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    Jadis appelé, puis sergent sous contrat. Par la suite inspecteur puis capitaine de Police, enfin professeur de lettres classiques. Un fils dans la RO, d'où ma participation.

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  1. Oui c'est ça, mais il repasse quand même le concours externe d'officier.
  2. Ne pas oublier le financement des banques (le plus élevé), les comités Théodule avec gamelle bien, grasse pour les rapporteurs, les nominations discrétionnaires dans des officines ... Ben oui, il faut faire la manche pour les monuments historiques, la recherche médicale et autres petites choses sans importance.
  3. Déjà, il faut considérer les époques, les diplômes se sont considérablement dévalués, le bac ne remplissant plus son rôle de tri du niveau général à l'entrée en fac, ce qui amène des diplômés relativement fragiles. La politique a été de faire tourner la planche à diplômes, coûte-que-coûte , pour garder les jeunes parallèlement à la désindustrialisation ( organisée) de la France. La sélection s'est donc faite différemment, sur la qualité du diplôme et sur concours pour certaines écoles ou métiers publics. Ou sur le pognon pour des écoles privées hors de prix délivrant des machins dans le genre "management" "business" et autres noms ronflants fleurant les modes Outre-Atlantique. En France d'ailleurs les grandes écoles recrutent à bac +2, le diplôme s'obtient ensuite au cours de la scolarité (Normale sup, écoles militaires, ENA devenu INSP) étant en lui-même est une formalité. Pour la fonction publique, que je connais assez bien ( outre mon parcours, j'ai aussi suivi voire aidé des candidats, et collaboré avec des gens de plusieurs ministères), on trouve à tous niveaux, du bas au sommet de l'échelle des gens au même niveau théorique de diplôme, puisqu'il n'y a pas un poste pour tous les diplômés. Mais ils ne sont pas au même niveau réel. Il vaut mieux être bien préparé. Je discutais avec un cadre de la DGFIP récemment, où les concours restent sélectifs, qui me disait que certains diplômés ne peuvent décoller de la catégorie C ( corps d'exécution) faute de savoir rédiger, par exemple. En revanche, quelqu'un qui a le niveau peut ne pas réussir au premier coup un concours difficile (la chance joue aussi, ça se joue à trois chiffres après la virgule) et garder ses chances d'évoluer.
  4. Sympa pour les fantassins, le recruteur 😁
  5. Je ne serais pas aussi fataliste sur le "tout se joue". Il y a fort heureusement de la promotion interne. Il faut aussi tenir compte des atouts en main quand on commence. Débat fréquent sur ce forum, que je ne ré-ouvre pas, sur les candidats qui n'ont pas de plan B ni de niveau minimal pour évoluer, que ce soit dans l'armée ou après. Mais il est vrai que plus le temps passe, plus les obstacles sont nombreux ( conditions de travail, famille, difficultés à préparer, réduction de postes ouverts...).
  6. Ca, il faut bouger, règle n°1 des agents de l'Etat que ce soit dans l'armée ou la fonction publique d'Etat. On va là où il faut sur l'ensemble du territoire, et ensuite, on cherche l'éventuelle opportunité d'obtenir après bien longtemps un des rares postes offerts là où l'on souhaite aller ( quand ça existe, parfois on vient de coins où il n'y a rien du tout, j'en sais quelque chose) si toutefois entretemps des éléments dans la vie n'ont pas changé la donne. Pour la carrière, le problème n'est pas en soi-même d'entrer à la base, mais c'est qu'une fois dans un boulot, divers facteurs interviennent : on se prend au jeu et l'on n'a plus idée d'évoluer, ou bien on n'a pas le temps et on est crevé, ou il n'existe pas de formation adéquate, ou bien il y a des freins extérieurs comme les obligations familiales. En plus, jeune, on n'imagine pas combien nos aspirations changent avec l'âge, ainsi que les conditions de travail, le statut dans lequel on est entré, qu'on ne reconnaît plus. Dans la police, il y a des services où l'on n'a pas le temps de respirer, où l'on est tributaire de l'événement ( tout ce qui est investigation en général), et d'autres à service plus régulier, parfois moins intéressant mais où quand le service est fini, c'est fini : pas de charge mentale, pas de dossier, pas de rappels inopinés, et aussi moins de risques de faire des boulettes. Si l'on a des objectifs à moyen ou long terme, il vaut mieux en rabattre sur le supposé intérêt du boulot, du moins au début. Ce que j'aurais été bien inspiré de faire fut un temps... La grande majorité des gens que j'ai vus passer des concours et évoluer ne faisaient pas de terrain, avaient des horaires de bureau, ne savaient pas ce que c'est que les planques interminables, les filatures, les interpellations au petit matin, les procédures qui débordent sur le WE. Mais à un certain âge, on est parfois sourd, ou mal conseillé, et la machine à essorer entretient aussi certaines illusions qui la font tourner.
  7. Suite du message coupé car parti par mauvaise manip : [...] Pour les officiers, qui sont déjà sur la grille indiciaire de catégorie A, le problème ne se pose pas car ils sont reclassés à l'indice égal ou à défaut immédiatement supérieur, selon les règles de toute la FP, ce qui leur donne de l'ancienneté dans le nouveau corps. Le problème est plus pour les sous-officiers, qui se retrouvent sur la même grille avec une ancienneté certes améliorée, mais ne correspondant pas à la totalité de leurs services ( à moins qu'ils ne soient intégrés en catégorie A, ce qui n'est sans doute pas très fréquent). Il a eu tort à mon avis car il pensait partir plus vite et a dû attendre, mais il avait le profil pour décrocher un concours d'inspecteur aux finances publiques par exemple (éco + droit), des années de fort recrutement, pas plus sélectif que gardien e la paix au bout du compte car malgré tout le mal que la population pense de la police, ça se bouscule dans les concours, et en plus beaucoup de diplômés puisque le goulot se resserre énormément à officier (il suffit de voir la pyramide des corps, autour de 7000 officiers contre 110 ou 120000 gardiens et gradés). Le reclassement se faisant comme je le dis plus haut à indice égal, cela implique concrètement que tout le temps passé est conservé comme ancienneté dans le nouveau corps. Il a d'ailleurs des camarades de préparation qui sont proches de la quarantaine et qui passent le concours d'officier. Ils se retrouveront capitaines au 7e ou 8e échelon s'ils réussissent. Du reste, il repassera le concours externe , comme il l'a fait cette année, et il changera peut-être d'école en septembre.
  8. Oui, c'est bien le texte auquel je pensais. Dans ce cas, 100 postes constituent une aubaine. Pour le reclassement à l'issue du stage, il est soumis aux décrets en CE, ce à quoi renvie l'article sans donner de précision. Mais en recherchant, il semble précisément que la totalité des services n'est pas reprise dans les catégories A et B, ce qui donne un gain d'ancienneté relativement faible (ce que j'ai connu d'ailleurs il y a maintenant longtemps). Ca m'intéresse pour renseigner des jeunes qui visiblement sont voués à des contrats courts. Ceci dit, un militaire du rang ne peut que gagner en catégorie B. Pour les officiers, qui sont sur la grille indiciaire de catégorie A
  9. Il a passé les trois concours l'an dernier, admissible (très) haut la main à officier, reçu à gardien de la paix, bonnes notes à commissaire sauf une épreuve technique. Là il est encore admissible pour officier, mais attention au nouvel oral où il y a juste une présentation, mais coefficient démesuré ( aussi lourd que les épreuves écrites), avec note éliminatoire sans aucune explication. Un des gros problèmes de la Police, qui ne s'améliore pas sur ce point, l'opacité, la "cuisine" interne, le "profil" ( = la gueule du client). L'écrit est anonyme, mais ensuite, l'oral se déroule avec le dossier et une fiche de renseignement sous les yeux, il y a une part énorme d'arbitraire. Bon il est têtu, il veut quand même entrer à la base au besoin. J'aurais plutôt vu un concours de catégorie A ailleurs, le temps de préparer les concours (il y a des candidats d'autres administrations, et s'ils sont reçus, ils seront bien reclassés).
  10. S'il s'agit du recrutement sans concours, c'est un nombre relativement important ( pour donner une idée les concours déconcentrés ont environ 200 lauréats, les concours nationaux environ 400, mon fils est dans l'un d'eux). Seront-ils tous pourvus ? C'est une inconnue. Point positif : je vois qu'il n'y a pas d'équivalence automatique, donc pas de blocage éventuel, ce qui fait qu'un militaire même sans le bac peut intégrer la catégorie B, ce qui me semble bien et récompense les services. Point négatif d'après ce que j'ai vu, si je ne me trompe, seulement la moitié des services sont repris dans la catégorie B. Le premier échelon durant deux ans , cela classe un militaire ayant quatre ans d'ancienneté à l'échelon 2 lors de la titularisation. Mieux que rien mais ce n'est pas une reprise intégrale comme dans la catégorie C.
  11. Je ne sais pas si ça en est là, mais certains ont de lourdes difficultés apparemment. Le système de promotion sociale n'est pas mauvais en lui-même, puisqu'il permet à des non-bacheliers d'intégrer la police et d'évoluer ( adjoint sous contrat de trois ans, renouvelable une fois). Mais à défaut d'un parchemin scolaire, il faut quand-même arriver dans les faits à un certain niveau ( donc préparer et bosser) et suivre une scolarité d'un an avec des gens qui ont fait des études de second cycle universitaire. Certes la dévaluation est forte, mais il y en a quand même qui préparent parfois les concours d'officier et commissaire. Et puis le métier lui-même demande de plus en plus de qualités rédactionnelles et un minimum de connaissances juridiques, tous les gardiens de la paix étant désormais APJ (fut un temps où ils étaient APJ article 21 seulement) , donc amenés à prendre plaintes, dénonciations, faire des PV de constatations, d'enquête de voisinage, rédiger des rapports. Certains d'entre eux deviendront même OPJ, même si la qualification ne se passe plus en école, mais après, sur volontariat ( avec une réforme en cours pour encourager cet investissement).
  12. Un nombre relativement important de postes des concours interne ont été reversés l'an dernier aux concours externes, pour niveau global insuffisant.
  13. Je ne savais pas que cela entrait dans les cas de plein droit, qui ont longtemps été très limités. C'est plutôt une bonne chose. Bonne chance donc.
  14. Vu d'un côté purement pratique, en admettant que le dossier soit accepté au 1er RPIMA, quelle organisation administrative ? Une disponibilité serait-elle acceptée pour le temps du contrat, afin de ne pas être chômeur à l'issue , ou obligé de repasser le concours ?
  15. Aussi simple que ça : arme toujours manipulée en direction non dangereuse, vérification systématique, arme ne passant pas de mains en mains, et surtout ne quittant jamais son porteur. Il est évident même sans être sur place que ces règles essentielles n'ont pas pas été suivies, alcool ou non, même si ce facteur a joué. Peut-être une trop grand familiarité avec les armes, trop de confiance mutuelle parce que tout le monde est de métier. Il y a eu des accidents dans la police aussi comme ça. Quand il y avait des appelés, il y avait beacoup plus de militaires, avec plus de rotation de personnel, plus de manipulations d'armes, et des gens moins aguerris en moyenne et plus enclins à ne pas écouter et faire n'importe quoi. Et pourtant il n'y avait pas d'accidents. On ne peut que penser que c'est parce que les contrôles étaient permanents, armes, munitions, à la relève de la garde, à chaque relève de soldats, un registre était même tenu si je me souviens bien. Lourd et pénible certes, mais à choisir...

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