotes ukrainiens sur les chasseurs F-16 dont Kiev réclame la livraison depuis plus d’un an. Des chasseurs qui ne voleront certainement pas dans le ciel ukrainien avant six mois, voire plus, selon des sources américaines.

Le plan A privilégié
Malgré tout, Kiev ne se fait guère d’illusions. Certes la volonté de ses alliés européens est louable et notable mais c’est bien la cavalerie US qui est attendueL’Ukraine n’envisage pas d’autre solution que d’obtenir l’aide militaire des États-Unis pour contrer la Russie, et elle est convaincue le programme d’aide débattu au Congrès sera approuvé, comme l’a récemment déclaré le ministre ukrainien des Affaires étrangères. "Nous n’avons pas de plan B. Nous avons confiance dans le plan A", a reconnu Dmitro Kouleba lors d’une interview accordée à CNN le 4 janvier. Un plan A comme Amérique.

Ya Rab Yeshua.

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