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  1. https://theatrum-belli.com/in-memoriam-lieutenant-colonel-pierre-jeanpierre-1er-rep-tue-le-29-mai-1958/ Engagé au 131e régiment d’infanterie comme homme du rang, il prépare et réussit le concours d’officier et est nommé sous-lieutenant en 1937 au 1er régiment étranger (Légion étrangère), puis lieutenant en octobre 1938. En 1939, il est au Levant avec le 6e régiment étranger. Après la campagne de Syrie-Liban, il refuse de rejoindre les rangs des FFL et retourne dans les rangs de la Légion étrangère à Marseille. De là, il gagne la Résistance (réseau Vengeance du mouvement « Ceux de la Libération ») sous le nom de Jardin, lors de l’invasion de la zone libre. En 1944, il est fait prisonnier et interné au camp de Mauthausen. Souffrant d’une pleurésie, affaibli et amaigri, il est libéré par les Alliés en mai 1945. À la fin de la guerre, il se porte volontaire pour servir au sein des unités parachutistes de la Légion. Le chef de bataillon Pierre Segrétain, formant en Algérie, le 1er BEP, se souvient d’un officier qu’il a connu au Levant, le capitaine Jeanpierre, et lui demande d’être son adjoint. Sous les ordres de Segrétain, le BEP et Jeanpierre rejoignent l’Indochine en 1948. En 1950, lors de l’évacuation de Cao Bằng par la RC4, sous les ordres du colonel Lepage, le 1er BEP saute sur That Khé le 17 septembre 1950 pour renforcer la colonne Charton, partie de Lạng Sơn. Les légionnaires sont poursuivis par 30 000 soldats de Giap. Les rares survivants de la nuit de fusillade à Coc-Xa retrouvent ceux de la colonne Charton. Alors que le commandant Segrétain est grièvement blessé, que le bataillon est décimé, Jeanpierre décide de rejoindre That Khé. Il franchit les lignes d’embuscades Vietminh, emmenant une dizaine de légionnaires, avec des éléments du 3e Tabor marocain commandés par le sous-lieutenant Beucler. Rapatrié en Algérie, il repart pour l’Indochine en 1954 après la chute du camp retranché de Diên Biên Phu. Il prend alors le commandement du 1er bataillon étranger de parachutistes. Lorsque cette unité prend l’appellation de « régiment », il cède sa place au colonel Brothier, à qui il succédera en 1957, au retour de l’expédition de Suez. Sous son commandement, le régiment livre la bataille d’Alger. Il fut blessé par des éclats de grenade lancée par Yacef Saadi, chef de la Zone autonome d’Alger, peu avant son arrestation. Il enchaîne les succès dans la bataille des Frontières face aux combattants de l’ALN. Dans l’après-midi du 29 mai 1958, dans la région de Guelma, alors que le 1er REP accroche une katiba de l’ALN sur les pentes du djebel Mermera, l’hélicoptère Alouette II depuis lequel il commande son régiment est abattu ; son indicatif radio étant « Soleil », le transmetteur annonce à la radio la terrible sentence : « Soleil est mort ». Le régiment est frappé de stupeur. Le 31 mai, un suprême hommage lui est rendu à Guelma puis des obsèques religieuses sont célébrées en la cathédrale de Nevers. Le colonel Pierre-Paul Jeanpierre repose désormais au « carré Légion » du cimetière de Puyloubier. Ce chef de guerre, vétéran de plusieurs conflits, était craint en raison de sa dureté et de son exigence au combat, fidèle à l’article 6 du code du légionnaire : « La mission est sacrée, tu l’exécutes jusqu’au bout et s’il le faut, en opérations, au péril de ta vie ». Il était admiré de ses hommes. Son portrait est exposé parmi ceux des plus prestigieux officiers de la Légion dans la salle honneur du musée de la Légion étrangère à Camp Major à Aubagne.
  2. Le Centre militaire de formation professionnelle (CMFP) est un établissement de l’armée française dédié à la reconversion des militaires vers la vie civile. Installé à Fontenay-le-Comte, en Vendée, depuis 1958, il est consacré à la transition professionnelle des militaires et fait partie intégrante de Défense mobilité depuis le 1er janvier 2011. Le centre est implanté à la caserne du Chaffault, à Fontenay-le-Comte, depuis le 1er février 1958. Il est l’héritier de trois structures — le CMFP 1 d’Alençon, le CMFP 2 de Fontenay-le-Comte et le CMFP 3 de Rivesaltes — créées à l’issue de la guerre d’Algérie. Ces centres avaient pour vocation d’accueillir et de former, dans le cadre des accords de Constantine, les militaires français musulmans d’Algérie. Le CMFP de Fontenay-le-Comte est aujourd’hui le gardien des traditions du 137e régiment d’infanterie de ligne. Le centre accueille des militaires sous contrat des trois armées, de la gendarmerie et des directions ou services, dont le métier militaire n’a pas d’équivalent dans le civil. Il s’adresse principalement aux militaires contractuels peu ou pas qualifiés, ou quittant l’institution sans acquis transposables. Le CMFP a pour but d’adapter aux attentes des entreprises les compétences développées par les militaires durant leur première vie professionnelle, de leur permettre d’apprendre un nouveau métier et d’accéder à un emploi dans les plus brefs délais, et d’accompagner, dans leur parcours de reconstruction, les soldats blessés. Offre de formation Le centre offre une centaine de stages par an dans neuf secteurs professionnels considérés comme porteurs d’emplois : aéronautique, bâtiment, génie climatique, industrie, mécanique, réseaux, sécurité, tertiaire et services à la personne, transport et logistique. Ces secteurs regroupent 47 métiers. Près de 50 métiers sont accessibles, avec ou sans prérequis. D’une durée de six semaines à onze mois selon les formations, l’enseignement alterne théorie et pratique en ateliers avec une immersion en entreprise de plusieurs semaines. La formation est sanctionnée par un titre professionnel de niveau 3 à 5, soit du CAP au BAC+2, délivré par un jury d’artisans et de professionnels issus de la branche concernée. Le plateau de formation du centre est réparti sur quinze hectares. Le parcours du candidat débute généralement par un bilan d’orientation. Le militaire est orienté vers le métier de son choix grâce à un bilan d’orientation d’une semaine, et une remise à niveau scolaire de huit semaines est dispensée si nécessaire, avant ou pendant la formation. Les stages sont dispensés par des prestataires civils. Accompagnement vers l’emploi Le centre complète la formation par plusieurs dispositifs d’aide au placement. Le soutien comprend un Espace Recherche Emploi (ERE), où les stagiaires mettent en pratique leurs nouvelles connaissances, et une cellule relation entreprises chargée de faire connaître auprès des employeurs la qualité des formations dispensées. S’y ajoute l’action de la Plateforme d’assistance Clients (PAC), chargée de diffuser à l’ensemble de la chaîne de Défense mobilité les offres d’emploi recueillies. En matière d’hébergement, l’hébergement au CMFP est entièrement gratuit, y compris lorsque le congé du stagiaire ne couvre pas la durée totale de la formation, et même après le retour à la vie civile. En 2020, le taux de réussite au titre professionnel a atteint 99 %, et le taux de retour à l’emploi au bout de six mois s’est établi à 85 %. Le CMFP dispose d’un site secondaire dans le Var. Le centre a développé une section de formation professionnelle (SFP) à Saint-Mandrier au profit des militaires du Sud-Est de la France. Cette antenne propose depuis 2016 des ateliers de bilan d’orientation et une formation « Soudeur Assembleur industriel », ainsi qu’une formation de gestionnaire de paie. En 2020, l’antenne s’est dotée d’un nouvel atelier de techniques de recherche d’emploi (ATRE). Au-delà de sa vocation de formation, le centre exerce des fonctions territoriales. Seule unité militaire de Vendée et gardienne du drapeau du 137e régiment d’infanterie, le CMFP héberge l’un des deux sites de journée défense et citoyenneté (JDC) du département. Le chef de corps assure les fonctions de délégué militaire départemental (DMD) de la Vendée ainsi que celle de commandant d’armes de la garnison de Fontenay-le-Comte. Soucieux de contribuer à l’économie locale, le centre propose par ailleurs des places dans ses stages aux Vendéens inscrits au Pôle Emploi de Fontenay-le-Comte, dans le cadre du SPEP. https://theatrum-belli.com/focus-sur-le-centre-militaire-de-formation-professionnelle/
  3. Le 27 mai 1995, les militaires du 3e Rima de Vannes (Morbihan) ont été piégés par des Serbes sur le pont de Vrbanja à Sarajevo. Benjamin Poincenet, ancien membre du régiment vannetais, a recueilli des témoignages pour en faire un documentaire. Lors d’une projection en avant-première, dans les locaux du Rima la semaine dernière, des survivants ont partagé leurs souvenirs. Ma consoeur Isabelle Jégouzo a rencontré les marsouins qui ont vécu ces épreuves alors qu’ils étaient déployés sous le casque bleu. Son sujet est paru dans l’édition de Vannes de mercredi. Mais son sujet est à lire sur oues-france.fr: « Trente-et-un ans plus tard, ces militaires du 3e Rima de Vannes racontent l’enfer de Sarajevo ». https://lignesdedefense.ouest-france.fr/quand-les-marsouins-du-3e-rima-de-vannes-racontent-lenfer-de-sarajevo/
  4. Bienvenue Et bonne chance pour la suite. BTX
  5. https://www.revueconflits.com/le-deminage-naval-entre-dans-lere-des-drones/ par Revue Conflits avec AFP La mine navale, arme asymétrique par excellence, voit sa domination contestée par une nouvelle génération de drones navals capables de détecter et neutraliser les engins explosifs sans exposer aucun être humain. La chaîne opérationnelle robotisée — vaisseau-mère, drones de surface, sonars autonomes, drones de neutralisation — change radicalement le rapport coût-efficacité du déminage et réduit l’avantage traditionnel du poseur de mines. Dans un contexte de tensions en mer Rouge et d’Ormuz, où l’Iran dispose de plusieurs milliers de mines stockées, cette technologie répond à une menace concrète et immédiate. La mine navale est l’une des armes les plus anciennes et les plus redoutées de la guerre maritime. Peu coûteuse à fabriquer, facile à déployer, elle peut paralyser un détroit stratégique, bloquer un port commercial ou interdire l’accès à une zone côtière pendant des mois. Quelques dizaines de mines suffisent à rendre inopérante une flotte entière. La contre-mesure a longtemps reposé sur des plongeurs démineurs et des chasseurs de mines conventionnels. Des navires lents, vulnérables, qui exposaient leurs équipages aux mêmes dangers que les engins qu’ils cherchaient à neutraliser. Cette logique est en train de basculer. Le déminage à distance — Infographie AFP. Sources : marines néerlandaise, belge, française et britannique ; Exail, Thales, Saab, Raytheon. Une chaîne opérationnelle entièrement robotisée L’infographie de l’AFP, réalisée à partir des données des marines néerlandaise, belge, française et britannique ainsi que des industriels Exail, Thales, Saab et Raytheon, décrit une chaîne opérationnelle en quatre temps qui illustre la révolution en cours. Tout commence par le vaisseau-mère, qui reste hors de la zone de danger et lance depuis sa position sécurisée un système de drones coordonnés. C’est le principe fondateur de ce nouveau déminage : aucun être humain n’entre dans la zone minée. L’opérateur reste à bord, à l’abri, et commande à distance l’ensemble de la séquence. Le premier étage de détection mobilise deux types de capteurs complémentaires. En surface, un drone hélicoptère balaie la zone au laser et au radar pour détecter les mines proches de la surface — les plus dangereuses pour les navires de surface. Simultanément, un détecteur sonar remorqué ou autonome, lancé depuis un drone de surface naval (DSN), scrute les fonds pour identifier les mines posées sur le sédiment ou ancrées en profondeur. Ces sonars à haute résolution peuvent cartographier des dizaines de kilomètres carrés de fonds marins en quelques heures, là où des plongeurs mettraient des semaines. Le deuxième étage est la neutralisation proprement dite. Un drone de neutralisation, petit engin sous-marin téléopéré, lancé lui aussi depuis un DSN, s’approche de la mine identifiée et dépose à son contact une charge explosive. La détonation est ensuite déclenchée à distance, sous confirmation de l’opérateur humain. Cette validation finale est essentielle : elle maintient le contrôle humain dans la boucle de décision létale, conformément aux exigences du droit des conflits armés. Le troisième étage, particulièrement ingénieux, est le dragage actif. Le drone dragueur de mines imite les signatures acoustiques et magnétiques d’un navire commercial, les mêmes signaux qui déclencheraient l’explosion d’une mine à influence, pour faire sauter les engins piégés sans qu’aucun navire réel ne les survole. C’est une version robotisée et sans risque humain d’une technique de dragage vieille de plusieurs décennies. Lire aussi : La mine navale, arme asymétrique par excellence Un changement de paradigme stratégique Ce système représente bien plus qu’une amélioration technique du déminage conventionnel. Il change la nature même de l’opération. La mine navale tirait sa redoutable efficacité, en partie, de son coût asymétrique : poser une mine coûte quelques milliers d’euros, neutraliser une mine coûtait jusqu’à présent des centaines de milliers d’euros en équipements et en temps de personnel hautement qualifié, sans compter le risque humain. La robotisation réduit drastiquement ce déséquilibre. Un drone de neutralisation coûte certes cher à l’unité, mais il est réutilisable, il opère vingt-quatre heures sur vingt-quatre et il peut être produit en série. L’autre changement est la vitesse. Un chasseur de mines conventionnel peut traiter quelques kilomètres carrés par jour dans les meilleures conditions. Un système de drones coordonnés multiplie cette cadence par un facteur considérable, grâce à la capacité de déploiement simultané de plusieurs engins et à la continuité des opérations sans contrainte d’endurance humaine. Lire aussi : La révolution des drones navals La pertinence opérationnelle en 2026 Cette technologie n’est pas théorique. Elle répond à des menaces concrètes et actuelles. Les tensions en mer Rouge, le contexte d’Ormuz où l’Iran dispose de plusieurs milliers de mines navales stockées et d’une doctrine établie de guerre des mines, les exercices répétés de la marine iranienne dans le détroit, tout cela donne à ce type de système une pertinence opérationnelle immédiate. La France, avec Exail et Thales, est l’un des leaders mondiaux de cette filière. Le système SLAM-F (Système de Lutte Anti-Mines du Futur) développé en coopération avec la Belgique et les Pays-Bas, intègre précisément l’architecture décrite dans cette infographie. Il équipera les marines des trois pays d’ici à la fin de la décennie. La mine navale restera une arme redoutable. Mais elle ne sera plus, comme elle l’a été pendant un siècle, une arme quasi impunie. Le drone lui a trouvé son adversaire à sa mesure. Lire aussi : Iran, Ormuz et la guerre des mines Source infographie : AFP, 23 avril 2026. Marines néerlandaise, belge, française et britannique ; Exail, Thales, Saab, Raytheon.
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  6. Bienvenue Votre intrusion dans le forum débutait bien............sauf que, comme dirait Le Grain mon binôme, on a dû déplacer vos posts dans la rubrique PRESENTATION des MEMBRES. Y a un début à tout ! Ne changez rien , des experts de retour de la plage vous répondront. BTX
  7. https://theatrum-belli.com/28-mai-1940-les-legionnaires-de-la-13e-dbmle-debarquent-a-narvik/ La Légion, pour remplir cette mission de sacrifice, totalise 150 tués et blessés, mais elle a donné à la France, au-delà du cercle polaire, sa seule victoire de la triste année 1940.
  8. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/dissuasion-avancee-la-norvege-pourra-etre-associee-aux-exercices-de-dissuasion-nucleaire-francaise/ Dissuasion avancée : la Norvège pourra être associée aux exercices de dissuasion nucléaire français La signature de l’Accord de Narvik (photo Christian Liewig / Office of the Prime Minister of Norway) Le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre a confirmé mercredi qu’Oslo souhaite être associé à la « dissuasion nucléaire avancée » proposée par la France à ses alliés européens avec « des partenaires comme la Pologne, le Royaume-Uni, l’Allemagne et des partenaires nordiques ». Pour lire le communiqué des Norvégiens, c’est ici. Le Norvégien a rappelé que « la France ouvre maintenant un dialogue avec ses proches alliés sur la manière dont ses armes nucléaires peuvent également contribuer à la sécurité et à la dissuasion européennes contre les menaces militaires ». Emmanuel Macron a actualisé dans un discours majeur prononcé le 3 mars sur la base stratégique de l’Ile-Longue, près de Brest, la doctrine de dissuasion nucléaire française. Alors que la France est le seul pays européen doté de l’arme atomique avec le Royaume-Uni, il a défini une « dissuasion avancée », associant d’autres Etats européens volontaires, mais « sans aucun partage de la décision ultime ». Huit pays avaient été d’emblée associés à cette nouvelle doctrine: le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark. La Norvège, membre de l’Otan mais pas de l’Union européenne, s’était dans un premier temps dite prête à en discuter avec Paris. La Finlande, les pays baltes et la Roumanie ont également témoigné de leur intérêt. « Il ne s’agit pas d’un parapluie nucléaire mais bien d’une coordination », a commenté sur X la spécialiste de l’Ifri Héloïse Fayet. Effectivement, on est loin d’une européanisation de la force nucléaire française! Gardons à l’esprit ce qu’est cette « dissuasion avancée »: elle permet d’associer des partenaires européens aux exercices de dissuasion française et elle permet à Paris de réaliser des « déploiements de circonstance » de moyens stratégiques français chez les alliés. Ces pays accueilleraient par exemple des « forces aériennes stratégiques » de l’armée de l’air française, qui pourraient ainsi « se disséminer dans la profondeur du continent européen ». Autre point d’importance: il n’y aura aucun partage de la France concernant la décision ultime de recourir à l’arme nucléaire, ni dans sa planification, ni dans sa mise en œuvre. « La dissuasion doit demeurer un intangible français », avait déclaré le président Macron à Brest. Accord de Narvik Le nom de cet accord signé mercredi renvoie à l’alliance historique entre la Norvège et la France qui, à travers un effort commun, avait permis d’assurer la première victoire des Alliés au tout début de la Seconde Guerre mondiale. Cet accord prévoit une coopération plus étroite sur la guerre hybride, la sécurité maritime, la coopération spatiale, la cybersécurité, le soutien à l’Ukraine et la coopération dans le domaine de l’industrie de la défense. Selon le communiqué norvégien, « l’accord de Narvik marque un tournant dans notre collaboration. Cet accord comporte une clause de défense mutuelle : Nos deux pays s’engagent en effet à se soutenir mutuellement – également sur le plan militaire – en cas de besoin. La France est, avec la Grande-Bretagne, l’allié européen qui navigue le plus dans les eaux nordiques. L’accord ancre cette coopération dans des structures concrètes, la planification, l’entraînement et le stockage préventif de matériel militaire, et il nous permet d’agir rapidement et de manière coordonnée lorsque nous en avons vraiment besoin ».
  9. https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/05/les-pupilles-de-la-republique.html En 2025, l’Office national des combattants et des victimes de guerre a accompagné 1 780 pupilles. Parmi eux, 6 ont reçu la qualité de pupille de la République portant leur nombre à 83. Un statut crée en 2021. L’Etat peut, par décision du Premier ministre, déclarer « Mort pour le service de la République » un agent du service public décédé dans l’exercice de ses fonctions lors d’un « engagement exceptionnel ». Ses enfants « peuvent alors, avant leurs 22 ans, être eux-mêmes reconnus, par décision du Premier ministre, pupilles de la République » explique Alexandre Montagna. Le chef du département communication et prospective de l’ONaCVG revient sur l’origine de cette création. « A la suite l’épidémie de Covid, et de l’impossibilité de faire adopter leurs enfants par la Nation, le législateur a introduit cette qualité ». En 2024, sur 77 pupilles de la République, 32 étaient des enfants de militaires, 17 relevaient du ministère de l’intérieur, 16 des ministères sociaux (enfants de soignants morts du Covid). L’ONaCVG est un établissement public sous tutelle du ministère des Armées. Il accompagne depuis 1916 tous les combattants et les victimes des conflits. Il a pour missions principales : la reconnaissance et la réparation, la solidarité et la mémoire.
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  10. A Dieu USER ! BTX
  11. A Dieu MANONGTN ! Aucune présentation préalable dans la rubrique dédiée. Dura lex sed lex. BTX
  12. Avant même d'envisager poser une question, il serait bon de passer se présenter dans la rubrique PRESENTATION des MEMBRES. On vous y attend. BTX
  13. Le CRAC (combat rapproché antichar) avé le moderne (pour l'époque) LRAC 73mm On observera que le capitaine qui va enfourner la roquette d'exercice porte ses gants de cuir fauve et arbore dans son magnique treillis satin 300 le ceinturon de cuir pur boeuf. Toute une époque................ BTX
  14. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/programmation-militaire-le-senat-propose-un-coup-de-pouce-de-14-milliards-supplementaires/ Programmation militaire : le Sénat propose un coup de pouce de 14 milliards supplémentaires La commission des finances du Sénat a proposé ce mercredi d’accentuer l’effort budgétaire en faveur des armées en votant en commission une enveloppe de 14 milliards d’euros supplémentaires, en plus des 36 milliards demandés par le gouvernement dans l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM). Voir ici le rapport de 8 pages de la Commission des Fiances sur l' »Actualisation de la programmation militaire pour les années 2024 à 2030″ examiné le 26 mai 2026. Dans un contexte marqué par les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient, les sénateurs veulent aller plus loin que l’exécutif. Dans un débat préalable à l’examen de l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM), organisé le 5 mai, de nombreux sénateurs avaient mis le doigt sur les insuffisances et les fragilités du projet de loi. Lire ici. La commission a adopté dans la matinée le projet de loi actualisant les grandes orientations du pays en matière de défense et de moyens pour les armées, qui doit, dans sa version gouvernementale, porter à 436 milliards d’euros les dépenses militaires prévues d’ici à la fin de la décennie. Le Sénat prône lui un effort supérieur – 450 milliards d’euros – et entend faire en sorte que le budget des armées représente en 2030 au moins 2,7% du PIB, contre 2,5% dans le projet gouvernemental adopté ces derniers jours à l’Assemblée nationale. La chambre haute propose ainsi de maintenir chaque année jusqu’à 2030 le montant engagé en 2026 pour la défense, à savoir 6,7 milliards d’euros. Le débat aura a nouveau lieu dans l’hémicycle à partir de mardi prochain (2 juin), en présence de la ministre Catherine Vautrin qui pourra donner son avis sur les propositions des sénateurs. Un vote solennel sur l’ensemble du texte est prévu le 9 juin. Ce texte, qui contient aussi d’autres mesures comme la création d’un nouveau régime d’exception en cas de menace « grave et actuelle », ne présente toutefois qu’une trajectoire indicative, car les investissements réels pour les armées doivent être votés chaque année dans le projet de loi de finances.
  15. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/le-radar-gm403-de-defense-aerienne-installe-et-inaugure-a-cherbourg/ Lu dans la Presse de La Manche lundi: Le 8 septembre 2021, j’avais consacré un post à cette installation radar. J’y écrivais que « le radar Aladin de 2001 avait été remplacé par un radar fixe de type Centaure qui avait été installé sur l’aéroport de Maupertus (Cherbourg). Ce radar serait-il hors service? Ce qui pourrait expliquer qu’un autre radar de détection ait été installé? Le Centaure pourrait faire l’objet d’une campagne de maintenance. Mais il pourrait aussi être en phase de remplacement par un radar plus puissant de type Ground Master 403 (GM 403) dont l’armée française a commandé 12 exemplaires fixes pour doper les capacités du SCCOA (système de commandement et de conduite des opérations aériennes). » Le GM 403 est un radar 3D de défense aérienne de longue portée (jusqu’à 500 kilomètres). Il remplace le Centaure démonté en 2003
  16. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/legionnaires-et-sapeurs-entrainent-les-eleves-officiers-de-saint-cyr-coetquidan/ Les éditions du quotidien Ouest-France et son site web accordent une place de choix aux activités liées à la défense, à la vie de l’Institution et à l’histoire militaire. Ces sujets ne paraissent pas tous dans les pages générales du quotidien; certains sont publiés dans les pages régionales ou locales, non pas parce que le sujet est secondaire, mais pour d’évidentes raisons de place sur le support papier. Ce qui les rend moins visibles mais pas moins dignes d’intérêts pour autant. En revanche, ils sont plus facilement repérables et accessibles sur la version web (d’où l’intérêt de s’abonner au moins à cette version numérique). Parmi les derniers exemples en date, je citerai le sujet que j’ai relayé dimanche sur les patrouilles des Atlantique 2 de Lann Bihoué au-dessus de la Baltique (voir ici). A noter aussi cet autre article intitulé « 300 militaires, 3 400 rations et 2 semaines de manœuvres: voici comment les élèves de Saint-Cyr s’entraînent en Bretagne », paru dans Dimanche Ouest-France (voir ci-dessus) et sur le site oues-france.fr . (photo Ouest-France) Jusqu’au 28 mai 2026, plus de 300 légionnaires, sapeurs et élèves de l’Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan sont en manœuvre entre Commana et Camaret-sur-Mer (Finistère). Samedi 23 mai 2026, ils avaient une journée de pause. Une journaliste de Ouest-France a pu les suivre. Ces soldats sont mobilisés depuis le 18 mai et jusqu’au 28, pour un exercice grandeur nature au profit des élèves de l’école militaire Saint-Cyr. Ils viennent du 2e régiment étranger parachutiste ainsi que du 31e régiment du génie. Cette exercice se tient entre Commana et Camaret-sur-Mer et mobilise plus de 300 militaires. Les élèves de Saint-Cyr, eux, sont répartis en deux groupes de 100. Le commandant Martin, qui a monté l’exercice, explique: « C’est la phase finale de la scolarité des élèves, qui sont déjà sous-lieutenant. Nous sommes là pour les évaluer, les mettre en situation. »
  17. https://www.forcesoperations.com/chez-scania-la-remotorisation-a-grande-vitesse-de-la-defense-sol-air-francaise/ Chez Scania, la remotorisation à grande vitesse de la défense sol-air française Qu’ont en commun un missile MISTRAL 3, un canon PROTEUS et un radar Giraffe 1 X ? Scania, à l’origine du châssis qui permettra à ces trois systèmes d’entrer en mouvement pour redonner à l’armée de Terre une capacité de défense sol-air basse couche d’accompagnement. Baptisée Vampire, cette nouvelle référence au catalogue est aussi une première expérience de dualité industrielle réussie pour les équipes françaises du groupe suédois, surtout habituées à produire des milliers de camions pour une clientèle civile. Remotoriser la défense sol-air Difficile, même pour l’oeil non averti, de ne pas remarquer ces touches de brun terre de France perdues au milieu d’une marée de cabines blanches, rouges, grises ou turquoise. Cette exception, c’est le porteur tactique Vampire que le site angevin de Scania produit en série depuis quelques semaines. Le fruit d’un compromis réussi pour l’armée de Terre et la matérialisation d’un changement de braquet pour le jeune bureau d’étude à la manoeuvre, Scania Public and Defense (SPAD). Plus d’une centaine de Vampire seront produits d’ici à la fin de l’année pour la France. Une fois équipés, ils deviendront les V3P MISTRAL, véhicules avancés radar de détection aérienne (VARDA) et porteurs adaptés lutte anti-drone intérimaire (PALADIN) sur lesquels l’armée de Terre mise pour reconstituer une capacité intermédiaire de DSABC d’accompagnement au profit de ses unités de combat. À chaque véhicule sa mission. Les 50 PALADIN prévus reposeront sur l’affût de 20 mm PROTEUS standard 2, dont la conduite de tir sera enrichie à l’IA pour mieux lutter contre les drones. Le V3P MISTRAL permettra de renouveler l’emport du plateau PAMELA et de son lanceur de missile MISTRAL 3, orienté vers les cibles de plus haute valeur. Les 16 systèmes VARDA amèneront quant à eux une capacité de détection et de surveillance aérienne de dernière génération. Dernière arrivée, cette version reposera sur le radar Giraffe 1X du groupe suédois Saab. Commandés par la force d’acquisition rapide de la DGA, ils remplaceront un pan d’une capacité reposant sur des radars NC1 30 et 40 en service depuis plus de 30 ans. La moitié de la cible sera livrée courant 2026, le reste au premier semestre 2027. Idem pour les PALADIN, eux aussi attendus de pied ferme. L’investissement français n’est pas passé inaperçu : le Vampire sera confié à l’armée suédoise pour des essais conduits autour de la pause estivale. Le Vampire, un sprint gagnant Le Vampire arrive juste à temps pour combler une lacune capacitaire identifiée depuis un moment par l’armée de Terre et encore renforcée par l’enjeu de mise sur pied d’une première division prête à être projetée en 30 jours en 2027. Scania a donc mis le turbo. Dans la défense sol-air ou ailleurs, il devient en effet impératif de « réduire les délais et d’adapter les matériels au regard de la situation géopolitique », résume Vincent Durnerin, directeur du SPAD. Moins de 24 mois auront suffit pour proposer un châssis 4×4 prêt à l’industrialisation. Un sprint de deux ans, mais un sprint malgré tout au vu des calendriers habituellement adoptés pour répondre à ce type de besoin. Créé il y a moins d’une décennie, le SPAD aura pu compter sur l’expérience réussie du véhicule de ravitaillement dans la profondeur (VRP) livré aux forces spéciales françaises pour plancher sur une déclinaison au profit des unités conventionnelles. Scania avait alors su démontrer la capacité de sa chaîne cinématique civile à tenir les performances demandées par les forces spéciales, client exigeant s’il en est. « Aujourd’hui, ce VRP donne entièrement satisfaction », se félicite Vincent Durnerin. Lancées en janvier 2024, les études sur ce qui deviendra le Vampire découlent alors d’une proposition audacieuse : pourquoi ne pas miser sur l’extrême modularité du catalogue de Scania pour définir un porteur militarisé au juste besoin ? Bingo, l’armée de Terre signe et un premier camion se matérialise à peine cinq mois plus tard. Co-conçu avec l’utilisateur et en lien permanent avec les équipes suédoises, le Vampire évolue vers un démonstrateur qui réalisera ses premiers essais de validation de tir en novembre 2024. Optimisé et industrialisé, il devient une « Proof of concept » à l’automne 2025. Ce premier POC aura servi à tester la manoeuvre industrielle. Le second démarre deux mois plus tard et trois mois avant son entrée en production. La production est désormais bien lancée. Trois exemplaires sortent de ligne chaque semaine. Une dizaine sont en attente de livraison et une dizaine d’autres sont en phase d”assemblage. Le pari est donc gagné pour cette « poignée de motivés qui ont accepté le challenge parce que nous avons une demande très forte des armées », celle « de faire un effort et de sortir de notre zone de confort dans un délai très contraint », observe Vincent Durnerin. Pour Scania, c”est aussi la démonstration de sa capacité « à produire en quantité même s’il faut réaliser des adaptations ». Son secret pour produire vite et bien, hormis un catalogue de pièces et de sous-ensembles digne de Lego et synonyme de grande disponibilité ? La dualité de sa ligne angevine, parfaitement capable d’intégrer des véhicules spéciaux dans l’océan de camions civils sans gripper la machine ni compromettre les standards de qualité du groupe. Un Vampire “nu” avant son intégration sur la boucle complémentaire armée par le SPAD Une ligne à cheval entre deux mondes Assembler trois Vampire par semaine et à coût maîtrisé supposait de miser principalement sur l’existant. Pas question de créer une ligne dédiée, ce sera au Vampire de s’insérer dans le flot ininterrompu de châssis civils. La manoeuvre n’aura nécessité que quelques investissements minimes. C’est que le recours aux composants communs a été poussé au maximum pour assurer la meilleure fluidité parmi les postes de montage. Chacun est rythmé selon l’objectif du jour. Pour sortir la centaine de camions prévus ce jour-là, chaque étape ne peut dépasser 7 minutes et 48 secondes. Et pas une de plus. C’est le « takt time », ce concept industriel modulé pour s’assurer de répondre à la demande. Le Vampire ne pouvant y couper, il aura fallu réfléchir au moindre détail, peser le moindre choix pour trouver le bon équilibre entre les opérations standards et la flexibilité demandée par la clientèle militaire. « L’exercice a été poussé très loin. (…) Les équipes qui sont dessus sont mises à rude épreuve », indique le patron du SPAD. La militarisation demande malgré tout de basculer vers une ligne complémentaire. Le temps étant compté, l’autre enjeu aura été de limiter au maximum le nombre de pièces spécifiques pour réduire l’intervalle d’immobilisation dans cette boucle annexe. Le mieux restant l’ennemi du bien, certains choix techniques résultent de compromis pour s’assurer de déboucher « dans un temps maîtrisé ». Installés dans un bâtiment SPAD sécurisés, les trois postes qui la constituent auront une centaine d’heures pour y intégrer 400 références spécifiques à un usage militaire. Ce sont, par exemple, sa cabine militarisée taillée pour embarquer de quatre à cinq combattants et son plateau arrière multifonction pour l’emport des équipements de mission. La variante VARDA demandera un petit surplus de travail pour Scania. Sa plateforme arrière devra non seulement accueillir le G1X, mais aussi un pack énergie lui permettant d’être électriquement autonome. La cabine recevra quant à elle les sièges et écrans supplémentaires pour l’accueil du pilote, du chef de bord et des trois opérateurs du système. Le Vampire retourne ensuite dans le flux principal pour des opérations de finalisation et de contrôle de la qualité, dernières étapes majeures avant la livraison aux forces. Toute la complexité aura été de parvenir à réaliser cette passerelle immédiate entre deux mondes, un phénomène relativement nouveau chez les acteurs civils. La mécanique bien rodée n’empêche pas de réfléchir à la suite. « Nous sommes partis d’une phase un peu pionnière. Maintenant, il s’agira de regarder les possibilité en entrant un peu plus dans les processus » tout en cherchant à « s’intégrer davantage au sein de la partie suédoise, ce qui est plutôt un enjeu d’organisation interne », souligne Vincent Durnerin. Surtout, il s’agit de rebondir sur cette expérience initiale pour atteindre le prochain objectif, celui d’une préparation à une économie supposant une réactivité accrue et, surtout, de tout autres volumes. Du spécifique à la masse Des camions-citernes C3P10 et Carapace aux avitailleurs, épandeurs et autres arroseuses, 535 véhicules des armées françaises arborent le logo au griffon couronné du groupe suédois. Vampire compris, le carnet de commandes des équipes d’Angers contient aujourd’hui 350 véhicules à produire ou à régénérer. Les compétences sont maintenues, mais les parcs restent restreints. Le schéma hybride créé pour le Vampire, Scania peut tout à fait le reproduire voire, pourquoi pas, l’étendre à des volumes autrement plus conséquents. La centaine d’exemplaires acquis par la France ne représente qu’une infime part de la capacité de production annuelle du site. Plus de 20 000 camions en sont sortis l’an dernier, dont un quart pour le seul marché français. Le rythme quotidien en deux pauses peut encore augmenter de moitié pour atteindre 150 exemplaires par jour, sans compter la marge de progression offerte par les deux autres sites européens. Autour de 150 véhicules sortent de l’usine néerlandaise de Zwolle, par ailleurs dotée d’une seconde ligne pour l’instant en sommeil. Ces volumes qui paraissaient encore impensables il y a cinq ans dans la défense, les armées françaises cherchent maintenant à les atteindre au moins théoriquement, histoire d’être prêt à enclencher la première le moment venu. Scania « sait faire» , moyennant le surplus de complexité qu’amèneront des spécificités militaires. À défaut de modifications, ses équipes pourront aller jusqu’à fournir un camion en l’espace de six à huit semaines. Des investissements supplémentaires ne sont pas exclus, Scania France discutant avec le gouvernement français pour définir l’éventuel soutien étatique qui permettra de matérialiser le projet. Réponse début juin. Cette dynamique de masse, l’industriel est passé à deux doigts de la mettre en pratique. Il était l’un des candidats en lice pour le « gros morceau » du programme français de flotte tactique et logistique terrestre (FTLT), celui portant sur la production de milliers de poids lourds de classe 6 tonnes. Scania assurait alors pouvoir fournir un camion en 10 semaines, un argument de poids qui n’aura cependant pas suffi pour l’emporter sur le groupement emmené par Arquus. Qu’à cela ne tienne, tout reste possible si un nouveau besoin venait à émerger. Cette expertise acquise grâce au Vampire, « nous savons la décliner sur chaque véhicule », souligne le président de Scania France, Benoît Tanguy, tout en rappelant que « l’avantage sur le site d’Angers, c’est que nous pouvons sortir un véhicule complet ». Un atout parmi d’autres à l’heure où la demande globale pour des camions militaires est en hausse « parce que la situation géopolitique est instable », rappelle Petrus Sundvall, PDG du site de production d’Angers. En France, chez le voisin belge ou ailleurs, le besoin existe et se renforce. Scania France, lui, se tient prêt à y répondre.
  18. https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/05/si-je-navais-pas-de-directeur-de-la.html Analyste à ce qui était alors le Secrétariat général de la défense nationale (SGDN), à la Direction du renseignement militaire (DRM), rédacteur en chef de la lettre confidentielle TTU, Arnaud Kalika est depuis 2013, directeur de la sécurité de Meridiam. Dans « Sécurité, le métier du futur » (Editions du Cerf), l’auteur détaille, avec moults exemples et efficacité, les rôles de « cet architecte de la lucidité au service de la résilience de son entreprise ». Rencontre. Un directeur de la sécurité est un aiguilleur, au carrefour des dangers, des défis, des entourloupes ? Être directeur de la sécurité en entreprise, c’est incarner l’approche par les risques. Au XXIe siècle, aucune décision n’est prise sans mesurer le rapport entre l’opportunité et le risque. Aucun développement à l’international n’est entrepris avant un déminage du marché visé. Aucun recrutement n’est validé sans vérification de la bonne honorabilité du postulant. Dans le milieu, on parle volontiers d’éclaireur, au sens d’éclairer la réalité d’une situation car l’entreprise privée évolue dans un monde devenu totalement imprévisible. Depuis l’annexion par la Russie de la Crimée en 2014, les crises n’ont cessé de s’enchaîner, sans compter la pandémie de la Covid-19. Comment dès lors garantir la protection des intérêts d’une entreprise ? C’est tout l’enjeu du métier de directeur de la sécurité, qui n’est pas là pour fomenter des coups fourrés comme certains veulent le faire croire, mais pour protéger l’entreprise, ses collaborateurs, ses informations et ses infrastructures contre les risques et les menaces transversales. Qui est là également pour combattre la naïveté ? La naïveté est l’un des maux les plus difficile à combattre dans une société inondée par les réseaux sociaux et l’information en continu. Dans mon livre, je prends plusieurs exemples où une situation est tellement évidente qu’elle doit se produire. Mais l’évidence n’est pas parfois pas prise au sérieux, parce qu’on pense qu’il est impossible qu’elle se produise. Ainsi, même si tout le monde savait que Vladimir Poutine avait l’intention d’entrer militairement en Ukraine pour s’emparer de Kiev et reconstituer un néo-glacis de sécurité dans le prolongement de ce qui existait aux temps de l’URSS, cette évidence n’a pas été prise au sérieux. Une vraie naïveté par rapport à la situation géopolitique, voire une volonté de se voiler la face alors que le retour de la force dans les relations internationales était limpide. La mission du directeur de la sécurité est ici d’acculturer ses personnels et ses chefs au monde réel, un monde sans fard ni paillette, et permettre à l’entreprise de faire face. Quel est le profil type du directeur, de la directrice de la sécurité d’une entreprise, d’un groupe, d’une organisation, d’une institution ? La majorité des profils est issue des institutions : défense, intérieur, douanes, gendarmerie… le monde du renseignement est largement représenté avec beaucoup d’anciens des services qui se lancent dans une deuxième vie au service du privé. Cependant, progressivement, les « civils » gagnent du terrain. C’est au choix du PDG, qui pourrait également vouloir faire monter un profil en interne plutôt que d’aller recruter parmi d’anciens officiers généraux. Il n’existe pas de règles. Le point clef est la confiance créée entre le directeur de la sécurité et son PDG. A noter que ce poste est largement masculin, les femmes directrices de la sécurité en titre étant encore peu représentées. Savoir planifier et anticiper sont deux piliers du métier ? Oui, absolument. Anticiper les crises externes et internes au travers de dispositifs prédictifs est un travail quotidien, à l’instar de ce que peuvent faire certains services de renseignement. Il en est de même pour la planification. Un directeur de la sécurité se doit de maîtriser ce qu’on appelle la gestion de crises, impliquant la rédaction de plan et leur mise en œuvre. Les planifications froides, celles qui envisagent l’impossible sont essentielles. Il faut jouer les scénarios qui paraissent chimériques pour préparer l’entreprise au pire et ainsi ne jamais être surpris. Chaque signal faible s’examine et aucun ne peut être balayé d’un revers de main. Cette fonction est aussi de savoir casser la routine de l’entre-soi ? Le directeur de la sécurité doit sortir de son antre, surtout lorsque c’est un ancien officier général ou un ancien des services. Ainsi, il doit multiplier les contacts, aller vers l’autre, et faire ce qu’on appelle au Cercle des Directions de la Sécurité (CDSE) de l’humain. Un directeur de la sécurité qui passe son temps derrière son écran n’a pas compris le sens de son métier. Dans le même temps, aller sur le terrain simplement pour se montrer est couteux et contre-productif. Tout est une question de mesure et de nuance par rapport à l’entreprise que l’on sert. Comprendre et répercuter que « la mer est toujours calme avant la tempête » ? Vous abordez ici le thème compliqué de la communication. Un directeur de la sécurité doit protéger son information sensible. Mais il doit également savoir partager ce qui doit être partagé parce que le cœur de l’intelligence économique d’une entreprise, qui est dans le périmètre naturel du directeur de la sécurité, c’est de ne pas considérer l’information comme une source de pouvoir. Toute information doit pouvoir être communiquée dans l’intérêt de l’entreprise, en respectant ce que les institutionnels appellent « le devoir d’en connaître ». Si le directeur détient une information qui laisse entrevoir une crise, il se doit de la partager et de la faire remonter à son PDG, y compris les weekends ou au mois d’août ! Quid de la rivalité potentielle avec la direction des relations humaines ? Il s’agit d’une rivalité théorique due au fait que le directeur de la sécurité, lors de ses enquêtes d’honorabilité, a le pouvoir de lever un drapeau rouge et de bloquer un recrutement. En pratique, les deux fonctions (sécurité et ressources humaines) sont censées œuvrer en parfaite intelligence. Si ce n’est pas le cas, comme je le montre dans le livre, c’est souvent la sécurité qui l’emporte. Encore faut-il pour cela que le directeur de la sécurité ait une position de confiance avec son PDG. Le talon d’Achille des actifs économiques français, le cyber ? Je dirais le cyber et l’ingérence étrangère. Le risque cyber est bien connu et je ne m’y attarderais pas. L’hygiène informatique, tant qu’elle ne sera pas respectée par les acteurs privés, restera une menace majeure. C’est au directeur de la sécurité d’avoir un œil sur ces sujets en lien avec des équipes cyber dédiées. Sur les ingérences, c’est plus délicat. Il existe encore trop dans les entreprises françaises l’idée d’un angélisme au regard de pays comme la Chine, la Russie, les Etats-Unis, l’Allemagne et bien d’autres. Dans le monde économique, les amis n’existent pas. Nous avons surtout des ennemis, des concurrents. En outre, quand on parle Chine, Russie et Etats-Unis, nous avons des Etats prêts à tout pour dérober nos savoirs-faires. Le directeur de la sécurité doit ici être intransigeant et travailler en collaboration intelligente avec les services compétents de l’Etat. Beaucoup font encore rimer sécurité privée avec barbouzerie ? Je m’attendais à cette question ! Je pense que les actions sans signature et autres opérations déguisées sous couverture d’entreprises privées existeront toujours. Cependant, lorsqu’une entreprise a la chance d’avoir un directeur de sécurité, ce dernier doit être le gardien du temple et la protéger de ce type de pratiques. Aujourd’hui, la sécurité privée est bien encadrée avec des prestataires de qualité, notamment en France (GEOS, Amarante…). C’est un métier dont les entreprises ont besoin en raison d’une explosion du risque de sécurité à la fois pour la protection de site et pour sécuriser certains déplacements de voyageurs d’affaires en zone complexe. Vous souhaitez démontrer dans cet ouvrage que le (la) directeur (trice) de la sécurité est créateur (trice) de valeur ? Oui, recruter un directeur de la sécurité est un coût fixe pour l’entreprise. Un coût qui peut apparaître comme une perte sèche. Mais en la matière, j’essaie de montrer qu’il faut raisonner à fronts renversés et réfléchir en termes de coûts évités. Si je n’avais pas de directeur de la sécurité, voilà tout ce qui aurait pu m’arriver. D’un seul coup, la fonction devient indispensable notamment au plan de la gestion du risque de réputation. Elle créé de la valeur que les partenaires et potentiels investisseurs apprécient en fonction de leurs objectifs. Ne pas avoir de fonction sécurité dans l’entreprise c’est s’exposer à des risques, qui, s’ils se cristallisent, peuvent conduire celle-ci à mettre la clef sous la porte. Arnaud Kalika, Sécurité, le métier du futur, Les éditions du cerf, 18€.
  19. https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/05/operation-militaire-speciale-352-000.html « Opération militaire spéciale », 352 000 morts russes 352 000 combattants russes de 18 à 59 ans auraient laissé leur vie dans « l’opération militaire spéciale » engagée par Vladimir Poutine contre l’Ukraine. Des chiffres qui concernent la période février 2022-décembre 2025. Et encore, comme Mediazona le précise « cette liste n'est pas exhaustive, car tous les décès ne sont pas rendus publics ». Un officier aujourd’hui en deuxième section explique qu’il « faut multiplier par 2 voire 3 ce chiffre de morts pour estimer le nombre de blessés soit, dans ce cas environ entre 700.000 à un million ». En ajoutant à ces éléments le nombre de disparus, on atteint une mesure des pertes proche de 1,5 million. Un bilan terrible d’autant plus que le nombre de tués et de blessés quotidiens est toujours estimé à 1 000. Un chiffre supérieur ou égal à celui du rythme quotidien des recrutements, évalué par Janis Kluge, chercheur à l’institut berlinois SWP, à 800 à 1 000. En baisse par rapport à 2025. Travail de compilation Mediazona et Meduza, sites russes en exil, tiennent une comptabilité des pertes russes dans la guerre contre l'Ukraine, en collaboration avec le service russe de la BBC. Une estimation qui repose sur le registre national des décès, les publications sur les réseaux sociaux de proches, des articles de la presse locale et des communiqués des autorités régionales. Illustration : ©Maria Tolstova / Mediazona
  20. Bienvenue Et bonne chance pour le reste ! BTX
  21. Bienvenue BTX
  22. ELYSEE ou ELY peu importe ! 2e avertissement, le 3e reviendra à vous bannir. Soit vous respectez les us et coutumes de ce forum, soit vous les contournez. Relisez ce que j'ai écrit plus haut. BTX
  23. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/la-maraude-de-latlantique-2-en-baltique-cest-a-lire-dans-dimanche-ouest-france/ À bord de l’ATL-2, les quatorze « marins du ciel » de la flottille 21F accompliront un trajet de dix heures sans escale depuis la base de Lann-Bihoué (Morbihan) afin d’assurer une patrouille maritime au-dessus de la mer Baltique pour l’Otan. | OUEST-FRANCE Les « marins du ciel » de la base aéronautique navale de Lann-Bihoué, près de Lorient (Morbihan), assurent régulièrement des patrouilles maritimes au-dessus de la mer Baltique. Des missions aux portes de l’Europe, pour l’Otan, où ils assurent une présence et une collecte d’informations aussi rigoureuses que précieuses. Ma consoeur Carole Tymen, de la rédaction de Lorient, est partie en patrouille pour l’Otan au-dessus de la mer Baltique. Son sujet est à lire dans Dimanche Ouest-France de ce jour: Il est aussi à lire sur le site ouest-france.fr: « Avec les « marins du ciel » de Lann-Bihoué, en patrouille pour l’Otan au-dessus de la mer Baltique« . Posté à droite du poste de pilotage (cockpit), le LV Swann est le chef de la mission. Avec le pilote et les deux mécaniciens de bord, ils sont chargés du bon fonctionnement de l’appareil et de sa mise en mouvement. | OUEST-FRANCE En complément de ce reportage, a aussi été publié sur la double page consacrée à la mission de l’ATL2, un point sur les menaces russes en Baltique et sur la posture otanienne pour assurer la sécurité de cette zone critique. Ce sujet est à lire ici.

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