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https://www.opex360.com/2026/08/25/pour-la-premiere-fois-des-j-16-chinois-se-mesurent-a-des-rafale-egyptiens-lors-de-lexercice-aigles-de-la-civilisation/

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En avril 2025, la composante aérienne de l’Armée populaire de libération [APL] avait envoyé des avions de combat J-10C en Égypte, dans le cadre de l’exercice conjoint «Aigles de la civilisation». Le détachement chinois comprenait également au moins six Xi’an Y-20 [transport], des ravitailleurs YY-20A, un Shaanxi KJ-500 [détection et commandement aéroportés] et des hélicoptères Z-20.

Lors de l’opération Sindoor, déclenchée deux semaines après le début de ces manœuvres aériennes sino-égyptiennes, l’Indian Air Force perdit l’un de ses Rafale, vraisemblablement abattu par un missile air-air à longue portée PL-15 tiré par un J-10C pakistanais. Ce qui donna lieu à des attaques informationnelles contre le chasseur-bombardier de Dassault Aviation, avec la Chine à la manœuvre. Qu’en sera-t-il pour l’édition 2026 de l’exercice «Aigles de la civilisation» ?

Cette année, l’APL est nettement montée en gamme en déployant en Égypte plusieurs exemplaires du Shenyang J-16, soit l’un de ses avions de combat les plus récents, avec le Chengdu J20 et le Shenyang J-35. C’est même la première fois que cet appareil est déployé en Afrique.

L’exercice «portera sur des sujets tels que les tactiques de combat aérien, les opérations de supériorité aérienne et la recherche et le sauvetage au combat, et comprendra des exercices d’emploi des forces», avait expliqué un porte-parole du ministère chinois de la Défense, le 14 août dernier.

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Le dispositif accompagnant ces J-16 est presque similaire à celui qui avait été engagé l’an passé. À ceci près qu’il compte au moins un Shaanxi Y-9LG, c’est-à-dire un avion de guerre électronique à longue portée. Ce qui n’a rien d’anodin dans la mesure où des Rafale de la force aérienne égyptienne participent à «Aigles de la civilisation». Nul doute que l’APL s’intéresse de près à la signature électronique du chasseur-bombardier de fabrication française ainsi qu’à son système SPECTRA [Système de protection et d’Évitement des Conduites de Tir du Rafale].

Quoi qu’il en soit, après une phase comprenant des «cours théoriques et pratiques destinés à harmoniser les concepts opérationnels» des deux participants, l’exercice «Aigles de la civilisation» est entré dans le vif du sujet le 22 août.

«La première journée était axée sur le combat aérien entre différents types d’appareils. Alors que les chasseurs des deux forces aériennes décollaient successivement, les pilotes se sont livrés à des affrontements intenses dans des scénarios de combat réalistes», a rapporté CCTV, la chaîne de télévision publique chinoise.

De son côté, l’APL a diffusé une vidéo montrant les bribes d’un combat aérien – inédit – «à moyenne et courte portée» entre un J-16 et un Rafale. Lequel des deux a pris le dessus sur l’autre ? La partie chinoise s’est gardée de le préciser. De même que la force aérienne égyptienne.

Photo : capture d’écran

Ya Rab Yeshua.

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https://www.opex360.com/2026/09/01/un-rafale-a-ete-ravitaille-en-vol-par-un-avion-yy-20-chinois-pour-la-premiere-fois/

Un Rafale a été ravitaillé en vol par un avion YY-20 chinois pour la première fois

 

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La semaine passée, les forces aériennes égyptiennes et chinoises ont donné le coup d’envoi de la seconde édition de leurs manœuvres conjointes «Aigles de la civilisation».

Les exercices au programme porteront «sur des sujets tels que les tactiques de combat aérien, les opérations de supériorité aérienne ainsi que sur la recherche et le sauvetage au combat», avait précisé un porte-parole du ministère chinois de la Défense, le 14 août dernier.

À cette occasion, la composante aérienne de l’Armée populaire de libération [APL] a déployé un détachement relativement bien étoffé en Égypte, avec notamment plusieurs Shenyang J-16, c’est-à-dire l’un de ses avions de combat les plus modernes, avec le Chengdu J-20.

Ces appareils sont accompagnés par six Xi’an Y-20 [transport], des YY-20A [ravitaillement en vol], un KJ-500 [détection et commandement aéroportés] et au moins un Y-9LG, dédié à la guerre électronique. Des hélicoptères Z-20 complètent ce dispositif.

«Le Y-9LG est équipé de capteurs de renseignement électronique de pointe, capables de détecter, de suivre, de localiser et de brouiller les émissions électromagnétiques ennemies. Il est un équipement clef pour permettre à nos forces armées d’obtenir la suprématie électromagnétique sur le champ de bataille et de prendre l’initiative dans les guerres futures», a résumé un média chinois.

Évidemment, on peut supposer que la signature électronique des Rafale égyptiens intéresse particulièrement l’APL. Et notamment leur dispositif SPECTRA [Système de protection et d’Évitement des Conduites de Tir du Rafale].

«Affronter le Rafale en Égypte permet de connaître directement ses performances et certaines de ses caractéristiques de vol, ce qui servira comme référence pour développer des tactiques et des méthodes de combat», a d’ailleurs reconnu l’analyste militaire Zhang Xuefeng, auprès de la chaîne de télévision d’État CCTV.

Quoi qu’il en soit, les manœuvres «Aigles de la civilisation» sont aussi l’occasion pour les forces égyptiennes et chinoises de renforcer leur interopérabilité.

C’est ainsi que, pour la première fois, un Rafale a été ravitaillé en vol par un avion chinois, en l’occurrence un YY-20A. Une photographie de ce moment a été diffusée par le porte-parole de l’état-major égyptien, via le média social X.

 

Le YY-20A utilise des tuyaux souples et des paniers pour transférer du carburant à d’autres avions. Ce qui ne pose pas de problème pour ravitailler un Rafale en vol puisque cette technique, dite Probe and Drogue Refueling, est utilisée par les A330 MRTT de l’ armée de l’Air & de l’Espace. Cela étant, il a fallu tenir compte de plusieurs paramètres [vitesse d’approche, contact avec le panier, performances de chaque aéronef, etc.]. Ce qui ne va pas forcément de soi.

 

Qui plus est, la force aérienne égyptienne ne possède pas d’avions ravitailleurs, ce qui peut être un handicap au regard de l’étendue du territoire qu’elle doit surveiller et protéger. Aussi, ce ravitaillement en vol d’un Rafale par un YY-20A pourrait bien avoir des suites commerciales. En tout cas, le South China Morning Post a avancé cette hypothèse.

«La démonstration de la capacité à ravitailler en vol des avions étrangers pourrait offrir à Pékin des options pour une interopérabilité militaire plus étroite et, potentiellement, pour l’exportation du YY-20 à l’étranger», a-t-il écrit. «Cela pourrait s’avérer particulièrement pertinent pour des clients potentiels exploitant des aéronefs acquis auprès de différents fournisseurs», a-t-il ajouté.

Au passage, selon un compte rendu de l’Armée populaire de libération, le YY-20A a aussi servi de «nœud de commandement aéroporté» lors du vol des J-16 vers l’Égypte.

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Ya Rab Yeshua.

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