Très aléatoire et surtout incompréhensible. Cette transformation touche quasiment toute la fonction publique depuis la grande "réforme" et ça ne va pas dans le bon sens ( à commencer par l'attrait pour les concours de recrutement), puisque j'ai aussi des échos de plusieurs ministères dont la direction des finances publiques où je connais du monde ( et qui d'ailleurs travaillent souvent avec la police dans les enquêtes). Ce qui change aussi la donne, c'est qu'une fois dans un métier, on a le nez dans le guidon et on ne pense plus au reste, on ne s’imagine pas dix ans , quinze ans plus tard. C'est après pas mal d'année, en se retournant, qu'on se rend compte que les choses ont changé, que l'on a soi-même changé, et qu'on a mal anticipé. J'ai aussi été comme ça avant de comprendre à mes dépens (mais pas dans ma reconversion, après avoir tiré les leçons, et mis le paquet sur le plus gros lot, ça ou rien), et j'en vois pas mal autour de moi ou dans les jeunes (pareil dans l'armée, un des ses copains qui a renoncé à St Maix où il était admis pour aller comme MDR dans le régiment de son choix). Il est vrai que dans l'immédiat, les postes proposés sont plus nombreux et variés dans le corps des gardiens et gradés, le mouvement interne est plus fluide (93% des effectifs) . Certains sont attirés par tel ou tel service spécialisé (CRS machin, groupe d’intervention truc, service pointu de PJ...) , alors que les officiers, peu nombreux, sont plus souvent cantonnés à l'encadrement "généraliste" en police urbaine. Je sens mon fils comme plein d'autres , et en plus il aime bien la formation très concrète de gardien de la paix, plus que la fac j'ai bien l'impression. Et aussi la diversité de ses camarades, extrême, le concours d'entrée étant très généraliste et pas essentiellement juridique comme officier et encore plus commissaire : des gens du concours interne réservé aux ADS, des étudiants, des anciens militaires (y compris gendarmes).