Je voulais partager mon retour d’expérience sur ma candidature VOA (Volontaire Officier Aspirant) dans la Marine nationale, surtout concernant toute la partie médicale.
Après avoir passé les différentes étapes de sélection, j’ai eu la chance d’être retenu en liste principale. Cependant, mon incorporation dépendait encore de la levée d’une inaptitude médicale temporaire.
C’est donc la première chose importante à savoir, même si vous réussissez très bien les sélections et que vous êtes retenu, c’est quand même l’avis médical qui passe avant tout. Être sélectionné ne veut donc pas forcément dire que vous pourrez être incorporé.
Dans mon cas, j’ai dû faire beaucoup d’examens supplémentaires pendant plusieurs mois, principalement en endocrinologie et en cardiologie. Le plus compliqué, c’est qu’on me les a demandés petit à petit. Je finissais une série d’examens et, ensuite, on m’en demandait de nouveaux. À chaque fois, j’ai essayé de faire au plus vite, en cherchant des rendez-vous rapidement, en me déplaçant et parfois en posant des jours de congé.
C’est d’ailleurs le principal point que je retiens, quand c’est possible, ce serait beaucoup plus simple de demander tous les examens nécessaires dès le début. Ça permettrait au candidat de mieux s’organiser et surtout d’éviter de perdre du temps à chaque nouvelle demande.
J’ai aussi eu quelques problèmes avec les rendez-vous dans les hôpitaux militaires. Au début, quand j’ai passé mes tests au GRS de Rennes, on m’avait expliqué que comme je n’étais pas encore militaire, je ne pouvais pas simplement aller faire mes examens dans les hôpitaux militaires. Pourtant, plus tard, on m’a finalement proposé des rendez-vous dans des HIA, notamment à Brest et à Bégin, en région parisienne.
Pour Bégin par exemple, mon rendez-vous était prévu depuis un moment. Je m’étais organisé et j’avais posé un jour de congé pour pouvoir m’y rendre. Environ quatre heures avant le rendez-vous, le médecin m’a appelé pour me dire qu’une simple consultation ne servirait finalement à rien et qu’il fallait en réalité prévoir une hospitalisation. Je ne me suis donc pas rendu au rendez-vous. C’est le genre de chose qui aurait été beaucoup plus simple si j’avais été prévenu plus tôt, notamment pour éviter de poser un jour de congé inutilement.
J’ai aussi reçu par la suite une demande de paiement de la régie d’avances et de recettes pour des frais de soins, alors que je ne m’étais pas présenté à ce rendez-vous. Je dois encore éclaircir cette situation. Donc si vous n’êtes pas encore militaire et qu’on vous propose un rendez-vous dans un hôpital militaire, pensez à demander comment ça se passe au niveau des frais et de la prise en charge.
Finalement, mon dossier médical a continué jusqu’à quelques jours avant mon entrée à l’École navale, qui était prévue le 24 août. Il me restait encore un examen à faire, mais les rendez-vous qu’on m’a proposés étaient en septembre, donc après ma date d’incorporation.
Je n’ai donc pas vraiment décidé d’abandonner les démarches. À ce moment-là, continuer les examens ne permettait simplement plus de régler ma situation avant mon incorporation.
Forcément, cette fin m’attriste parce que ce projet comptait beaucoup pour moi. Mais je n’ai aucun regret sur tout ce que j’ai fait. Pendant plusieurs mois, j’ai passé les examens demandés, cherché des rendez-vous et fait tout ce que je pouvais pour essayer d’aller au bout de mon projet.
Je comprends bien sûr que les médecins militaires doivent être certains qu’un candidat est apte et je ne remets pas en cause leurs décisions médicales. Par contre, je pense que les demandes d’examens pourraient parfois être mieux regroupées et faites plus tôt, et que la communication pourrait être plus simple.
Je précise que ce RETEX reste assez résumé, j’ai volontairement raconté seulement une partie de tout ce qui s’est réellement passé afin de rester le plus synthétique possible. Si certains ont des questions sur ma candidature, les examens médicaux, les différentes démarches ou simplement sur mon expérience, n’hésitez pas à me les poser, j’y répondrai avec plaisir.