je souhaitais faire un retex sur ma formation initiale à Lorient. Pour que les jeunes qui foulent l'entrée de l'Ecofus puissent faire une comparaison.
Tout d'abord il faut savoir que nous n'avions pas internet et que en gros on savait qu'on aller morfler mais peu de chose transpirait de ce qui se passait à la "Mecque du fusil".
Après deux mois de classes marine à Querqueville , qui avait commencé à écrémer les plus indécis, nous étions accueilli en tenue de mataf , col bleu , bonnet de marin ( nous n'avions pas pris la mer donc on l'appelait pas bachi) par les instructeurs eux aussi en grande tenue. Tous issus des commandos marine. Après le discours du Directeur de cours les aboiements commencèrent pour ces 5 mois de formation du Brevet Elémentaire. Pompes en tenue de sortie puis enguelade parce qu'on était sale... Dès le lendemain nous percevions notre paquetage. Des sac millets. le must par rapport au sac F1. Les FS sont juste à côté ..on nous a appris à faire un sac de marche, à placer correctement ses affaires dedant pour l'équiliber. 11 kilos pour la marche TAP . puis on a fait de même pour le sac de combat sur le terrain. Le poids avai évidemment presque triplé. Dès l'après midi on nous a demandé de venir avec nos sacs de marche ...nous sommes évidemment allé courir quelques kilomètres avec , ainsi que le Famas ...pour finir en sueur à la cuve . Début janvier elle faisait 4 à 5 degrés et malgré l'horaire post prandial il restait quelques plaques de glace en surface. Premier de la liste alphabétique, on me demanda de descendre à l'échelle et de m'immerger totalement . suffocation ... puis 50 mètre de nage de combat pour finir avec une apnée à 6 m dans une eau quasi opaque..plongeur touché je remonte et valide ma première cuve. Le soir il y a eu 9 démissions. Tout le monde n'était pas au courant des festivités prévues..
Le cours a continué au rythme des marches commando du vendredi ( de 8 km à 20 km dont la fameuse marche sable de 12 km - 6km dans un sens , 6 dans l'autre dans les dunes en partie ), les marches punitives, les topos de jour comme de nuit. On revenait le samedi matin refaire une marche avec le directeur de cours si on avait moins de 10 sur 20 .
Tous les déplacements se faisaient en courant . Il fallait subir tant le soir dans les postes qu'au réfectoire l'imbécilité de certains quartiers maître qui usaient de notre futur accueil au commando : bizutage le plus souvent. Parfois un + intelligent venait nous parler et nous rencarder à demi mot sur le stac. Mais ils restaient relativement flous sur la suite..
Combat infanterie adapté aux commandos, minage, explosifs, tirs famas, mac 50 , aa 52 , lance roquettes 89, corps à corps, sport, topos, natation étaient au programme.
le rallye de synthese était tout bonnement deux jours en marche topo en binôme à l'azimut. il fallait rejoindre des ateliers. puis la dernière nuit fut une marche de 40 km en infiltration, un atelier démolition puis exiflatration en marche commando . je ne saurais vous dire la distance . nous avons couru jusqu'au petit matin pour mettre à l'eau des embarcation et pagayer jusqu'à Lorient . débarquement à marée basse dans la vase et les lracymogènes...
Sur 60 matelots, 30 furent brevetés fusiliers marins. 26 valides passèrent les tests commandos et 18 y accédèrent .