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    Jadis appelé, puis sergent sous contrat. Puis capitaine de police (inspecteur avant fusion des corps), enfin professeur de lettres classiques. Un fils dans la RO, d'où ma participation ici..

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  1. Il me semble qu'il n'y a parfois pas le choix, tant que la téléportation n'a pas été inventée. Je vois les jeunes réservistes qui prennent le métro puis le train pour se rendre à leur régiment avec le sac sur le dos, la musette devant. Pas besoin d'être devin pour imaginer où ils vont ou d'où ils viennent. Peut-être le danger réel ou supposé vient-il aussi - pas seulement, il y a des dingues, puisque des patrouilles armées on été agressées- du fait qu'il y a peu de militaires, que nous ne sommes plus dans une époque où ça grouillait dans les gares notamment les WE. J'ai connu le temps où non seulement on l'on sortait en tenue mais même des occasions où c'était obligatoire. Au PEG par exemple tous les quartiers libres en tenue (dûment vérifiée sous tous les angles) et même je crois la permission finale, au motif justement qu'on ne devait ''pas avoir honte et même être fier''. Et quand j'étais sous contrat, on quittait le régiment en tenue, on allait faire ses courses, prendre un pot en treillis. D'ailleurs l'hôtel sous off et les mess off et sous off étaient à l'extérieur, presque un petit km à pied. Donc rien que là, ça circulait beaucoup en tenue, d'autant qu'il y avait trois unités dans la ville, un RT, un RI et je ne sais plus quel service de soutien et essences. O tempora, o mores !
  2. Lieu que je connais très, très bien depuis de nombreuses années, j'y vais souvent, je passe fréquemment devant ("quelques travaux", euphémisme...) Beaucoup de place pour le logement, en revanche pas adapté à l'armée de terre pour l'entraînement Ceci dit, avec la chasse au sanglier, il faudra affronter des balles réelles 😀
  3. C'est pourtant bien ce qui est proposé pour beaucoup ! Calquons le système et imaginons qu'on fasse cela pour le gendarme de base : solde de 2e classe (pas d'ISSP), avancement très hypothétique et si oui, pour quelques uns seulement et au bout de plusieurs années. Pas besoin d'une boule de cristal pour prévoir un effondrement des recrutements. Même avec des meilleures perspectives, la police a connu une chute inquiétante des recrutements au tournant des années 2000. Puis les revalorisations ont miraculeusement rendu de nouveau de l’attrait à la profession. 😏
  4. Totalement d'accord, on ne peut être soldat de base ou même petit gradé qu'à temps limité, comme service n'ayant aucune incidence sur son parcours ultérieur. L'armée ne peut plus être le seul secteur professionnel à proposer des grades très bas, sans évolution, et avec la précarité en plus. Elle rame à contre-courant de ce qui se fait dans la société, à commencer par la fonction publique qui, rappelons-le, était pourtant au départ calquée sur l'armée ( plusieurs corps divisés chacun en trois grades). Ironie du sort et de l'histoire. Même la catégorie C offre des perspectives supérieures à celles d'un MDR. On constate d'ailleurs que des armes comme la gendarmerie n'ont que des "gradés", et je ne parle pas de services de santé ou le commissariat aux armées.
  5. Oui et non : les officiers, même en surnombre apparent, demeurent moins nombreux que les autres, ce qui rend une augmentation plus facile dans un contexte de restriction des dépenses publiques notamment celles de personnel. On voit ainsi dans le secteur public les hauts fonctionnaires, peu nombreux, voire même l'encadrement, systématiquement augmentés soit par des réductions d'échelon, soit par des nouvelles grilles hors-échelle, tandis que les autres stagnent. De plus, hors des troupes de combat, où le pyramidage réduit fortement les grades ( on ne croise pas des quatre ou cinq barrettes partout dans un régiment), on s'aperçoit qu'il y a de plus en plus de domaines très techniques, où des officiers n'ont pas ou peu de commandement (pilotes, personnels médicaux, ingénieurs, commissaires des armées...). Il y a donc plus d'officiers en proportion, car il faut aussi concurrencer des métiers équivalents dans le civil, où le grade est relativement élevé sans diriger de personnel. La même chose vaudrait pour les sous-officiers, qui en outre sont plus précaires et susceptibles de ne pas être longtemps dans l'armée. La solde d'un sergent est en effet affligeante et surtout très peu évolutive, contrairement à une grille indiciaire d'un fonctionnaire de catégorie B . Pas d'avancement de grade, pas de progression. Il faudrait peut-être réfléchir à un système d'échelons comme les gendarmes, qui évoluent plus sans changer de grade, faire de même pour les grades supérieurs, et ainsi "tuiler" les différents grades, comme cela se fait ailleurs : un sergent très ancien toucherait plus qu'un chef récent, qui lui-même percevrait plus à ancienneté égale, et ainsi de suite. Et comme les carrières sont souvent très courtes, il faudrait améliorer les garanties de reclassement dans le secteur public ( concours réservés, quota de postes ...) a minima en catégorie B, pur ne pas avoir perdu 5 à 10 ans. Du reste, je constate que les choses ne se sont pas améliorées en plusieurs décennies. Je n'ai connu que des sections ou même au temps de la conscription il y avait souvent deux sous-officiers, souvent sergents, parfois trois avec un appelé, le sergent le plus ancien faisant fonction d'adjoint. Et passer chef avant sept ans de grade strict minimum relevait du miracle. Effet secondaire, les servitudes revenaient à toute vitesse (semaine, garde...).
  6. Oui au début, mais dans le corps du texte, le rédacteur ne peut s'empêcher de recourir au calque de l'anglicisme, qui s'est répandu dans la presse notamment en ligne ou sur les chaînes d'info en boucle.
  7. J'imagine bien que l'armée ne va pas installer ces casernes à côté des facs, c'était une hypothèse volontairement farfelue. Pour les lettres sinon, milieu que je connais un peu ( mon dernier métier,agrégé de LC) , c'est plus nuancé, comme le reste de la société. Mais quelqu'un d'avancé dans ses études essayera plutôt, s'il veut être militaire, d'entrer dans l'active. Fut un temps où le concours était relevé ( y compris la version latine ou grecque, par exemple, qui n'avait pas grand chose à envier à celle des concours spécialisés) Le reste ne s'amusera pas à "dépenser" 10 mois car dans ces filières, peu recherchées par le secteur privé, la plupart préparent des concours publics ( cadres administratifs, enseignants, finances, police ), et là pas de temps à perdre, la concurrence est rude.
  8. C'est exactement ce à quoi je pensais. Ou alors il faut donner un paquet de permissions et de temps pour passer le reste, et si possible affecter l'étudiant pas loin de la fac.
  9. Bien triste, et je constate aussi que la marine parle franglais. Les malheureux fusiliers ne sont pas "impliqués" ( involved) mais " victimes". Il faut remettre les gratte-papiers des EM au français. La presse a commencé, mais ça devient pénible ce calque de langue approximative venue d'outre -atlantique
  10. Il faut voir maintenant les contingentements, et le nombre effectif de personnels en bénéficiant. Si la majorité y accède, c'est bien. Le régime indiciaire des militaires n'est pas très élevé, ils bénéficient surtout de rémunérations accessoires comme primes et indemnités, ainsi que le logement dans certains cas. Ces grilles sont calquées sur la fonction publique et correspondent exactement à d'autres corps et grades ( policiers, enseignants, inspecteurs des finances publiques, pour ce que je connais bien). Chose d'ailleurs importante dans les reconversions et reclassements, pour obtenir des équivalences.
  11. Certes, c'était possible, mais attention : il fallait donner un accord exprès pour servir hors du territoire national. Les appelés n'avaient vocation qu'à la "défense". Ca me paraît être surtout très illogique sur le plan du principe : s'il faut servir son pays en cas de danger, pourquoi seulement des volontaires, alors que ça concerne tout le monde ? Cela repose la question du SN universel sous une forme ou une autre. Ensuite cela pose certainement des problèmes d'organisation ( outre bien entendu le coût) : Qui pour former et encadrer ? Quels locaux? Quelle prévision d'effectifs, le nombre de volontaires étant très certainement impossible ou difficile à prévoir ( contrairement aux appelés, les tranches d'âge étant recensées et connues). Ensuite, il y aurait inévitablement des problèmes de recrutement : les jeunes qui font des études ne vont certainement pas les abandonner pour 900€ mensuels, même avec des crédits ECTS qui ne valideront pas l'année entière et ne leur éviteront pas la mise en échec. Les jeunes qui ont déjà un métier ne le lâcheront pas. Ceux qui cherchent vraiment ne vont pas se couper du monde 10 mois. Reste ceux qui sont totalement désœuvrés, sans qualification, mais rien ne dit qu'ils veulent aller ramper dans la gadoue. Ou alors tant qu'à faire devenir militaires d'active, ou acquérir une qualification ( et on voit que même l'active peine à recruter). Cela ressemble quand même à un effet d'annonce assez hors-sol.
  12. Mais c'est moi ça, je suis démasqué 😷 Plus sérieusement, de fait, on découvrait un monde jusque-là inconnu et on se disait "pourquoi pas". Au moins c'était en connaissance de cause. Ce serait peut-être le cas pour des réservistes.
  13. Il y a aussi un paramètre à prendre éventuellement en compte, même si je ne connais pas le degré ni la quantité de la formation intellectuelle à St-Maixent : il n'y sans doute pas que la boue, le ramper et et le camping, il faut aussi gérer le temps d'étude, de révisions, de préparation et de passage des éventuels oraux. Là, pour l'avoir souvent vécu, des deux côtés du jury, on a l'oeil sur la montre normalement, au point qu'il est plus que conseillé d'avoir la montre sur sa table (on risque doublier, et lever le poignet ostensiblement, ça ne se fait pas) , d'y jeter des coups d'oeils discrets, après avoir noté l'heure de début. Une fonction qui peut faire sourire peut être utile, c'est le réveil : pas quand on est élève, simple soldat, ou sur le terrain : d'autres s'en chargent. Mais le jour où l'on a la sardine pour de bon, où l'on se retrouve seul dans une chambre, il n'y a pas de majordome pour venir réveiller, et on n'est pas forcément dans un endroit où l'on entend la sonnerie du réveil (bâtiment éloigné, voir hors de la caserne).
  14. Plus important que la montre elle-même est le rapport au temps. D'une part se repérer certes, mais aussi être organisé, ponctuel, gérer son temps. La ponctualité est valorisée et les retards ne passent pas dans l'armée (même si l'on se dépêche souvent pour rien, mais ceci est une autre affaire...).
  15. Se fait-on plaisir en achetant des objets, parce qu'ils sont chers ou à la mode ? Cela pourrait être un sujet de réflexion. Dans le cas ici doctement débattu, je crois qu'il faut être avant tout rationnel : avoir un objet utile, qui ne lâche pas quand on en a besoin, mais qu'on n'a pas peur de casser. Il y a sûrement plus de Hamilton au bras de citadins sédentaires que de poignets de militaires. Dans le temps déjà reculé où je suis parti, j'avais une montre offerte à mon adolescence, à remontage manuel. On n'achetait pas encore une montre comme on achète une baguette, j'ai donc fait avec sans me poser de questions. Elle était souvent dans la poche quand ça risquait la casse comme le parcours du combattant (elle a souffert quand même, je l'ai retrouvée, un collector : une marque française disparue), mais bien utile le reste du temps, elle m'a finalement fait tout mon temps sous les drapeaux. Même comme simple GV où tout est programmé par autrui, à la réflexion, on aime bien regarder l'heure quand on marche sans plus avoir la notion du temps (surtout la nuit), ou pendant les gardes. On demande d'ailleurs aux réservistes -ils reçoivent une liste- d'avoir une montre, comme j'ai vu pour le fiston. Je lui ai filé une montre étanche style plongée, un bracelet NATO, et ça faisait l'affaire.

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