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Tout ce qui a été posté par Quistinic

  1. Bien sur c'est aussi le cas en France pour le personnel helico. Mais, je ne crois pas que ce soit le cas des troupes embarquées. Suis-je dans l'erreur? Pour le reste, je suis bien incapable d'en mesurer l'utilité, soit en termes de survie soit en termes "d’aguerrissement - accoutumance" au vecteur. Je suppose que ce qui vaut pour le personnel aero, vaut pour le clampin transporté, c'est peut-être là la différence d'une vieille armée professionnelle...
  2. @ Brucine. Je suis bien conscient du caractère franco-français du concept "grande école"... Désolé Crusty, mais il faut voir le bon côté, ça fait travailler l'anglais. ;-) Il existait, je ne sais pas si c'est toujours le cas, une série de videos montrant la formation initiale des hommes du rang aux Royal Marines ; 35 semaines (si je me souviens bien) découpées en week 1, week 2 (semaine1, semaine2) Très intéressant de voir leur approche; ils sont méticuleux au point de prévoir un entraînement à l'évacuation d'urgence de l'hélico, en cas de chute à la mer...
  3. Je ne sais pas si c'est la bonne rubrique... Voici deux videos qui montrent le parcours de formation des officiers des Royal Marines. Si j'ai tout bien compris, recrutement sur titres (universitaires) puis 15 mois de formation; puis affectation en unité avec un "vieux" sergent comme "adjoint - mentor" (chez eux c'est comme à la Légion, les sous-off sortent tous du rang...)
  4. @ Hantojan. C'est sur que ce n'est plus d'actualité; ma formulation était rhétorique. Les bannettes chaudes (des fois j'évite de "jargonner"...) ont disparu, tout comme les hamacs, encore utilisés au début des années 70 pour loger du personnel supplémentaire (j'en ai vu installés dans le compartiment torpilles...)
  5. Il faut être, au moins, officier méhariste pour retrouve ses petits dans cette affaire ;-) Je suppose qu'il assez difficile d'envisager une stabilisation de la région, sans un accord avec les mouvements touaregs.
  6. Merci Vinolien. Je les connais, j'y jette un coup d’œil, de temps en temps ;-) A une époque j'ai participe au forum des anciens (cols bleus) Nota. Pour ceux que cela peut intéresser, les effectifs des sous-mariniers tournent autour de 900 hommes, officiers compris. Ceci pour les soum d'attaque. Effectifs plus ou moins stables depuis les années 60 / 70. Aujourd'hui il y a moins de bâtiments, mais ils sont plus gros et l'équipage est double. Les SNLE tournent, de nos jours, dans le même niveau d'effectifs que les SNA. Mais c'est presque un autre monde
  7. Les décès de sous-mariniers ne concernent pas que les soum de la classe Daphne ou Rubis Il y a eu aussi des pertes sur les 400t et sur la série des Narval (1200/1500 t) Avant 66, je pense qu'il y eu quelques accidents avec Uboot récupérés chez les Allemands. Mais je n'ai pas de données précises. (il existe un bouquin qui recense tous les accidents depuis 45, mais malheureusement je ne le possède pas) Comme je le signalais au début du post, à l’epsilon plus ou moins du facteur réussite, on pourrait avoir le double de décès. Par exemple: Aréthuse 1961 voie d’eau en plongée + déversement acide + incendie aux électriques (j’ignore les effets sur le personnel) Rubis 1993 heurte un navire en remontée périscopique Et comme ça une liste assez longue... Dans certains cas on est passé pas loin de la perte du navire...
  8. Je pense que peu de personnes le savent, mais la sous-marinade a perdu 126 de ses personnels entre 1966 et 1994. Ce chiffre ne rend compte que partiellement de l'engagement de ces personnels. Plusieurs accidents auraient pu finir par la perte totale du navire et de son équipage... Pensez que le sous-mariniers ont toujours été peu nombreux, même à l'époque des diesels où l'on avait davantage de bateaux. Voila, c'est ma petite contribution pour pas que l'on oublie leur sacrifice. Honneur à eux.
  9. Je suis persuadé depuis longtemps de la place centrale de la Géographie / Géopolitique dans la réflexion stratégique - militaire. Afin de vous inciter à découvrir cet aspect, si ce n'est pas déjà fait, je vous invite à lire l'ouvrage d'Yves Lacoste (Professeur à Paris I Sorbonne) La géographie, ça sert, d'abord, à faire la guerre, Yves Lacoste. Ed. Maspero, Paris, 1976 (rééditions en 2012 et 2014 aux Éditions La Découverte) En 1976, la première édition de ce livre dans la «Petite collection Maspero» fit grand bruit dans les cénacles universitaires, mais aussi bien au-delà. Il faut dire que le géographe Yves Lacoste y proposait une analyse iconoclaste : il y fustigeait la «géographie des professeurs», apparue au XIXe siècle en Allemagne et en France et progressivement devenue un discours idéologique masquant l'importance politique de toute réflexion sur l'espace - tandis que sa variante scolaire a longtemps été vue comme l'un des enseignements les plus rébarbatifs et «inutiles». Mais surtout, Yves Lacoste montrait qu'existait aussi une autre géographie, plus ancienne et toujours actuelle, la «géographie des états-majors», ensemble de représentations et de connaissances rapportées à l'espace constituant un savoir stratégique. Dans le même sens, je vous recommande de lire la revue de géopolitique Herodote; qui s'inscrit dans le même courant de pensée. Des articles souvent éclairants sur les conflits, passés, actuels futurs.... Qusitinic Géographe; quoique pas que ça...:roll:
  10. Je ne sais pas si cela sera valable pour toi. A une époque j'allais faire mon footing avec un ami qui était coureur du 5000 ( ou 3000..) steeple, d'un bon niveau puisqu'il avait été champion régional, national... Lui, en plus de l'endurance, faisait des tours de piste, genre: on faisait un footing "léger" d'une huitaine de km pas trop vite, puis il enchaînait 3 x 1000 m sur piste genre 3 minutes au 1000 m, repos, puis 1000 m, etc... D'autres fois, on allait plutôt sur des parcours footing, que l'on pourrait appeler "musculation naturelle" : montées, descentes, petits obstacles, etc... Ceci n'est pas contradictoire avec les conseils des copains ci-dessus, qui me paraissent fort judicieux.
  11. En principe, pour embarquer sur un soum, il faut passer un certificat sous marinier, dit élémentaire pour l'équipage (ça donne droit au port d'un jolie badge de poitrine ;-) ) Celui-ci, le cours du certificat, se fait après la fin de l'école de spécialité. Ca doit durer dans les deux mois. Il y a pas mal de tests , genre caisson plongeur (j'ai un put..in de souvenir de la première fois, j'avais un rhume, bonjour les oreilles...) évacuation d'urgence, sortir d'une d'une cloche au fond d'une fosse assez profonde (si c'est toujours d'actualité) psycho, il faut pouvoir vivre dans un espace confiné et longtemps... Après il y a pas mal de connaissances spécifiques au fonctionnement du bato sous l'eau. Evidemment de nos jours les soums ce sont "civilisées" et je suppose que la couchette chaude n'est plus d'actualité...
  12. J'abonde dans le sens d'AFSEC. Il vaut quand même mieux faire le minimum demandé, voir plus... L'ALFUSCO, disait que sur 1200 candidats/ an, il en restait 300, 350. Nota. D'après le site de la Marine, c'est bien palier 12 demandé ,
  13. Désolé pour l’incohérence apparente du propos, je répondais à un message qui a été effacé. Merci pour l'info. 16% correspond a ce que donne le Général commandant la Légion. Cependant, dans le même article il indique un tx de 25% de francophones, je supposais que une part des francophones non français, était en réalité des français sous identité déclarée. Mais je me gourre peut être
  14. @ Ben Je suis incapable de répondre à cette question, en tout cas pas en ces termes. A mon sens, et c'est le sens de mon intervention et y compris dans ses maladresses, la question est plus globale et devrait être posée en termes plus fondamentaux, sans tabous, de "refondation" si l'on veut. Je pense que l'on peut avoir une approche organisationnelle différente et qui produirait une meilleure allocation des ressources; Le pb est savoir pourquoi les choses sont conduites comme elles le sont; finalement pas très différemment des entreprises, ou la variable Rh est la plus facile à sabrer (par forcement la plus efficace à terme) Je pose comme hypothèse qu'une des explications (pas la seule) est la rigidité, la résistance au changement dans les armées. Sans doute par tradition, par peur de l'inconnu, par précaution et, je pense, par préservation des "privilèges" de certaines catégories (tout ceci dit à la hache, il faudrait sans doute nuancer...) Le fait est que dans l'armée française, les changements se font dos au mur, par le coup de pied au cul de la réalité, et les exemples dans nôtre histoire militaire sont nombreux, du plus petit (du genre achat d'urgence de fusils d'assaut en Suisse, pour équiper les gars à Beyrouth) aux surprises stratégiques des trois conflits, 1870, 1914, 1940... etc....
  15. @ Dani. Les paras aujourd'hui, si l'on met de coté les FS et les petits groupes de commandos (sais plus le nom actuel) sont fondamentalement une infanterie motorisée / blindage léger pas très différente de ce qu'est une Brigade Blindée Légère (9 et 6) C'est-à-dire une infanterie habituée / entraînée pour combattre autour des véhicules, sur les mêmes principes tactiques que les brigades légères . Ce faisant ils ont perdu la rusticité et la capacité de combattre isolés, en "enfants perdus"(je grossis le trait pour les besoins de la démonstration) En tout cas je ne suis pas certain que la capacité à combattre à partir d'une opération aéroportée soit vraiment entretenue (mis à part les sauts d'entretien annuels) De coup, on pourrait se poser la question de l’intérêt d'avoir une Brigade aussi importante (les Brits ont deux reg ou bataillons, et encore ils sont paras à tour de rôle, un an sur deux...) Si l'on pense à toutes les autres unités para, commandos Air et Marine , FS Terre...
  16. Vous ne pouvez pas vous empêcher de faire de la morale? Il n'y avait rien d’irrespectueux dans mon propos. Merci quand même pour le renseignement. Je suis étonné, j'en étais reste au principe d'un tiers (+/-) de francophones au recrutement
  17. Pas exactement. C'est bien plus que ça. Bien sur, comme on a transformé les paras en infanterie motorisée, accessoirement aéroportée... J'ai pris l'exemple des paras, mais on pourrait prendre d'autres exemples.
  18. Mesurez vos paroles, ca ne sers à rien d'être agressif. Je crains que vous compreniez mal la question... Je ne remets pas en cause ni la valeur ni l'engagement des personnels; pas plus que le principe de l'inter-armées et encore moins la nécessité des spécialités. Je vais essayer de parler avec des exemples (tenez compte que dans mon esprit on est dans les hypothèses) Prenons par exemple, la 11e Brigade para 2 RIMa 1 Chasseurs 1 Legion 1 Génie 1 Matériel 1 Artillerie 1 Génie 1 Cavalerie. (j'en oublie peut-être) Ca doit faire 8 armes différentes pour une brigade, avec chacune son système de recrutement, de formation, promotion, avec chacun son lobby (je ne veux pas que l'on à mon régiment...) etc... On pourrait imaginer (hypothèse) que l'Arme soit l'Arme Parachutiste, qui assure le recrutement initial, la formation commune etc, et qu'en suite on spécialisé le personnel en fonction des besoins. C'est plus clair? Je veux bien admettre que cette hypothèse organisationnelle, pas totalement développée, n'apporterait rien.
  19. En fait, ma question portait sur le tx de français dans la Légion ("monégasques" et autres "belges" etc..) J'y ajoutais les officiers français pour mémoire (qu'il y ait 10% d'officiers étrangers ne change rien à la question ) Pour le dire autrement, quel est le tx de soldats servant à titre étranger (pas de français déguisés en monégasques) dans l'armée française? J'avais été surpris de constater, sur les chiffres du Ministère espagnol, qu'ils étaient à un niveau relativement élevé ( dans les 10% de mémoire) alors qu'il me semble que si l'on enlève les français déguisés (si cela a toujours cours) et les officiers on est loin du compte en France.
  20. Je ne vois pas le rapport avec nos morts en Afghanistan. Le soldats font ce qu'on leur dit de faire et c'est leur honneur et y compris de donner leur vie. Pour ça ils tout mon respect et admiration. Notez, que les poulaines d'un soum, n'ont pas grand chose a voir non plus; mais que le métier de sous-marinier est assez dangereux... Ceci dit, si c'est pour se friter, quoi que je me fais un peu vieux pour ces corridas, quand vous voulez ;-) Revenant a nos moutons. Je n'ai évidemment pas de "preuve" de ce que j'avance. prenez ça comme une hypothèse de travail ou une base de discussion.
  21. BTX. J'aime bien l’humour caustique ;-) Dans l'armée, c'est comme partout; on est bien d'accord qu'il faudrait ceci ou cela, mais que l'autre commence... Pour le reste, ce n'est pas la première fois que nos brillants officiers font preuve de myopie... Je dois vous faire la liste, ou les pantalons rouge garance et le 75mm vous suffissent? Pour le reste, je vous retourne la question : qu'en pensez vous de l'efficacité d'un régiment para pour le contrôle des pêches dans la ZEE des Terres Australes? Après, évidemment, on peut considérer qu'aller faire le supplétif des engagement américains dans une zone où nos intérêts stratégiques et économiques sont totalement inexistants est plus important que défendre nos eaux contre le pillage des pêcheurs illégaux. Ça c'est un choix politique... Pour redevenir sérieux. Je n'ai, a aucun moment, parlé de soldats qui coûtent trop cher, ou même évoqué leur niveau d'utilité. Par contre, je reste persuadé que, au regard du niveau d'effectifs, la multiplicité d'armes est un obstacle à une organisation optimale.
  22. ZEE = Zone Economique Exclusive = zone maritime des 200 nautiques autour des terres françaises. Pour info, c'est la 2é ZEE mondiale derrière les USA...
  23. Si je ne fais pas erreur, avant la reforme (qui a ouvert le recrutement étranger à l'ensemble des corps) la Bandera était la seule arme à ce faire, comme la Légion, et le recrutement était ouvert à toutes la nationalités, même si dans les faits (disons depuis les années 40) c'étaient surtout des espagnols...
  24. Intéressante discussion. Notez que tout n'est pas forcement la "faute" des politiques... Il ne serait pas inutile que l'armée (prenons le cas de l'AdT) fasse son propre "examen de conscience" Par exemple, quel sens cela peut avoir aujourd'hui la multiplicité d'armes et subdivisions d'armes , dans une armée de 100 000h (~) c'est-à-dire approximativement les effectifs des US Marines. A mon sens, cette multiplicité est un facteur de "rigidité", mais c'est elle qui organise la carrière des officiers (c'est pourquoi ça freine des 4 fers....) au sein des lobbys d'arme. Dans le même sens garder des régiments qui sont en réalité des bataillons, permet de garder des postes de commandement, et des brigades , etc... Le politique, doit gérer cette réalité et l'articuler avec les contraintes budgétaires & économiques, les horizons stratégiques prévisibles ou non, trancher dans les priorités : un régiment d'artillerie ou des moyens pour contrôler notre ZEE (qui est immense...)
  25. Les Kurdes c'est loin d'être des manches... Je ne suis pas certain que le besoin soit d'envoyer des hommes sur place (les israéliens y sont depuis longtemps...) sans doute ont-ils besoin de moyens de renseignement, quelques batteries lourdes, des moyens de guidage et liaison...

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