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  1. https://www.revueconflits.com/a-coeur-ouvert-au-coeur-des-operations-speciales-du-cpa-10/ Le Commando Parachutiste de l’Air n° 10 est l’unité d’élite de l’armée de l’air française, spécialisée dans les opérations spéciales : récupération d’otages, guidage de frappes aériennes, renseignement en zone hostile. Les hommes du CPA10 sont sélectionnés et formés selon des standards parmi les plus exigeants des forces spéciales françaises. Charles d’Azérat, auteur du livre « A cœur ouvert » est un ancien officier du CPA 10. Il a commandé des missions en Afrique et au Sahel avant de diriger le stage de sélection Bélouga, revient sur ce que signifie commander des hommes d’exception. Vous arrivez très jeune au CPA 10 avec une fonction de commandement, sans avoir l’expérience ni l’ancienneté de vos hommes. Comment avez-vous construit votre légitimité ? C’est assez naturel, et je l’ai fait de manière instinctive. Ce qu’ils attendaient de moi, ce n’était pas d’être le meilleur opérateur parce qu’ils l’étaient déjà, tous. C’était avant tout d’être leur chef : prendre des décisions courageuses, pas des décisions de copinage. Quand ils ont des problèmes, je les défends, même si ça peut me coûter. Quand ils font des bêtises, je recadre, même si ça peut me coûter. Il y a une aspiration assez noble là-dedans. Si on est attaché à la vérité et à la justice, la plupart des gens ne se trompent pas trop. Faire son mieux au quotidien, c’est quelque chose qui élève. Il faut mettre son orgueil de côté et incarner son rôle de chef. Sur les six premiers mois, à chaque décision que je prenais, ils décortiquaient tout, ce qui m’allait très bien. Je ne suis pas rentré pour m’installer sur un trône. Mes galons ne me donnaient pas droit à leur adoubement : je n’avais encore rien prouvé vis-à-vis d’eux. Le baptême du feu de ma première OPEX était donc plus qu’une case à cocher, c’était une consécration. Et j’avais atteint, juste avant ce premier départ, une certaine légitimité dans l’entraînement et dans la relation humaine avec eux. Lire aussi : Le commandement militaire à la française, une doctrine en évolution Comment tiriez-vous parti de l’expérience de vos anciens sur le plan opérationnel, sans pour autant perdre votre rôle de chef ? Un très bon soldat, c’est quelqu’un qui va exécuter à la perfection, de manière autonome. Il réalisera la mission qu’on lui confie. Mais il n’anticipera pas nécessairement la manœuvre générale. Il a besoin d’ordres clairs et anticipés, d’être soulagé des incertitudes logistiques. Leur expérience, je l’écoutais pleinement : les anecdotes de terrain, les rappels de telle époque où les choses se passaient autrement. Mais la guerre n’a pas fondamentalement changé : c’est un rapport de forces et de volontés. Quand on a lu et bien intégré les grands textes militaires, on arrive à structurer un commandement avec son propre caractère, et les hommes suivent assez naturellement. Et parfois, c’est l’un d’eux qui a la meilleure idée. On n’est pas omniscient. Ce qui est essentiel, c’est qu’il n’y en ait qu’un seul qui décide, sinon c’est la cacophonie. C’est là où le commandement par compromis est dangereux. Lire aussi : Décider malgré la perplexité : le cerveau du chef comme champ de bataille En tant que chef de mission, vous avez commandé des unités venues de plusieurs armes différentes, voire de pays différents. Comment fonctionne cette coordination interarmes, et quelles en sont les limites ? Le socle commun des savoir-faire entre les unités d’action directe des opérations spéciales (commandos marine, 1er RPIMA et CPA 10) est très identique, très interchangeable. J’ai libéré des otages avec des commandos marine de Bayonne, opéré en Centrafrique avec le 13e RDP en appui renseignement. Sur les fondamentaux, c’est très similaire. Les spécificités viennent après : l’infiltration subaquatique pour les commandos marine, le guidage des frappes aériennes pour l’armée de l’air, le renseignement dans la profondeur pour le 13e RDP. En interallié, c’est plus complexe. Les opérations spéciales agissent souvent à un niveau stratégique, et ce n’est pas parce qu’on a le même ennemi que les pays veulent obtenir le même résultat. Pour vulgariser : face à une même cible, les Français voudront peut-être capturer, les Anglais cibler l’entourage, les Américains larguer une bombe. On peut avoir le même objectif sans avoir la même façon de le décliner, et derrière, il y a des échanges politiques et entre services de renseignement. Sur le terrain, il y a aussi des différences culturelles : l’Américain aura du mal à comprendre qu’un commando français agisse seul sans lui être subordonné. Nous, c’est dans notre ADN. On peut se placer sous leurs ordres, mais on reste indépendants dans notre façon de faire. Je n’ai pas le drapeau américain sur l’épaule. Lire aussi : Podcast – Les commandos marine : formation, missions et esprit des forces spéciales Vous avez dirigé le stage Bélouga, requis à l’entrée du CPA 10. Qu’est-ce que cela vous a appris sur la formation et la sélection ? En tant que stagiaire, c’est le stage que j’ai préféré. Parce que c’est une sélection intelligente, on ne recale pas pour recaler. On sait qu’à la fin, celui qui sort deviendra un frère d’armes avec qui on part au feu. Tout ce qu’on apprend sera réutilisé. On teste les équipements parce qu’une fois engagé, tout doit fonctionner. En tant que formateur, c’est cette même philosophie que j’ai cherché à mettre en place. On vit avec les stagiaires, on s’entraîne avec eux, on les corrige. Au bout de six mois, les hommes sont directement actionnables. Et on leur laisse une vraie marge de manœuvre : on ne leur dit pas « fais ce qu’on t’a appris », on leur dit « voilà des modes d’action qui existent, si vous voulez être inventifs, essayez. Si votre approche est meilleure, ça peut aussi nous servir. » Sur les deux stages que j’ai dirigés, les résultats ont varié, de presque pas d’échec à moins de la moitié reçus. Ce n’est pas un quota. On est dimensionnés pour 25 stagiaires maximum, parce qu’au-delà, la qualité du stage se dégrade. Si tous sont bons au bout de six mois, tant mieux. Lire aussi : Forces spéciales – Les Guerriers du 10 : entretien avec Nicolas S., vingt ans au CPA 10 Comment se structure la préparation opérationnelle, et comment maintient-on un niveau d’excellence dans la durée ? Quand on sait qu’on part en mission, les trois ou quatre mois qui précèdent sont une phase de préparation avant projection dédiée au théâtre. À l’époque du Sahel, on recentrait nos savoir-faire sur la patrouille motorisée, on contactait les équipes sur place pour connaître les tendances, être le couteau le plus aiguisé possible avant de partir. Pendant la mission, on est dans l’exécution. Il y a des temps faibles où les hommes doivent se reposer, être au rendez-vous quand ça repart à fond, c’est essentiel. Et puis il y a des moments où on remet une couche d’entraînement : combat urbain, zone rocailleuse, forêt. On revalide les niveaux. Ce qui rend tout cela possible, c’est que les hommes sont des acteurs réflexes. Quand un nouveau arrive, ça remet tout à zéro. Il faut l’insérer tout en maintenant les niveaux de tir et le niveau physique. C’est un tout permanent. Et cette préparation constante crée une vraie sérénité en opération, même quand le briefing est court et qu’on part vite. Comment avez-vous vécu la transition après le CPA 10, et qu’avez-vous voulu transmettre à travers votre livre ? Il y a un vrai virage dans les carrières militaires. Lieutenant ou capitaine, on est au feu, au cœur de l’action, ça dure une petite dizaine d’années. Puis on passe au grade supérieur, moins exposé physiquement, peut-être davantage sous pression psychologique. Mais quand on a vécu ce que j’ai vécu, on n’est pas très stressé. Ce n’est pas la même logique, et on met le cœur à l’ouvrage différemment. J’avais aussi besoin que les choses soient couchées sur le papier, parce que la mémoire enjolive ou minimise avec le temps. Et nous, on a tendance à trouver normale la vie qu’on a menée, alors que certaines situations sont assez remarquables. Si on veut apporter des messages, changer un peu les choses pour qu’elles aillent mieux, il ne faut pas attendre la retraite pour parler. Lire aussi : Interventions militaires françaises en Afrique : retour d’expérience
  2. https://www.opex360.com/2026/03/27/la-france-et-les-philippines-renforcent-leur-cooperation-militaire-en-signant-un-accord-sur-le-statut-des-forces-en-visite/ La France et les Philippines renforcent leur coopération militaire en signant un accord sur le «statut des forces en visite» Outre la menace jihadiste et la rébellion latente de l’organisation communiste «Nouvelle armée populaire», que son président, Ferdinand Marcos Jr, a promis d’éradiquer d’ici 2028, les Philippines sont confrontées aux revendications de Pékin sur leurs possessions en mer de Chine méridionale. Revendications qui, selon la Cour permanente d’arbitrage [CPA] de La Haye, ne reposent sur «aucun fondement juridique». Ce qui donne fréquemment lieu à des incidents sérieux, comme celui survenu au début de ce mois, au cours duquel la corvette chinoise de type 056A Guang’an a verrouillé son radar de contrôle de tir sur la frégate philippine BRP Miguel Malvar, près du récif de Sabina. Pour faire face à cette situation, et au-delà du renforcement de ses forces armées, les Philippines ont noué plusieurs partenariats stratégiques avec des pays de la région indopacifique. Ainsi, en plus de leur accord de défense mutuelle scellé avec les États-Unis en 1947, elles se sont rapprochées de l’Australie, du Japon, de la Nouvelle-Zélande et du Canada. Mais pas seulement. En effet, puissance de l’Indopacifique de par ses territoires d’outre-mer [Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis-et-Futuna, Clipperton, etc.], la France signa un accord de coopération militaire avec les Philippines en 2016. Selon les explications données à l’époque, ce texte prévoyait des «visites de haut niveau, des consultations sur la politique de défense, des formations et des exercices, des échanges d’informations et le développement d’une coopération navale». L’élection du président Rodrigo Duterte, partisan d’un réalignement stratégique sur la Chine et la Russie, quelque semaines plus tard, en avait alors amoindri la portée. Sept ans plus tard, avec la perspective d’un hypothétique contrat portant sur la livraison de deux sous-marins Scorpène à la marine philippine, Paris et Manille signèrent une lettre d’intention sur la «sécurisation juridique des différents partenariats opérationnels» entre leurs forces armées respectives. En clair, il s’agissait d’établir un cadre juridique clair pour leurs exercices conjoints. Alors ministre des Armées, Sébastien Lecornu avait parlé de créer une «intimité stratégique et opérationnelle» entre les forces armées des deux pays. «Nous partageons la même vision d’un Indopacifique libre et ouvert», avait-il souligné. Depuis, Manille a commandé quarante patrouilleurs FPB 100 au chantier naval vendéen Ocea pour sa garde côtière [grâce à une «aide publique au développement» de 410 millions consentie par la France] et la Marine nationale a engagé, pour la première fois, la frégate de surveillance Vendémiaire dans l’exercice Balikatan, organisé tous les ans par les Philippines et les États-Unis. En outre, l’an passé, le porte-avions Charles de Gaulle a fait une escale inédite dans la baie de Subic, avec la Frégate de défense aérienne [FDA] Forbin et le Bâtiment ravitailleur de forces [BRF] Jacques Chevallier. Alors que, dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc 2026, le porte-hélicoptères amphibie Dixmude et la frégate de type La Fayette [FLF] rénovée Aconit doit participer à la prochaine édition de l’exercice Balikatan, l’intention exprimée par la France et les Philippines s’est concrétisée par la signature d’un accord sur le «statut des forces en visite» par la ministre des Armées, Catherine Vautrin, et son homologue philippin, Gilberto C. Teodoros Jr, à l’École militaire, le 26 mars. «Nous avons signé l’accord sur le statut des forces en visite avec la France. Nous l’avons signé sur les instructions expresses du président Ferdinand R. Marcos Jr visant à accélérer les choses, compte tenu de l’importance qu’il accorde aux relations entre nos deux pays, ainsi qu’aux relations des Philippines avec le reste de l’Europe», a déclaré M. Teodoros Jr, avant de louer la «confiance mutuelle qui règne» entre Manille et Paris «depuis des années». « Au nom du peuple philippin, je tiens à remercier le peuple français d’avoir signé ce symbole si éloquent de nos souverainetés, symbole de confiance et de collaboration pour un monde meilleur », a-t-il insisté. Selon Manille, cet accord SOFVA, qui doit encore être ratifié par les Parlements français et philippin, facilitera un «plus large éventail d’activités» entre les forces françaises et philippines «sur le territoire de l’un ou l’autre pays» tout en permettant de «contribuer plus efficacement à la sécurité régionale et mondiale». Le chef d’état-major des forces armées philippines, le général Romeo Brawner Jr, a d’ailleurs particulièrement insisté sur ce dernier point. Cet accord permettra de «renforcer nos capacités de défense individuelles et collectives» et de «protéger l’ordre international», notamment dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982», a-t-il dit. Enfin, cet «accord fondamental avec la France ouvre la voie à une coopération accrue des Philippines en matière de défense avec leurs partenaires en Europe et au-delà, afin de défendre les principes du droit international et de protéger l’ordre international fondé sur des règles», a conclu le ministère philippin de la Défense. Photo : frégate Vendémiaire
  3. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/de-ryad-a-washington-le-droniste-ukrainien-a-la-cote/ De Ryad à Washington, le droniste ukrainien a la cote Une employé de la firme ukrainienne SkyFall teste un drone intercepteur P1-Sun, le 19 mars 2026. (Photo by Genya SAVILOV / AFP) On le savait déjà: les Ukrainiens sont passés maître dans l’art de la lutte anti-drones. L’Ukraine a développé une gamme de systèmes de défense bon marché et assez efficaces, dont des intercepteurs. Et leur savoir-faire est désormais très sollicité par des pays du Golfe, cibles des mêmes modèles de drones lancés par l’Iran en représailles aux frappes israélo-américaines depuis fin février. D’où la visite du président ukrainien Volodymyr Zelensky, jeudi, à Djeddah, en Arabie saoudite, avec pour objectif de signer un accord sur « la coopération sécuritaire, en particulier la protection du ciel » face à la menace des drones iraniens. Selon un officiel ukrainien, « l’objectif de l’accord est que l’Ukraine aide les Saoudiens à développer tous les composants nécessaires à la défense aérienne qui leur font actuellement défaut » pour « contrer les Shahed et autres drones ». Même les Américains ne tarissent pas d’éloges sur les compétences des dronistes ukrainiens et sur les performances des unités chargées du combat anti-drones. En témoignent de récentes déclarations d’officiers supérieurs. Le lieutenant-général Steven Whitney, de l’US Space Command, a été auditionné par une commission sénatoriale, le 25 mars. Il a alors a souligné que l’Ukraine dispose d’une capacité d’innovation hors norme, notamment dans le domaine de la guerre des drones. Il a aussi témoigné de la rapidité d’innovation dont les Ukrainiens ont fait preuve face à la Russie et des leçons que les armées américaines peuvent retirer des expériences ukrainiennes au combat. « Leur niveau d’innovation est hors du commun. » Lors d’une audition également devant le Sénat, Christopher Cavoli, ex-commandant de l’EUCOM et figure clé de l’OTAN en Europe, a reconnu que les États-Unis apprennent déjà de l’expérience ukrainienne, notamment sur l’utilisation des systèmes Patriot. « Ils sont devenus si compétents dans ce domaine que l’armée américaine apprend désormais d’eux ». Et le général d’ajouter: »« À mon avis, c’est une réussite. Honnêtement, j’étais un peu sceptique au début (quant à la rapidité avec laquelle les Ukrainiens maîtriseraient le Patriot), car c’est un système très complexe. Nous avons formé nos hommes pendant très longtemps pour qu’ils puissent utiliser de tels systèmes. Les Ukrainiens ont formé les leurs et se sont adaptés avec une facilité déconcertante. Et en fait, c’est quelque chose que nous apprenons déjà des Ukrainiens. » Un drone FPV drone simule une attaque lors de la formation de recrues ukrainiennes, le 25 mars (Photo by Roman PILIPEY / AFP). Mêmes louanges de la part du colonel Rosanna Clemente, du 10th Army Air and Missile Defense Command, pour qui les Ukrainiens sont « parmi les meilleurs défenseurs aériens que j’aie jamais vus », tant le domaine du SHORAD (Short range air defense, la défense antiaérienne à courte portée) que du HIMAD (High to medium air defense, les systèmes à moyenne et grande portée ). Enfin, le colonel Burr Miller, du Security Assistance Group-Ukraine, s’est exprimé sur un sujet connexe lors du AUSA Global Force Symposium (24-26 mars), plus précisément sur la disponibilité relative des armements américains fournis aux Ukrainiens: « J’ai vu de nombreux systèmes américains en Ukraine qui n’ont pas résisté au contact, car ils n’étaient pas adaptés à l’environnement ». Il a averti que les systèmes américains n’étaient parfois pas suffisamment robustes pour résister à des attaques contre les capacités de positionnement, de navigation et de synchronisation (PNT). Or, ces technologies d’aide à la navigation, comme le GPS, sont absolument essentielles aux conflits modernes. « L’environnement PNT est extrêmement corrosif », a déclaré Miller, ajoutant avoir observé de nombreux systèmes américains qui « n’ont pas résisté au premier contact » avec un adversaire russe. «Dans le même ordre d’idées, nous ne réalisons pas de tests dans un environnement représentatif aux États-Unis ; il n’existe aucun endroit où tester ce qu’est un environnement représentatif ».
  4. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/interim-externalise-en-rade-de-brest-vers-une-flottille-de-supply-pour-le-contre-minage-dans-la-rade/ Intéressant sujet récemment traité par mon confrère Jean-Dominique Merchet sur son blog secret défense V2. Son post traite de la guerre des mines. Il est titré: « La sécurité du goulet de Brest sous-traitée au privé. La Marine nationale souffre d’un « trou capacitaire » dans ce domaine ». Selon Jean-Dominique Merchet, « Naval Group vient de remporter un appel d’offres très discret du ministère des Armées, afin de fournir des moyens de déminage dans le goulet de Brest », par où transitent les SNLE de la Force océanique stratégique (FOST). Mon confrère explique: « Le vieillissement de la flotte de chasseurs de mines tripartites (CMT), classe Eridan, et les délais pour leur remplacement par le programme SLAMF (Système de Lutte Anti-Mines Futur) et les futurs BDGM (bâtiments de guerre des mines), créé un « trou capacitaire ». Le contrat, baptisé GapFeeder, prévoit que Naval Group et ses partenaires, déploieront des bateaux de guerre des mines dans 18 mois (donc début 2028) pour une durée de huit à dix ans. » Ce sujet mérite quelques précisions. La marine a effectivement besoin de « blanchir » la zone du goulet de Brest pour pouvoir déployer en toute sécurité ses sous-marins lanceurs de missiles nucléaires (SNLE). Mais le vieillissement des CMT (6 à Brest et 2 à Toulon) oblige à en désarmer certains. C’est le cas, selon Mer et Marine, du chasseur de mines Andromède qui sera bien désarmé cette année; ce CMT est opérationnel depuis 1984. D’où un projet pour le remplacement des CMT de la classe Eridan par des nouveaux bâtiments de guerre des mines (BDGM). Mais cette commande a déjà été reportée à plusieurs reprises pour des questions budgétaires. Résultat: les futurs bâtiments porte-drones appelés à succéder aux CMT n’entreront pas en service avant le début des années 2032. Intérim externalisé Il a donc été décidé l’acquisition d’une capacité intérimaire. « Elle est bien prévue dans la loi de finances 2026, elle s’appuiera sur des navires aux standards civil de type « supply ship ». Ils seront opérationnels d’ici 2030″, m’a précisé le cabinet de la ministre des Armées qui n’a pas souhaité commenter l’attribution d’un marché pour cette capacité intérimaire à Naval Group associé à Thales, Exail ayant visiblement été écarté. Ces supply serviront de Offshore Support Vessels (OSV) et pourront embarquer des drones aériens, des drones de surface et des drones sous-marins. Pour sa part, Thales a lancé, le jeudi 26 mars, un centre d’opérations portable imaginé depuis Brest (Finistère) nommé Expeditionary PathMaster. C’est un système développé à la suite des cinq ans d’expérience d’un programme de guerre des mines mené entre les marines française et britannique. « L’idée ? Permettre à chaque marine de se doter d’un instrument de lutte contre les mines selon ses ambitions et le renouvellement qu’elle souhaite apporter », a expliqué à ma consoeur brestoise Emmanuelle François, Benoit Drier de la Forte, conseiller opérationnel dans la lutte contre les mines à Thales. « En clair : améliorer le travail à bord des chasseurs de mines, mais également permettre aux marines qui n’en ont pas les moyens de se doter d’un drone chasseur de mine, plutôt que d’un navire entier. Sur certaines configurations, comme du déminage portuaire, la solution peut être déployée à terre, ou sur des bâtiments (bateaux) de circonstance, s’ils peuvent déployer des drones sous-marins. Une solution que l’entreprise française veut sur mesure. » Sur ce document de Thales, on note la présence d’un bateau d’opportunité, effectivement de type supply.
  5. https://www.forcesoperations.com/un-coup-de-pouce-europeen-de-15-mde-pour-la-france/ La Commission européenne a tranché : la France bénéficiera d’une ligne de crédit de plus de 15 Md€ pour renforcer son appareil de défense et, au passage, contribuer à muscler la filière industrielle européenne. Avec la République tchèque, la France était l’un des derniers candidats à attendre le verdict européen pour une demande d’assistance financière adossée à l’initiative « Security Action for Europe » (SAFE). Si Prague pourra emprunter plus de 2,2 Md€, l’enveloppe prochainement allouée à la France s’élèvera à 15,09 Md€. Soit plus de 10% du budget global de SAFE et, à titre de comparaison, davantage que ce que les armées françaises consacreront à leurs programmes d’armement en 2026. Déposé en novembre dernier, le plan d’investissement français « était dûment motivé et étayé et comportait une description des besoins en produits de défense et autres produits destinés à des fins de défense et, le cas échéant, une description de la participation prévue de l’Ukraine aux activités, dépenses et mesures prévues, ou des actions prévues en faveur de l’Ukraine », relève la Commission européenne. Cette décision officialisée, le Conseil de l’Europe a maintenant un mois pour l’adopter. Une fois l’aval reçu, la Commission pourra finaliser les contrats de prêt. Un premier paiement devrait se matérialiser courant avril. L’accord prévoit à ce titre l’octroi d’un pré-financement qui, pour la France, s’élèvera à plus de 2,2 Md€. Le coup de pouce ne sera pas de trop à l’heure où la mauvaise santé financière du pays contraint ses capacités d’emprunt et limite la hausse des dépenses militaires. Derrière des taux avantageux, les 16 pays retenus à date auront jusqu’à 45 ans pour rembourser leur emprunt, paramètre complété d’un délai de grâce de 10 ans. « Ces fonds apporteront un soutien essentiel aux capacités stratégiques là où elles sont le plus nécessaires », rappelle la Commission. Mais, comme la plupart des autres États concernés, la France privilégie la discrétion quant aux projets d’achats conjoints inscrits dans le « plan d’investissement pour l’industrie européenne de la défense » qui accompagnait sa demande. SAFE est néanmoins centré sur certains segments, que sont les munitions, missiles et systèmes d’artillerie, la défense sol-air, les drones et systèmes anti-drones, ou encore la mobilité militaire. Autant de domaines dans lesquels les besoins français sont patents. Quelques pistes émergent néanmoins en recoupant les besoins français avec ceux exprimés par d’autres pays. La Bulgarie et la Croatie, par exemple, miseront sur SAFE pour se doter de canons CAESAR. Côté français, l’acquisition de CAESAR Mk 2 supplémentaires a justement été inscrit dans le projet de loi de finances pour 2026. Une quarantaine de pièces seraient en effet nécessaires pour atteindre le format préconisé quelques années plus tôt du côte de l’armée de Terre. Idem pour le SAMP/T NG, un système défense sol-air dans le viseur de plusieurs armées européennes et une capacité que les armées françaises cherchent à compléter en acquérant quatre sections supplémentaires. Qu’importe le secteur ou le client, la BITD française aura plus d’une carte à jouer. Celle-ci ne manque en effet pas d’ « atouts », comme le rappelait le président de la République en juillet dernier en citant « le système de défense aérienne, SAMP/T [de] nouvelle génération, nos missiles dans toutes les gammes, nos avions Rafale, les premières constellations de satellites en orbite basse, nos champions de l’intelligence artificielle, nos systèmes radars et anti-drones, et j’en passe ». Crédits image : KNDS France
  6. Bienvenue BTX
  7. https://www.opex360.com/2026/03/26/thales-lance-expeditionary-pathmaster-un-centre-doperations-projetable-dedie-a-la-guerre-des-mines/ Avec la possible mise en œuvre de stratégies de déni et d’interdiction d’accès [A2/AD], il est de nouveau beaucoup question de la guerre des mines, surtout depuis le début des opérations «Fureur épique» et «Lion rugissant», lancées par les États-Unis et Israël contre le régime iranien, lequel a la main sur le détroit d’Ormuz. D’où la nécessité de moderniser, voire de renforcer, les capacités en la matière. Ainsi, il y a maintenant plus de dix ans, la France et le Royaume-Uni ont confié à Thales le soin de mener le programme MMCM [Maritime Mine Counter Measures], qui consiste à utiliser un robot téléopéré [ROV] et trois drones sous-marins [AUV] déployés depuis un drone de surface doté d’un sonar pour identifier et neutraliser les mines navales jusqu’à 300 mètres de profondeur. L’ensemble repose sur un système de mission appelé «M-Cube» ainsi que sur le logiciel MiMap, pour analyser les données sonar en temps réel grâce à l’intelligence artificielle [IA] Côté français, le MMCM n’est que l’un des quatre piliers du programme SLAM-F [Système de lutte antimine du futur], les trois autres étant le Bâtiment base des plongeurs démineurs de nouvelle génération, le Bâtiment de guerre des mines [BDGM] et le Système d’exploitation des données de guerre des mines [SEDGM]. En mars 2024, comme le MMCM doit être projetable n’importe où dans le monde en moins de quarante huit heures, Thales a livré à la Marine nationale le centre d’opérations léger [e-POC pour «expeditionary-Portable Operations Center] afin de lui permettre de mener des missions de lutte antimine sur n’importe quel théâtre extérieur. Que ce soit à bord d’un navire ou depuis la côte, l’e-POC sert à «planifier, exécuter et analyser les missions de un à trois USV en parallèle au moyen d’un seul ordinateur doté de trois écrans de commande», avait alors expliqué Thales. Et d’ajouter que ce centre d’opérations léger avait pu voir le jour grâce à l’expérience acquise avec les logiciels M-Cube et MiMap, alors en phase d’évaluation au sein de la Marine nationale. L’industriel a depuis poursuivi ses travaux sur la base de cet e-POC. En effet, ce 26 mars, il a annoncé le lancement d’un centre d’opérations expéditionnaire qui, appelé «Expeditionary PathMaster», est d’ores et déjà proposé aux forces navales pour leur permettre de «mener une mission de lutte contre les mines complète partout dans le monde». L’Expeditionary PathMaster est un système ouvert étant donné qu’il peut prendre en compte à la fois des plateformes «conventionnelles» et des drones, même s’ils ont été acquis auprès de «fournisseurs tiers». «En combinant l’expertise de Thales en cybersécurité et en intelligence artificielle avancée via cortAIx, l’accélérateur d’IA de Thales, [cette] nouvelle solution de lutte contre les mines […] offre une supériorité opérationnelle et une défense efficace contre les menaces évolutives», fait valoir l’industriel. Par ailleurs, assure-t-il, l’Expeditionary Pathmaster a déjà démontré son efficacité avec la marine lituanienne. Efficacité qui repose pour une bonne partie sur le logiciel Mi-Map qui, grâce à l’IA, est en mesure de traiter des données sonar «jusqu’à quatre fois plus rapidement comparé à des moyens conventionnels, ce qui permet de localiser les mines sous-marines avec une précision jamais atteinte auparavant et avec une classification exacte à 99 %». Pour Sébastien Guérémy, le responsable des systèmes sous-marins chez Thales, «la lutte contre les mines est devenue clef pour assurer la souveraineté et la sécurité des infrastructures critiques et des voies de communication maritime». Aussi, «Expeditionary PathMaster est un produit clef en main qui change la donne : modulaire, évolutif et alimenté par l’intelligence artificielle», a-t-il fait valoir. «Nous apportons aux marines la transformation numérique et la dronisation qui leur donnent un avantage décisif, aujourd’hui comme demain», a-t-il conclu. Photo : ePOC / Thales / Marine nationale
  8. Lors de son intervention devant l’Assemblée, mercredi, Sébastien Lecornu est revenu sur le projet d’état d’alerte de sécurité nationale. En cas de menace grave, il permettra de déroger aux normes ou de faciliter le déploiement des forces armées sur le territoire, a détaillé Matignon: « Le projet de loi « actualisation de la LPM » annoncé par le PR lors de son discours de Brienne du 13 juillet 2025 contient des dispositions normatives, visant à accélérer l’effort de réarmement et de résilience dans un contexte dégradé. A ce titre, l’état d’alerte de sécurité nationale, nouveau régime de défense, viendra compléter les régimes d’application exceptionnelle du code de la défense (guerre, état de siège, état d’urgence, mobilisation et mise en garde, réquisitions, etc.). » Toujours selon Matignon, « il sera activable sur tout ou partie du territoire national par décret en conseil des ministres. Pour faciliter et accélérer l’action de l’Etat, en cas de menace grave, dans une logique de montée en puissance. Ce nouveau régime facilitera, lorsque nécessaire, le déploiement opérationnel à bref délai, sur le territoire national, des forces armées, françaises ou alliées, dans une logique de montée en puissance. Exemples : accélérer la construction de camps et infrastructures logistiques supplémentaires ; déroger aux règles de circulation des poids lourds pour accroître la mobilité militaire etc. Il lèvera les contraintes que l’Etat s’impose à lui-même en temps de paix, en adaptant – le temps nécessaire – les règles. Exemples : déroger aux règles de la commande publique pour accélérer les marchés de défense et de sécurité. Et permettra de déroger, de manière proportionnelle, aux contraintes normatives lors de l’éminence d’une crise sécuritaire majeure. Exemples : renforcer le périmètre de sécurité des sites sensibles ; faciliter l’entreposage de munitions/carburants. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/un-nouveau-regime-detat-dalerte-de-securite-nationale/
  9. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/lecornu-dit-prevoir-85-mds-deuros-supplementaires-de-commandes-de-munitions-dici-2030/ Lecornu dit prévoir 8,5 mds d’euros supplémentaires de commandes de munitions d’ici 2030 Sébastien Lecornu a annoncé ce mercredi des commandes supplémentaires de munitions d’ici 2030 à hauteur de 8,5 milliards d’euros, dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) qui sera examinée au Parlement en mai-juin. « L’urgence, ce sont évidemment les munitions. Nous prévoyons d’investir 8,5 mds d’euros supplémentaires de commandes entre 2026 et 2030, qui s’ajoutent aux 16 mds de la LPM votée 2023. C’est indispensable. Et (…) c’est colossal », a affirmé le Premier ministre devant l’Assemblée nationale, en ouvrant un débat sans vote sur la guerre au Moyen-Orient. La LPM mise à jour sera présentée en Conseil des ministres le 8 avril, puis inscrite la semaine du 4 mai à l’Assemblée nationale et du 1er juin au Sénat. Il a aussi annoncé la création de la plateforme « France Munitions qui sera un grossiste de munitions pour répondre aux besoins des armées françaises mais aussi de nos alliés et de nos nombreux clients à l’export. »
  10. https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/03/le-sahel-epicentre-du-terrorisme-un.html Le Sahel épicentre du terrorisme, un revers pour la Russie C’est une tragique réalité, le Sahel concentre aujourd’hui près de la moitié des morts liés au terrorisme dans le monde. En 2024, plus de 7 500 décès y ont été enregistrés dont 51% dans la seule bande sahélienne. En 2025, la tendance se confirme : sur 5 582 morts, près d’un sur deux se situe dans la région. Ce constat est établi par Global Terrorism Index qui, chaque année, mesure l’impact du terrorisme dans 163 pays (voir également post du 16 mai 2025). La gageure de l’AES Les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger) figurent dans le top 5 des pays les plus touchés. Il y a moins de vingt ans, ils ne représentaient qu’1% des morts liés aux actes terroristes. « La région est devenue une sorte de cœur battant de la violence djihadiste mondiale » commente un ancien diplomate, familier de cette région. A noter que le Bénin progresse dans ce classement, passant de la 26e à la 19e place. La stratégie russe inefficace Le pari de ces trois capitales semble raté. Il se situe tout au moins très largement en deçà des espoirs. Car depuis le retrait occidental (18 000 militaires français ou onusiens), les groupes armés ont gagné en mobilité et les mercenaires de Moscou ne parviennent pas à s’imposer sur le terrain. D’autant que la Russie a de plus en plus besoin d’hommes pour combattre dans le cadre de l’aventureuse « opération miliaire spéciale » engagée en Ukraine. Comme l'explique un officier français qui a participé, naguère, à des opérations dans la région « la stratégie russe contribue à entretenir l’insécurité » et des faits documentés prouvent que ses représentants ont participé, avec des militaires locaux, à des violations des droits humains. Ainsi à Moura en 2022 au Mali, 500 morts. Photo : ©Global Terrorism Index.
  11. Bienvenue ô diable rouge ! Changement de corps entre MDR.C et officier. Vite prendre contact via la MP avec LE COACH membre de ce forum. Bonne chance. BTX
  12. Avertissement gratuit pour SOMAREN Présentation préalable ommise. BTX
  13. PIERRE LEVY suggère la présentation..............dans la rubrique du forum prévue à cette fin. Or, je ne vois rien. BTX
  14. https://www.opex360.com/2026/03/24/scaf-le-comite-dentreprise-dairbus-ne-veut-pas-entendre-parler-de-mediation-avec-dassault-aviation/ Le comité d’entreprise d’Airbus ne veut pas entendre parler de médiation avec Dassault Aviation La semaine passée, en marge d’un sommet européen à Bruxelles, le président Macron et le chancelier allemand, Friedrich Merz, sont convenus de tenter une ultime médiation pour relancer le projet de Système de combat aérien du futur [SCAF], miné par des désaccords profonds entre Dassault Aviation et Airbus. «Elle doit se faire de manière calme, respectueuse pour trouver justement les voies de convergence» car le «cap stratégique est clair et il fait consensus entre toutes les parties prenantes», a fait valoir le locataire de l’Élysée. ............../............. Cette tentative de médiation réussira-t-elle à apaiser les tensions entre les deux industriels ? Rien n’est moins sûr, d’autant plus que le temps est compté, le gouvernement allemand ayant fait savoir qu’il prendrait une décision sur sa participation au SCAF vers la mi-avril. Cela étant, pour qu’une médiation réussisse, il faut que les deux parties en conflit fassent un pas l’une vers l’autre. Seulement, même si Airbus en avait la volonté, il lui faudrait composer avec son comité d’entreprise, dont la ligne «anti-Dassault» vient d’être confortée, le syndicat IG Metall ayant obtenu 85,8 % des voix (et donc 30 des 35 sièges disponibles] à l’issue d’élections organisées entre les 9 et 13 mars derniers. Ainsi, à peine réélu à la tête du comité d’entreprise d’Airbus, Thomas Pretzl s’est empressé de mettre à nouveau la pression sur le gouvernement allemand. «La médiation initiée par le chancelier Merz doit être la dernière étape. Il est temps que le gouvernement fédéral prenne enfin une décision claire, mette fin au projet franco-allemand d’avion de chasse et lance son propre programme», a-t-il affirmé, via un communiqué publié à l’issue de la première réunion du comité depuis les élections syndicales. Reste que la position de M. Pretzl est partagée par l’Association des industries aérospatiales allemandes [BDLI], certains responsables politiques et Michael Schoellhorn, qui n’est autre que le PDG d’Airbus Defence & Space. «Ce que nous n’accepterons jamais, c’est qu’Airbus soit un simple fournisseur et que nos puissants partenaires de l’industrie allemande […] soient écartés de ce projet», avait-il dit au début de ce mois, lors d’une journée d’action organisée avant les élections syndicales. Dans de telles conditions, les experts mandatés pour concilier les points de vue entre Dassault Aviation et Airbus n’auront pas la partie facile. Autant dire qu’on leur a confié une mission impossible.
  15. https://www.opex360.com/2026/03/25/la-section-mortier-120-mm-de-la-13e-demi-brigade-de-legion-etrangere-a-ete-declaree-pleinement-operationnelle/ Dans les années 2000, l’armée de Terre décida de ne laisser aux régiments d’infanterie que les mortiers de 81 mm légers longs renforcés modèles F1 [Mo 81 LLR F1], ceux de 120 mm [Mo 120 F1] devant être reversés aux unités d’artillerie. Depuis, elle est revenue sur cette décision. Ainsi, en 2023, après avoir commandé cinquante-quatre Mortiers embarqués pour l’appui au contact [MEPAC] de 120 mm montés sur des Véhicules blindés multirôles [VBMR] Griffon, l’armée de Terre fit connaître son intention de créer vingt-et-une sections de Mo 120F1 au sein de ses régiments d’infanterie, dans le cadre de son plan stratégique «Une armée de Terre de combat». Et il revint à la 13e Demi-brigade de Légion étrangère [DBLE] d’essuyer les plâtres, avec l’appui du 3e Régiment d’Artillerie de Marine [RAMa]. Cela étant, se réapproprier une capacité abandonnée depuis une près de vingt ans prend du temps. En mai 2024, le chef de corps de la 13e DBLE se félicita d’être à la «pointe de la réorganisation de l’armée de Terre de combat» après les premiers tirs d’obus de mortier de 120 mm effectués par la section d’appui [SAM] de son unité. Mais il aura fallu plus de dix-huit mois pour que celle-ci soit déclarée pleinement opérationnelle. En effet, selon les explications livrées par la Légion étrangère au début de ce mois, la SAM 120 de la 13e DBLE a dû franchir plusieurs étapes pour maîtriser ses mortiers de 120 mm. Ainsi, à l’occasion de l’exercice Temara 24, organisé en novembre 2024, elle a effectué une nouvelle séquence de tir, toujours avec le soutien du 3e RAMa, lors d’une «mise en situation réaliste». Cette séquence lui a permis de démontrer qu’elle était apte «à s’inscrire pleinement dans une manœuvre interarmes». Puis, via un partenariat militaire opérationnel [PMO] avec la Garde républicaine centrafricaine, les cadres et les servants de la SAM 120 ont pu «renforcer leur autonomie pédagogique tout en consolidant leurs fondamentaux». PMO en Centrafrique qui, au passage, est passé sous les radars… Ensuite, lors de la mission Jeanne d’Arc 2025, l’unité s’est concentrée sur les opérations interalliées, alternant «engagements en zone urbaine, ateliers de coordination et entraînements tactiques». Au cours d’un entraînement en Norvège, elle a ainsi tiré 150 obus. De retour au Larzac, la section s’est attachée à former de nouveaux pointeurs et chefs de pièce tout en démontrant sa capacité à «maintenir la qualité de ses tirs». Ce n’est qu’en novembre dernier, soit à l’issue d’une nouvelle édition de l’exercice Temara, à laquelle elle a participé au sein du groupe d’artillerie du 3e RAMa, que la SAM 120 de la «Phalange magnifique» a achevé sa montée en puissance, avant de valider l’ensemble des savoir-faire acquis depuis mai 2024, avec le tir d’au moins 500 obus. «Les dix-huit mois écoulés témoignent d’une progression constante, d’un haut niveau d’exigence et d’une forte cohésion interne. Le contrôle opérationnel, ultime étape du parcours, vient confirmer la solidité technique de la section, sa réactivité et son aptitude à s’intégrer dans un dispositif interarmes exigeant. Avec une note de 4+ / 5, la SAM120 valide brillamment sa pleine capacité opérationnelle», a résumé la Légion étrangère. La SAM 120 de la 13e DBLE ne va pas tarder à mettre ses nouvelles capacités à l’épreuve puisqu’elle sera prochainement déployée en Allemagne, où elle participera à l’exercice RhinoStorm au sein d’un groupement tactique interarmes britannique. En attendant, elle poursuit sa préparation au Centre d’entraînement de l’infanterie au tir opérationnel [CEITO]. «Sur ce terrain propice à une préparation opérationnelle tournée vers l’excellence, la SAM 120 joue à domicile et confirme sa fonction ‘d’assurance vie’ du chef de corps», a commenté le colonel Benjamin Brunet, le chef de corps de la 13e DBLE. Photo : armée de Terre

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