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  5. Catherine Vautrin, ministre des Armées, a précisé dans un message, publié sur X, les conditions dans lesquelles le sergent-chef Montorio a été tué : « Ce matin, alors qu’il était en mission d’ouverture d’itinéraire vers un poste de la FINUL isolé depuis plusieurs jours par les combats dans la zone, il a été pris dans une embuscade par un groupe armé à très courte distance. Touché immédiatement par un tir direct à l’arme légère, il est relevé sous le feu par ses camarades, qui ne parviennent pas à le réanimer. » More Majorum.
  6. Un soldat du 17e Régiment du Génie Parachutiste a été tué lors d’une attaque attribuée au Hezbollah Quarante-huit après l’entrée en vigueur d’une trêve entre Israël et le Hezbollah, par ailleurs plus ou moins respectée, un sous-officier du 17e Régiment du Génie Parachutiste [RGP], engagé dans l’opération Daman, a été tué alors qu’il effectuait une mission d’ouverture d’itinéraire vers un poste de la Force intérimaire des Nations unies [FINUL] dans la région de Deir-Kifa. Trois de ses camarades ont été blessés. «Le sergent-chef Florian Montorio du 17e Régiment du Génie Parachutiste de Montauban est tombé ce matin au sud-Liban lors d’une attaque contre la FINUL. Trois de ses frères d’armes sont blessés et ont été évacués», a en effet annoncé le président Macron, via le réseau social X, ce 18 avril. «La Nation s’incline avec respect et adresse son soutien aux familles de nos soldats et à tous nos militaires engagés pour la paix au Liban», a-t-il ajouté. Selon la ministre des Armées, Catherine Vautrin, le détachement français a été pris dans une embuscade par un «groupe armé», à très courte distance. «Touché immédiatement par un tir direct à l’arme légère, il est relevé sous le feu par ses camarades, qui ne parviennent pas à le réanimer», a-t-elle précisé. «Sous-officier expérimenté, déjà déployé plusieurs fois en opération, le sergent-chef Florian Montorio inspire le respect et l’admiration par son parcours, sa personnalité, son courage. […] Mes pensées vont à sa compagne, à ses enfants, à ses proches et à ses frères d’armes», a commenté Mme Vautrin. Auparavant, un porte-parole de la FINUL avait confirmé qu’un «incident s’était produit» dans le secteur de Ghandouriyé, dans le sud du Liban, et annoncé l’ouverture d’une enquête, sans plus de précisions. Cela étant, le président Macron a attribué la responsabilité de cette attaque contre le détachement du 17e RGP au Hezbollah. «Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah. La France exige des autorités libanaises qu’elles arrêtent immédiatement les coupables et prennent leurs responsabilités aux côtés de la FINUL», a affirmé le chef de l’État. Pour rappel, le 12 mars, un autre militaire français, le major Arnaud Frion, du 7e Bataillon de Chasseurs Alpins, a été tué en Irak, lors d’une attaque revendiquée par la milice chiite Ahab al-Kahf, alignée sur Téhéran, comme le Hezbollah. Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a «fermement condamné» cette attaque «contre des éléments français de la FINUL». «J’ai donné des instructions strictes pour procéder à une enquête immédiate afin de découvrir les circonstances de cette agression et de traduire les auteurs en justice. Il est évident que ce comportement irresponsable cause un préjudice considérable au Liban et à ses relations avec les pays amis qui le soutiennent dans le monde», a-t-il conclu. Plus tard, sans porter d’accusation contre le Hezbollah, la FINUL a confirmé que l’attaque contre les militaires français avait été lancée par un groupe armé irrégulier. «Ce matin, une patrouille de la FINUL déminant des engins explosifs le long d’une route dans le village de Ghandouriyé pour rétablir les liens avec des positions isolées de la FINUL a été prise pour cible par des tirs d’armes légères provenant d’acteurs non étatiques», a-t-elle en effet indiqué, via X. Photo ! Militaires français de la FINUL / Archive / armée de Terre https://www.opex360.com/2026/04/18/liban-un-militaire-du-17e-regiment-du-genie-parachutiste-a-ete-tue-lors-dune-attaque-attribuee-au-hezbollah/
  7. https://www.opex360.com/2026/04/18/le-batiment-ravitailleur-de-forces-emile-bertin-a-ete-mis-a-leau-a-saint-nazaire/ FacebookXLinkedInGoogle TranslateEmailCopy LinkPartager Si, en matière d’armement, certaines coopérations européennes sont «compliquées», ce n’est pas le cas de celle qui a été établie entre la France et l’Italie pour le programme LSS [Logistic Support Ship], géré par l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement [OCCAr] pour le compte de la Direction générale de l’armement [DGA] et la Direzione degli Armamenti Navali [NAVARM]. Notifié en 2019 à Naval Group et aux Chantiers de l’Atlantique par l’OCCAr, le contrat «FLOTLOG» [Flotte Logistique], d’une valeur de 1,7 milliard d’euros, vise à remplacer les Bâtiments de commandement et de ravitaillement [BCR, classe Durance] de la Marine nationale. Dans le détail, les Chantiers de l’Atlantique assurent la construction des navires tandis que Naval Group est chargé de fournir leur système de combat ainsi que les installations aéronautiques. Basés sur le pétrolier-ravitailleur A5335 Vulcano conçu par Fincantieri, deux premiers Bâtiments ravitailleurs de forces [BRF], à savoir le Jacques Chevallier et le Jacques Stosskopf, ont été livrés. Le premier a été admis en service en novembre 2024 tandis que le second effectue actuellement son déploiement de longue durée [DLD], étape indispensable avant qu’il puisse être déclaré pleinement opérationnel. Quant au troisième BRF, l’Émile Bertin, il vient d’être mis à l’eau par les Chantiers de l’Atlantique, vingt mois après la pose de la quille de sa section avant par Fincantieri, au chantier naval Castellammare di Stabla [Italie]. La proue du navire a été transférée à Saint-Nazaire en septembre dernier. «Le programme FLOTLOG a franchi un jalon majeur avec la mise à flot du BRF Émile Bertin, début avril 2026 et son transfert vers le quai de la prise d’eau amont de Saint-Nazaire en vue d’une livraison à la Marine nationale en 2027», a annoncé le ministère des Armées, via un communiqué diffusé dans la soirée du 17 avril. «Ce bâtiment est le troisième d’une série de quatre, qui ont été commandés en 2019 auprès du groupement momentané d’entreprises composé des Chantiers de l’Atlantique et de Naval Group», a-t-il rappelé. «Indispensables à l’autonomie stratégique de la Marine nationale, ces ravitailleurs donnent à la France la capacité de conduire des opérations en haute mer et de se déployer loin et longtemps», a-t-il conclu. La construction du quatrième BRF, le «Gustave Zédé», n’a pas encore commencé. Contrairement à ce qu’avait pu laisser entendre un communiqué publié par le ministère des Armées en novembre dernier, lequel avait évoqué une livraison en 2029 [ce qui était le plan initial, ndlr], le projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 a confirmé qu’il serait remis à la Marine nationale après 2030. En attendant, le BCR Somme, qui devait être désarmé en 2027, a été prolongé pour un an de plus. Pour rappel, affichant un déplacement de 31 000 tonnes, pour une longueur de 194 mètres et une largeur de 24 mètres, un BRF est doté d’une double coque et de quatre mâts de ravitaillement polyvalents lui permettant de soutenir simultanément deux navires. Pouvant transporter 1 500 tonnes de fret et 13 000 mètres cubes de carburant, il a la capacité de transférer des missiles vers un autre navire en mer. Armé de deux canons RAPIDFire de 40 mm et d’un système de défense aérienne Simbad-RC, il met en œuvre un hélicoptère NH90 Caïman et un drone aérien. Photo : Naval Group / Chantiers de l’Atlantique
  8. https://www.forcesoperations.com/larmee-de-terre-va-se-doter-dune-troisieme-division/ Une troisième division va voir le jour au sein de l’armée de Terre. Constituée majoritairement de réservistes, elle aura notamment pour mission de participer à la défense opérationnelle du territoire (DOT) français. L’armée de Terre travaille à « la mise sur pied d’une division territoriale », nous a confirmé son chef d’état-major, le général Pierre Schill, ce lundi à Paris en marge du colloque de la pensée militaire. Cette nouvelle grande unité « organisée et équipée pour la protection du territoire national » viendra renforcer une force jusqu’alors focalisée sur la 1ère division de Besançon et de la 3ème division de Marseille. Seule l’une d’entre-elles était auparavant « déclarée » auprès de l’OTAN, l’autre étant conservée pour protéger le pays ou pour agir sur des théâtres secondaires. Cela, c’était avant « l’urgence et la radicalité » imposées par un contexte sécuritaire dégradé et la menace d’un test majeur imposé à l’OTAN d’ici la fin de la décennie. « Si on allait dans la situation extrême dans laquelle on projette toutes nos forces vives dans une intervention ou un pré-positionnement, par exemple, de type ‘centre-Europe’, cette troisième division serait mobilisée sur le territoire national pour la protection des intérêts vitaux et éventuellement la défense opérationnelle », nous expliquait le général Schill. C’était aussi avant la montée en puissance de la réserve opérationnelle et du Service national. La première, qui devrait rassembler 80 000 réservistes à horizon 2030, et le lancement du second dès septembre prochain vont en effet générer la « masse » adéquate pour épauler les deux divisions « de combat » prioritairement mobilisées en cas d’engagement majeur. « Les Français et Françaises ont massivement rejoint la réserve opérationnelle de l’armée de Terre et l’actualisation conforte ce projet », rappelait le CEMAT. En septembre 2025, ils étaient 29 527 à enfiler régulièrement leur treillis. Plutôt jeunes – 38 ans en moyenne contre 32 ans dans l’active -, leur nombre continuera d’augmenter dans les années à venir. Les armées progressent en effet dans leur objectif de doublement du format pour atteindre 80 000 réservistes à l’horizon 2030, puis 105 000 en 2035. Plus de la moitié opéreront dans l’armée de Terre, soit un vivier de 40 à 50 000 combattants à structurer, entraîner et équiper. Cette mission de DOT, la réserve s’y entraîne désormais à grande échelle. En octobre dernier, 800 réservistes opérationnels avaient pris part à l’exercice Vulcain conduit en Haute-Loire. Ils y ont, durant une semaine, contré les actions de déstabilisation menées par une force adverse simulée. Rendez-vous majeur, l’exercice triennal ORION contribue également à renforcer cette imbrication entre forces d’active et de réserve vers « un modèle hybride encore à conforter ». Cette structuration est aussi étroitement liée au concept de garnison de combat, cette frange d’un régiment appelée à devenir la base arrière apte à « garder la maison ». Avec 50% de ses réservistes habitant à moins de 30 km de leur unité, l’armée de Terre bénéficie d’ores et déjà d’une force de proximité taillée pour travailler en appui des forces de sécurité intérieure, pompiers et services médicaux pour assurer la résilience et la protection des populations. « Le top départ a déjà été donné », poursuivait le CEMAT. De fait, voilà un moment que l’armée de Terre travaille à la mise sur pied de ce qui devait alors se limiter à une brigade territoriale. Il y a deux ans, chacune des sept brigades interarmes avait reçu l’ordre de créer un bataillon de réserve susceptible d’être employé en France. Un an plus tard, l’état-major demandait à ses brigades d’appui et de soutien de suivre le mouvement. En découle une douzaine de bataillons de réserve qui permettront à l’armée de Terre de disposer d’une brigade de réserve dès 2026, avant d’envisager l’échelon supérieur. La création de cette troisième division « est un chantier en cours », rappelait le CEMAT. Les travaux se poursuivent sur plusieurs plans, notamment autour de potentielles questions « d’adaptation des lois ». L’organisation et le commandement, par exemple. Qui défend le quartier quand d’autres sont déployés ailleurs ? Qui sera le commandant de garnison ? Est-on aux ordres de l’officier général de zone de défense et de sécurité une fois sorti du quartier ? Faut-il s’adosser aux régiments d’active, à l’heure où ceux-ci accueillent une soixantaine de réservistes en moyenne, ou reproduire l’exemple du 24e régiment d’infanterie, unique dans l’armée de Terre ? Celle-ci penche plutôt vers la première option. L’autre exigerait de trouver les infrastructures adéquates, un effort difficilement soutenable au vu de l’état des finances. L’équipement, par contre, n’est pas une option. Malgré un contexte difficile, la réserve bénéficie aujourd’hui d’une trajectoire financière positive. Son budget a ainsi augmenté de 30% entre 2020 et 2025. Et cela devrait continuer grâce au projet d’actualisation de la loi de programmation militaire en cours de discussion. Selon le chef d’état-major des Armées (CEMA), le général Fabien Mandon, quelque 550 M€ sont prévus par l’actualisation de la LPM pour « équiper davantage » tant les réservistes que les futurs volontaires du service national. Les deux mécanismes sont naturellement imbriqués, car les cohortes de 3000 appelés en 2026-2027, puis 4000 en 2027 et, enfin, 10 000 en 2030 rejoindront l’active ou la réserve opérationnelle (RO1) ou, à défaut, la réserve de disponibilité (RO2) à l’issue de leur contrat de 10 mois de volontariat. Entre les matériels à acquérir et ceux plus anciens éventuellement récupérés au gré des programmes de modernisation, il s’agira bien d’équiper adéquatement cette division à l’horizon 2030. « Cela fait partie de l’actualisation de la loi de programmation militaire », indiquait le CEMAT. L’armée de Terre entrevoit pour cela un équipement adapté dit « DAGUE », tout comme il existe le combattant SCORPION. Des radios moins durcies mais propres à exploiter le réseau mobile aux armements individuels et collectifs, véhicules et autres camions, le volet matériel « fait partie des choses que nous avons à bâtir dans les prochaines années », résumait le général Schill. Crédits image : armée de Terre PS. Pour rappel, organigrammes des 1re et 3e divisions de l'armée de Terre
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  9. https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/04/la-volte-face-de-bamako.html La volte-face de Bamako A Alger, la contrariété ne peut être qu’évidente. Le Mali a annoncé le 10 avril le retrait de sa reconnaissance à la République arabe sahraouie démocratique (RASD), accordée en 1984. Un camouflet pour l’Algérie, sponsor indéfectible du Front Polisario. Une décision annoncée à Bamako par le ministre des Affaires étrangères de la junte lors de la réception de son homologue marocain. De quoi emplir de joie Rabat. Une surprise ? Non, car l’édifice des relations algéro-malienne se fissurait dangereusement ces dernières années. Début 2024, les Maliens résiliaient l’accord de paix d’Alger, signé 9 ans auparavant et longtemps présenté « comme clé de voûte de la stabilité au Mali » explique un diplomate français, naguère en poste en Algérie. En 2025, deux incidents ont contribué à tendre encore plus les liens entre les deux pays. En avril, l’armée algérienne abattait un drone malien. En septembre, le Premier ministre malien, devant l’assemblée générale de l’ONU, accusait le gouvernement algérien de « soutenir le terrorisme international ». Des propos « du putschiste malien » qualifiés aussitôt « d’inacceptables » par la diplomatie algérienne. Nouvel axe Le Maroc, constatant une opportunité politique, s’est engouffré dans la brèche, accordant au Mali une augmentation du nombre de bourses pour ses étudiants mais surtout un précieux accès à l’Atlantique via Dakhla alors que les relations conflictuelles avec l’Algérie avaient rendu le couloir d’approvisionnement par le nord, aléatoire. Un prix diplomatique élevé pour un accès à la mer. Dit plus abruptement par ce même diplomate : « une trahison, après 42 ans de soutien au Polisario ». Photo : conférence de presse le 10 avril 2026 d’ Abdoulaye Diop, ministre des affaires étrangères malien et de son homologue marocain, Nasser Bourita à Bamako ©MAE Mali.
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  12. ELYSEE A Dieu ! BTX
  13. Bienvenue BTX
  14. https://www.iris-france.org/ormuz-bab-el-mandeb-la-guerre-dans-la-guerre/ Ormuz, Bab el-Mandeb : la guerre dans la guerre Ses capacités défensives rapidement annihilées dès les premiers jours de l’attaque aérienne israélo-américaine, l’Iran a adopté une stratégie contre-offensive à l’encontre de ses agresseurs : attaques sur Israël et les bases militaires américaines au Proche-Orient destinées à affaiblir le potentiel ennemi. Au vu des capacités affichées, c’était une opération à l’efficacité encore marginale, mais qui voulait s’inscrire dans la durée avec un impact médiatique et psychologique important. Il a ensuite rapidement élargi ses frappes à des cibles d’intérêt appartenant aux pays hébergeant des bases américaines ou leur offrant des facilités. Ainsi, des infrastructures nationales diverses ont été visées au Koweït, Qatar, Émirats arabes unis (EAU), Irak, Jordanie et des tirs (de semonce ?) ont été dirigés contre la Turquie, Chypre et Diego Garcia, territoire britannique de l’océan Indien. L’Iran a ainsi choisi, logiquement peut-on dire, une stratégie visant à déstructurer les soutiens régionaux des États-Unis et à leur prouver l’incapacité des Américains à les protéger. Les résultats immédiats ne sont pas probants, l’Arabie saoudite et les EAU ont haussé le ton à l’encontre de l’Iran. Reste toutefois l’incertitude sur la capacité des États-Unis à assurer cette protection dans la durée. Quelques attaques récentes à fort impact médiatique en Arabie saoudite (destruction de stockage carburant sur le port de Yanbu, destruction d’un système de détection et de commandement aéroporté (AWACS) sur la base Prince Sultan, etc.) cherchent à ébranler la confiance. Mais la carte maîtresse de l’Iran est sa capacité à exporter les effets de la guerre qu’il subit sur la totalité du monde via les garrots qu’il peut appliquer sur les flux de l’économie mondiale par sa position et ses tactiques de contrôle absolues des détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb (via les Houthis implantés au Yémen). L’étroitesse de la zone navigable de ces détroits (surtout Ormuz), la solide implantation iranienne ou houthis sur les rives nord et les moyens de combat utilisés (missiles, courte ou moyenne portée, tirés de bunker, depuis des embarcations rapides ou des sous-marins de poche ; drones marins ou aériens explosifs, etc.) restreignent drastiquement les capacités de défense des navires visés, civils bien sûr, mais tout autant militaire. Face à une telle forme de menace, potentiellement capable de frapper avant d’être détruite, voire même détectée, la tactique de l’escorte évoquée ici où là, n’est d’aucune efficacité. Le climat d’anxiété généré a d’abord conduit les assureurs à suspendre leurs garanties, arrêtant ainsi le trafic. La contre-mesure de réassurance par les États-Unis n’a donné aucun effet, car en réponse, l’Iran a immédiatement fait savoir qu’il s’opposait à toute navigation de bateau non accrédité par ses soins, ce qui limite le transit à quelques pays (Iran naturellement et navires grecs, indiens, pakistanais, syriens et chinois). Il prélève, en outre, une taxe de passage. Une guerre dans la guerre Le contrôle des détroits est l’atout majeur du système de défense iranien qui l’utilise comme levier pour tenter d’opposer la communauté internationale contre la coalition israélo-étasunienne. L’arrêt de milliers de bateaux coupe les approvisionnements mondiaux de pétrole et gaz (20 % de la consommation mondiale), engrais (30 %), hélium (30 %), aluminium (20 %). La conséquence immédiate est l’inévitable augmentation drastique des coûts, suivie sur le long terme par une crise économique, financière, alimentaire. Trump claironne que ces problèmes d’approvisionnement ne concernent pas les États-Unis, mais, aggravant profondément les conséquences de la guerre, ils ont un effet direct sur la crédibilité du POTUS et des États-Unis. D’abord en interne : les marchés s’emballent au gré des déclarations de Trump, mais montrent bien leur aversion à la poursuite de la guerre (taux des bons du Trésor, bourse, inflation), le prix des carburants s’emballe et avec lui décroit le soutien populaire, déjà faible, à la guerre et l’optimisme des Républicains pour les élections de Midterms. Enfin, il y a une usure de l’outil militaire (surutilisation de la Marine, décroissance des stocks et surcoûts). En externe, les États-Unis ont beau refuser d’endosser toute responsabilité dans le blocage du détroit d’Ormuz, de nombreux pays n’en pensent pas moins, ne seraient-ce que les Européens qui refusent de s’engager dans des opérations de sécurisation rendues nécessaire par une guerre « qui n’est pas la leur », et certains pays du Golfe qui commencent à douter de la fiabilité du bouclier défensif fourni par leur alliance avec les États-Unis. Il est certain que cette guerre a été mal préparée politiquement, avec de grandes carences stratégiques dans la planification (impasses sur les détroits et sur la volonté iranienne d’exportation du conflit ; confiance absolue dans la tactique de « l’éradication des chefs ») et la conviction de la supériorité militaire et technologique de la coalition, réelle certes, mais inopérante face à un pays structuré, équipé et entraîné à conduire une guerre asymétrique, sur plusieurs cercles concentriques : son territoire national, ses forces extérieures subordonnées (Hamas, Hezbollah libanais, Hezbollah irakien, Houthis) et, enfin, ses réseaux terroristes internationaux dormants. Vers un conflit gelé ? Il est certain que les États-Unis trouveraient avantage à avoir une porte de sortie pour leur propre intérêt et parce qu’au fond, s’ils n’ont pas atteint les buts de guerre que d’aucuns leur attribuaient, ils ont causé des dégâts importants à l’Iran. Quant aux détroits, ils laissent les « utilisateurs » trouver une solution avec l’Iran. Pour sa part, Trump doit estimer pouvoir encore disposer des sanctions économiques, d’une capacité de renseignement et de réaction pour contrôler l’Iran sur le moyen terme, laissant ainsi un conflit gelé, non pas sur une ligne de cessez-le-feu, mais sur une évaluation globale de situation (nucléaire, programme balistique et couverture aérienne iranienne) ramenée à un niveau de menace acceptable. C’est bien ce que laisse entendre le POTUS (discours du 1er avril 2026) au-delà de la menace d’intensifier les frappes pendant deux semaines. Menace suivie d’un nouvel ultimatum de 48 heures annonçant l’apocalypse sur l’Iran, suivi par l’annonce d’une trêve de deux semaines, une poignée de minutes avant son échéance (7 avril 2026). Certes, simultanément, des renforts arrivent au Proche-Orient : capacités de renseignement et guerre électronique, de bombardement (B-52), de combat aéroterrestre (Military Expeditionary Unit ; brigade parachutiste), forçant l’Iran à prendre des mesures de protection sur l’ensemble de son territoire. Trump utilise sans restriction la « stratégie de la confusion », ses déclarations à venir s’inscriront dans le même registre, et cependant personne ne peut les ignorer, autant les ennemis que les alliés ou indifférents. Pourparlers positifs avec l’Iran, si tant est que ceux-ci en acceptent les conditions ? Coup de poing avant désengagement ? Désengagement en claironnant les objectifs atteints ? Les dernières déclarations n’apportent pas les réponses attendues par les analystes géopolitiques, mais elles cherchent surtout à rassurer les marchés qui sont devenus le principal levier des crises. Ils exigent que cette crise se termine. Le conflit gelé, présenté sous des dehors positifs, comme sait le faire Trump, est une issue fort probable, si tant est qu’Israël suive. Mais pourrait-il faire autrement s’il veut le maintien des ressources américaines. Mais surtout, la relative impuissance des États-Unis face à la résilience iranienne ouvre une dynamique vers un profond remaniement de l’ordre international : Il y a, certes, un affaiblissement des capacités militaires et nucléaires iraniennes, mais un renforcement de son rôle international par le contrôle des détroits d’Ormuz et Bab el-Mandeb et la préservation de ses réseaux terroristes et d’influence internationaux. L’Iran, maître des détroits, tiendra sous son pouvoir les économies et donc les politiques des États occidentaux ; La satisfaction est de mise chez les ennemis des États-Unis, enrôlés depuis 2009 (BRICS) derrière la Russie pour contester « l’ordre international selon les règles ». Il faut s’attendre à des initiatives de toutes sortes pour exploiter cette faiblesse politique que le militaire ne parvient plus à équilibrer ; La montée d’un profond climat d’inquiétude dans tous les pays, principalement du Golfe, mais aussi d’Europe de l’Est, qui comptaient sur la protection militaire des États-Unis, mais les voient reculer ; La montée d’une interrogation existentielle dans la partie européenne de l’OTAN, après les menaces de Trump d’abandonner ce « Tigre de papier » qui ne veut pas répondre positivement à ses appels à l’aide. L’Europe va être partagée entre ceux qui ont lancé le mouvement de mise à distance des États-Unis à l’occasion de cette guerre et ceux qui comptent toujours sur la protection des États-Unis. La fracture de l’OTAN pourrait être double : États-Unis/Europe et Europe de l’Ouest/Europe de l’Est. Une fin de l’OTAN, si elle était actée, s’accompagnerait de la mise en place de relations bilatérales entre les États-Unis et ses « clients européens » à la recherche de sécurité. Pas un horizon positif pour la dynamique de construction européenne. « La guerre est d’une importance vitale pour l’État. C’est le domaine de la vie et de la mort : la conservation ou la perte de l’empire en dépendent ; il est impérieux de le bien régler. » Sun Tzu, L’art de la guerre. « C’est assez simple et direct. Je vise très haut, et je continue à pousser, pousser et pousser pour obtenir ce que je veux. » Donald Trump, L’art du deal.
  15. https://www.opex360.com/2026/04/14/larmee-de-lair-de-lespace-confirme-lachat-prochain-de-seulement-sept-canons-antiaeriens-rapidfire-de-40-mm/ En octobre dernier, le chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace [CEMAAE], le général Jérôme Bellanger, avait évoqué une exercice ayant consisté à simuler une attaque saturante de drones contre une base aérienne, en écho à l’opération «Spider», menée quelques mois plus tôt par l’Ukraine contre les emprises abritant des bombardiers stratégiques russes. «J’ai envie de vous dire que le résultat est… perfectible», avait-il confié aux députés. Mais au-delà de ce cas particulier, il s’agit de renforcer les capacités de l’AAE dans le domaine de la «défense aérienne élargie». Comme le CEMAAE l’a expliqué lors d’une nouvelle audition à l’Assemblée nationale, ce 14 avril, celle-ci va du «traitement du mini-drone au missile balistique de théâtre en passant par celui du Shahed [drone d’attaque iranien ndlr] au chasseur russe Su-57». Cette défense aérienne élargie «fait appel à tout le spectre de combat de l’armée de l’Air & de l’Espace», a résumé le général Bellanger. Aussi, aux 5 milliards d’euros qui avaient été initialement prévus par la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30, ce segment va bénéficier d’un investissement supplémentaire de 1,6 milliard d’ici 2030. Cela va se concrétiser par l’accélération de la livraison de dix systèmes Sol-Air Moyenne Portée de nouvelle génération [SAMP/T] et l’acquisition de neuf VL-MICA «pour une transition vers un système bicouche», a précisé le général Bellanger. Mais pas seulement car ce dernier a également confirmé la commande de «sept systèmes d’artillerie antiaérienne RapidFire de 40 mm». Dans un rapport publié en 2023, les députés Jean-Louis Thiériot et Natalia Pouzyreff avaient émis l’idée de doter l’armée de Terre d’un tel système. «C’est un enjeu opérationnel pour nos troupes mais aussi un enjeu industriel» car il faudra «faire admettre le [calibre de] 40 mm comme standard de l’Otan, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui», sauf pour le domaine naval, avaient-ils avancé. Effectivement, fruit d’une coopération entre KNDS France et Thales, le RapidFire a d’abord été conçu pour les Bâtiments ravitailleurs de forces [BRF] et les futurs patrouilleurs hauturiers de la Marine nationale. Et cela même si une version «terrestre» était dans les tiroirs des deux industriels. Pour rappel, le RAPIDFire se compose d’un canon à munitions télescopées 40CTA, d’un radar 3D, d’un module de commandement et de contrôle [C2] polyvalent, de capteurs intégrés dans la tourelle et de six missiles surface-air à très courte portée [en option]. Il permet d’éliminer toute menace [aéronef, missile, munition téléopérée, etc.] évoluant dans un rayon de 4 km. Cela étant, ayant misé sur les systèmes ARLAD et Proteus, qu’elle a développés en interne, l’armée de Terre ne disposera pas de Rapidfire. En revanche l’AAE avait fait part de son intérêt pour ce canon antiaérien depuis quelque temps déjà. «Par sa technologie, RAPIDFire est adaptable à différentes applications. Une adaptation terrestre est ainsi en cours d’instruction, sur la base d’échanges avec l’armée de l’Air et de l’Espace française, en quête d’une solution de protection de ses bases aériennes sur le territoire national, comme en projection, pour la protection de pièces à haute valeur ajoutée», avait en effet fait savoir KNDS France, à l’occasion du dernier salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, il y a près d’un an. Reste que le nombre de systèmes RapidFire destinés à l’AAE risque d’être encore insuffisant. Dans son dernier avis budgétaire sur le programme 178 «Préparation et emploi des forces – Air», le député Frank Giletti [RN] avait estimé que «la surmarche budgétaire du projet de loi de finances 2026 pourrait permettre de financer douze canons de 40 mm», avec une mise en service espérée d’ici 2030. Et cela en vue d’un «renforcement rapide des moyens de lutte antidrone dans les bases aériennes conventionnelles, hors bases aériennes à vocation nucléaire» afin de tenir compte des retours d’expérience «récents». Photo : Version terrestre du RapidFire – KNDS France
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  16. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/la-chasse-aux-mines-navales-un-precieux-savoir-faire-entretenu-par-la-france/ La chasse aux mines navales, un précieux savoir-faire entretenu par la marine française À bord de « L’Aigle », chasseur de mines tripartite de la Marine française en rade de Brest (Finistère), le 25 mars 2026. | GUILLAUME SALIGOT / OUEST-FRANCE Dans le détroit d’Ormuz, les Gardiens de la Révolution iraniens ont mis en garde contre une « zone dangereuse » de 1 400 km2 – soit 14 fois la superficie de Paris – où pourraient se trouver des mines. Alors que Paris et Londres cherchent à bâtir une coalition de pays prêts à contribuer à une mission « purement défensive » afin de « restaurer la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz lorsque les conditions de sécurité le permettront », il faudra nécessairement s’assurer de l’absence de ces menaces sous-marines. Pour une telle mission, la connaissance de la zone d’opération est précieuse: au cours des campagnes de chasse aux mines, des bases de données sont constituées. Lors d’un nouveau passage, l’équipage peut alors écarter les objets qui apparaissent déjà dans la base et se concentrer sur ceux qui n’y étaient pas auparavant. Or les Britanniques, les Américains mais aussi les Français ont mené au cours des années de nombreuses missions de chasse aux mines dans le Golfe et le détroit d’Ormuz, établissant des relevés des fonds marins. Ma consoeur Emmanuelle François, de notre rédaction de Brest, est allée à la rencontre des marins des CMT qui mènent la chasse aux mines navales, un précieux savoir-faire entretenu par la France. Voici son sujet qui est aussi paru sur ouest-france.fr le 27 mars:
  17. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/les-drones-terrestres-ukrainiens-semancipent-et-passent-a-loffensive-en-solo/ Les drones terrestres ukrainiens s’émancipent et passent à l’offensive en solo Lors d’un salon de l’armement, à Kiev, le 13 avril, le président ukrainien Zelensky a affirmé que « pour la première fois dans l’histoire de cette guerre, une position ennemie a été prise exclusivement par des plateformes sans pilote, avec des systèmes terrestres et des drones aériens. Les occupants se sont rendus et l’opération a été menée sans infanterie et sans pertes de notre côté. » « Ça va plus vite que je le pensais », reconnaît Gérard de Boisboissel, le directeur de l’observatoire « Enjeux des Nouvelles Technologies pour les Forces » au sein du Centre de recherches des écoles de Coëtquidan. « Certes ce n’est pas la première fois qu’une armée annonce que des drones ont conquis une position. En 2019 en Syrie, les Russes auraient capturé une position avec l’aide un drone terrestre armé de type Platform-M. En décembre 2025, les Ukrainiens avaient déclaré qu’un robot terrestre équipé d’une mitrailleuse de 12,7 mm avait défendu une position lors d’un assaut russe ». Pour Gérard de Boisboissel, « si les Ukrainiens ont vraiment pris une position russe avec seulement des drones aériens et terrestres, on assiste à un basculement ». Effectivement, un seuil a été franchi si une action de vive force sur une position, qui n’a été ni localisée ni décrite par Zelensky, s’est bien soldée par une victoire tactique, sans pertes ukrainiennes et avec la reddition des défenseurs russes à une force d’engins sans pilote et sans accompagnement de soldats humains ! Au-delà de ce qui est, peut-être, une manœuvre informationnelle, il apparaît quand même que les Ukrainiens ont repris l’avantage technologique et numérique sur les Russes dans le domaine des drones. Les récentes innovations ukrainiennes en matière de drones auraient même fait basculer l’avantage, sur certains secteurs du champ de bataille, en faveur de l’Ukraine chroniquement à court de combattants. Selon le chef d’état-major ukrainien Oleksandr Syrskyi qui s’exprimait le 9 avril, les unités ukrainiennes de systèmes sans pilote ont effectué plus de 11 000 missions de combat par jour et ont frappé plus de 150 000 cibles vérifiées rien qu’en mars 2026, soit une augmentation de 50 % par rapport à février 2026. Un militaire de la 65th Mechanized Brigade, le 10 avril 2026, présente un drone terrestre armée d’une mitrailleuse de 12,7mm sur le front dans le secteur de Zaporijia. (Photo Andriy Andriyenko / 65th Mechanized Brigade of Ukrainian Armed Forces / AFP) Selon un blogueur russe cité par l’Institute for the Study of War (ISW), les forces ukrainiennes opérant sur le sud du front, à la jonction des oblasts de Dnipropetrovsk et de Zaporijia auraient utilisé simultanément jusqu’à 400 drones sur une profondeur de 20 kilomètres pour frapper les forces russes et mener des contre-attaques victorieuses. « Le futur est déjà sur le front, avec nos systèmes robotiques terrestres », a précisé le président Ukrainien, citant l’armada terrestre désormais disponible de Ratel, TerMIT, Ardal, Rys, Zmiy, Protector, qui auraient déjà effectué « plus de 22 000 missions sur le front en seulement trois mois ».
  18. https://www.forcesoperations.com/arbitrage-dans-les-prochaines-semaines-pour-le-successeur-du-lru/ Arbitrage « dans les prochaines semaines » pour le successeur du LRU C’est l’heure de vérité pour les munitions FLPT-150 et Thundart. Développées par Thales/ArianeGroup d’une part et par Safran/MBDA d’autre part, ces deux propositions françaises entament les essais qui permettront à la Direction générale de l’armement (DGA) d’enfin trancher sur la question de la succession des lance-roquettes unitaires de l’armée de Terre. Conduits hier, les premiers tirs d’essai de l’une des deux munitions « se sont bien passés », annonçait aujourd’hui le délégué général pour l’armement, Patrick Pailloux, en audition parlementaire. Les prochains essais sont attendus « la semaine prochaine », complétait-il. Pour les deux candidats, c’est l’aboutissement des partenariats d’innovation notifiés fin 2024. De chaque côté, l’effort porte notamment sur la résistance au brouillage GNSS adverse. Safran a de son côté réalisé trois tirs d’essai d’une bombe AASM dotée d’un nouvel autodirecteur bi-mode laser-infrarouge (LIR). Cette qualification en poche, la solution devrait être disponible dès l’année prochaine. Elle bénéficiera également à Thundart, dont la production est réalisée sur la même ligne que celle de l’AASM. Une ligne dont les cadences ont quadruplé. Thales a lui aussi travaillé sur une nouvelle brique répondant aux mêmes contraintes de tir en environnement « GNSS-denied ». Étendu aux drones et aux véhicules terrestres, ce « TopStar Smart Receiver » combine trois technologies : un récepteur GNSS bi-constellation « résistant aux tentatives de leurrage », une fonction antibrouillage grâce à une antenne adaptative et une horloge « assurant la synchronisation des radios tactiques jusqu’à 48h après la perte du signal GNSS, au lieu de 30 minutes avec un équipement classique ». Le groupe planche par ailleurs sur une solution complète incluant le lanceur. Une fois ces essais terminés, il s’agira de faire « un choix éclairé ». La suite consistera à rassembler les résultats et les données issues d’une étude de marché pour les solutions export et d’en ressortir la solution qui atteindra le meilleur ratio entre les coûts et délais. Inutile, en effet, de répéter à quel point disposer de cette capacité est « absolument prioritaire en cas d’engagement majeur ». « Il y a une grosse pression de l’armée de Terre, (…) c’est une capacité dont ils ont impérativement besoin », insistait le DGA en écho à des LRU qui devraient tirer leur révérence à compter de 2027. L’urgence est réelle mais les budgets ne sont pas infinis. Bien qu’accéléré au travers de l’actualisation de la loi de programmation militaire, l’effort de renouvellement reste limité à « entre 13 et 26 lanceurs » accompagnés, selon le DGA, de 300 munitions théoriquement livrés d’ici à 2030. De quoi, à défaut d’être dans les temps pour le jalon d’une division projetable en 30 jours, équiper progressivement un bataillon à l’horizon que s’est fixé l’armée de Terre pour être apte à commander un corps d’armée au profit de l’OTAN. L’équation se complexifie davantage si on y ajoute l’argument de la souveraineté. Développer et produire une capacité « Made in France » suppose, pour être viable, de dégoter des débouchés à l’export. Rien d’évident à l’heure où les systèmes américain, israélien et coréen ont d’ores et déjà capté l’essentiel du marché européen. « Il y a une urgence et il y a la volonté de développer nos capacités en France. Il va falloir qu’on arbitre dans les prochaines semaines », résumait le DGA. Le patron de la DGA en est bien conscient, toute la difficulté consistera à « faire le meilleur choix ou le moins mauvais choix au regard des besoins ». Quelle que soit la réponse, celle-ci risque en effet d’engendrer une certaine « tension ». « Vous pouvez vous retrouver avec une solution qui est disponible très vite, qui coûte très peu cher, qui ne marche pas bien et qui viendrait de l’étranger, au hasard. Et puis une solution qui marche vachement bien, qui est plus chère, qui arrive plus tard. Qu’est-ce qu’on choisit ? », lançait Patrick Pailloux. Réponse, semble-t-il, avant l’été. Crédits image : MBDA
  19. Alors, oui dès le dossier 2027 en ligne, portez vous candidat. Vous avez déjà un bagage académique et bientôt militaire étoffé. Pour peu que vous pratiquiez des langues étrangères avec aisance et qu'au plan physique, vous n'ayiez pas trop de "bobos", vous présentez un profil intéressant. BTX
  20. Bienvenue 14 ans et en classe de Quatrième. Si des parents déjà dans l'institution, avez-vous pensé intégrer un lycée militaire de la Défense en classe de Seconde ? BTX
  21. Bienvenue Oubli plutôt qu'impolitesse ! Le Grain a rectifié. Concours EMIA ? Pourqoi pas. Vite par MP je prends ctc avec LE COACH. BTX
  22. Pour compléter sur les officiers recrutés sur titres à l'EMIA = - intégration au 2e bataillon pour le 1er semestre de formation au grade de sous-lieutenant - au terme de ce 1er semestre, intégration au 1er bataillon pour suivre le 4e semestre de formation - à son terme, promu lieutenant et rattachement en termes de promotion au 1er bataillon Sortant d'Ecole d'application, ils ont un an d'ancienneté de grade de lieutenant. BTX
  23. Il l'a faite. Mais la piqûre de rappel est salvatrice. Quel âge aurez-vous le 1er janvier 2027 ? Et de quel diplôme disposerez vous alors ? BTX
  24. Bienvenue Et pourquoi pas en effet tenter d'intégrer l'AdT par la "grande porte" ? Beau régiment que le 5e RIAOM ! En vous souhaitant de connaître le CECAD qui servira de PMS à moindre coût. BTX

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