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  1. https://www.opex360.com/2026/09/01/un-rafale-a-ete-ravitaille-en-vol-par-un-avion-yy-20-chinois-pour-la-premiere-fois/ Un Rafale a été ravitaillé en vol par un avion YY-20 chinois pour la première fois La semaine passée, les forces aériennes égyptiennes et chinoises ont donné le coup d’envoi de la seconde édition de leurs manœuvres conjointes «Aigles de la civilisation». Les exercices au programme porteront «sur des sujets tels que les tactiques de combat aérien, les opérations de supériorité aérienne ainsi que sur la recherche et le sauvetage au combat», avait précisé un porte-parole du ministère chinois de la Défense, le 14 août dernier. À cette occasion, la composante aérienne de l’Armée populaire de libération [APL] a déployé un détachement relativement bien étoffé en Égypte, avec notamment plusieurs Shenyang J-16, c’est-à-dire l’un de ses avions de combat les plus modernes, avec le Chengdu J-20. Ces appareils sont accompagnés par six Xi’an Y-20 [transport], des YY-20A [ravitaillement en vol], un KJ-500 [détection et commandement aéroportés] et au moins un Y-9LG, dédié à la guerre électronique. Des hélicoptères Z-20 complètent ce dispositif. «Le Y-9LG est équipé de capteurs de renseignement électronique de pointe, capables de détecter, de suivre, de localiser et de brouiller les émissions électromagnétiques ennemies. Il est un équipement clef pour permettre à nos forces armées d’obtenir la suprématie électromagnétique sur le champ de bataille et de prendre l’initiative dans les guerres futures», a résumé un média chinois. Évidemment, on peut supposer que la signature électronique des Rafale égyptiens intéresse particulièrement l’APL. Et notamment leur dispositif SPECTRA [Système de protection et d’Évitement des Conduites de Tir du Rafale]. «Affronter le Rafale en Égypte permet de connaître directement ses performances et certaines de ses caractéristiques de vol, ce qui servira comme référence pour développer des tactiques et des méthodes de combat», a d’ailleurs reconnu l’analyste militaire Zhang Xuefeng, auprès de la chaîne de télévision d’État CCTV. Quoi qu’il en soit, les manœuvres «Aigles de la civilisation» sont aussi l’occasion pour les forces égyptiennes et chinoises de renforcer leur interopérabilité. C’est ainsi que, pour la première fois, un Rafale a été ravitaillé en vol par un avion chinois, en l’occurrence un YY-20A. Une photographie de ce moment a été diffusée par le porte-parole de l’état-major égyptien, via le média social X. Le YY-20A utilise des tuyaux souples et des paniers pour transférer du carburant à d’autres avions. Ce qui ne pose pas de problème pour ravitailler un Rafale en vol puisque cette technique, dite Probe and Drogue Refueling, est utilisée par les A330 MRTT de l’ armée de l’Air & de l’Espace. Cela étant, il a fallu tenir compte de plusieurs paramètres [vitesse d’approche, contact avec le panier, performances de chaque aéronef, etc.]. Ce qui ne va pas forcément de soi. Qui plus est, la force aérienne égyptienne ne possède pas d’avions ravitailleurs, ce qui peut être un handicap au regard de l’étendue du territoire qu’elle doit surveiller et protéger. Aussi, ce ravitaillement en vol d’un Rafale par un YY-20A pourrait bien avoir des suites commerciales. En tout cas, le South China Morning Post a avancé cette hypothèse. «La démonstration de la capacité à ravitailler en vol des avions étrangers pourrait offrir à Pékin des options pour une interopérabilité militaire plus étroite et, potentiellement, pour l’exportation du YY-20 à l’étranger», a-t-il écrit. «Cela pourrait s’avérer particulièrement pertinent pour des clients potentiels exploitant des aéronefs acquis auprès de différents fournisseurs», a-t-il ajouté. Au passage, selon un compte rendu de l’Armée populaire de libération, le YY-20A a aussi servi de «nœud de commandement aéroporté» lors du vol des J-16 vers l’Égypte.
  2. Pour STSENR Je vous invite à vous connecter et à poser votre question au site "Chasseurs de mémoire". Calé. https://militaria.1fr1.net BTX
  3. Avertissement gratuit pour le "binôme de choc" de la 395. Pour absence de présentation dans la rubrique dédiée. Quels DS ? Quels objectifs dans ce DS ? Bref, rien. Il faut deviner. BTX
  4. https://www.opex360.com/2026/09/01/le-danemark-a-finalise-la-commande-de-seize-chasseurs-bombardiers-f-35a-supplementaires/ Le Danemark a finalisé la commande de seize chasseurs-bombardiers F-35A supplémentaires En juin, le Bureau du vérificateur général du Danemark [Rigsrevisionen] a tancé le ministère de la Défense pour avoir sous-estimé les coûts d’exploitation des vingt-sept chasseurs-bombardiers F-35, commandés auprès de Lockheed Martin, en 2017, afin de remplacer les F-16 de la Flyvevåbnet. En outre, il lui a aussi reproché de ne pas avoir correctement informé le Parlement [Folketing] quand celui-ci devait valider ce programme. Dans le détail, un budget de 57,1 milliards de couronnes danoises [soit 7,6 milliards d’euros] avait été initialement prévu pour financer l’achat et les coûts d’exploitation de ces vingt-sept F-35A sur une période de trente ans. Or, malgré une accumulation de données suggérant que cette somme allait être insuffisante, le ministère danois de la Défense a maintenu ses estimations au moins jusqu’en janvier dernier. Selon le rapport d’audit, celles-ci ont été sous-évaluées d’au moins 14 milliards de couronnes [soit près de 2 milliards d’euros]. «Cette augmentation des dépenses pourrait réduire les capacités d’acquisition et d’exploitation d’autres équipements par le ministère de la Défense, voire entraîner une hausse des dépenses publiques totales consacrées à la défense», a-t-il prévenu. Une solution pour rester dans l’enveloppe budgétaire consisterait à réduire le nombre d’heures de vol prévues pour chacun des F-35A… D’autant plus que, en octobre dernier, le ministère danois avait fait part de son intention d’acquérir seize appareils supplémentaires ainsi que des drones de combat collaboratifs censés les accompagner. «Nous allons maintenant entamer un dialogue avec le Bureau du programme conjoint F-35 afin de préciser les modalités d’acquisition de ces avions, notamment les possibilités d’une livraison accélérée», avait-il précisé, à l’époque. Il était alors question d’affecter 29 milliards de couronnes [environ 3,9 milliards d’euros] pour financer cet achat. Par la suite, le ministère danois de la Défense a gardé le silence radio sur ce projet. Les tensions entre Copenhague et l’administration du président Trump au sujet du Groenland ne sont sans doute pas étrangère à cette discrétion, d’autant plus que des élections législatives devaient se tenir en mars dernier. Quoi qu’il en soit, selon Aviation Week, le dernier rapport sur les acquisitions du F-35, rendu public en août dernier, «confirme que le gouvernement danois et le Bureau du programme conjoint ont finalisé la commande complémentaire annoncée précédemment avant le 21 avril de cette année». Ainsi, huit appareils proviendront du lot n°20, six du lot n°21 et deux du lot n°22. Le montant de la commande danoise n’a pas été précisé… alors que le prix unitaire du F-35A a encore augmenté, celui-ci étant passé de 72,7 millions de dollars [de 2012] à 78 millions de dollars. Soit une hausse de 7,3 % par rapport au précédent rapport, publié il y a trois ans. Pour les seuls États-Unis, a relevé Air & Space Forces Magazine, «le coût total estimé de l’acquisition du F-35 [en tenant compte des cellules et des moteurs pour les trois versions de cet avion] s’élève désormais à 536,2 milliards de dollars.» Et d’ajouter : «Ce montant est supérieur de 51 milliards de dollars aux 485,2 milliards de dollars enregistrés dans le précédent rapport de 2023, soit une augmentation de plus de 10 %».
  5. https://www.opex360.com/2026/09/01/la-suede-precise-la-configuration-de-ses-quatre-futures-fregates-de-defense-et-dintervention/ Le 31 août, seulement trois mois et demi après en avoir exprimé l’intention dans le cadre de son programme «Luleå», la Suède a confirmé la commande de quatre Frégates de défense et d’intervention [FDI] auprès de Naval Group, pour un montant de 4,3 milliards d’euros. Lors de l’annonce de son choix en faveur de la frégate française, le ministère suédois de la Défense avait indiqué que Saab et Bofors seraient impliqués dans le programme Luleå, sans préciser les équipements et les armes que ces deux industriels allaient devoir fournir. Dans les grandes lignes, conçu selon une architecture numérique organiséns en «data centers», la FDI [ou classe «Amiral Ronarc’h»] est dotée d’un radar à antennes actives [AESA] Seafire, d’un sonar de coque KingKlip Mk2, d’un sonar remorqué CAPTAS-4, de la suite de guerre électronique «SENTINEL», et du système de communications navales «Aquilon». Son armement repose sur une tourelle de 76 mm, deux canons téléopérés de 20 mm «Narwhal», des missiles surface-air ASTER 30 et ASTER 15 mis en œuvre par un système de lancement vertical Sylver A50, de missiles antinavires Exocet et de torpilles MU-90. Il a été prévu de lui permettre d’emporter des Missiles de croisière navals [MdCN], sous réserve de l’équiper avec des Sylver A70. Cette option n’a pas été retenue par la Suède. Du moins pour le moment car cela pourrait changer à l’avenir, comme l’a laissé entendre le président Macron lors de la signature du contrat. Cela étant, selon des précisions livrées par l’Administration suédoise du matériel de défense [Försvarets materielverk – FMV], les frégates «Luleå» seront équipés d’un tourelle de 57 mm Bofors à la place de celle de 76 mm ainsi que d’un canon de 40 mm. En outre, la station d’armes téléopérées «Trackfire» remplacera les deux canons de 20 mm «Narwhal». De même que les missiles antinavires RBS15 et les torpilles Torped 47 se substitueront respectivement aux Exocet et aux MU90. En outre, la marine suédoise a préféré le missile surface-air CAMM-ER [40 km de portée, ndlr] à l’ASTER 15. Enfin, les frégates suédoises disposeront d’un radar supplémentaire, en l’occurrence le Sea Giraffe. Optimisé pour les missions menées dans les zones littorales, il s’agit d’un radar 3D AESA fonctionnant en bande X. Offrant des capacités «complètes» de contre-mesures électroniques [ECCM], il constitue le «choix idéal pour les forces navales, garde-côtes et les opérations amphibies», souligne Saab. «La défense aérienne et la lutte anti-sous-marine constituent deux capacités essentielles pour ces nouvelles frégates. Naval Group assure l’intégration des systèmes, ce qui garantit que les navires sont livrés prêts à être mis en service», a précisé la FMV. La première FDI suédoise, appelée «HMS Luleå», sera livrée à la marine royale suédoise en 2030. Suivront ensuite les HMS Norrköping [en 2032], HMS Trelleborg [en 2033] et HMS Halmstad [en 2034]. Dans une tribune publiée par le Svenska Dagbladet, le chef d’état-major de la marine suédoise, l’amiral Johan Norlén, a justifié l’achat de ces quatre frégates. «Depuis l’adhésion à l’Otan, la mission de la marine suédoise a radicalement changé. D’une simple défense du pays face à une agression, elle assurera désormais le contrôle opérationnel de la mer Baltique et de ses estuaires. Elle garantira ainsi l’accès des navires importants à la Suède et à ses alliés, comme la Finlande et les pays baltes. Il s’agit d’un changement d’ambition considérable», a-t-il ainsi soutenu, avant d’évoquer la possibilité de doter les frégates de la classe Luleå de drones. «Pour relever le nouveau défi de la protection de la région de la mer Baltique, de manière durable et quelles que soient les conditions météorologiques, une solution novatrice s’impose. Les frégates, équipées de drones, constituent un élément essentiel de cette solution», a en effet estimé l’amiral Norlén. Et d’insister : «Les drones représentent l’avenir et, à l’heure actuelle, une combinaison de navires habités et de drones est nécessaire pour faire face aux menaces en mer. Dans ce contexte, les frégates constitueront un atout majeur pour la construction de la marine de demain». PS. Dans le même esprit......... https://www.opex360.com/2026/08/31/la-suede-confirme-lachat-de-quatre-fregates-de-defense-et-dintervention-pour-environ-43-milliards-deuros/
  6. Photo Marine nationale) Du vendredi 4 au lundi 7 septembre, la frégate multi-missions (FREMM) Normandie fera escale à Rouen et elle ouvrira exceptionnellement ses portes. Le grand public aura la possibilité de visiter ce bâtiment afin de découvrir ses missions, ses métiers et d’aller à la rencontre de ses 110 membres d’équipage. Cette escale revêt un caractère symbolique pour son nouveau commandant, le capitaine de frégate Alexandre Mallet, le navire faisant son retour à Rouen à l’occasion de l’année des 400 ans de la Marine nationale. « La présence de ce fleuron de la Marine au cœur de la Normandie témoigne des liens forts de parrainage qui l’unissent au département de la Seine-Maritime (76) depuis l’Armada de Rouen en 2023 », précise la Marine. Cette escale sera une occasion pour la Marine de présenter des carrières de marins et les nombreuses opportunités d’emploi qu’elle propose avec notamment la signature d’un partenariat entre le Service de recrutement de la Marine et les acteurs normands du Réseau pour l’emploi – France Travail, l’Association régionale des Missions Locales de Normandie (ARML) et Cheops Normandie, réseau des Cap emploi. Ce partenariat régional sera signé à bord de la FREMM Normandie le vendredi 4 septembre à 14h30. Modalités pratiques visite de la FREMM Normandie : – visite gratuite et ouverte au grand public, le vendredi 4 septembre de 13h30 à 17h30 ; le samedi 5 et le dimanche 6 septembre de 9h30 à 12h et de 13h30 à 17h30 ; – quai du Musée maritime fluvial et portuaire de Rouen ; – présentation d’une carte d’identité obligatoire ; – chaussures fermées obligatoire ; – pas de limite d’âge mais avoir un minimum de mobilité. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/embarquez-a-bord-de-la-fremm-normandie-en-escale-a-rouen-76-du-4-au-7-septembre/
  7. https://www.defense.gouv.fr/terre/actualites/accomplir-son-service-national-larmee-terre Direction : Terre / Publié le : 01 septembre 2026 À partir de septembre 2026, un nouveau service national s’adressera aux jeunes Françaises et Français de 18 à 25 ans, motivés par l’envie de servir et de découvrir l’univers militaire. Ouvert aux volontaires, ce dispositif offre une expérience unique de 10 mois d’engagement, dont un mois de formation militaire initiale, au plus près des besoins opérationnels des armées. Les inscriptions sont ouvertes, pour une intégration répartie sur trois dates, septembre, octobre et novembre 2026. Un nouveau service national pour les 18–25 ans - © armée de Terre Une immersion complète dans la communauté militaire Placés sous statut militaire, les jeunes volontaires rejoindront des unités de l’armée de Terre en métropole comme en outre-mer et évolueront au quotidien aux côtés de militaires d’active et de réserve. Ils développeront des compétences techniques, mais aussi des qualités humaines essentielles à la réussite de leur futur parcours, qu’il soit étudiant ou professionnel. Pour la rentrée 2026, 1 800 postes seront ouverts dans l’armée de Terre. Des métiers variés au service de la Nation Les volontaires seront engagés sur le territoire national, dans des missions correspondant aux besoins réels des armées. Les domaines proposés couvrent un large éventail de spécialités: Opérationnel et terrain : patrouille, sentinelle, défense d’emprises, opérateur drones… Soutien et logistique : mécanicien, logisticien, magasinier, cuisinier, électricien… Expertise et innovation : cyber, data scientist, développeur informatique, ingénieur… Encadrement et formation : moniteur de sport, formateur, gestionnaire RH… Communication et culture : rédacteur, traducteur, musicien… Environ 20 % des postes seront dédiés à des profils plus diplômés ou spécialisés. En savoir plus sur le service national : Lien vers la page du site sengager.fr Le profil des candidats pour le service national - © armée de Terre Quels seront les types de missions pour le service national ? Les jeunes volontaires pour le service national contribueront directement aux missions essentielles des armées : Engagement opérationnel : participation aux opérations de protection du territoire, comme l’opération Sentinelle, et à la défense des emprises militaires. Appui du quotidien : soutien indispensable aux activités des unités : préparation opérationnelle, administration, logistique, restauration, maintenance… Métiers d’expertise : missions nécessitant des compétences spécifiques dans des domaines techniques ou émergents. Idées reçues : ce que le service national n’est pas « Dix mois à galérer dans la boue » : c’est l’idée reçue la plus fréquente sur le service national et elle ne reflète qu’une partie de la réalité. Si l’entraînement physique et le travail sur le terrain font partie du parcours de certains volontaires, les missions couvrent un champ beaucoup plus large : logistique, maintenance, informatique, restauration, administration… Les affectations se font selon les compétences et le profil de chacun, pas uniquement sur des postes de terrain. Cette diversité, associée à l’expérience collective vécue aux côtés de militaires d’active et de réserve, est au cœur de ce que propose le dispositif. Accomplir son service national dans l'armée de Terre - © armée de Terre Un cadre de vie structuré et sécurisé Tout au long de leur service, les jeunes seront logés, nourris et percevront une solde d’environ 800 € par mois. Ils porteront le grade de soldat, sauf pour les plus diplômés qui pourront accéder au grade d’aspirant. La formation militaire initiale d’un mois sera commune à tous. Le service national sera considéré comme une année de césure. Pour les étudiants boursiers, la solde perçue ne sera pas comptabilisée dans leurs ressources, facilitant la reprise d’études. Enfin, il pourrait être également valorisé par l’attribution de crédits ECTS. Une formation initiale exigeante mais progressive Une formation militaire initiale sera dispensée à l'ensemble des candidats et futurs aspirants au sein de l'armée de Terre. D'une durée d’un mois, elle sera commune à tous. En immersion au sein d'un régiment, cette période de quatre semaines d'instruction a pour objectif de transmettre progressivement les valeurs militaires et d'acquérir les compétences fondamentales du soldat. Ordre serré, chant militaire, aguerrissement, vie en collectivité, manipulation de l'armement, déplacement tactique et théorie militaire seront enseignés à chaque volontaire. Comment candidater pour intégrer le service national à la rentrée 2026 ? Pour se renseigner ou candidater, les jeunes volontaires devront se rendre : le site sengager.fr ; les informations reçues au cours des journées de mobilisation. L’intégration dans les unités s’échelonnera entre septembre et novembre 2026 (en métropole février en NC), afin de permettre une reprise d’études dès septembre 2027. Et pour la rentrée 2027 : directement lors de leur journée de mobilisation ; sur l’application Défense + ; Sur le site sengager.fr Intégrer le service national de l'armée de Terre en 2026 - © armée de Terre Une continuité d’engagement : la réserve opérationnelle À l’issue de ces 10 mois, les jeunes seront intégrés dans la réserve opérationnelle de disponibilité pour 5 ans, comme tout ancien militaire ou volontaire. Envie de candidater : Déposez votre candidature en ligne Démarche simplifier Brochure explicative du service national Visualiser et télécharger la brochure (pdf - 1,81 Mo) Dépliant_Service National_planche PDF - 1.81 Mo
  8. https://www.terre.defense.gouv.fr/ensoa_1/actualites/piste-daudace-modulaire-au-camp-roche-picher Direction : ENSOA / Publié le : 18 août 2026 L’ENSOA enrichit son infrastructure pédagogique avec l’inauguration d’une nouvelle piste d’audace sur le site de La Roche Picher (79). Cet équipement vient compléter les moyens déjà dédiés à l’endurcissement des élèves sous-officiers et répond à une ambition : les préparer aux exigences physiques, mentales et collectives de leur métier. Piste d'audace de la Roche Picher Véritable outil d’entraînement, la piste d’audace permet de franchir une succession de d'obstacles sollicitant l’endurance, la coordination et le dépassement de soi. Une piste innovante Si l’ENSOA dispose déjà d’une piste d’audace sur le site du Panier Fleuri à Saint-Maixent-l’Ecole, celle nouvellement implantée à La Roche Picher vient renforcer ses capacités d’entraînement. Innovante, elle repose sur une structure modulaire à base de containers KC20. Installée sur un site aménagé par les sapeurs du 19e RG (19e régiment du génie), elle peut également être démontée et déplacée, offrant ainsi une grande flexibilité d’utilisation et une adaptation constante aux besoins pédagogiques. Conçue, installée et homologuée par le Centre national d’entraînement commando (CNEC), sous la conduite de l’adjudant-chef Pierre, cette réalisation permet de doubler d’augmenter le nombre de séances proposées aux élèves. Investir dans la préparation des chefs de demain Cet équipement s’inscrit dans la modernisation des espaces d’entraînement de l’armée de Terre. Quatrième piste d’audace modulaire déployée en France, elle illustre la volonté de l’ENSOA d’innover au profit de la préparation de ses futurs sous-officiers et suscite déjà l’intérêt de plusieurs partenaires étrangers.
  9. https://www.terre.defense.gouv.fr/ensoa_1/actualites Direction : ENSOA / Publié le : 25 août 2026 L’ENSOA renforce son programme de formation des sous-officiers en collaborant avec FN Herstal, l’historique fabricant d’armes belge. Une délégation de l’entreprise a récemment présenté au sein de l’établissement le FN VictoR, un système d’aide à l’entraînement au tir basé sur l’intelligence artificielle. Herstal FN VictoR Un outil d’analyse immédiat et portable Le FN VictoR est un dispositif compact qui se fixe sur les armes de dotation des armées françaises. Grâce à des capteurs de mouvement et à l’IA, il analyse en temps réel le geste du tireur, que ce soit avec des munitions réelles ou à blanc. L’appareil transmet les données sans fil, offrant une visualisation instantanée des impacts et des erreurs de visée. Herstal FN VictoR Contrairement aux systèmes fixes actuels, le FN VictoR est léger et facile à déployer. Il permet ainsi aux instructeurs d’offrir une correction pédagogique immédiate, non seulement en stand, mais aussi directement sur les terrains d’exercice ou en camp. Cet outil vient en complément parfait des équipements existants en apportant une mobilité et une simplicité d’utilisation inégalées. Former les cadres de demain avec efficacité L’objectif de cette innovation est d’accélérer l’acquisition des fondamentaux du tir par les futurs sous-officiers. En identifiant et corrigeant les erreurs en temps réel, les élèves perfectionnent leur geste avec plus de précision et de confiance. L’ENSOA a également exploré d’autres innovations, notamment dans le domaine des drones. Cette synergie profite aux deux parties : FN Herstal valide ses équipements auprès des experts de l’ENSOA, tandis que l’École teste du matériel de pointe pour affiner ses spécifications et guider les futurs développements industriels. Cette démarche illustre la mission de l’ENSOA : former des leaders compétents en alliant rigueur militaire traditionnelle et exploitation des technologies modernes pour optimiser l’entraînement et la préparation opérationnelle.
  10. https://www.terre.defense.gouv.fr/drhat/actualites/service-national-candidater-experience-enrichissanteil-est-toujours-possible-candidater Direction : DRHAT / Publié le : 25 août 2026 Le service national est un engagement militaire volontaire qui permet de servir pendant dix mois au profit de la Défense nationale. Il offre aux Françaises et Français de 18 à 25 ans la possibilité de réaliser des missions concrètes et utiles au sein de l’armée de Terre. Flyer du service national - © DRHAT / armée deTerre / Défense Vivre une expérience unique au service de la Nation, développer ses compétences, découvrir l’armée de Terre... Le service national offre aux jeunes la possibilité de vivre un engagement pendant 10 mois. Après une formation d’un mois, ils pourront réaliser des missions aux côtés des militaires d’active dans les domaines opérationnels, de soutien ou d’expertise sur le territoire national. Pour quel profil ? En année de césure, à l’issue des études ou pour débuter sa carrière, le service national constitue une expérience valorisante et un tremplin professionnel dans les armées comme dans le civil. Quelles missions ? Être déployé sur le territoire national, réaliser des missions en maintenance, informatique ou en logistique, mettre à profit ses compétences en communication, langues étrangères, cyberdéfense... Les offres sont diverses et peuvent correspondre à de nombreux profils et projets. Quels avantages ? 800 euros brut par mois, 75 % sur les trajets SNCF, l’hébergement et la nourriture sont pris en charge. Découvrez toutes les modalités dans le Flyer en PJ. Pour cette fin d’année 2026, il existe trois dates d’incorporation : septembre, octobre et novembre. Scannez le QR code pour découvrir les offres d’emploi proposées et postuler. Flyer du service national Téléchargez le Flyer_Service_national PDF - 1.1 Mo QR code du service national - © DRHAT / armée de Terre / Défense
  11. https://www.terre.defense.gouv.fr/drhat/actualites/reserve-operationnelle-2e-niveau-seconde-ligne-defense-france Direction : DRHAT / Publié le : 25 août 2026 Créée en 1999, la réserve opérationnelle de deuxième niveau (RO2) comprend tous les militaires ayant quitté le service actif depuis moins de 5 ans. Avec le retour des conflits de haute intensité aux portes de l’Europe, elle revêt à nouveau une importance majeure. Réservistes lors de l'exercice Vulcain - © armée de Terre / Défense La RO2, qui et pourquoi ? La RO2 est un réservoir stratégique de compétences qui peut être mobilisé de manière partielle ou générale pour renforcer ou permettre la régénération de l’active. Le code de la Défense stipule en effet que tout militaire radié et encore apte au service reste mobilisable pendant une durée de 5 ans. Elle est dissociée de la réserve opérationnelle de premier niveau, composée des réservistes actifs et qui ne sont généralement pas des anciens militaires. Pour l’armée de Terre, cela représente en 2026 environ 37000 personnes avec de nombreuses compétences dont le suivi est un véritable défi. Les réformes ou exclusions entraînent la radiation de la RO2. En revanche, le personnel exempté ou inapte temporairement reste disponible mais n'est pas rappelé. La RO2 est rappelée à servir directement au sein de l’armée d’active si la situation est suffisamment grave et qu’une déclaration de guerre est imminente. Réserviste lors de l'exercice Vezinet - © armée de Terre / Défense Comment s’organise le suivi et le rappel de la RO2 ? Ces réservistes sont rattachés aux formations d’emploi de leur dernière affectation. Appuyé par la DRHAT, ces FE doivent s’impliquer dans le suivi et la gestion de leurs RO2. Le lien doit être maintenu à des fins de fiabilisation. Cet enjeu majeur fait l’objet d’un partenariat à trois entre le bureau de gestion des réservistes de la DRHAT, les formations d’emploi et la direction générale des finances publiques, organe gouvernemental le plus performant pour suivre la situation des anciens militaires. Des exercices de rappel massif de réservistes sont organisés tous les ans, afin de tester et d’améliorer cette chaîne de suivi. Le taux de participation est variable mais de l’ordre de 30 % à 45 %. Anciennement appelés exercices VORTEX, ils sont remplacés depuis cette année par des exercices annuels de rappels massif de la réserve opérationnelle de niveau 2 (RMRO) dans la main des formations de l’armée de Terre. En cas de conflit imminent, ce sont les Centres de Rappel des Réservistes (CRR), sous l’autorité des commandants de zone Terre qui sont les maillons essentiels de la chaîne de rappel interarmées de la RO2. Ils assument les missions d’accueil, d’incorporation et d’acheminement vers les FE.
  12. https://rh-terre.defense.gouv.fr/sommaire-actualite/177-creation-de-lechelon-local-de-gestion-administrative-de-paris Direction: DRHAT / Publication : 10 Juillet 2026 Le 1er juillet 2026, le chef du groupement d’administration du personnel militaire – Terre (GAPM-T) a remis le fanion de l’Echelon local de gestion administrative (ELGA) de Paris à son commandant lors d’une cérémonie au quartier général des Loges à Saint-Germain-en-Laye. Cérémonie au quartier général des Loges à Saint-Germain-en-Laye © armée de Terre / Défense La cérémonie, présidée par le général de division Etienne du Peyroux, général adjoint de la direction des ressources humaines de l’armée de Terre rassemblait les fanions des six ELGA stationnés en province ainsi que le personnel des portions de Balard et de Saint-Germain-en-Laye du nouvel ELGA francilien. Après une remise de décoration, le général de division Etienne du Peyroux a lu l’ordre du jour de création de la dernière unité du GAPM-T marquant, également, la fin du déploiement de la réforme de l’administration de proximité du personnel militaire Terre débutée en 2024 dans les zones de défense Nord et Ouest et poursuivie sur l’ensemble du territoire métropolitain en 2025. L’ELGA de Paris aura pour mission de réaliser le volet administration de près de 10 000 militaires de l’armée de Terre, commissaires d’ancrage Terre et ingénieurs militaires d’infrastructure affectés au sein de 139 formations, directions et services de la plaque parisienne.
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  13. https://rh-terre.defense.gouv.fr/sommaire-actualite/178-nouvelle-garnison-nouvelle-vie-quelles-facilites Direction: DRHAT / Publication : 16 Juillet 2026 La mobilité militaire implique des réalités concrètes liées à l’installation dans une nouvelle garnison et à la reconstruction de repères familiaux, sociaux et professionnels. L’accompagnement du militaire et de sa famille constitue ainsi un enjeu majeur afin de favoriser une intégration rapide au sein de la communauté locale et de contribuer à l’épanouissement familial, grâce à des acteurs et dispositifs dédiés. L’accompagnement du militaire et de sa famille lors de sa mutation © armée de Terre / Défense Nouveaux arrivants ? 1er contact : l’unité La reconnaissance d’une garnison est le point de départ de cette nouvelle vie pour établir les premiers contacts et finaliser des dossiers. Vous pourrez intégrer la Famille des Armées du régiment pour y récupérer son livret d’accueil. Ensuite, viendront les journées des familles et des arrivants, moments de rencontres avec les différents acteurs de l’unité et ceux de proximité (échelon local de l’Action sociale des armées, Club sportif et artistique, etc.). L’arrivée dans la garnison Une multitude de partenaires pourront répondre à vos questions : le centre d’accompagnement à la recherche d’habitat (CARHa), conseille sur les sujets de logement et de l’hébergement ainsi que sur les dispositifs d’aide en lien avec l’habitat (09 88 68 68 68) ; la CNMSS permet de trouver un médecin traitant (04 94 16 39 00), ou bien en cas d’urgence des lieux de soins proches de chez vous ; en attendant, UNEO propose un service de téléconsultation mais aussi les services « Avantagé»: avantages et réductions exclusives ; DEFMOB est l’interlocuteur du conjoint à la recherche d’un emploi à tout moment ; la Fédération des Clubs de la Défense : - 430 clubs sur tout le territoire métropolitain et outre-mer ; - 126 disciplines sportives, 89 activités culturelles ; les sites internet des communes détaillent le cadre de vie et vie pratique : déchèterie, démarches administratives... Le correspondant Défense peut aussi être un point d’entrée vers les services de l’agglomération : école, crèches. La plateforme Familles des Armées Véritable plateforme communautaire, FDA permet de trouver une information vérifiée dans un environnement sécurisé à la fois pour la vie quotidienne mais aussi lors des crises.Sur le portail national se trouvent des espaces d’échanges thématiques : - astuces, mutation, etc. ; - le Pass Culture Loisirs Défense ; - l’espace de consultation « Petites annonces » (logement, covoiturage, emploi des conjoints) ; le portail communauté Terre traite des sujets de la CONDIPERS et de l’accompagnement selon les besoins (bons plans, protection sociale complémentaire (PSC), plan annuel de mutation etc.) ; les portails des unités diffusent le contenu propre à l’esprit de chaque corps, autour de la vie quotidienne, des grands rendez-vous, des démarches spécifiques, des points de contact et d’offres promotionnelles locales ; sans oublier le moteur de recherche qui permet d’accéder à tous les articles en rapport avec votre besoin en informations.
  14. Pa fô ! A ceci près que la guerre de 1870 est une mémorable et traumatisante défaîte pour Napoléon III, fait prisonnier, et pour la France (perte de l'Alsace et de la Moselle). Et à la clef l'émergence de l'Etat allemand. Pour le Mexique avec le même Napoléon III l'affaire est différente. Une lubie de l'Empereur confortée dans son idée d'annexion, à la fois par son épouse, l'Impératrice Eugénie, mais aussi par les Espagnols et les Anglais. Pas très glorieux puisqu'on a abandonné purement et simplement Maximilien d'Autriche, arrêté et fusillé. Mais en termes de commémoration du combat, cela a débuté en 1952 pour les marsouins et les bigors. Alors que pour la Légion étrangère, la 1re commémoration du combat de Camerone a eu lieu en 1906 en Indochine au Tonkin et la date du 30 avril a été définitivement retenue en 1930 par le Général Rollet, "Père de la Légion étrangère". BTX
  15. https://theatrum-belli.com/31-aout-1870-linfanterie-de-marine-commemore-les-combats-de-bazeilles/ Bazeilles est devenu le symbole des troupes de marine. L’anniversaire de Bazeilles est commémoré chaque année dans tous les corps de troupe de France et d’Outre-mer et sur les lieux mêmes de la bataille. À ce haut fait, marsouins et bigors attachent l’origine légendaire de certaines particularités de l’arme : port du képi et de la cravate noirs et suppression des tambours, mesures qui, d’après la tradition, auraient été prises au lendemain de Bazeilles en signe de deuil et pour commémorer le souvenir de ceux qui préférèrent mourir plutôt que de se rendre. 1870 : la France est en guerre. Son territoire est envahi. La dernière cartouche À cinquante mètres des lisières du village, un peu à l’écart de la route qui conduit à Balan et sur son côté droit, les murs gris d’une maison encore solide apparaissent à travers les feuillages d’antiques peupliers. Au-dessus de la porte une enseigne : « Bourgerie, vin, bière, eau de vie ». Cette demeure isolée, fréquentée sans doute le soir par les amoureux ou les compagnons du bourg, cette auberge inconnue sera demain immortalisée par le peintre de Neuville sous le nom de « La maison des dernières cartouches ». Simple petit bouchon de chez nous avec, derrière sa cour qui fait face à la vallée de la Meuse, une grande salle, un salon, une salle à manger et une cuisine au-dessus d’une cave, les quatre chambres claires du premier étage et le vaste grenier ; simple coin de chez nous qui fleure bon dans sa haie de feuilles vives ; petit logis qui ne doit qu’à sa position d’être encore épargné, mais qui va devenir l’ultime forteresse de Bazeilles. L’auberge forme deux corps de bâtiments contigus, avec huit fenêtres en haut, autant en bas, et trois portes, toutes donnant sur la façade est. Une courette la sépare d’un appentis. Dans son repli sur Balan, le 2e de Marine est passé près de là. Au cours d’un repli mordant, chaque point d’appui doit être utilisé. Le capitaine Bourgey qui déjà ce matin l’a occupée, reçoit l’ordre d’y tenir avec quelques éléments. Il y pénètre et y trouve le commandant Lambert qui vers 9 heures, après sa blessure, s’y est fait transporter. Avec le capitaine Delaury et les sous-lieutenants Escoubet et Saint-Félix, Bourgey organise la défense, cependant que le mouvement général continue. Des hommes passent, des officiers les encadrent ; ce sont les derniers combattants des coins de rue, ceux qui ont refusé de se rendre. En apercevant ce réduit encore calme, ils n’ont qu’un réflexe : aider ceux qui ont reçu mission de le défendre. Se joignant ainsi aux défenseurs les capitaines Aubert, du 2e de Marine, et Picard, du 3e, et quelques marsouins et sous-officiers de tous les régiments. Ils sont peut-être une soixantaine à laquelle les Bavarois, occupés dans leur sauvage répression, laissent un moment de répit. En bas, dans les caves, les soldats ont trouvé des bascules, des balances, et du vin (que les officiers firent croire empoisonné) ; dans les greniers, du blé. La maison vient d’être abandonnée. Aux fenêtres pendent encore des rideaux ; les lits sont garnis de leur fourniture, sauf les draps qui ont été emportés. Bourgey et Aubert organisent la défense. Lambert est couché dans une chambre au premier étage. Rapidement, la maison devient un fortin. Pour tous la situation est claire : il s’agit de tenir le plus longtemps possible afin de protéger le repli et de retarder l’avance ennemie jusqu’au retour offensif de la division depuis Balan. Il faut donc se défendre jusqu’au bout par un feu nourri et ajusté. Aubert est un champion de tir. Il se place à la fenêtre de la grande chambre, où gît Lambert qui approuve ces dispositions. Dealaury est dans la pièce à côté. Saint-Félix, du grenier, renseigne sur les mouvements de l’ennemi. Picard est en bas. Bourgey avec Escoubet coordonnent l’ensemble. Des meurtrières sont pratiquées dans les tuiles, dans les coins de mur, partout où l’on peut voir sans être vu. Les grandes fenêtres sont protégées avec tout ce qui tombe sous la main : sacs de blé, matelas, coussins, meubles. Les meilleurs tireurs sont aux créneaux ; les autres passent les munitions. L’infanterie de Marine est prête à subir l’assaut. Il ne tarde guère. Une fois Bazeilles occupé, la première griserie passée, les Bavarois se jettent à la poursuite de l’armée. Ils débouchent par la grand’route, en direction de Sedan. Une décharge générale fauche les tuniques bleues. L’ennemi s’arrête, car chaque coup qui part de cette maison maudite fait mouche. Le 15e Bavarois en son entier reçoit alors mission de prendre cette redoute. L’Allemand sait maintenant le prix qu’il faut mettre pour venir à bout des « diables bleus ». En s’abritant derrière les arbres, les haies, les murs de clôture, les talus, par une série de bonds prudents, le 15e du Roi Louis parvient jusqu’à l’épaisse haie vive qui entoure le jardin et le verger attenant. Embusqués derrière cet abri, couchés dans le fossé de la route ou à genou à l’abri d’une murette de clôture qui disparaît sous la haie, les Bavarois déchargent leurs Werder à bout portant, dans toutes les ouvertures de la maison. Les marsouins ripostent avec énergie. L’adresse du capitaine Aubert crée chez tous une émulation qui est loin d’exclure le calme. Chacun pressent l’imminent assaut. Nos pertes sont sensibles. Tout marsouin qui se découvre est touché. Le sang coule et éclabousse le bord des meurtrières. Les blessés sont évacués, loin des cloisons ; ceux qui n’avaient pu trouver place, montent aux créneaux. La grande horloge de la chambre est percée par une balle. Comme plus tard, le 24 mai 1871, le cadran des Tuileries indiquera 4h55 quand le palais de Catherine de Médicis prendra feu, l’horloge de la maison Bourgerie s’arrêtera à 11h35. À partir de ce moment le temps ne compte plus pour les braves qui y résistent. Le feu est si bien ajusté que l’ennemi n’ose donner l’assaut, et décide plutôt de cerner la maison. Saint-Félix signale cette manœuvre. Lambert comprend ce qu’elle signifie : « Il m’est impossible de marcher, dit-il aux officiers qui se trouvent dans la chambre. Laissez-moi quelques hommes, et retirez-vous avec le détachement sur la division ». « Non, mon commandant, nous resterons avec vous jusqu’à la fin. Nous ne vous abandonnerons jamais ! » Bourgey est responsable de la défense : on lui a confié la maison, il la garde. Les travaux entrepris à la barre à mine, dans les murs du rez-de-chaussée, sont abandonnés. Les portes sont bloquées par des enclumes, des vieilles roues, des établis, des meubles… La manœuvre allemande se déroule comme l’avait prévu Saint-Félix. La maison est encerclée. La position cernée. La mission s’en trouve presque facilitée : il suffit maintenant de tuer et de mourir sur place. Alors le village de Bazeilles aura été défendu jusqu’à la mort : le général sera content. Il est près de midi. Von der Thann installé sur la place de l’Église, s’aperçoit de l’arrêt de ses avant-gardes. Il s’en inquiète. Sa colère est grande. « Ils veulent tenir, assiégez-les ». Tout siège comporte de l’artillerie. Les batteries de Liry reçoivent la maison Bourgerie comme objectif. Les premiers obus éclatent au delà ; la seconde bordée atteint la toiture obligeant l’évacuation du grenier. Un moment, la confusion règne à l’intérieur. Le feu se ralentit. Les Bavarois croient à l’anéantissement de la résistance et reprennent la progression. Pas pour longtemps. Le silence qui a suivi l’arrivée des obus a été mis à profit par Bourgey pour réorganiser la défense. Le grenier est abandonné, les munitions sont redistribuées. On devine au loin les chassepots. On en entend aussi dans Bazeilles où tiennent encore Bourchet, Watrin et d’autres. On en entend vers Balan où la division continue de lutter. Ce claquement bien connu confirme les espoirs : les camarades reviendront ; il faut tenir, tenir. Bourgey et le caporal Aubry, par la fenêtre d’une chambre voient quatre gaillards s’avancer. Leur chassepots rallument la bataille. Bourgey est assommé par une partie du plafond arraché par un obus ; rapidement remis, il reprend sa mission. Delaury est atteint au cou et à la hanche ; Picard est blessé à la face. À tout coup, les marsouins tombent. L’atmosphère dans les chambres devient irrespirable. Le grenier flambe doucement. L’odeur du feu, de la poudre et du sang, la poussière, la fumée et le plâtras empêchent de penser à autre chose qu’à cette lutte à mort librement acceptée. Von der Thann, au comble de la rage, essaie de faire miner l’arrière de la maison et sauter ce dernier bastion du droit qui barre la route à la force. Un sous-officier en avertit Bourgey. Celui-ci fait concentrer le feu sur les sapeurs qui sont aussitôt stoppés. Maintenant le toit est en flammes. La maison va sans doute s’écrouler. L’aile est atteinte par un obus de plein fouet. Les marsouins combattent toujours. Ils sont magnifiques ; ils sont beaux comme seuls sont beaux ceux qui savent se sacrifier. Les visages sont crispés, les volontés tendues. Ni excitation, ni fausse exaltation. Pas un cri, pas un mot, hors le râle des mourants et les quelques plaintes des blessés. Mais jusqu’à quand vont-ils mourir ? Les cartouches s’épuisent, les gibernes se vident. C’est alors que Von der Thann, jugeant l’inanité de ses efforts, ordonne d’amener deux pièces d’artillerie qui remplaceront l’impossible travail des sapeurs. D’un côté des moyens toujours renforcés. De l’autre, le sous-lieutenant Saint-Félix, après avoir fouillé les blessés et les morts, rapporte trente cartouches. Ce sont les dernières. Il ne s’agit pas de les perdre. Les meilleurs tireurs vont les employer. Bourgey est l’ancien instructeur de tir de son bataillon ; il n’a plus rien à commander ; il va tirer… Aubert n’a pas quitté sa fenêtre. Vingt-neuf sûrement, lentement, font mouche. Il ne reste que la dernière. À Aubert l’honneur de la tirer. Il l’introduit dans la culasse. Le silence est pressant… Le sang s’arrête… Les sens sont tendus… Le coup est parti… Il n’a pas été perdu. C’est la dernière cartouche. À présent règnent dans les ruines de l’auberge le calme, le désœuvrement, le vide de l’âme, la fin du ressort. Autour du commandant Lambert, un conseil de guerre est tenu. Tous les cadres y sont convoqués. Dehors, dans un grand bruit, les pièces demandées par von der Thann arrivent au galop. Doit-on se rendre ou se faire tuer ? Les yeux se rallument, les baïonnettes sortent des fourreaux… charger. Lambert ne se sent pas le droit de sacrifier ces hommes qui sont restés avec lui. Il doit essayer de sauver leurs vies Bourgey responsable de la défense, a rempli sa mission. Il s’incline maintenant devant le devoir constant des officiers : la vie des soldats. Sur la baïonnette du chassepot N° 69 399, appartenant au sergent Poitevin, le mouchoir blanc d’Escoubet est tendu par la fenêtre. Les hurlements sauvages répondent à la consternation des marsouins. « Je sortirai le premier » dit Lambert. « S’ils me massacrent, alors vendez vos vies. Vous sortirez à la baïonnette et tâcherez de percer vers Sedan ». Une fois encore, la raison et le devoir ont triomphé d’un fol enthousiasme. Bourgey prend le commandement des survivants qui ont rageusement dégainé. La porte du rez-de-chaussée est ouverte… Lambert s’engage sous la tonnelle de houblon… Vingt lances cherchent sa poitrine. Les marsouins bondissent. Un capitaine bavarois, le capitaine Lissignolo, du 42e Régiment s’interpose. Son geste chevaleresque empêche le plus horrible des massacres. Face au soleil couchant, irréels, ayant encore dans leurs yeux la mort qu’ils ont acceptée, sales de l’éclat lumineux des combats, dédaigneux de la force et du nombre qui les a vaincus, les troupes de la Marine quittent Bazeilles. Six cent cadavres entourent la maison de la dernière cartouche. La biographie du capitaine LISSOGNOLO https://www.troupesdemarine-ancredor.org/lissignolo-un-adversaire-chevaleresque/
  16. Va falloir qu'elle s'active, si elle le peut, notamment au profit de la famille de notre camarade. BTX
  17. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/la-marine-nationale-celebre-ses-400-ans-avec-un-spectacle-son-et-lumiere-a-paris/ La Marine nationale organise, le samedi 5 septembre, une cérémonie de commémoration de la bataille de Chesapeake suivie d’un spectacle ouvert au public, dans les jardins du Trocadéro. Cette bataille, remportée le 5 septembre 1781, constitue l’une des victoires emblématiques de la Marine française et a directement contribué à l’indépendance des États-Unis. Cette commémoration constituera l’un des temps forts et le dernier événement de grande ampleur du quadricentenaire de la Marine nationale, célébré tout au long de l’année sur l’ensemble du territoire français. La cérémonie militaire qui se déroulera sur l’esplanade du Trocadéro, sera suivie d’un spectacle immersif de 45 minutes. Projections 3D, jeux de lumière, jets d’eau, fumée et lasers feront vivre sur les façades des bâtiments et la Tour Eiffel 400 ans d’histoire navale française, accompagnés par le Bagad de Lann-Bihoué et la Musique de la Marine. Ce spectacle commencera à 21h15. Ouvert au grand public, l’événement permettra de redécouvrir l’histoire, les missions et les marins de la Marine nationale, qui œuvre depuis 400 ans à la protection de la France et des Français.
  18. https://www.opex360.com/2026/08/31/pour-le-general-de-montgros-larmee-de-terre-doit-avoir-un-temps-davance-sur-les-mutations-de-la-guerre/ Lors de la cérémonie du Triomphe de l’Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan [AMSCC], le 25 juillet, le général Jacques Langlade de Montgros a reçu le glaive de commandement des mains du général Pierre Schill, devenant ainsi de facto le nouveau chef d’état-major de l’ armée de Terre [CEMAT]. Durant les cinq années passées à la tête de l’armée de Terre, le général Schill réorganisa en profondeur la chaîne de commandement tout en mettant l’accent sur l’esprit d’initiative, la subsidiarité et l’innovation «par le bas» [ce qu’il avait appelé «l’esprit pionnier»]. À la veille de la commémoration de la bataille de Bazeilles par les Troupes de Marine, le général de Montgros a signé son premier ordre du jour en tant que CEMAT. D’abord, il a salué l’action de son prédécesseur, qui lui a laissé une «armée de Terre crédible et donc crainte». Pour autant, cet héritage ne doit pas être vu comme une «rente» mais comme un «état de fait qui oblige à continuer à s’adapter pour, demain encore, vaincre et décourager ou contrer toute atteinte aux intérêts de la France». Pour son nouveau chef d’état-major, l’armée de Terre devra relever trois défis dans les années, si ce n’est les mois, à venir. Le premier est d’ordre technologique. «L’intelligence artificielle et les systèmes autonomes modifient, à un rythme inédit, le combat terrestre. Ils transforment les rapports entre l’homme et la machine et accélèrent le tempo des opérations», souligne-t-il. Aussi, alors que le projet Pendragon, qui vise à créer une unité de combat robotisée et autonome, suit son cours, l’armée de Terre doit «passer à l’échelle dans l’intégration de ces évolutions», sans toutefois tirer un trait sur ses autres capacités, avance le général de Montgros. Ni, évidemment, sur ce qu’il appelle les «facteurs de supériorité» que sont le «jugement du chef, l’esprit guerrier et la force collective». Le second défi évoqué par le CEMAT porte sur les évolutions du contexte stratégique. Sur ce point, l’armée de Terre devra continuer à faire évoluer son organisation et sa préparation pour s’adapter aux «dialectiques combinant signalement, menaces conventionnelles et hybrides». Probablement qu’il précisera ses intentions lors de ses prochaines interventions devant les parlementaires à l’occasion des débats budgétaires de l’automne. Cela étant, dans son ordre du jour, le général de Montgros estime nécessaire de faire «évoluer l’ADN» de l’armée de Terre pour qu’elle soit en mesure de «combiner au mieux surprise, manœuvre et attrition», l’objectif étant de «produire les effets décisifs au moment choisi». Enfin, déjà évoqué par le général Schill pour soutenir le concept d’une «armée mixte», c’est-à-dire composée de professionnels, de réservistes et de volontaires, le troisième défi est démographique. «Il convient de l’anticiper» car la «capacité de l’armée de Terre à remplir demain ses missions reposera sur son aptitude à recruter, fidéliser et demeurer profondément enracinée dans la Nation», estime le nouveau CEMAT. Quoi qu’il en soit, relever ces défis exigera de l’armée de Terre «de conserver un temps d’avance sur les mutations de la guerre et de notre société», écrit le général de Montgros. Et «pour cela, je veux une armée de Terre crainte, fière et audacieuse», a-t-il conclu. Photo : armée de Terre
  19. https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/08/lessentiel-du-4e-re-resume-dans-un.html L'impact économique du 4e régiment étranger (RE), de ses 400 familles à Castelnaudary (Aude) et son agglomération est estimé à 20 millions d'euros. Le surnom historique du régiment d'instruction de la Légion étrangère est « Le régiment du Maroc », car il fut créé en 1920 pour la pacification du protectorat. Ses légionnaires sont d'ailleurs surnommés les « Fortes têtes », en référence à cette première appellation. Ces informations sont issues du dernier Petit Quizz de Grégoire Thonnat, un ouvrage consacré au 4e RE sous forme de questions-réponses. Publié à l'occasion du cinquantenaire de son implantation dans le Lauragais (lire entretien avec le colonel Delhumeau : https://tinyurl.com/2ceutekm). On y apprend également que parmi les illustres figures ayant servi au sein du régiment figurent le lieutenant-colonel Amilakvari, le maréchal Koenig et le général Magrin-Vernerey (Monclar) – tous trois Compagnons de la Libération –, ainsi que, plus récemment, le général Burkhard, ancien chef d'état-major des armées.
  20. https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/08/apres-la-mutinerie-militaire-au-niger.html Après la tentative de mutinerie militaire au Niger, les ficelles du marionnettiste Tiani Dans la nuit de vendredi à samedi, le Niger a connu une tentative de coup d'État menée par des militaires regroupés sous le nom de « Forces armées pour la rénovation de la patrie ». Ces insurgés ont notamment pris d'assaut l'aéroport international Diori-Hamani, coupé le signal de la télévision publique (ORTN) et fortement perturbé les télécommunications à Niamey. Ce pronunciamiento témoigne de la fragilité du régime, issu lui-même d’un coup d’Etat. Ce soulèvement, qualifié immédiatement par le pouvoir de « mouvement d’humeur » découle pourtant d'un climat délétère où les forces de sécurité peinent à repousser les offensives terroristes, qui menacent régulièrement la périphérie de la capitale. Au cours desquelles nombre de soldats ou de policiers nigériens perdent la vie. Le recours aux supplétifs russes Pour réprimer cette grogne militaire, le général Tiani a immédiatement sollicité l'intervention des « partenaires » russes de l'Africa Corps. Ces mercenaires ont déployé des drones kamikazes pour mener un assaut meurtrier à l'aéroport aux côtés de la Garde présidentielle. Des mutins ont été tués. Les autres sont prisonniers. La survie physique de la junte dépend donc désormais quasi exclusivement de ce soutien étranger, en contradiction totale avec la posture d'indépendance nationale affichée par le régime. La diversion de la junte Pour dissimuler cette fracture et masquer sa perte de légitimité, le pouvoir a aussitôt activé son mécanisme habituel de diversion : accuser l’étranger et notamment la France de manipulation. Ainsi plutôt que de montrer les affrontements à l'aéroport, le journal télévisé de l’ORTN a, hier soir, diffusé des images d'Emmanuel Macron, prétendant que Paris orchestrait la mutinerie. Cette accusation d'ingérence, soutenue sur les réseaux sociaux par la propagande russe et ses affidés, vise à transformer une crise politique interne en une agression externe. L’ambassadeur russe à Niamey a, en écho, déclaré à l’agence TASS que « la tentative de mutinerie au Niger a pu être coordonnée de l’extérieur ». Une stratégie de bouc émissaire, bien commode mais usée, qui peine à cacher l'incapacité du pouvoir local à unifier ses propres rangs.
  21. Je garde espoir que notre camarade soit libéré. Rançon ou pas, je m'en tape. Libre c'est tout. Je ne sais pas si la FSALE a une amicale en Colombie. Tu me diras pour faire quoi ? BTX
  22. Disponibilité : Les versions intégrales récentes (comme l'édition 2022) nécessitent généralement une connexion au réseau interne de la défense (Intradef) ou d'appartenir à l'institution militaire. [1, 2] Accès public : Seuls des extraits anciens ou des titres séparés sont parfois hébergés sur des archives publiques ou des plateformes tierces (comme Internet Archive), mais le document complet mis à jour n'est pas en accès libre légal. [1]
  23. Merci à LOULOUNUG. ZEUS (rien que ça) conformez vous à la recommandation émise par LOULOUNUG. Avertissement gratuit avant éjection vers 16 heures (heure française). BTX
  24. https://www.opex360.com/2026/08/29/des-considerations-juridiques-compliquent-la-protection-de-lespace-aerien-irlandais-par-les-forces-francaises-et-britanniques/ Des considérations juridiques compliquent la protection de l’espace aérien irlandais par les forces françaises et britanniques En novembre dernier, il avait été rapporté que, ses forces de défense étant dépourvues des capacités nécessaires, l’Irlande envisageait de demander une assistance militaire à la France pour assurer la protection de son espace aérien lors des réunions prévues au cours de sa présidence du Conseil de l’Union européenne [UE]. Bien que cela n’ait pas fait l’objet d’une grande publicité [les autorités irlandaises tenant visiblement à être discrètes sur ce sujet], la frégate multimissions [FREMM] Aquitaine a ainsi été déployée dans la baie de Dublin en juillet dernier, afin de surveiller et, le cas échéant, de protéger la cérémonie d’ouverture de la présidence irlandaise du conseil de l’UE. Cérémonie à laquelle le président ukrainien, Volodymyr Zelenski, a assisté. Plus tard, la frégate française a mené des exercices avec la marine irlandaise, dont un «passex» avec le patrouilleur LÉ Samuel Beckett (ci-dessous). Cela étant, pour la réunion informelle des ministres de la Défense des vingt-sept États membres qui doit se tenir dans le comté de Wicklow, entre le 31 août et le 1er septembre, pour aborder le soutien à l’Ukraine, la sécurité maritime et les questions spatiales, l’Irlande a demandé l’assistance du Royaume-Uni qui, pourtant, ne fait plus partie de l’UE. Pour le moment, le nom du navire de la Royal Navy sollicité n’a pas encore été précisé. Mais seulement deux frégates de type 23 sont actuellement disponibles pour cette mission : le HMS St Albans et le HMS Portland. Celles-ci sont équipées de missiles intercepteurs Sea Ceptor, d’une portée de 25 km. Ce qui est court quand l’on connaît les contraintes opérationnelles imposées par la législation irlandaise. En effet, dans son édition du 27 août, le quotidien Irish Times a expliqué que les navires français et britanniques ne sont pas autorisés à naviguer dans les eaux territoriales irlandaises pour assurer la mission qui leur a été confiée. En clair, il leur est interdit de s’approcher à moins de 12 nautiques [22 kilomètres] des côtes. Selon The Irish Times, le déploiement de forces étrangères sur le sol irlandais dans le cadre «d’opérations actives» serait inconstitutionnel. Et cela même si de telles opérations se font à la demande de Dublin. L’article 15 de la Constitution stipule que «seul l’Oireachtas [le Parlement] a le droit de lever une force militaire sur le territoire irlandais». Une autre limite concerne les règles d’engagement de ces navires étrangers, ceux-ci n’étant pas autorisés à ouvrir le feu pour neutraliser une quelconque menace sans en avoir reçu préalablement l’autorisation d’un officier irlandais. Cependant, elle a été aisément contournée lors du déploiement de la FREMM Aquitaine, un officier de liaison irlandais ayant été affecté à son bord pour transmettre, si nécessaire, l’autorisation de tirer des missiles ASTER 15/30 en cas de menace avérée. Cet arrangement prévaudra aussi pour la frégate britannique qui prendra position au large du comté de Wicklow. Outre les considérations juridiques, le manque d’interopérabilité pose aussi un problème étant donné que les forces de défense irlandaises utilisent des systèmes n’étant pas aux standards de l’Otan. «Les forces irlandaises disposent du système Sitaware pour coordonner leurs moyens aériens et maritimes tandis que les Français utilisent des technologies plus avancées, comme les liaisons tactiques L16 et L22 de l’Otan», a résumé The Irish Times. Ce qui a donné lieu à un incident, survenu le 1er juillet. «Trois avions PC-9 de l’Irish Air Corps ont quitté leur zone d’opérations et survolé la mer d’Irlande pour obtenir un signal de communication plus clair. Leur présence près du navire français a brièvement provoqué une certaine inquiétude avant qu’ils ne reçoivent l’ordre de reprendre le fil de leur patrouille», a en effet relaté le quotidien irlandais. Photo : FREMM Aquitaine – Marine nationale

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