On pourrait perdre notre temps à dresser les profils psychologiques types des candidats qui poussent les portes des CIRFA ainsi qu'essayer d'énumérer leurs motivations.
Alors, oui, en ces temps de crise et de disette, beaucoup pensent que l'armée offre une sécurité de l'emploi, le gîte et le couvert. C'est sans compter sur le CSO pour faire un tri au départ.
Nous devons considérer l'Armée comme une entreprise, car c'est le cas mais nombreux sont ceux qui ne la considère pas ainsi. Donc comme, une entreprise civile, recruter une personne, l'entrainer, la former a un coût. Et, on peut encore une fois s'appuyer sur les CIRFA et les CSO pour sélectionner les profils correspondant aux besoins actuels.
Les puristes me diront qu'ils existent une baisse de la qualité du recrutement.
Certes, mais les modules de formation n'ont-ils pas changé en 15 ans pour augmenter la fidélisation?
Il y a 15 ans,quand un engagé qui vennait de quitter les jupons de maman pour plonger au coeur du régiment et qu'il ne s'adaptait pas, il partait. Maintenant, l'armée ne veux plus que cela se produise, et je ne parle pas " de faire du social".Fidéliser au début de la formation, c'est rentabiliser le processus de recrutement.
Alors, oui, les moyens sont ce qu'ils sont, et ils évoluent au grès des politiques et l'Armée française doit faire ce pourquoi elle est la plus douée : s'adapter.
S'adapter à un monde qui évolue très vite.
S'adapter à des budgets revus à la baisse.