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RETEX ENSOA 25 septembre 2023 - 23 mai 2024 - 369 eme Promo ADJ ANDREOLI


RamboZeub1

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Bonjour (ou bonsoir) à vous, devant votre écran. Etant jeune sergent direct depuis 1 mois, je souhaitais faire un RETEX de ma formation à l'ENSOA, que j'ai intégré le 25 septembre 2023, pour finalement être galonné le 23 mai 2024. La formation a donc duré 8 mois (une des dernières, les suivantes n'en dureront que 6 pour les directs, 3 pour les semis-directs). Je suis issu de la 369eme promotion adjudant Andreoli, un sapeur mort dans l'exercice de ses fonctions face à une mine bondissante, en Ex-yougoslavie (2001). C'était donc notre "parrain de promotion".

Vu que avant mon arrivée à l'Ecole Nationale des Sous Off d'Active, j'avais poncé le site Aumilitaire pour avoir des témoignages sur la formation, je me suis dit que ça sera sympa (et logique) de le faire à mon tour.

Si vous avez des questions après votre lecture hésitez pas. Je m'excuse d'avance si fautes d'orthographe il y a, faites les mois remonter comme ça je serais plus "intelligent".

Je suis donc rentré à l'ENSOA le 24 septembre 2023, pour commencer la formation le 25. Accueilli le dimanche 24 à la gare de Saint Maixent, puis acheminé jusqu'a l'école par bus, on a directement été catapulté dans nos piaules, certains ayant deja eu une petite formation sur comment faire un lit au carré, mais bon...si ils montrent que une fois, peu de personne vont retenir. 

Le lendemain, début de la semaine d'incorporation. On va au CMA (en gros c'est les medecins militaires) pour remplir des papiers, donner des documents que on a deja fourni 3 fois, et on attend...on attend... car beaucoup de paxs à passer (on était plus de 360 en début de formation) (un "paxs" pour les néophytes, c'est un personnel, un mec, un humain quoi). Durant l'attente, on apprend à marcher au pas, les quarts de tour, faire un ordre du toit, et on se moque entre nous car on porte tous le même leggins noir moulant, c'était rigolo. D'aiileurs une fille a été recalée car elle était enceinte, donc un conseil pour toute personne ayant un vagin, évitez de copuler sans protection avant la formation, ça pourrait vous couter un avortement si vous souhaitez rester. Ensuite (selon les sections, les activités s'enchainaient différemment) perception de notre joli package bien fourni, passage chez le coiffeur, photo d'identité, et pleins de trucs du genre. Lorsque la semaine (et l'attente) est terminée, la formation commence vraiment.

Pendant environ 3 mois (ou 4 je sais plus), nous étions encadrés principalement par des "sergents de promo". Deux par section. La section était ensuite encadrée par les mecs au dessus, à savoir un formateur (sergent ou sergent chef) un Sous Officier Adjoint (en général un sergent major) (ou BM2 pour les intimes) et ensuite un chef de section, donc adjudant, adjudant chef, voir officier. 

Pendant les deux premiers mois, c'était vraiment les "classes". On court partout entre les activités, des fois pas le temps de pisser (même si en vrai c'était pas la mort non plus)  et quelques ramassages biens sympas. Mais vraiment rien de méchant. Mais maintenant, je sais que c'est possible de faire 400 jumpings jacks d'affilé ! En plus, un des deux sergent de promo, (ce sont enfaite des jeunes sergent issus de la promotion précédente qui restent pour encadrer les classes de la prochaine promo) était un sacré nazi. Mais bon, le mec était bon en tout ! Il avait carrement fini super bien classé dans sa promotion à lui, pour rien vous cacher ce mec est typiquement le genre de sergent que j'avais envie de devenir. Malin, physiquement capable et avec l'esprit de commandement à la militaire. Mais aussi suffisamment proche et conseiller avec ses hommes (nous). Le seul truc, c'est la pédagogie. Surtout pendant la MOAL (j'expliquerait après) où il passait son temps à engueuler les mecs quui y arrivait pas (moi des fois, stressé comme j'étais, avec ce p*tain de chargeur qui tombe par terre). Mais certains paxs ça les bloquent, ils ont carrément pas envie d'apprendre après. Ce que je comprends.

 

Bref, donc durant ces premiers mois (oui je mets des details, vous allez pas vous plaindre !) MOAL (Manipulation Opérationnelle de l'Armement Leger), donc on apprend à manier un HK 416 F, puis tir, beaucoup de chant aussi (surtout quand pendant la journée certains ont fait de la merde), OS (apprendre à marcher en chantant) du combat (apprendre à être soldat, puis chef d'équipe), et aussi les tant redoutés premiers tests sportifs, qui comptent ENORMEMENT dans la moyenne finale, et donc dans le classement. Au debut, on faisait juste pompes CCPM, cordes, natation et 2400 mètres. Puis ensuite dans l'année, parcours d'obstacle, marche course TAP... Bref, voici les barêmes: 

-Pompes CCPM: 50 pompes (biens executées, regardez sur youtube) pour avoir 20/20.

-Cordes: 10 secondes pour deux cordes d'une hauteur de 7 mètres chacune (ou 6 mètres, je sais plus) pour avoir 20. 1 point perdu par secondes.

-2400 mètres. 8min45sec pour avoir 20.

-N

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Il y a eu un petit bug et j'ai pas pu continuer mon récit. Je reprends:

-Natation: 15 mètres en apnée + 85 mètres en nage libre. 1min30sec pour avoir 20.

-Parcours d'obstacles (le plus important) 3min20 sec pour avoir 20. Au début ça à l'air impossible, mais enfaite il faut juste avoir un bon cardio (si 20 au 2400m c'est largement suffisant), se donner à fond et pas foirer les obstacles (p^$ain de passage à gué) et vous pouvez toucher le 3min20 facilement. Même, si vous êtes un très bon chat maigre, vous pouvez descendre sous les 3 min et impressionner vos camarades, et vos cadres, en tapant le record bataillon. 

-Marche course TAP: Fait parti des pré requis pour devenir para, faire en 1h pour avoir l'aptitude. En 45 minutes pour avoir 20. C'est une course sur 8 km, chaussures de combat (oubliez vos jolies baskets de running roses qui ont couté 300€), treillis, et musette de combat à 11kg pour les garçons et 5 kg pour les filles. Ce que j'aime bien avec lui, c'est qu'il tape bien mentalement. Il y en a même qui ce sont évanouis.

Le sport n'est pas à négliger, je vous conseille fortement de bien vous entrainer chez vous avant de rentrer à l'école, et vous tester chez vous aussi (2400, pompes, natation) histoire d'être sûr d'avoir 20/20 avant même de commencer la formation. Les notes en sport font la différence sur le classement.

Débutent alors les premiers terrains, sur la zone d'Avon, un chouette lieu sympathique pour faire des pompes à 7h le matin au milieu des bouses de vaches. Combat, conception du bivouac, actes élémentaires du soldat...rien de difficile, enfaite c'est comme du camping, avec des balles à blanc et des tours de garde à 2h du mat en plus. Et des grenades à plâtres aussi. Et des lampes frontales qui déconnent également. Préparez vous à devoir démonter votre bivouac en moins de 2 minutes ! Vient aussi l'heure des premières marche, avec armes et musettes. Au début ça à l'air facile, mais au bout des 10 premiers km, c'est vite éprouvant ! Je me rappelle qu'après notre première marche, la moitié des paxs de notre compagnie avec tellement d'ampoules qu'ils marchaient sur la pointe des pieds. Les distances montent crescendo, d'abords 10 km, ensuite 11 km, on a d'ailleurs eu un camarades qui a abandonné cette deuxieme marche, le sac montagne était trop éprouvant pour lui, du coup on a dut porter ce p"tain de sac, avec lui derrière en train de se faire traiter de tous les noms par notre cher sergent de promo, un des seuls cadre à faire la marche avec nous. Ensuite le personnel qui a abandonné a dénoncé son contrat quelques semaines plus tard. 

Puis, troisieme marche, celle du kepi, 25 km. En vrai, ça aurait pu être simple, si au bout de 10 km on avait pas traversé une marre jusqu'a en remplir nos chaussures. Flic-floc, pendant 15 km. Arrivé sur le site de repos à 5h du mat (un pré) on s'est tous couchés, dans une nuit glaciale. Par conséquent, certains utilisaient la technique des pingouins, en se collant les uns contre les autres pour se réchauffer par la chaleur humaine. Moi, j'avais trop froid, donc je préfère bouffer une ration. J'aime bien manger, et il faut l'avouer, les rations de combat françaises sont loins d'êtres degueulasses. Sauf celle au gingembre. Je decide ensuite d'essayer de dormir, sachant que le depart était prévu pour 7h du mat. Bon, j'ai trop froid, j'y arrive pas. vers 6h15, je décide de me raser et me "camer" (maquillage du soldat) histoire d'être ops en premier. Puis, je vois mon camarade, un EPMS (les mecs qui font faire du sport dans les regiments. On était tous de spécialité différentes, infanterie, sic infos, météorologue, cavalerie...perso j'étais dans l'artillerie) qui m'interpèle, tout tremblotant, à deux doigts de l'hypothermie et me dit: "p-tain je te jure j'ai trop froid, viens on fait comme les autres on se colle comme ça on aura plus chaud!"

Bon enfaite ça a pas vraiment marché, on est resté comme ça 15 minutes et ensuite j'ai préféré aller me raser, vu que je tremblais grave également. Enfaite il fallait être beaucoup plus pour se tenir chaud, et il y avait pas de place sur les autres bâches, même certains s'étant dispersés un peu loin pour être plus tranquilles tout seuls. Les cadres nous avait pas dit de prendre nos duvets, donc on les avaient pas apporté ! Mais la tête de mon camarade, piqué par un froid assez mordant, c'était un moment assez spécial. Mais une semaine plus tard, on en rigolait, c'était plutôt un bon souvenir.

Le lendemain remise des kepi, avec moi et mes pieds CONGELES à cause de cette putain de marre qui a inondé mes chaussures. C'est décidé, dès que je rentre, je commande des chaussettes imperméables.

Puis, après 3 mois de formation, depart des sergents de promotion. Petit pot de départ, perso je préfère les moments un peu durs sur le terrain qu'une soirée légèrement fêtarde, on a plus de bon souvenir en galérant entre camarades sous la pluie que avec une bière à la main.

Ces départs marquent aussi notre gain en indépendance, en tant que futur chef de groupe, on doit commander nos subordonnés, et non être un simple suiveur. Par conséquent, avant le départ des sergents de promo s'est mis en place le système des élèves "De Jour", c'est à dire que chaque jour, désigné par ordre alphabétique, un élève de la section reçoit les ordres de la part du chef de section et oriente la section pendant toute une journée, donnant les ordres, les amenant au sport, à l'ordinaire (la bouffe), présentant la section devant les autorités, répondant à leurs questions et requêtes... Il faut savoir que pour la plupart c'était assez stressant, car on est littéralement...le seul qui sait ! On peut pas poser la question à notre pote pour savoir ce qu'il faut faire, car on est le seul a qui on a donné l'info ! Préparez vous donc à devoir répondre à des questions dont vous n'avez guère la réponse, car pas beaucoup d'informations sont donnés en général, c'est aussi fait pour nous laisser nous adapter, et voir comment on s'en sort en tant que chef.

J'avoue que, même si j'étais carrement stressé par ça, voir 28 paxs se mettre au garde à vous à mes ordres, ça a son petit effet au début, surtout pour compenser mon impuissance sexuelle (c'est une blague).

Puis, après un terrain de plus à Avon et les permissions de noel, départ pour la Courtine, une "campagne de tir" de plus de 2 semaines. On a eu de la chance avec le temps, on a eu que deux jours où il a vraiment fait froid, sinon le reste était assez confortable. Donc, beaucoup de combat au niveau chef de groupe, beaucoup de tir, nettoyage armement (avec cette MAG toujours sale), course d'orientation, et enfin, une petite marche de 17.5 km. Je vous raconte.

Fin de journée, on a fait du combat toute l'aprem, notre chef de section convoque les chefs de groupe (ou "golf"). enfaite c'est comme des mecs De Jour, sauf que sur le terrain, la section est divisée en quatres groupes, avec à la tête de chaque groupe un chef de groupe. Voila le topo: On doit atteindre une position en passant par un point de passage obligatoire, c'est pas non plus extrêmement loin. SAUF QUE, "des ennemis cherchant à harceler notre dispositif patrouillent sur les axes principaux en pick up". Enfaite c'était juste les cadres qui allait tourner en vehicule sur le secteur avec pour objectif de nous débusquer.(avec un VT4, si vous voulez regarder sur internet) Et si ça arrivait, ils nous donnaient un point de passage obligatoire encore plus loin, donc encore plus de marche. Interdit donc d'emprunter les axes principaux, donc les plus rapides pour nous. 

Les gradés nous laissent donc sur position, on mange un peu, les chefs de groupe donnent les consignes qu'ils ont eu et on commence à partir avec 10 minutes d'intervalles, histoire d'être plus difficilement décelables.

Et on en a traversé des trucs pendant les nuit. Forêts sombres d'epicea, grands pré enneigés, enclos à vaches, zones boueuses, montée interminables et petits patelins paumés. Puis, alors que c'était plutôt plaisant, on retrouve un groupe qui progressé plus lentement car une des filles avait mal au genoux. Rien de grave. Mais on décide de prendre quand même l'axe principal, histoire de quand même gagner un peu de temps. On marche donc, tranquille, la nuit est silencieuse, certains parlent de leur dernière histoire de c#l, d'autres parlent de leur choix d'affectation à l'issue de la formation...quand soudain, un de nos camarades gueule "VT4 VT4!".

On entend TOUS le vehicule s'approcher de notre position, c'est alors que, dans un reflexe commun, on se disperse tous chacun d'un coté de la route, certains se jetant dans les bosquets, courant dans les bois, d'autres plongeant dans la neige froide et scintillante d'une nuit de pleine lune, derriere un arbre mort offrant une bonne cachette. petite pensée pour mon camarade EPMS, qui, ayant la MAG 58 avec lui (s'étant lancé le defi de la garder durant toute la marche, donc 12kg en plus), a jeté la mitrailleuse par dessus les fourrés pour ensuite pouvoir se planquer plus facilement entre deux arbustes. Perso, j'ai foncé tête baissé derriere un petit tas de bois, m'étalant contre le sol avec mon flingue, et, faisant littéralement le mort XD.

On entend alors le VT4 s'éloigner, tout le monde se relève tant bien que mal, cherchant son arme ou son bonnet, et moi, tout content d'avoir enfin vécu ce genre de moment, je gueule "PUTAIN OUAI C'EST POUR CA QUE J'AI SIGNE !!!" en tapant l'épaule d'un des camarades de mon golf. On a tous bien rigolé. Mais on a bien paniqué aussi XD

C'est je pense, mon meilleur souvenir de l'ENSOA. 

Je continuerai demain, là je suis à La Semaine (les mili sauront de quoi je parle).

Merci d'avoir lu jusque là !

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Génial, drôle et super informatif ! Quelle est votre spé en artillerie sergent ? Et combien de gens dans cette arme sur toute la promo à la fin ? 

Merci d'avance, mieux que Victor Hugo!

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De ce que j'ai compris l'artilleur le sera en sortie... Le dilemne c'est où il va atterrir à l'issue du classement et là les 5 ans qui suivent n'ont rien à voir en terme de vie militaire.. 5 ans c'est long si tu as été choisi par.. 🤣

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Très bon retex, la formation initiale est un moment inoubliable mais pour rien au monde j'en refait une !

Belle carrière à toi sergent, amuse toi bien et effectivement tu l'as souligné, venez affuté à saint-maix !! Trop de "je m'en foutiste" qui néglige le sport.

Vos futurs chefs et subordonnés malheureusement vont vous juger d'abord par vos performances sportives ! c'est un fait !

Quand on recupérait un direct la première chose qu'on voulait savoir avec le CDS c'est ses perfs sportives et son classement.

Edited by h2M
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Suite du retex promo ADJ ANDREOLI: 

Fin de la marche de 17.5km donc, on arrive à rentrer au camp sans s'être fait repérer. j'ai même insisté à prendre une photo avec les membres de mon golf devant le panneau du camp militaire de la Courtine. 

Notre passage à La Courtine se termine doucement, avec des entrainements à l'initiateur ISTC (un pré-requis hyper important à avoir, qui permet, en régiment, de former des mecs à utiliser une arme). Aussi encore du combat, nettoyage de la MAG, lancé de grenades, on passe notre Secourisme au Combat de niveau 1 (SC1) (encore un pré-requis, surtout pour partir en OPEX), et enfin, notre escapade à La Courtine se termine. Ce stage était bien constructif, beaucoup on apprit en combat, tir et cohésion. 5 étoiles sur Trivago.

Après le retour et une semaine de permission, la suite et dernière petite moitié de la formation est allée très vite. Encore des tests en sport, de la topographie plus poussée, et voilà qu'arrive notre première phase d'aguerrissement. 

Il faut savoir que les promotions précédentes partaient pendant deux semaines faire un stage commando, au CNEC. Finalement, et au regret de certains, (moi) ce stage a été remplacé par des "phases d'aguerrissements". Dans ses phases, qui durait 2 jours, puis 3 jours, puis 4...avec au premier aguerrissement, descente en rappel, brancardage, courir tout le temps et pas beaucoup dormir. Enfaite, c'était les mêmes activités que lors d'un stage commando, sauf que ça durait moins longtemps. 

A partir de ce moment, je le répète, j'ai l'impression que le reste de la formation est passé à toute vitesse. Encore des tests de parcours d'obstacles, quelques cross organisés par l'école, des tests sur nos capacité de pédagogie, (vu que, futur sergent, on va devoir à l'issue former des mecs à faire la guerre, ce qui n'est pas rien) et ensuite, on part pour...Caylus !

Lieu de prédilection de la 11eme Brigade Parachutiste, Caylus est un chouette petit camp situé dans le Tarn-et-Garonne. On est arrivé, il faisait chaud, il faisait beau, et notre compagnie s'est installée dans une réplique de FOB (Forward Operationnal Base), une base avancée que l'on retrouve en OPEX. 1 jour passe, et après s'être installé, et préparé nos sacs pour le terrain à venir, on embarque, sac montagne à 20kg et casques lourds sur la tête, dans les GBC (cherchez sur internet si vous le souhaitez) qui nous mèneront à la plus grande marche que certains connaitrons dans leur vie.

00h10, par là, on nous dépose avec notre SOA au milieu de la cambrousse, et ainsi commence notre périple. 25 km, en une nuit. facile, on l'a deja fait avant. Certains mettent même des airpods dans leurs oreilles pour que le temps passe plus vite. 

Après une montée sulfureuse, se passant chacun notre tour la MAG, on arrive vers 5h30 du mat à notre point de rendez vous. Après 30 minutes de pause accordée par notre SOA (donc 10 minutes pour changer ses affaires, 10 minutes pour manger et 10 minutes pour dormir), on repart direct, en empruntant une pente raide et parsemée de roches fragiles et cailloux glissants et farceurs. A tout moment, n'importe lequel d'entre nous pouvait se péter la gueule et rouler jusqu'en bas avec le sac montagne sur le dos. 

Arrivé en bas, franchissement humide (en gros on passe un point d'eau en bateau gonflable) puis, reprise de la marche après 10 minutes de pause. J'avoue que quand j'ai entendu ça, j'ai pris peur.

Et c'est parti pour 25 km. Toute la journée. cette marche était longue a effectuée, et sous la chaleur écrasante d'un soleil permanant, certains n'avait, au fil des kilomètres, plus d'eau, plus d'envie, et moi j'avais plus de pâtes de fruit ! (ces petites bombes de sucres étaient mes meilleurs alliées pendant les marches, rapide à bouffer et procurant toujours du plaisir, on appel ça un "moralex"). On commence alors à distancer les derniers, certains étant tellement long que on les a perdu en route. Notre cadre qui nous accompagnait pendant la marche (pas notre SOA, il nous a pas suivi pour cette marche ci) commence alors à péter un câble tout seul, au milieu d'une petite forêt traversée par un ruisseau, n'arrivant pas à retrouver sa position sur la carte. J'avoue, ce mec, je l'ai jamais apprécié. Puis, après avoir effectué un léger détour pour retrouver nos camarades assoiffés et en ayant littéralement ras le c^l, on repart pour engager une cote qui tuera le moral de certains d'entre nous. Lorsque nous avions terminé notre ascension, on a eu une vague d'abandon. 9 dans ma section si on compte ceux de la première nuit. 

En vérité, même si j'aurai humainement aimé que certains finissent la marche, j'avoue que cette vague de découragement chez certains (et qui comptera inéluctablement dans leur note de gueule) ma poussé à continuer. Cet ego qui te tape la tête en te disant que tu peux être meilleur, et que ta juste à le prouver, finalement, m'a donné envie de enfin, connaitre mes limites. 

Après cette vague d'abandon, les "survivants" XD repartent, jusqu'à un point de ravitaillement en eau qui nous a fait du bien. un officier nous a fait un petit cours sur les menaces nucléaires dans le monde durant cet arrêt, mais il faut l'avouer, pas grand monde en a retenu quelque chose. 

On repart donc, pour marcher jusqu'au soir, et rejoindre un checkpoint aménagé, avec à l'issue, une petite course d'orientation pour récupérer nos rations pour le soir. Porté volontaire pour aller chercher la bouffe, je crois que j'ai jamais eu aussi mal au pied de ma vie XD.

On rentre donc avec les rations, certains dorment deja sous les bivouac, moi je rigole un peu avec un de mes potes et ensuite je bouffe des biscuits sucrés à la confiture. On trouve de tout dans ses rations. 

5h de sommeil si je me souviens bien, puis on repart le lendemain pour une journée entière de missions, alternant les chefs de groupe à chaque nouvelle mission. Surveiller, reconnaitre une cache d'arme, un peu de SC1, puis encore du combat...Puis, arrivé le soir sur notre point de repos, on dort 4h pour repartir vers 1h du mat, pour notre dernière marche. En vrai elle était facile, c'était même assez drôle, avec un pote on s'amusait à chanter des chansons de Joueur du grenier, (retrogaming sur youtube) c'était très marrant. Aussi, deux biffins (infanterie) qui se trouvait devant moi ce sont lancé un defi: à chacun une MAG dans les bras, il fallait qui la tienne la plus possible en l'air les bras tendus, c'est aussi là que j'ai découvert un phénomène stupéfiant, celui qui l'a tenu la plus longtemps, (tout en rigolant) n'était pas celui qui avait 20 partout en sport et qui faisait le plus de tractions/pompes, mais bien celui qui, durant toute l'année, à démontré qu'il avait une confiance en lui invincible. Un vrai clown, un gars très drôle, et il faut le dire, très doué en tout. Très bon coiffeur aussi.

D'ailleurs, les mecs qui avaient abandonnés nous ont rejoint entre temps. Comme quoi, c'est vraiement principalement dans la tête que ça se passe. 

On arrive au terme de la marche, avec le lendemain, un challenge bataillon. Au programme, poussé de GBC, parcours d'obstacle, marche-course, et parcours tactique avec des malus (un jerrican ou une caisse d'une dizaine de kilos. 

Puis enfin, une marche course de 4km avec arme, sac montagne et tout le barda. Je me rappelle, on avait longé la FOB (notre lieu de repos), certains on dut avoir une chute de moral à ce moment là XD

Puis, aguerrissement terminé. Le CDU tape un petit discours sympa, puis vient enfin l'heure où on mange, dans une sorte de repas bataillon. Perso j'ai bouffé quelques chips, une saussice, puis je suis allé me reposer sur l'herbe sèche et calme de cette belle après-midi ensoleillée. Mes pieds étaient morts par contre. Je suis très content, avec mes potes de section, d'avoir effectué cette phase intense. Certes, c'était pas non plus le CEFE, mais cela permet de nous dire que on vaut quelque chose, que on a un minimum de mental, et j'avoue, lors de notre deuxieme marche, lorsque on avait plus d'eau et que se frayait un chemin dans la forêt, avec des plaines garnies en végétation comme paysage, j'avais carrément l'impression d'être dans les montagnes du Laos en 1966. Et pour tout fan d'Apocalypse Now (Francis Ford Coppola), c'est un sentiment inoubliable !

Puis, après une aprem de repos, on repart le lendemain pour visiter le 17eme RGP (Regiment du Genie Parachutiste). c'était cool. Perso, je pose des questions aux cadres pour savoir comment s'en sorte les sous officiers direct à l'arrivée dans un regiment para, et... la plupart ramasse bien lors de leur arrivée. Mais ils finissent pas trouver leur place. Un caporal chef de première classe me dit même que là où je trouverais les arrivées les plus difficile, c'est chez les infanteries et les artilleurs. Pas de chance.

En tout cas, Caylus a bien montré l'écart de niveau entre chacun. certains étaient au plus bas, abandonnant vite, d'autres se contentait de fixer le vide en attendant que tout ça se termine, d'autres chantaient et faisaient quelques blagues pour dissiper la douleur des ampoules qui se perçait à force de marcher (moi) tandis que ceux faisant parti des "4 mousquetaires" étaient clairement au dessus de tout le monde, par leur leadership plus ou moins régulier ou leur capacité de futurs infanteries très bien classés. 

Retour à l'ENSOA, puis encore tests, cours en NRBC, GENIE, geopolitique, (j'ai oublié de mentionner un test TOIEC en début de promo, qui compte moins que chez les promos précédentes) puis encore des tests, on passe enfin notre initiateur ISTC, que j'acquiert avec la meilleure note en pédagogie. Il faut le dire, je le voulais ce truc. Avant l'armée, je voulais être prof d'histoire. Et j'ai toujours eu un coté gosse défoncé aux jeux genre Call of Duty ou Battlefield, donc être prof des armes à feu, quoi demander de mieux !

Puis encore un aguerrissement, mais pas franchement difficile, comparé à Caylus, mais peu à peu, on s'améliore dans nos capacités de chef de groupe au combat. (enfin, pour ceux qui s'implique dans la formation bien sûr). Puis encore des cours, des evals, et le dernier aguerrissement. Durant celui-ci, on a carrément descendu le barrage de la Touche Poupard en rappel, ça m'a fait grave flippé, mais une fois en bas, j'avais juste carrement envie de recommencer.

Puis, petite semaine à Avon où chacun sera évalué en tant que chef de groupe de combat. Deux fois pour certains, une fois seulement pour d'autres. Eeeet c'était looong. Je me rappel, au premier jour, j'étais plastron (je jouais l'ennemi) j'attendais le groupe évalué pour leur tiré dessus à coup de munitions à blanc, et bon dieu, c'était long, chaque combat prenait au moins une heure, avec caisse à sable et SMEPP (language du sous off, si vous allez à Saint Maixent, vous connaitrez), et bordel je me suis dit que 4 jours comme ça, ça va être loooong.

Finalement, le lendemain même, je passe chef de groupe, et je m'en sors bien. Pareil pour mon second combat le surlendemain, un "beau combat" selon le cadre qui m'évaluait. (Je vous l'ai dit, j'ai un égo surdimensionné).

Puis, la fin de l'année. Derniers tests théoriques, dernières courses d'orientation, les places en régiment pour notre promo tombent, puis les moyennes de chacun, puis enfin, le tant attendu classement. Et aussi de l'entrainement pour notre cérémonie de remise des galons. 

Certains ont eu leur régiment para, d'autres, dégoutés, quitteront carrément la formation à cause du classement. C'est le risque, si vous choisissez cette voie. Votre place dépend de votre travail, mais aussi, il faut le dire, d'un peu de chance.

Perso, je finis dans le top 50 sur 342, et très bien classé parmi les 34 artilleurs de la promotion. J'obtiens donc, non seulement le régiment que je souhaite, mais aussi la spécialité que je voulais. 

Et ainsi ce termine l'ENSOA, avec la cérémonie de remise des galons, qui il faut l'avouer, est plutôt impressionnante, avec le salut de 340 paxs en même temps, etc... le tout en tenue T35, de quoi rendre fier vos grands mères.

Puis après une semaine de permission octroyée par notre sympathique Président des Sous Officier, l'arrivée en régiment, plus ou moins facile selon votre affectation et votre tempérament. Me voilà donc Sergent, enfin, Marechal des Logis, mais je préfère Sergent, ça fait plus...Vietnam, tout ça...

En conclusion, je suis content de ma formation. Il faut le dire, j'ai vécu de chouettes moments, je me suis fait de bons potes (que je continue de voir aujourd'hui, et j'espère pour longtemps) et j'ai trouvé une partie de pourquoi j'ai signé. (une partie seulement, car, parce que elle est composée principalement d'humains, l'armée a ses defaults, beaucoup de defaults...). Mais ces 8 mois valaient le coup d'être vécu. Redoutant l'échec (car je sais que je suis loin d'être très intelligent) j'ai travaillé sans relâche, même à la frontale jusqu'à 23h30, pour être à jour sur les cours théoriques et n'hésitant pas à faire un 2400 mètres les Week ends. Certes, beaucoup de mecs qui ont fini devant moi ont moins bossés que moi, certains même beaucoup moins, mais si ils ont ce classement, il le mérite un minimum. Et, il y a des choses que l'on arrive pas à avoir, même par un travail acharné. 

Mais c'était aussi beaucoup de bons moments, entre les TIG (Travaux d'Intérêt General) le jeudi soir, avec la musique de notre collègue de chambre Tahitien en fond. (sympa, quand il est pas bourré) mais aussi lorsque il était 23h et que la bâche qui nous protège de la pluie se détache pour la troisième fois, avec mon pote qui pête un câble parce que l'autre pote prend trop de place dans le bivouac...vraiment, c'était ce que je suis venu chercher.

Mon arrivée en régiment s'est en soit bien passée. Ca fait deux semaines que j'y suis, et pour l'instant j'ai de la chance d'avoir des subordonnées compréhensifs et conseillers (même si il y a quelques br'#leurs) et des cadres exigeants mais constructifs dans les réflexions qu'ils me portent. Jespere qu'a force, j'arriverai à faire mon trou, trouver ma place, et avoir envie de me lever le matin, un sentiment que je ne connais plus depuis bien longtemps.

MAis on est pas là pour faire de la psychologie ! Voici, pour commencer, quelques conseils concernant la formation de sous officier direct au sein de l'ENSOA, en commençant par, le matos que à acheté. (Liste subjective et par conséquent, non-exhaustive)

-Compeed (pour les ampoules)

-Baume du tigre (pour les tendinites à cause des cordes notamment) 

-Talc (pour l'humidité des pieds

-Rasoir (pour ce...ben..raser)

-Airpods/écouteurs (pour pouvoir réviser tranquillement sans entendre la musique de votre collègue Tahicien, avec des paroles que vous ne comprenez même pas..mais cool pour faire les TIG)

-Couverts en couteau suisse (pour les rations)

-Briquet

-Chaussettes imperméables (quand les chaussures sont trempées, on repense à la marche au kepi).

-Effets chauds (surtout si une partie de votre promo se déroule en hiver, et encore nous on a eu de la chance)

-pansements et désinfectants (pour petits bobos)

-cahier, carnet et stylo noir (un sous off doit toujours avoir de quoi noter sur lui)

-PQ, sac poubelle (pas souvent fourni)

-Montre (obligatoire, littéralement, et couleur pas flashy)

 -Cire pour les rangers. (dans le commerce, on trouve même des trucs en tube facilement applicables)

-Bache 3*3mètre (pour faire de votre bivouac un vrai palace !)

-Des pates de fruit (ce n'est pas une blague, c'est vraiment très pratique). 

-Après, vous ferez surement aussi des achats groupés en section  (pour les sursac de couchage par exemple)

Ces affaires, je les ai achetés soit en cours de formation, soit même avant de venir à l'école (j'ai dit que j'avais lu de nombreux RETEX). Il y a également un surplus militaire bien fourni à proximité de l'école (les mecs doivent se faire teeeellement de tune !)

Maintenant, les conseils de comportement. Deja, si vous cherchez à avoir votre regiment, soyez à jour en sport, même avant votre arrivée à l'école. Car je le répète, ça fait la différence. Cherchez le 20/20, constamment.

Ne négligez aucune matière lors de vos révisions, tout compte, et les places ce perdent et ce gagne vite, surtout dès que on arrive dans le top 50.

N'abandonnez pas, vous le regretterez, et votre note aussi. Après, si l'armée n'est pas fait pour vous, ne cherchez pas, faites ce dont vous avez envie. Ca sert à rien de ce buter pour un truc que l'on aime même pas.

Si vous en avez l'occasion (là c'est vraiment poussé) entrainez vous au tir, AR 15 et Glock, ça vous servira, surtout les infanteries, qui sont d'ailleurs les plus performants en général, avec les cavalerie, les génies, puis en 4eme l'artillerie.

Et surtout soyez volontaire ! faites pas comme ces c#nnard qui se planque en chambre dès qu'il y a un véhicule à nettoyer, vos camarades le verront, vos cadres aussi, et votre note de gueule en sera influencée. Votre cohésion aussi d'ailleurs. Mais ne vous laissez pas non plus faire.

Dans ma section, il y avait de tout, des mecs de cités,des alcoolos, des geeks, des sportifs, des parieurs sur le foot, des pratiquants chrétiens, des mecs très débrouillards et bons en tout, mais aussi des mecs tellement teubés que vous vous demandez comment ils ont pu passer le tri du CIRFA, des mecs très gentis, et des c"-nards égoïstes. Soyez donc vigilants, et faites vous des potes, vous passerez alors des bons moments, même si vous êtes de nature pas très sociable et légèrement parano, mais c'est justifié. Et préparez vous à affronter les potins aussi, perso je déteste ça, mais bon dieu qu'il y en a, c'est horrible.

Aussi, certains disent que l'ENSOA est un "baisodrome". Perso, j'ai été assez déçu XD. Mais je pense que c'est parce que j'vais plus le nez dans mes cours que dans les verres d'une boite de nuit. 

Mais sachez donc, que si vous êtes un petit geek de moins de 25 ans comme moi, qui aime se dépasser par le sport et l'endorphine, qui aime bien son groupe de pote qui qui travaille énormément pour pallier à sa peur de l'échec, vous y arrivez ! Après faites votre choix. Si vous rentrez militaire du rang, vous aurez moins de difficulté à choisir et vous intégrer en regiment, mais vous aurez aussi pas de BCC (batiment cadre celibataire) (studio à un prix derisoire). D'autres qualités et default prennent place pour chacun de vos choix. Après, pour ce qui est des Officers directs (Saint-Cyr) je ne connais pas.

Malheureusement, je n'ai pas encore la réponse concernant la bonne intégrité des sous off en régiments, certains ça passe très bien, d'autres se plantent complètement. En tout cas de mon coté, je donne mon max, comme d'hab. J'espère vraiment qu'un jour j'aimerai mon métier

En tout cas, si je peux vous donner un dernier conseil, pour être un bon sous off direct, la clé est:

"S'appuyer sur l'expérience de ces subordonnés, tout en assumant son rôle de chef".

Et commander par l'exemple aussi, ça marche bien.

 

Merci d'avoir lu jusque là, si vous avez des questions hésitez pas ! 

 

 

 

 

Petite info, pour la marche de Caylus, si on compte les trajets effectués durant les activités, missions etc...ça fait plus de 100 kilomètres en soixante heures. Mes pieds s'en souviendront.

 

Mais je le répète, ça valait le coup.

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Il y a 10 heures, RamboZeub1 a dit :

Suite du retex promo ADJ ANDREOLI: 

Fin de la marche de 17.5km donc, on arrive à rentrer au camp sans s'être fait repérer. j'ai même insisté à prendre une photo avec les membres de mon golf devant le panneau du camp militaire de la Courtine. 

Notre passage à La Courtine se termine doucement, avec des entrainements à l'initiateur ISTC (un pré-requis hyper important à avoir, qui permet, en régiment, de former des mecs à utiliser une arme). Aussi encore du combat, nettoyage de la MAG, lancé de grenades, on passe notre Secourisme au Combat de niveau 1 (SC1) (encore un pré-requis, surtout pour partir en OPEX), et enfin, notre escapade à La Courtine se termine. Ce stage était bien constructif, beaucoup on apprit en combat, tir et cohésion. 5 étoiles sur Trivago.

Après le retour et une semaine de permission, la suite et dernière petite moitié de la formation est allée très vite. Encore des tests en sport, de la topographie plus poussée, et voilà qu'arrive notre première phase d'aguerrissement. 

Il faut savoir que les promotions précédentes partaient pendant deux semaines faire un stage commando, au CNEC. Finalement, et au regret de certains, (moi) ce stage a été remplacé par des "phases d'aguerrissements". Dans ses phases, qui durait 2 jours, puis 3 jours, puis 4...avec au premier aguerrissement, descente en rappel, brancardage, courir tout le temps et pas beaucoup dormir. Enfaite, c'était les mêmes activités que lors d'un stage commando, sauf que ça durait moins longtemps. 

A partir de ce moment, je le répète, j'ai l'impression que le reste de la formation est passé à toute vitesse. Encore des tests de parcours d'obstacles, quelques cross organisés par l'école, des tests sur nos capacité de pédagogie, (vu que, futur sergent, on va devoir à l'issue former des mecs à faire la guerre, ce qui n'est pas rien) et ensuite, on part pour...Caylus !

Lieu de prédilection de la 11eme Brigade Parachutiste, Caylus est un chouette petit camp situé dans le Tarn-et-Garonne. On est arrivé, il faisait chaud, il faisait beau, et notre compagnie s'est installée dans une réplique de FOB (Forward Operationnal Base), une base avancée que l'on retrouve en OPEX. 1 jour passe, et après s'être installé, et préparé nos sacs pour le terrain à venir, on embarque, sac montagne à 20kg et casques lourds sur la tête, dans les GBC (cherchez sur internet si vous le souhaitez) qui nous mèneront à la plus grande marche que certains connaitrons dans leur vie.

00h10, par là, on nous dépose avec notre SOA au milieu de la cambrousse, et ainsi commence notre périple. 25 km, en une nuit. facile, on l'a deja fait avant. Certains mettent même des airpods dans leurs oreilles pour que le temps passe plus vite. 

Après une montée sulfureuse, se passant chacun notre tour la MAG, on arrive vers 5h30 du mat à notre point de rendez vous. Après 30 minutes de pause accordée par notre SOA (donc 10 minutes pour changer ses affaires, 10 minutes pour manger et 10 minutes pour dormir), on repart direct, en empruntant une pente raide et parsemée de roches fragiles et cailloux glissants et farceurs. A tout moment, n'importe lequel d'entre nous pouvait se péter la gueule et rouler jusqu'en bas avec le sac montagne sur le dos. 

Arrivé en bas, franchissement humide (en gros on passe un point d'eau en bateau gonflable) puis, reprise de la marche après 10 minutes de pause. J'avoue que quand j'ai entendu ça, j'ai pris peur.

Et c'est parti pour 25 km. Toute la journée. cette marche était longue a effectuée, et sous la chaleur écrasante d'un soleil permanant, certains n'avait, au fil des kilomètres, plus d'eau, plus d'envie, et moi j'avais plus de pâtes de fruit ! (ces petites bombes de sucres étaient mes meilleurs alliées pendant les marches, rapide à bouffer et procurant toujours du plaisir, on appel ça un "moralex"). On commence alors à distancer les derniers, certains étant tellement long que on les a perdu en route. Notre cadre qui nous accompagnait pendant la marche (pas notre SOA, il nous a pas suivi pour cette marche ci) commence alors à péter un câble tout seul, au milieu d'une petite forêt traversée par un ruisseau, n'arrivant pas à retrouver sa position sur la carte. J'avoue, ce mec, je l'ai jamais apprécié. Puis, après avoir effectué un léger détour pour retrouver nos camarades assoiffés et en ayant littéralement ras le c^l, on repart pour engager une cote qui tuera le moral de certains d'entre nous. Lorsque nous avions terminé notre ascension, on a eu une vague d'abandon. 9 dans ma section si on compte ceux de la première nuit. 

En vérité, même si j'aurai humainement aimé que certains finissent la marche, j'avoue que cette vague de découragement chez certains (et qui comptera inéluctablement dans leur note de gueule) ma poussé à continuer. Cet ego qui te tape la tête en te disant que tu peux être meilleur, et que ta juste à le prouver, finalement, m'a donné envie de enfin, connaitre mes limites. 

Après cette vague d'abandon, les "survivants" XD repartent, jusqu'à un point de ravitaillement en eau qui nous a fait du bien. un officier nous a fait un petit cours sur les menaces nucléaires dans le monde durant cet arrêt, mais il faut l'avouer, pas grand monde en a retenu quelque chose. 

On repart donc, pour marcher jusqu'au soir, et rejoindre un checkpoint aménagé, avec à l'issue, une petite course d'orientation pour récupérer nos rations pour le soir. Porté volontaire pour aller chercher la bouffe, je crois que j'ai jamais eu aussi mal au pied de ma vie XD.

On rentre donc avec les rations, certains dorment deja sous les bivouac, moi je rigole un peu avec un de mes potes et ensuite je bouffe des biscuits sucrés à la confiture. On trouve de tout dans ses rations. 

5h de sommeil si je me souviens bien, puis on repart le lendemain pour une journée entière de missions, alternant les chefs de groupe à chaque nouvelle mission. Surveiller, reconnaitre une cache d'arme, un peu de SC1, puis encore du combat...Puis, arrivé le soir sur notre point de repos, on dort 4h pour repartir vers 1h du mat, pour notre dernière marche. En vrai elle était facile, c'était même assez drôle, avec un pote on s'amusait à chanter des chansons de Joueur du grenier, (retrogaming sur youtube) c'était très marrant. Aussi, deux biffins (infanterie) qui se trouvait devant moi ce sont lancé un defi: à chacun une MAG dans les bras, il fallait qui la tienne la plus possible en l'air les bras tendus, c'est aussi là que j'ai découvert un phénomène stupéfiant, celui qui l'a tenu la plus longtemps, (tout en rigolant) n'était pas celui qui avait 20 partout en sport et qui faisait le plus de tractions/pompes, mais bien celui qui, durant toute l'année, à démontré qu'il avait une confiance en lui invincible. Un vrai clown, un gars très drôle, et il faut le dire, très doué en tout. Très bon coiffeur aussi.

D'ailleurs, les mecs qui avaient abandonnés nous ont rejoint entre temps. Comme quoi, c'est vraiement principalement dans la tête que ça se passe. 

On arrive au terme de la marche, avec le lendemain, un challenge bataillon. Au programme, poussé de GBC, parcours d'obstacle, marche-course, et parcours tactique avec des malus (un jerrican ou une caisse d'une dizaine de kilos. 

Puis enfin, une marche course de 4km avec arme, sac montagne et tout le barda. Je me rappelle, on avait longé la FOB (notre lieu de repos), certains on dut avoir une chute de moral à ce moment là XD

Puis, aguerrissement terminé. Le CDU tape un petit discours sympa, puis vient enfin l'heure où on mange, dans une sorte de repas bataillon. Perso j'ai bouffé quelques chips, une saussice, puis je suis allé me reposer sur l'herbe sèche et calme de cette belle après-midi ensoleillée. Mes pieds étaient morts par contre. Je suis très content, avec mes potes de section, d'avoir effectué cette phase intense. Certes, c'était pas non plus le CEFE, mais cela permet de nous dire que on vaut quelque chose, que on a un minimum de mental, et j'avoue, lors de notre deuxieme marche, lorsque on avait plus d'eau et que se frayait un chemin dans la forêt, avec des plaines garnies en végétation comme paysage, j'avais carrément l'impression d'être dans les montagnes du Laos en 1966. Et pour tout fan d'Apocalypse Now (Francis Ford Coppola), c'est un sentiment inoubliable !

Puis, après une aprem de repos, on repart le lendemain pour visiter le 17eme RGP (Regiment du Genie Parachutiste). c'était cool. Perso, je pose des questions aux cadres pour savoir comment s'en sorte les sous officiers direct à l'arrivée dans un regiment para, et... la plupart ramasse bien lors de leur arrivée. Mais ils finissent pas trouver leur place. Un caporal chef de première classe me dit même que là où je trouverais les arrivées les plus difficile, c'est chez les infanteries et les artilleurs. Pas de chance.

En tout cas, Caylus a bien montré l'écart de niveau entre chacun. certains étaient au plus bas, abandonnant vite, d'autres se contentait de fixer le vide en attendant que tout ça se termine, d'autres chantaient et faisaient quelques blagues pour dissiper la douleur des ampoules qui se perçait à force de marcher (moi) tandis que ceux faisant parti des "4 mousquetaires" étaient clairement au dessus de tout le monde, par leur leadership plus ou moins régulier ou leur capacité de futurs infanteries très bien classés. 

Retour à l'ENSOA, puis encore tests, cours en NRBC, GENIE, geopolitique, (j'ai oublié de mentionner un test TOIEC en début de promo, qui compte moins que chez les promos précédentes) puis encore des tests, on passe enfin notre initiateur ISTC, que j'acquiert avec la meilleure note en pédagogie. Il faut le dire, je le voulais ce truc. Avant l'armée, je voulais être prof d'histoire. Et j'ai toujours eu un coté gosse défoncé aux jeux genre Call of Duty ou Battlefield, donc être prof des armes à feu, quoi demander de mieux !

Puis encore un aguerrissement, mais pas franchement difficile, comparé à Caylus, mais peu à peu, on s'améliore dans nos capacités de chef de groupe au combat. (enfin, pour ceux qui s'implique dans la formation bien sûr). Puis encore des cours, des evals, et le dernier aguerrissement. Durant celui-ci, on a carrément descendu le barrage de la Touche Poupard en rappel, ça m'a fait grave flippé, mais une fois en bas, j'avais juste carrement envie de recommencer.

Puis, petite semaine à Avon où chacun sera évalué en tant que chef de groupe de combat. Deux fois pour certains, une fois seulement pour d'autres. Eeeet c'était looong. Je me rappel, au premier jour, j'étais plastron (je jouais l'ennemi) j'attendais le groupe évalué pour leur tiré dessus à coup de munitions à blanc, et bon dieu, c'était long, chaque combat prenait au moins une heure, avec caisse à sable et SMEPP (language du sous off, si vous allez à Saint Maixent, vous connaitrez), et bordel je me suis dit que 4 jours comme ça, ça va être loooong.

Finalement, le lendemain même, je passe chef de groupe, et je m'en sors bien. Pareil pour mon second combat le surlendemain, un "beau combat" selon le cadre qui m'évaluait. (Je vous l'ai dit, j'ai un égo surdimensionné).

Puis, la fin de l'année. Derniers tests théoriques, dernières courses d'orientation, les places en régiment pour notre promo tombent, puis les moyennes de chacun, puis enfin, le tant attendu classement. Et aussi de l'entrainement pour notre cérémonie de remise des galons. 

Certains ont eu leur régiment para, d'autres, dégoutés, quitteront carrément la formation à cause du classement. C'est le risque, si vous choisissez cette voie. Votre place dépend de votre travail, mais aussi, il faut le dire, d'un peu de chance.

Perso, je finis dans le top 50 sur 342, et très bien classé parmi les 34 artilleurs de la promotion. J'obtiens donc, non seulement le régiment que je souhaite, mais aussi la spécialité que je voulais. 

Et ainsi ce termine l'ENSOA, avec la cérémonie de remise des galons, qui il faut l'avouer, est plutôt impressionnante, avec le salut de 340 paxs en même temps, etc... le tout en tenue T35, de quoi rendre fier vos grands mères.

Puis après une semaine de permission octroyée par notre sympathique Président des Sous Officier, l'arrivée en régiment, plus ou moins facile selon votre affectation et votre tempérament. Me voilà donc Sergent, enfin, Marechal des Logis, mais je préfère Sergent, ça fait plus...Vietnam, tout ça...

En conclusion, je suis content de ma formation. Il faut le dire, j'ai vécu de chouettes moments, je me suis fait de bons potes (que je continue de voir aujourd'hui, et j'espère pour longtemps) et j'ai trouvé une partie de pourquoi j'ai signé. (une partie seulement, car, parce que elle est composée principalement d'humains, l'armée a ses defaults, beaucoup de defaults...). Mais ces 8 mois valaient le coup d'être vécu. Redoutant l'échec (car je sais que je suis loin d'être très intelligent) j'ai travaillé sans relâche, même à la frontale jusqu'à 23h30, pour être à jour sur les cours théoriques et n'hésitant pas à faire un 2400 mètres les Week ends. Certes, beaucoup de mecs qui ont fini devant moi ont moins bossés que moi, certains même beaucoup moins, mais si ils ont ce classement, il le mérite un minimum. Et, il y a des choses que l'on arrive pas à avoir, même par un travail acharné. 

Mais c'était aussi beaucoup de bons moments, entre les TIG (Travaux d'Intérêt General) le jeudi soir, avec la musique de notre collègue de chambre Tahitien en fond. (sympa, quand il est pas bourré) mais aussi lorsque il était 23h et que la bâche qui nous protège de la pluie se détache pour la troisième fois, avec mon pote qui pête un câble parce que l'autre pote prend trop de place dans le bivouac...vraiment, c'était ce que je suis venu chercher.

Mon arrivée en régiment s'est en soit bien passée. Ca fait deux semaines que j'y suis, et pour l'instant j'ai de la chance d'avoir des subordonnées compréhensifs et conseillers (même si il y a quelques br'#leurs) et des cadres exigeants mais constructifs dans les réflexions qu'ils me portent. Jespere qu'a force, j'arriverai à faire mon trou, trouver ma place, et avoir envie de me lever le matin, un sentiment que je ne connais plus depuis bien longtemps.

MAis on est pas là pour faire de la psychologie ! Voici, pour commencer, quelques conseils concernant la formation de sous officier direct au sein de l'ENSOA, en commençant par, le matos que à acheté. (Liste subjective et par conséquent, non-exhaustive)

-Compeed (pour les ampoules)

-Baume du tigre (pour les tendinites à cause des cordes notamment) 

-Talc (pour l'humidité des pieds

-Rasoir (pour ce...ben..raser)

-Airpods/écouteurs (pour pouvoir réviser tranquillement sans entendre la musique de votre collègue Tahicien, avec des paroles que vous ne comprenez même pas..mais cool pour faire les TIG)

-Couverts en couteau suisse (pour les rations)

-Briquet

-Chaussettes imperméables (quand les chaussures sont trempées, on repense à la marche au kepi).

-Effets chauds (surtout si une partie de votre promo se déroule en hiver, et encore nous on a eu de la chance)

-pansements et désinfectants (pour petits bobos)

-cahier, carnet et stylo noir (un sous off doit toujours avoir de quoi noter sur lui)

-PQ, sac poubelle (pas souvent fourni)

-Montre (obligatoire, littéralement, et couleur pas flashy)

 -Cire pour les rangers. (dans le commerce, on trouve même des trucs en tube facilement applicables)

-Bache 3*3mètre (pour faire de votre bivouac un vrai palace !)

-Des pates de fruit (ce n'est pas une blague, c'est vraiment très pratique). 

-Après, vous ferez surement aussi des achats groupés en section  (pour les sursac de couchage par exemple)

Ces affaires, je les ai achetés soit en cours de formation, soit même avant de venir à l'école (j'ai dit que j'avais lu de nombreux RETEX). Il y a également un surplus militaire bien fourni à proximité de l'école (les mecs doivent se faire teeeellement de tune !)

Maintenant, les conseils de comportement. Deja, si vous cherchez à avoir votre regiment, soyez à jour en sport, même avant votre arrivée à l'école. Car je le répète, ça fait la différence. Cherchez le 20/20, constamment.

Ne négligez aucune matière lors de vos révisions, tout compte, et les places ce perdent et ce gagne vite, surtout dès que on arrive dans le top 50.

N'abandonnez pas, vous le regretterez, et votre note aussi. Après, si l'armée n'est pas fait pour vous, ne cherchez pas, faites ce dont vous avez envie. Ca sert à rien de ce buter pour un truc que l'on aime même pas.

Si vous en avez l'occasion (là c'est vraiment poussé) entrainez vous au tir, AR 15 et Glock, ça vous servira, surtout les infanteries, qui sont d'ailleurs les plus performants en général, avec les cavalerie, les génies, puis en 4eme l'artillerie.

Et surtout soyez volontaire ! faites pas comme ces c#nnard qui se planque en chambre dès qu'il y a un véhicule à nettoyer, vos camarades le verront, vos cadres aussi, et votre note de gueule en sera influencée. Votre cohésion aussi d'ailleurs. Mais ne vous laissez pas non plus faire.

Dans ma section, il y avait de tout, des mecs de cités,des alcoolos, des geeks, des sportifs, des parieurs sur le foot, des pratiquants chrétiens, des mecs très débrouillards et bons en tout, mais aussi des mecs tellement teubés que vous vous demandez comment ils ont pu passer le tri du CIRFA, des mecs très gentis, et des c"-nards égoïstes. Soyez donc vigilants, et faites vous des potes, vous passerez alors des bons moments, même si vous êtes de nature pas très sociable et légèrement parano, mais c'est justifié. Et préparez vous à affronter les potins aussi, perso je déteste ça, mais bon dieu qu'il y en a, c'est horrible.

Aussi, certains disent que l'ENSOA est un "baisodrome". Perso, j'ai été assez déçu XD. Mais je pense que c'est parce que j'vais plus le nez dans mes cours que dans les verres d'une boite de nuit. 

Mais sachez donc, que si vous êtes un petit geek de moins de 25 ans comme moi, qui aime se dépasser par le sport et l'endorphine, qui aime bien son groupe de pote qui qui travaille énormément pour pallier à sa peur de l'échec, vous y arrivez ! Après faites votre choix. Si vous rentrez militaire du rang, vous aurez moins de difficulté à choisir et vous intégrer en regiment, mais vous aurez aussi pas de BCC (batiment cadre celibataire) (studio à un prix derisoire). D'autres qualités et default prennent place pour chacun de vos choix. Après, pour ce qui est des Officers directs (Saint-Cyr) je ne connais pas.

Malheureusement, je n'ai pas encore la réponse concernant la bonne intégrité des sous off en régiments, certains ça passe très bien, d'autres se plantent complètement. En tout cas de mon coté, je donne mon max, comme d'hab. J'espère vraiment qu'un jour j'aimerai mon métier

En tout cas, si je peux vous donner un dernier conseil, pour être un bon sous off direct, la clé est:

"S'appuyer sur l'expérience de ces subordonnés, tout en assumant son rôle de chef".

Et commander par l'exemple aussi, ça marche bien.

 

Merci d'avoir lu jusque là, si vous avez des questions hésitez pas ! 

 

 

 

 

Petite info, pour la marche de Caylus, si on compte les trajets effectués durant les activités, missions etc...ça fait plus de 100 kilomètres en soixante heures. Mes pieds s'en souviendront.

 

Mais je le répète, ça valait le coup.

Juste génial! 

Ton post me motive, me donne hâte, me fais un peu peur aussi. Je rentre dans deux semaines et j'ai maintenant les réponses à mes questions sur la formation. 

Tu avais l'habitude des randos, etc avant ou pas? J'ai effectué une pms, globalement c'était top. Cependant, qu'est-ce que j'ai galéré sur les grosses montée. Vraiment rouge et à bout de souffle mdr. Voilà c'est pour savoir si c'est normal si on pas l'habitude et si ca s'améliore naturellement pendant la formation.

Bonne chance à toi pour la suite!

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Voilà un vrai retenu,bien écrit, -quelques fautes d’orthographe et de syntaxe sans que cela soit rédhibitoire -.

Enfin un soldat qui avoue qu’il a eu mal 

Enfin un soldat qui dépeint clairement son environnement 

Longue vie à vous Maréchal des Logis

 

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Il y a 7 heures, papamili a dit :

Longue vie à vous Maréchal des Logis

 

J'ai vraiment du mal avec le "MDL"

C'est SERGENT nom de dieuuu!!!

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Pour ceux demandant si avec mon classement j'ai pu avoir accès au 35eme regiment d'artillerie parachustiste, la réponse est oui, il ya avait des places en CAF, DSA et AFA. 

Bon après, c'est pas mon genre, donc j'y suis pas allé.

Pour répondre à la question de Clyde, nous étions 34 dans le domaine artillerie. Mon choix d'affection final s'est porté sur l'option DSA (defense sol air) donc chef de pièce mistral.

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35e RAP ! 👍

Qui est encore capable, hormis le 35e et nos éminents camarades du 93e RAM, de déployer des appuis solides dans les conditions les plus extrêmes..?

A qui fait-on appel en "première intention", en tant que CDS, CDU, si ce n'est à l'appui-feu de proximité ?

(Accessoirement, applaudissons le "retour à la raison", en réintégrant des Mo120 au sein des RI !!)

Par Saint-Michel, vive la Bombarde !

 

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On 6/25/2024 at 7:59 PM, RamboZeub1 said:

Pour ceux demandant si avec mon classement j'ai pu avoir accès au 35eme regiment d'artillerie parachustiste, la réponse est oui, il ya avait des places en CAF, DSA et AFA. 

Bon après, c'est pas mon genre, donc j'y suis pas allé.

Pour répondre à la question de Clyde, nous étions 34 dans le domaine artillerie. Mon choix d'affection final s'est porté sur l'option DSA (defense sol air) donc chef de pièce mistral.

Merci bien ! J'ai adoré lire la deuxième partie, si tu te reconvertis pense à devenir écrivain! 

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