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  1. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/sdts-babcock-et-top-aces-decrochent-le-marche-redair-dexternalisation-des-missions-dentrainement-au-combat-de-larmee-de-lair-et-de-lespace/ es Aermacchi MB339 C de la société SDTS (Photo SDTS) C’est le groupement d’entreprises rassemblant SDTS, Babcock France et l’ESSD canadienne Top Aces qui a été retenu pour fournir des prestations REDAIR à l’armée de l’Air et de l’Espace (AAE). SDTS est le mandataire, associé avec Babcock France, et avec Top Aces comme sous-traitant. Parmi les autres candidats figuraient SECAMIC et Demeteris qui avaient créé avec Carbon01, la société Red-X. Red-X est une « société spécialisée dans la fourniture de services aux forces pour la composante aérienne de leur entraînement avancé. Red-X propose avions, équipages, outils et méthodes pour simuler des adversaires de tous niveaux dans le cadre des entraînements RedAir ». Red-X a pour président Bertrand Lucereau et pour directeur général Pierre Duval. Autre candidat: Procor. Cette société avait acheté des Mirage 2000 brésiliens en 2021 (lire mon post du 21 septembre 2021); elle envisageait aussi de mettre en ligne des Gripen. Ce marché vise à recentrer le potentiel des aéronefs de l’AAE et de réduire la pression de maintenance. « Externaliser les missions de plastronnage (rôle d’adversaire) est techniquement et économiquement plus vertueux », résumait récemment l’AAE. L’annonce initiale daterait du début du mois de septembre. Mais un recours ayant été déposé par un des candidats, la notification a été retardée. Un juge a d’abord demandé un complément d’informations avant de rejeter le recours. Il ne restait plus que la notification formelle par l’AAE. Ce qui est désormais chose faite. Est-ce l’aboutissement de ce projet ? Oui en ce qui concerne la partie « appel d’offres ». Mais désormais démarre une phase plus opérationnelle de mise en route des prestations qui seront probablement réalisées à partir de quatre sites: – Clermont-Ferrand pour SDTS et ses huit Aermacchi MB339 C, ainsi que pour Top Aces et ses A-4N pour être au plus près des zones d’entraînement au combat moyenne et haute altitudes du centre de la France. Les A-4N modifiés sont équipés de l’Advanced Aggressor Mission System (AAMS), le système de mission exclusif à architecture ouverte de Top Aces qui permet l’intégration de capteurs modernes et de technologies d’entraînement avancées, – Solenzara pour les Alpha Jet de Top Aces, avions utilisés pour le remorquage de cibles dans le cadre de l’entraînement au tir aérien, – Nîmes pour SDTS pour le contrat avec la marine et comme base de desserrement, – Dijon pour Babcock France et ses 11 L-39 qui assureront des missions dans le bas du spectre et se chargeront des missions de formation/entraînement pour les JTAC. Retour en arrière Depuis des années, l’AAE voulait externaliser à un prestataire privé la simulation d’une force d’opposition aérienne dans le cadre d’un marché qui porterait annuellement sur quelque 3000 heures de vol. Ce marché d’externalisation était envisagé pour une durée d’au moins six ans. En 2022, c’était alors une simple demande d’informations (et pas un appel d’offres) qui concernait le projet d’externalisation Red Air (REDAIR). En octobre 2023 le général Mille, alors chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace, avait confirmé ce projet. Il avait mis en avant le parc restreint de Mirage et de Rafale et expliqué: « Nous préférons nous concentrer sur le coeur de la mission ». Début 2024, « rien n’est fait mais l’armée de l’Air et de l’Espace recherche, à l’horizon du 4e trimestre 2024 des opérateurs capables de fournir des prestations de plastronnage », écrivais-je alors, relayant de nouvelles déclarations de l’AAE. Le Projet annuel de performances 2024 et l’Annexe au projet de loi de finances pour 2024 apportaient des précisions. Le programme 178 « Préparation et emploi des forces » citait « la mise en place en 2024 d’un contrat de location de 6 ans de prestations RED AIR, afin de mettre à disposition des forces une capacité d’entraînement au combat adaptée au contexte actuel ». Toujours en 2024 (mais en octobre), je citais Didier Toussaint, co-fondateur de l’ESSD canadienne Top Aces et président du groupe Top Aces Inc., qui précisait que les réponses à l’appel d’offres français avaient été remises le 8 septembre précédent: « Nous attendons désormais de présenter, avec nos partenaires, notre projet et d’entrer en négociations. Nous sommes prêts pour débuter la période de transition imminente et les pleins services au plus tard le premier janvier 2026 », citait alors ce candidat associé à la société française SDTS. Le 14 avril 2026, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le député Damien Girard a posé une question sur « le remplacement des Alphajet qui permettrait de structurer un segment d’aviation de chasse léger capable d’apporter de la masse à coup maîtrisé à la fois pour l’entraînement mais aussi pour certaines missions d’appui en environnement permissif (…). Pourquoi cette seconde piste ne fait-elle pas à ce stade l’objet d’investigation plus approfondi ? » Le CEMAAE, le général Jérôme Bellanger, présent lors de cette audition, est revenu sur « l’objet du projet Red Air, c’est-à-dire de pouvoir disposer d’avions moins coûteux en tout cas à l’heure de vol pour mettre des menaces en l’air pour éventuellement intercepter effectivement des drones etcetera. C’est un un programme qui est en cours, donc donc je peux pas me m’épancher dessus, mais c’est vraiment ce qui fait l’objet du sujet Red Air. Après, il y a aussi d’autres moyens. La difficulté du Red Air, c’est que quand vous confiez à une entreprise ou en tout cas à quelqu’un d’autre, très vite vous arrivez dans des niveaux de confidentialité qu’il faut respecter parce qu’en face ils voient comment vous vous entraînez, ils voient vos résultats. Ils arrivent à avoir également vos spectres électromagnétiques, la manière dont vous utilisez vos avions. Donc il faut être extrêmement vigilant quand on parle de Red Air. » Encore récemment, en ce mois d’octobre, l’AAE expliquait que « cette prestation ne remplace en rien nos forces, elle les démultiplie. En déléguant l’opposition (Red Air) à des moyens spécialisés, l’AAE offre à ses équipages une masse d’entraînement plus dense, diversifiée et sur mesure, au plus près de la réalité du combat, tout en garantissant que chaque heure de vol d’un Rafale ou d’un Mirage 2000 soit consacrée aux missions opérationnelles, tout en maintenant une préparation opérationnelle exigeante ». Et l’AAE de rappeler que le haut niveau d’activité a été « marqué par un pic inédit au printemps dernier où près de 80 % de l’aviation de chasse a été engagée, sollicitant fortement les aviateurs et les aéronefs (Rafale, Mirage 2000) ». Depuis, tout le monde attendait. L’AAE avait avancé une annonce d’attribution de marché pour la mi-juillet 2026… Elle est finalement tombée à la fin de la période estivale. Sur ce sujet au long cours, on pourra relire mes précédents posts: – Quand on reparle des plastrons pour l’armée de l’Air et de l’Espace – Externalisation: Top Aces France bien décidé à rafler le marché REDAIR du ministère des Armées – RED AIR: l’externalisation des prestations de plastronnage annoncée pour 2024-2030 – Externalisation: ATAC et Red-X associés pour le marché REDAIR de l’armée de l’Air et de l’Espace – RED AIR: le marché pour l’externalisation des prestations de plastronnage en attente du vote du budget?
  2. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/la-dga-lance-lacquisition-de-16-remorqueurs-pousseurs-nouvelle-generation/ Photo Piriou La Direction générale de l’armement (DGA) a notifié le marché d’acquisition de 16 remorqueurs-pousseurs de nouvelle génération (RP30NG), d’une capacité de traction de 30 tonnes, auprès des chantiers Piriou. Ces remorqueurs de 370 tonnes sont destinés aux Services de moyens portuaires (SMP) des bases navales de l’Hexagone et dans les Outre-Mer. Ils sont attendus dans leur base navale dès 2028. Cette commande s’inscrit dans la continuité du renouvellement de la flotte de remorqueurs de la Marine nationale. Elle fait suite à un premier marché, signé en 2020, qui avait conduit à la livraison de quatre RP30. Le marché prévoit la commande ferme des quatre premiers navires qui seront construits à Concarneau (29) et des commandes optionnelles pour les 12 suivants ainsi que du maintien en condition opérationnelle. Les RP30NG sont projetables jusqu’à 200 nautiques des côtes sur plusieurs jours, d’une longueur de 26 mètres et d’un déplacement de 370 tonnes en charge complète, ainsi, ils répondent au besoin opérationnel de la Marine nationale : – manœuvres de port, notamment pour les sous-marins tels que les Sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), les Sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) et les bâtiments de surface de premier rang ; – barrage de protection d’accès aux ports) ; – surveillance maritime de la Zone économique exclusive (ZEE) ; – concours à l’action de l’État en mer (AEM) notamment pour le contrôle des pêches et l’assistance. Ils reprennent le design de la gamme civile des remorqueurs Piriou mais adapté à la manœuvre militaire très spécifique des sous-marins nucléaires. Cette approche permet de les produire en série et de réduire les délais de livraison.
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  3. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/en-italie-le-rearmement-au-coeur-de-la-contestation/ « Non à l’armée ! » : à Turin, les manifestations ont commencé dès ce vendredi matin. Les étudiants protestent contre le coût élevé de la vie, contre la dégradation économique, contre les risques de guerre et pour le désarmement. Photo EPA/TINO ROMANO Une grève nationale est en cours ce vendredi 30 octobre en Italie, dans le sillage des mobilisations étudiantes organisées depuis le début du mois. Cette fois, la lutte contre la militarisation est au cœur des revendications, comme l’explique Caroline Bordecq, la correspondante d’Ouest-France en Italie: « Il n’y a jamais d’argent pour engager des professeurs ou rénover l’école, mais pour acheter des armes, oui », clame au mégaphone une lycéenne. Depuis lundi, les élèves de l’institut professionnel milanais Caterina Da Siena bloquent l’établissement pour dénoncer son délabrement (chauffage défectueux, toits décrépis…). Depuis le début des mobilisations étudiantes en Italie, les politiques nationale et européenne de réarmement cristallisent les critiques. Les dépenses italiennes pour la Défense ont augmenté de 36 % en 2025, passant de 1,5 % à 2 % du PIB. Les jeunes accusent l’exécutif de réduire pour cela les fonds pour la santé, l’éducation et les aides publiques, alors que « le coût de la vie explose à cause de la guerre », fustige Fynn, 20 ans, venu soutenir les lycéens en grève. Le jeune homme s’inquiète plus largement du « processus de militarisation » à l’œuvre dans le pays. Étudiants, parents et professeurs dénoncent les visites scolaires dans les casernes militaires, les séances d’orientation organisées par l’armée et un possible retour du service militaire volontaire. « La perspective qu’on nous offre, c’est d’être envoyés à la guerre, un fusil dans les mains », s’indigne Fynn. « Ce sentiment est très répandu chez les jeunes et profondément intériorisé, ce n’est pas un simple slogan », observe Donatella Della Porta, professeure de sciences politiques à la Scuola normale superiore de Florence. Ces revendications antimilitaristes – qui sont « un élément central de ces manifestations », selon elle – dépassent le mouvement étudiant. Elles sont au cœur la mobilisation nationale, vendredi 30 octobre, aux côtés de la lutte contre la vie chère. Les dockers italiens bloqueront également les ports, refusant de « travailler pour la guerre ». Ces positions s’inscrivent dans une culture pacifiste encore diffuse en Italie. Deux tiers de la population refusent aujourd’hui d’augmenter les dépenses pour la Défense. Et la majorité est opposée au soutien militaire en Ukraine. Le sujet divise aussi profondément la classe politique italienne. A droite, le vice-Premier ministre Matteo Salvini s’oppose à l’envoi d’armes à Kiev, défendu par la cheffe de l’exécutif Giorgia Meloni. Alors que le bloc de gauche, lui, peine à s’accorder sur le sujet en vue des législatives de 2027.
  4. https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/10/globus-le-faux-nez-russe-en-afrique.html GlobUs, le faux-nez russe en Afrique À Brazzaville, le mouvement « Avenir du Congo » se présente publiquement comme une initiative citoyenne de jeunes mobilisés pour bâtir le pays. En réalité, les investigations du service français Viginum (Vigilance et protection contre les ingérences numériques étrangères) démontrent que cette organisation a été conceptualisée et propulsée par GlobUs, une structure d'influence russe se présentant officiellement comme un « club international d’experts » ou parfois comme une « association humanitaire ». Les jeunes militants y sont d'abord formés au sein d'une « École des médias » à la création de contenus viraux, tandis que l'ensemble de l'architecture numérique du mouvement (site avenir.cg, bases de données et Web TV) est hébergé en Russie, paramétré en cyrillique et géré par des opérateurs russophones. Captation des réseaux Wagner par le renseignement La mort d'Evguény Prigojine en août 2023 a provoqué un démantèlement partiel de son empire et une reprise en main directe de ses relais par l'État russe. Selon le rapport de Viginum, les services de renseignement de Moscou (SVR et GRU) ont progressivement capté ces dispositifs d'influence. GlobUs — l’une des plateformes pilotées par d'anciens « polit-technologues » de la galaxie Prigojine, Youlia Berg (ci-dessus anciennement Afanasyeva) et Andreï Gromov (ancien expert du parti de Vladimir Poutine, Russie Unie), des « entrepreneurs d’influence » dont les récits anti-français sont bien connus, est ainsi apparue comme une structure de façade prenant le relais d'organisations démantelées comme l'AFRIC (Association pour la recherche libre et la coopération internationale) pour conduire des opérations d'ingérence politique sous la tutelle du SVR. Blanchiment de narratifs Pour véhiculer ses récits pro-russes et anti-occidentaux, la nébuleuse privilégie le blanchiment d'informations en sponsorisant des émissions ou en plaçant des articles payants dans des médias panafricains partenaires (tels qu'Afrique Média TV, For You Média Africa ou Panafrican Média TV). Les recherches menées par Viginum montrent que l’un des principaux relais de GlobUs entre ces « spin doctors » et l’espace informationnel africain est la journaliste pro-russe Clarisse Wiydorven, travaillant pour plusieurs médias camerounais. Toutefois, Viginum invite à relativiser l'impact réel de ces campagnes : les initiateurs d'ingérence ont tendance à surestimer leurs réussites auprès de leurs commanditaires au Kremlin, fabriquant une illusion d'omniprésence bien supérieure à leur efficacité politique effective sur le terrain. Illustration : ©Viginum
  5. Pour NEOSKRIM, Tous ici nous pouvons comprendre et mesurer votre désappointement. Comme tout recrutement "direct" (issu de la société civile), il y a une période d'adaptation plus ou moins longue, plus ou moins heureuse, plus ou moins organisée. Dans nombre de régiments, l'arrivée et l'accueil des "nouveaux sergents" sont préparés très en amont, quelle que soit la période l'année. Car ils sont "la relève" et de fait, doivent être particulièrement accompagnés. Le PSO est concerné. Les ADU le sont aussi. De manière à faciliter l'insertion des jeunes sergents dans le régiment et dans leur unité. Soyez sans crainte. Vous passerez ce cap et dans qqs années sourirez à la seule évocation de vos premiers pas dans le monde militaire. L'Ecole étant un lieu préservé des contingences et autres tracas de la vie militaire. Valable autant pour les EVSO que pour les EOA. BTX
  6. Impeccable et merci. BTX
  7. Arrêté du 14 octobre 2026 fixant le nombre de places maximum offertes en 2027 pour l'admission en formation initiale en vue du recrutement dans le corps des officiers des armes de l'armée de terre Article 1 Le nombre de places offertes en 2027 aux concours d'admission à l'Ecole militaire interarmes au titre de l'article 5 du décret du 12 septembre 2008 susvisé est fixé comme suit : Nature des concours Nombre de places offertes Concours ouverts au titre du 1° de l'article 5 : - Concours sciences 33 - Concours lettres 31 - Concours sciences économiques et sociales 31 Concours ouvert au titre du 2° de l'article 5 25 Total 120 Pour les concours organisés au titre du 1° et du 2° de l'article 5 du décret du 12 septembre 2008 susvisé, les places non pourvues, y compris après épuisement de l'éventuelle liste complémentaire, peuvent être reportées en totalité ou de manière alternative sur un ou plusieurs des autres concours. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054988013
  8. https://www.droitdesmilitaires.fr/99670 La loi du 16 août 2026 actualisant la programmation militaire a créé l’état d’alerte de sécurité nationale. Ce nouveau cadre permet d’adapter la réponse de l’État aux crises majeures et aux besoins des forces armées. Créé par l’article 35 de la loi n° 2026-791 du 16 août 2026 actualisant la programmation militaire, ce régime figure désormais aux articles L. 2143-1 à L. 2143-8 du code de la défense. Il peut être déclaré par décret en Conseil des ministres, sur tout ou partie du territoire, en présence d’une menace grave et actuelle : celle-ci peut peser sur la sécurité nationale, justifier la mise en œuvre des engagements internationaux de défense de la France ou nécessiter le déploiement rapide de forces françaises ou alliées sur le territoire national. Concrètement, le dispositif permet notamment de renforcer la protection d’opérateurs essentiels et de faciliter certains travaux nécessaires au soutien des forces. Il ouvre aussi, dans des domaines limitativement énumérés — urbanisme, environnement, transports ou approvisionnements stratégiques notamment —, la possibilité de déroger à des normes réglementaires. Ces dérogations restent encadrées : elles doivent être strictement nécessaires à la réponse à la menace et ne pas porter une atteinte disproportionnée aux objectifs des règles écartées. Les mesures prises sur le fondement de l’article L. 2143-4 cessent avec l’état d’alerte. Le Parlement est informé sans délai de sa déclaration et des mesures adoptées ; sa prolongation au-delà de deux mois nécessite une loi. Ce nouveau cadre vise ainsi à accélérer la réponse de l’État aux crises majeures et aux besoins opérationnels des forces armées. Sa création ne vaut pas déclenchement : celui-ci nécessite un décret en Conseil des ministres. Sources : Code de la défense, articles L. 2143-1 à L. 2143-8. Loi n° 2026-791 du 16 août 2026, article 35. Conseil d’État, avis du 26 mars 2026.
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  9. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054988007 Article 1 Le nombre maximum de places offertes en 2027 aux concours d’admission à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr au titre de l’article 4 du décret du 12 septembre 2008 susvisé est fixé comme suit : Nature des concours Nombre de places offertes Concours sur épreuves ouverts au titre du 1° de l’article 4 : Concours scientifique MP 31 Concours scientifique MPI 5 Concours scientifique PSI 39 Concours scientifique PC 8 Concours littéraire 37 Concours en sciences économiques et sociales 40 Concours sur épreuves ouvert au titre du 2° de l’article 4 0 Concours sur titres ouvert au titre du 3° de l’article 4 20 Concours sur titres ouvert au titre du 4° de l’article 4 5 Total 185 Pour les concours organisés au titre du 1° de l’article 4 du décret du 12 septembre 2008 susvisé, les places non pourvues, y compris après épuisement de l’éventuelle liste complémentaire, peuvent être reportées en totalité ou de manière alternative sur chacun des autres concours. Pour le concours scientifique MP, les places sont reportées en totalité et dans cet ordre de priorité sur : 1) Le concours scientifique PSI ; 2) Le concours scientifique PC ; 3) Le concours scientifique MPI ; 4) Le concours en sciences économiques et sociales ; 5) Le concours littéraire. 5) Pour le concours scientifique MPI, les places sont reportées en totalité et dans cet ordre de priorité sur : Le concours scientifique PSI ; 6) Le concours scientifique MP ; 7) Le concours scientifique PC ; 😎 Le concours en sciences économiques et sociales ; 9) Le concours littéraire. 9) Pour le concours scientifique PSI, les places sont reportées en totalité et dans cet ordre de priorité sur : 10) Le concours scientifique MP ; 11) Le concours scientifique PC ; 12) Le concours scientifique MPI ; 13) Le concours en sciences économiques et sociales ; 14) Le concours littéraire. 14) Pour le concours scientifique PC, les places sont reportées en totalité et dans cet ordre de priorité sur : Le concours scientifique PSI ; 15) Le concours scientifique MP ; 16) Le concours scientifique MPI ; 17) Le concours en sciences économiques et sociales ; 18) Le concours littéraire. 18) Pour le concours littéraire, les places sont reportées en totalité et dans cet ordre de priorité sur : 19) Le concours en sciences économiques et sociales ; 20) Le concours scientifique PSI ; 21) Le concours scientifique MP ; 22) Le concours scientifique PC ; 23) Le concours scientifique MPI. 24) Pour le concours en sciences économiques et sociales, les places sont reportées en totalité et dans cet ordre de priorité sur : 25) Le concours littéraire ; 26) Le concours scientifique PSI ; 27) Le concours scientifique MP ; 28) Le concours scientifique PC ; 29) Le concours scientifique MPI.
  10. https://www.droitdesmilitaires.fr/99600 Arrêté du 14 octobre 2026 fixant le nombre de places maximum offertes en 2027 pour l'admission en formation initiale en vue du recrutement interne semi-direct dans le corps des officiers des armes de l'armée de terre Article 1 Le nombre de places offertes en 2027 aux concours organisés au profit des militaires non officiers de l’armée de terre, en vue de leur recrutement dans le corps des officiers des armes de l’armée de terre au titre de l’article 6 du décret n° 2008-940 du 12 septembre 2008 susvisé et au titre de l’article 30 du décret n° 2008-956 du 12 septembre 2008 susvisé est fixé comme suit : Nature des concours Nombre de places offertes Combat de l’infanterie 21 Combat de l’infanterie / Légion étrangère 2 Combat des blindés 8 Combat des blindés / Légion étrangère 1 Artillerie 11 Combat et technique du génie 8 Combat et technique du génie / Légion étrangère 2 Mouvement-ravitaillement 9 Défense NBC 1 Aéromobilité 2 Système d’information et de communications 10 Maintenance 16 Maintenance des Matériels Aéronautiques 3 Renseignement guerre électronique 7 Sécurité 7 Total 108 Les places non pourvues, y compris après épuisement de l’éventuelle liste complémentaire, pourront être reportées sur chacun des autres concours.
  11. https://www.opex360.com/2026/10/28/selon-un-rapport-la-flotte-de-vehicules-legers-de-la-gendarmerie-risque-de-se-heurter-a-un-mur-dobsolescence-en-2028/ Si le projet de loi de finances pour 2027 [PLF 27] est adopté, la Gendarmerie nationale pourra passer une commande de 23 hélicoptères H145 D3 auprès d’Airbus Helicopters pour environ 355 millions d’euros… et s’épargner ainsi une rupture temporaire de capacité, ses AS350 Écureuil étant arrivés au bout de leur potentiel. Cela étant, les budgets étant toujours trop justes, et comme l’avait rappelé un rapport du Sénat en juillet 2025, il se «produit un effet d’éviction en faveur des dépenses de personnels et de fonctionnement au détriment des dépenses d’investissement». D’où le retard pris dans le renouvellement des hélicoptères des Forces aériennes de la Gendarmerie nationale [FAG]… Mais pas seulement. En effet, et cela vaut aussi pour la Police nationale, la Gendarmerie peine à renouveler les véhicules qu’elle utilise au quotidien. C’est ce qu’avait expliqué le général Hubert Bonneau, son directeur général, lors d’une audition parlementaire, en octobre 2025. «Puisqu’il faut faire des choix, les équipements passent ordinairement au second plan dans le budget, mais la question va nous rattraper. La durée de vie d’un véhicule étant de huit ans, je dois renouveler le parc de la gendarmerie d’un huitième tous les ans, soit 3 750 véhicules. Or, l’âge moyen de ce parc est déjà de huit ans», avait-il dit. Difficulté supplémentaire, soulignée par le rapport du Sénat déjà cité : le «malus écologique» a compliqué le renouvellement du parc automobile de la Gendarmerie. «En raison de la nature, de la motorisation et du poids des véhicules utilisés, le coût de leur acquisition, déjà intrinsèquement élevé, est très fortement amplifié par l’effet du malus écologique, dont le montant peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros par véhicule», avait en effet relevé son auteur. «Or, l’utilisation de véhicules hybrides ou électriques pour les missions opérationnelles de ces unités ne constitue pas une option au regard des risques qui y seraient afférents [problèmes de recharge, poids et dimension des batteries empêchant de disposer de suffisamment de matériels, etc.]», avait-il ajouté. Si, lors de l’examen du PLF 26, un amendement avait été adopté à l’Assemblée nationale afin d’exempter les véhicules des forces de sécurité intérieure de ce malus écologique, il n’en demeure pas moins que l’état du parc automobile de la Gendarmerie se trouve dans un état préoccupant. Dans son avis sur les crédits de la Gendarmerie pour l’exercice 2027, la députée Anne-Laure Blin prévient que ce dernier risque de se heurter à un «mur» d’obsolescence à moyen terme. «En tant que force armée de couverture des territoires, la gendarmerie doit pouvoir compter sur un parc réactif et suffisant pour assurer ses missions. […]. Pour un parc total de 33 600 véhicules légers, le besoin annuel de renouvellement se situe ainsi autour de 3 750 unités. Or, ce volume de renouvellement n’a pas été atteint en 2023, 2024, 2026, et les années 2022 et 2025 n’ont pas compensé les déficits accumulés», a-t-elle constaté. Au cours des trois derniers exercices, la Gendarmerie n’a pu acquérir plus de 3 750 nouveaux véhicules qu’en 2025 [4 554 unités]. Mais, les années précédentes, elle a dû se contenter de 1 055 unités en 2023 et de 730 en 2024. Cette année, elle ne pourra acquérir que seulement 29 voitures. «L’ancienneté moyenne atteint 8,2 ans pour les véhicules légers et 7,8 ans pour les deux et trois roues. Elle continuera mécaniquement à augmenter en l’absence de renouvellement, suscitant des risques accrus de pannes, et des coûts croissants de maintenance», prévient Mme Blin. Et cela alors que «8 526 véhicules, soit près de 28 % du parc, dépassent d’ores et déjà les critères de réforme, fixés à une ancienneté de huit ans et un kilométrage de 200 000 kilomètres pour les véhicules légers». Pour l’exercice 2027, la Gendarmerie devra faire une croix sur l’achat de nouveaux véhicules. Le PLF «réitère une année blanche», souligne la députée. Et de conclure : «Certains véhicules commandés en 2025 continueront d’arriver jusqu’à la fin de l’année 2026 [2 315 livraisons restaient attendues à la mi 2026], ce qui masque encore l’effet de la pause. Mais en 2027, le flux de nouvelles livraisons se tarira et le parc risque de se heurter à un ‘mur’ en 2028».
  12. https://www.opex360.com/2026/10/29/le-cout-des-futurs-avions-de-patrouille-maritime-de-la-marine-nationale-a-deja-augmente-de-65/ Le coût des futurs avions de patrouille maritime de la Marine nationale a déjà augmenté de 65 % Véritable «couteau suisse» de l’Aéronautique navale, l’avion de patrouille maritime [PATMAR] Atlantique 2 est devenu encore plus performant depuis qu’il a été porté au standard 6. Seulement, cette modernisation ayant exclusivement porté sur son système de combat, avec, en particulier, l’intégration du radar à antenne active Searchmaster, cet appareil devra être retiré du service en 2040. D’ailleurs, les dix-huit exemplaires encore opérationnels souffrent de problèmes de disponibilité, imputables «à la corrosion et au vieillissement des cellules», a relevé le député Yannick Chenevard, dans son dernier avis budgétaire relatif au programme 178 «Préparation et emploi des forces – Marine». Le projet franco-allemand MAWS [Maritime Airborne Weapon Systems] ayant capoté, suite à la décision de Berlin de faire cavalier seul en se procurant des avions PATMAR américains P-8A Poseidon et des drones MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] MQ-9B SeaGuardian, la Direction générale de l’armement [DGA] a lancé le programme «PATMAR futur», pour lequel elle a retenu l’Airbus A321XLR aux dépens du Falcon 10X proposé par Dassault Aviation. Et cela parce que la Marine nationale avait dit souhaiter un avion disposant d’une grande capacité d’emport de munitions, comme le futur missile antinavire FMAN, et pouvant embarquer un second équipage pour les missions de longue durée. En outre, les difficultés rencontrées pour loger une «baie de calcul électronique» dans un avion à l’espace contraint, comme le Falcon ARCHANGE, dédié au renseignement électronique, a fini de convaincre la DGA de choisir l’A321XLR. Du moins, c’est ce qu’a laissé entendre le général Fabien Mandon, le chef d’état-major des armées [CEMA]. Seulement, le programme PATMAR ne se passe pas comme prévu. En septembre, Air & Cosmos a rapporté que le dossier de lancement en réalisation [DLR] n’allait pas être notifié à Airbus et à Thales cette année, contrairement à ce qui avait été annoncé. La cause ? Le coût serait trop élevé par rapport à l’enveloppe de près de 3 milliards d’euros prévue à cet effet. Ce que M. Chenevard a confirmé dans son avis budgétaire. «Le lancement en réalisation de ce programme, prévu fin 2026, semble compromis en raison de son coût jugé trop élevé», écrit-il. Selon les informations qui lui ont été communiquées, et alors que l’étude de levée de risques sur le plan technique s’est achevée avec succès, les «négociations commerciales auraient achoppé […] en raison des exigences financières d’Airbus, conséquence probable de ses déboires sur l’A400M, lesquelles ont considérablement rehaussé le coût du programme», avance le député. Cette hausse est loin d’être anecdotique puisque l’évaluation du coût du programme PATMAR est passée de 2,768 milliards d’euros à 4,574 milliards d’euros, selon les documents annexés au projet de loi de finances 2027. Soit une augmentation de 65 %, a souligné le rapporteur. Pour autant, comme l’a confirmé Catherine Vautrin, la ministre des Armées, lors d’une audition au Sénat, le 27 octobre, le dialogue entre la DGA et Airbus n’a pas été interrompu. «Il n’en reste pas moins que retarder ainsi le lancement en réalisation, c’est prendre le risque que l’instabilité décisionnelle, liée aux élections, ne repousse la décision au‑delà, voire abaisse ce programme dans la liste des priorités, retardant le remplacement d’une capacité essentielle, notamment pour la dissuasion», a cependant mis en garde M. Chenevard. Photo : Airbus Defence & Space
  13. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/69012-2/ Voici une nouvelle rassurante pour les 130 salariés d’Arquus à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). La direction de l’entreprise, spécialisée dans la maintenance des véhicules de l’armée de Terre, envisageait une mise au chômage partiel au moins pour les quatorze premières semaines de 2027 sur le site nazairien. En cause, une estimation de 12 000 heures d’activité en moins, si les commandes ne se concrétisaient pas, a expliqué la direction du groupe John Cockerill. Voir mon post du 22 septembre. Une bonne nouvelle a été annoncée le mercredi 28 octobre: Arquus a abandonné ce projet. Cette projection est donc désormais levée pour l’ensemble de l’année. Pourquoi ce changement de projection, moins de deux mois après l’évocation du plan chômage partiel ? De nouvelles activités prototypes ont été validées. Une information que la direction du groupe John Cockerill, qui a racheté Arquus en 2024, confirme. De quoi permettre à l’ensemble des salariés du site de Saint-Nazaire de travailler, et même d’embaucher quelques intérimaires, selon CFE-CGC, qui reste cependant vigilant. L’article paru sur Ouest-France.fr est à lire ici.
  14. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/une-nouvelle-traite-encore-plus-dafricains-recrutes-comme-chair-a-canons-par-moscou/ Une nouvelle « traite »: encore plus d’Africains recrutés comme chair à canons par Moscou La Russie accueille depuis mercredi et jusqu’à ce jeudi soir, une vingtaine de dirigeants africains pour un sommet visant à renforcer ses liens avec un continent que le Kremlin présente comme un « allié naturel ». A l’occasion de ce troisième sommet Russie-Afrique, les délégations de 48 pays africains se déplaceront à Moscou, parmi lesquelles 22 seront dirigées par leurs chefs d’Etat, selon le Kremlin. Les relations entre la Russie et l’Afrique sont toutefois assombries par des révélations multiples et répétées sur des Africains enrôlés de force par Moscou pour combattre sur le front ukrainien. Plusieurs pays africains, dont le Nigeria, le Kenya ou l’Afrique du Sud, se sont alarmés publiquement du sort de leurs ressortissants recrutés par Moscou. « Enrôlez-vous » Dans une lettre ouverte aux chefs d’Etat et responsables africains participant au sommet à Moscou, publiée mardi, l’ONG Amnesty International a appelé les dirigeants africains à saisir « l’occasion offerte » par ce sommet pour « réclamer la fin de la traite visant à intégrer des Africains à l’armée russe ». Dans une synthèse diffusée le 10 septembre 2026, intitulée Russie. Des personnes étrangères soumises à la traite pour combattre en Ukraine, Amnesty International avait déjà expliqué que les autorités russes recrutent dans des pays d’Afrique par des moyens trompeurs, coercitifs, et en exploitant les difficultés économiques – ce qui relève dans de nombreux cas de la traite des êtres humains – dans le but d’attirer ces personnes dans des combats militaires dévastateurs, loin de chez elles, et souvent dans des circonstances ne leur laissant pas – ou rarement – d’autre choix que se battre. Selon Bloomberg qui cite un rapport du renseignement ukrainien, malgré des avertissements et des dénonciations, la Russie poursuit son recrutement dans certains des pays les plus pauvres d’Afrique afin de compenser les lourdes pertes et les pénuries de personnel en Ukraine. Le recrutement a même connu une forte augmentation au Burundi (699 recrues cette année, contre 30 en 2025) et au Zimbabwe (530, contre 65), ainsi que des augmentations signalées en Sierra Leone, au Soudan, au Cameroun et en République démocratique du Congo. Ce changement intervient malgré des avertissements et des objections de plusieurs gouvernements africains concernant les pratiques de recrutement, notamment les fausses promesses d’emplois civils. L’Ukraine affirme avoir identifié 45 959 étrangers de 151 pays qui ont signé des contrats militaires avec la Russie, dont 5 451 Africains.
  15. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/recu-sergent-sur-le-champ-de-tir-du-11e-rama-avec-des-jeunes-volontaires-du-nouveau-service-militaire/ Il y a deux semaines, ils étaient intérimaire en usine, titulaire d’un BTS ou plombier. Aujourd’hui, ils répondent « Reçu, Sergent » aux ordres des gradés, s’entraînent au tir et au combat et s’imaginent une carrière dans l’Armée… Au camp militaire de la Lande d’Ouée, à Saint-Aubin-du-Cormier (Ille-et-Vilaine), 38 jeunes volontaires du 11e Régiment d’artillerie de marine ont entamé, il y a deux semaines, leur service militaire de dix mois. Photo MATHIEU PATTIER / OUEST FRANCE Arrivés le 6 octobre, au camp de la Lande d’Ouée à Saint-Aubin-du-Cormier en Ille-et-Vilaine, ces trente-deux hommes et six femmes, âgés de 18 à 23 ans, font partie des 3 000 appelés qui, depuis septembre et d’ici novembre, auront intégré le nouveau service militaire volontaire, annoncé en novembre 2025 par Emmanuel Macron. Un mois de formation militaire initiale, puis neuf mois en unité. Ils seront 10 000 en 2030. Le bon reportage de ma consoeur Carine Janin est à lire ici.
  16. Bravo TONIO16, vous n'avez pas oublié de passer par la rubrique PRESENTATION des M. BTX
  17. Bravo, vous n'avez pas oublié de passer par la rubrique PRESENTATION des M. BTX
  18. ALIOU La mansuétude a comme toute qualité humaine ses limites. Vous les avez largement dépassées. A Dieu ! BTX
  19. Rien ne vous l'interdit en effet. Mais le recruteur au CIRFA risque de tousser en regard de votre niveau académique et vous pousser vers l'ENSOA DS "combat des blindés". Domaine de spécialités qui vous ouvre les portes du 1er RHP, du RICM, du 4e RCh etc. tout aussi enthousiasmant que le 2e RH. BTX
  20. https://www.opex360.com/2026/10/28/surprise-en-suisse-le-choix-dun-second-systeme-de-defense-aerienne-se-fera-entre-le-samp-t-ng-et-le-barak-mx-israelien/ Après l’affaire des F-35A, les retards ainsi que les surcoûts des systèmes de défense aérienne Patriot ou encore les problèmes des drones MALE Hermes 900, le département suisse de la Défense, de la Protection de la population et des sports [DDPS] n’a «plus le droit à l’erreur», a récemment laissé entendre son chef, Martin Pfister, lors d’un entretien donné au site d’information Watson. Le message a été reçu cinq sur cinq par l’Office fédéral de l’armement [Armasuisse], à en croire les propos tenus par Urs Loher, son directeur, auprès du quotidien Neue Zürcher Zeitung, ce 28 octobre. Ainsi, à l’avenir, il ne sera plus question, dans la mesure du possible, de recourir à la procédure dite «Foreign Military Sales» [FMS], mise en place par les États-Unis pour faciliter les achats d’équipements militaires auprès de leurs industriels. «C’est l’un des principaux enseignements de l’achat des F-35», a affirmé M. Loher. Mais ce pourrait être aussi celui de la commande des cinq systèmes Patriot, confirmée en 2022 pour 2,3 milliards de francs suisses [CHF]. La procédure FMS offre pourtant des avantages appréciables. «On délègue la gestion du projet au gouvernement américain et l’on s’épargne de longues négociations avec les industriels. Cela ressemble à une formule tout compris mais, dans notre cas, ce système a révélé des pièges considérables», a expliqué le directeur d’Armasuisse. Ainsi, «en cas de conflit sur la question du prétendu prix fixe, il n’existe tout simplement pas de juridiction compétente» et «lorsque le gouvernement américain modifie ses priorités et redirige des livraisons, nous ne disposons d’aucun moyen juridique pour nous y opposer», a-t-il ajouté, avant de souligner que ce dispositif ne prévoit pas de pénalités quand les équipements commandés sont livrés en retard. Or, s’agissant des systèmes Patriot, Washington ayant revu ses priorités, la Suisse ne devrait pas recevoir les siens d’ici cinq ou sept ans. Et le tout avec d’importants surcoûts. «La nouvelle hiérarchisation des priorités à Washington signifie que l’Allemagne recevra les unités qui nous étaient destinées. Pour le moment, nous repartons les mains vides, mais nous récupérerons au moins une partie des acomptes déjà versés», a dit M. Loher, avant d’estimer qu’il serait préférable, à l’avenir, de négocier directement avec les industriels. Et donc de se passer de la médiation des autorités américaines. Quoi qu’il en soit, pour éviter une rupture temporaire de capacité, la Suisse a lancé une procédure pour se procurer un autre modèle de système de défense aérienne. En mai, dans le cadre du programme Bodluv GR2, Armasuisse a ainsi sollicité cinq industriels, à savoir Diehl Defence [IRIS-T SLX], Hanwha Aerospace [L-SAM], Rafael [David’s Sling ou Fronde de David], Israel Aerospace Industries [Barak MX] et le consortium franco-italien Eurosam pour le SAMP/T NG… qui avait été écarté au profit du Patriot. En septembre, Diehl Defence ayant été rapidement écarté, la presse suisse a rapporté que le choix se ferait très probablement entre le SAMP/T NG et le L-SAM sud-coréen car les chances des deux industriels israéliens en lice paraissaient minces pour des considérations politiques, voire industrielles. L’entreprise retenue «devra, dans la mesure du possible, produire à moyen terme en Suisse ou en Europe les missiles et les systèmes de conduite, ou tout au moins leurs composants critiques», avait en effet précisé le DDPS, au moment d’émettre sa demande d’informations. Mais le duel attendu n’aura pas lieu. En effet, et c’est une surprise, le Conseil fédéral a annoncé que le choix de ce second système de défense aérienne se ferait entre le SAMP/T NG et le Barak MX. «Après avoir évalué les offres […], le Conseil fédéral a décidé, au vu des aspects techniques, militaires, de politique d’armement et de politique de sécurité, de restreindre la sélection aux deux systèmes Barak MX [Israël] et SAMP/T NG [France]», a-t-il fait savoir, via un communiqué diffusé ce 28 octobre. En outre, il a par ailleurs chargé le DDPS, en lien avec le département fédéral des Affaires étrangères, le département fédéral de Justice et de Police, le département fédéral de l’Économie, de la Formation et de la Recherche et le département fédéral des Finances, de «prendre également en compte des aspects de politique étrangère et de politique économique». Quant à l’achat des cinq systèmes Patriot, et alors que M. Loher a laissé entendre que son annulation n’était pas totalement exclue, il sera maintenu. «Abandonner l’acquisition du Patriot sans système de remplacement n’est pas une option dans la situation actuelle», a fait valoir le Conseil fédéral. Et de rappeler qu’il a mandaté, en juin dernier, le DDPS pour «poursuivre le projet en tentant de limiter autant que possible les retards et les surcoûts». Photo : SAMP/T – EMA
  21. https://www.opex360.com/2026/10/27/le-drone-de-combat-qui-accompagnera-le-rafale-f5-ne-sera-peut-etre-pas-de-conception-francaise/ En octobre 2024, conformément à la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30, le ministère des Armées annonça le développement d’un drone de combat furtif [UCAV] censé accompagner le Rafale porté au standard F5. Il «contribuera à la supériorité technologique et opérationnelle des ailes françaises à partir de 2033», s’était alors félicité Éric Trappier, le PDG de Dassault Aviation. Cet UCAV devait bénéficier des acquis du programme nEUROn, lequel s’était concrétisé par le premier démonstrateur technologique européen de drone de combat. «Adapté au combat collaboratif, il incorporera des technologies de furtivité, de contrôle autonome [avec l’humain dans la boucle], d’emport en soute, etc.», avait expliqué Dassault Aviation. Cependant, l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] s’intéresse également aux drones de combat collaboratif [CCA], qui n’entrent pas dans la même catégorie que cet UCAV appelé à «compléter» le Rafale F5. «Les CCA sont une petite révolution pour nous, mais ils existent déjà aux États-Unis, en Chine et en Australie. L’idée est d’avoir des plateformes collaboratives, des drones un peu plus importants que ceux que nous connaissons actuellement, afin de créer la brèche dans les défenses aériennes ennemies. Ils auront au moins un certain niveau de furtivité, de l’armement, et seront surtout réutilisables, sans pour autant coûter le prix d’un avion de chasse», avait en effet expliqué le général Jérôme Bellanger, le chef d’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace [CEMAAE], lors d’une audition parlementaire. S’agissant de l’UCAV dérivé du nEUROn, il «incarnera le très haut du spectre des CCA», avait-il précisé. Cela étant, au 1er juillet dernier, Dassault Aviation attendait toujours un contrat pour développer cet UCAV. «Une petite déception est que nous n’avons pas encore lancé de drone de combat. Cela ne veut pas dire que nous n’y travaillons pas, mais les contraintes budgétaires, les évolutions… Pour nous, le drone de combat est complémentaire de l’avion de combat», avait confié M. Trappier, lors d’une audition sur l’avenir de l’aviation de combat, au Sénat. Et, parmi les premiers contrats notifiés au cours de l’été par la Direction générale de l’armement [DGA] dans le cadre du développement du Rafale F5, aucun n’a concerné cet UCAV. Or, quelques semaines plus tôt, la DGA avait émis une demande d’informations à l’intention de l’industrie en vue de préparer l’acquisition éventuelle de CCA, ces derniers étant susceptibles d’être utilisés pour des missions air-air, air-sol et air-surface ainsi que pour des opérations de reconnaissance/ciblage, de guerre électronique et de destruction des défenses aériennes ennemies [SEAD]. Au cours d’une audition au Sénat, dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances 2027, la ministre des Armées, Catherine Vautrin, a parlé de l’UCAV au passé. «En ce qui concerne le projet UCAV, dont l’objet était de développer un drone de combat furtif accompagnateur du Rafale F5, issu des travaux du nEUROn, les retours d’expérience des conflits actuels nous ont conduits à explorer l’ensemble des concepts de drones candidats à cet accompagnement», a déclaré Mme Vautrin. «Il y a une demande d’informations internationale qui a été publiée par la DGA en 2026, ce qui nous a permis de recueillir des réponses industrielles cet été. On est en train de procéder à une étude pour préciser les apports opérationnels et les scénarios d’emploi afin de travailler sur une phase d’expérimentation impliquant un chasseur et un CCA en 2028», a-t-elle ajouté, en faisant manifestement allusion au projet HypAIRion de l’AAE. Faut-il en déduire que le projet d’UCAV a été abandonné au profit de l’acquisition de CCA, qu’aucun industriel français ne propose pour le moment ? La ministre n’a rien dit de plus sur ce sujet. Actuellement, les principaux CCA sont de conception américaine, comme le Vectis de Lockheed Martin, le YFQ-48 Talon Blue de Northrop Grumman, le MQ-28A Ghost Bat de Boeing, le YFQ-42 de General Atomics, le YFQ-44 Fury d’Anduril ou encore le XQ-58A Valkyrie de Kratos [lequel a fait l’objet d’un partenariat avec Airbus Defence & Space]. En Europe, Helsing a développé le CA-1 Europa, en espérant, justement, séduire l’armée de l’Air & de l’Espace.
  22. NAPOLITAIN, Vous seriez étonné du profil de certain(e)s candidat(e)s. Le profil ne fait pas tout quand on connaît le niveau des "Sciences Po". Mieux vaut être ingénieur et avoir du monde du travail une expérience serait-elle minime, plutôt qu'être un boutonneux pubère poussé par ses parents et l'oncle officier à la retraite et valétudinaire. N'hésitez pas ! Que risquez-vous ? BTX
  23. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/dex-ravitailleurs-kc-10-de-lus-air-force-seront-probablement-cedes-a-un-pays-dafrique-du-nord/ Un KC-10 Extender sur la base d’Eielson, en Alaska, en juin 2018 (U.S. Air Force photo by Tech. Sgt. James Hodgman). Des ravitailleurs KC-10 livrés par les Etats-Unis à un pays d’Afrique du Nord (on pense bien sûr au Maroc et à l’Egypte)? Selon une RFI (request for information), l’armée de l’Air américaine (USAF) étudie bien la possibilité de remettre en service quatre ravitailleurs KC-10 Extender pour un « pays partenaire » en Afrique du Nord. L’objectif de cette demande d’informations est d’identifier « les prestataires industriels potentiels possédant les capacités, l’expertise et les installations nécessaires pour assurer la remise en état de ces avions, pour obtenir l’autorisation de vol, pour effectuer la remise en service en atelier, ainsi que le convoyage international, le soutien logistique du contractant sur place et la formation à l’exploitation et à la maintenance de quatre avions KC-10 Extender au maximum ». Ces avions seront « transférés via le programme de cession de matériel de défense excédentaire (EDA) à un pays partenaire d’Afrique du Nord. » Les réponses sont attendues pour le 28 octobre 2026. Le KC-10 Extender est entré en service dans l’US Air Force en 1981; 60 exemplaires ont été construits par McDonnell Douglas. Une dizaine d’entre eux ont déjà été achetés par la société Omega Aerial Refuelling Services.
  24. Avec L’Encyclopédie mondiale des sous-marins militaires, en deux volumes, Jean Dessoly retrace l’histoire mondiale des sous-marins militaires, de leurs origines aux bâtiments contemporains. L’auteur propose une exploration approfondie de l’une des plus grandes aventures scientifiques, technologiques et militaires de l’histoire. En deux volumes totalisant 1 219 pages, cette encyclopédie préfacée par un ancien patron des forces sous-marines et de la Force océanique stratégique (FOST), le vice-amiral d’escadre (2S) Louis-Michel Guillaume, retrace l’évolution des sous-marins depuis les premières expérimentations jusqu’aux bâtiments militaires modernes. Elle rassemble des milliers d’informations historiques et techniques, accompagnées de plus de 2 000 photographies, illustrations, plans et profils. L’ouvrage ne se limite pas aux sous-marins les plus célèbres. Il explore également les prototypes oubliés, les innovations déterminantes et les nombreuses classes développées par les marines du monde entier. Cette somme historique et technique est actuellement disponible en précommande au prix de 96 € les deux tomes, pour une livraison prévue début novembre 2026. Pour commander l’ouvrage, c’est ici L’encyclopédie mondiale des sous-marins militaires (en 2 tomes: tome 1 : 665 pages, tome 2 : 554 pages ). Pour en savoir plus, on peut aller sur le site de l’auteur : www.sous-marins.fr
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  25. https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/10/le-general-gout-rejoint-airbus.html Le général de corps d’armée (2S) Frédéric Gout occupe désormais les fonctions de conseiller défense auprès de Mathieu Louvot, directeur général d’Airbus Helicopters à Marignane (Bouches-du-Rhône). En 40 ans de carrière, ce Troyen de 59 ans a consacré une grande partie de son parcours à l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT), qu'il a choisie à sa sortie de Saint-Cyr (promotion « Général Delestraint », 1988-1991). Il a notamment commandé le 5ᵉ régiment d'hélicoptères de combat (5ᵉ RHC) à Pau (Pyrénées-Atlantiques). Au-delà de sa spécialité d'aviateur, le général Gout a servi dans la diplomatie et les relations internationales, puis dans le domaine interministériel en tant que responsable des relations parlementaires au sein de l’état-major des Armées (EMA). Plus récemment, il dirigeait la Direction des ressources humaines de l’armée de Terre (DRHAT), supervisant 15 000 recrutements annuels et 22 écoles. Photo : le général Gout en 2025 au Centre national des sports de la Défense (CNSD) devenu l'Académie militaire des sports de la Défense (AMSD) en mars 2026 ©Armées

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