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  1. Dernière heure
  2. Merci @Levy Pierre. J'ai cru comprendre qu'il n'est possible de rejoindre qu'en tant que militaire du rang (sauf pour des postes en Etat-Major), correct?
  3. Aujourd’hui
  4. Bonjour, je me présente alexandre, Est ce que cela vous convient, je n' aime pas trop me faire insulter gratuitement. Pour info , je pris note de 2 cma en région parisienne, ils m'ont dit que cela est possible de refaire une surex 3 ans après l'inaptitude....vos réflexions sur ce site sont consternantes. 1* l'inaptitude p5 date de 2023 2* je n' ai jamais eu de problème de santé y compris mentale, ce sont des gens comme vous monsieur btx , qui rabaisse les gens.qui m'ont inapte, Voilà le fond de ma pensée ,je mérite mieux que l'enseigne E.leclerc. 3* veuillez me bannir. Vous vraiment irrespectueux sur ce forum bon vent
  5. Hier
  6. https://www.revueconflits.com/les-mines-navales-iraniennes-larme-invisible-du-detroit-dormuz/ Les mines navales iraniennes, l’arme invisible du détroit d’Ormuz L’Iran dispose d’un arsenal de 2 000 à 6 000 mines navales, combinant modèles rudimentaires et systèmes d’influence sophistiqués, conçus pour perturber le trafic dans les eaux peu profondes du golfe Persique. La bathymétrie du détroit d’Ormuz — chenaux étroits, fonds vaseux, profondeurs modestes — rend le minage particulièrement efficace et les opérations de déminage exceptionnellement complexes. Plus que la destruction de navires, la logique iranienne vise à créer une incertitude permanente capable d’affoler les primes d’assurance et de paralyser le commerce mondial de l’énergie. Dans le golfe Persique, depuis plusieurs décennies, l’Iran a construit une stratégie navale fondée sur l’asymétrie, où l’objectif n’est pas de vaincre une flotte supérieure, mais de perturber durablement les flux maritimes qui traversent l’un des passages les plus sensibles de la planète. Au cœur de cette stratégie se trouve une arme ancienne, mais redoutablement efficace. La mine navale. Le détroit d’Ormuz constitue l’un des points névralgiques de l’économie mondiale. Environ un cinquième du pétrole transporté par voie maritime y transite chaque jour. La largeur du passage navigable y est limitée et les routes commerciales sont concentrées dans des chenaux relativement étroits. Dans un tel environnement, quelques dizaines de mines bien placées peuvent suffire à provoquer un choc stratégique majeur. Le principe n’est pas tant de détruire des navires que de créer une incertitude permanente, d’augmenter brutalement les primes d’assurance et ainsi de forcer les armateurs à détourner leurs routes. Cette logique explique pourquoi les mines constituent depuis longtemps un pilier de la doctrine navale iranienne. Leur emploi relève principalement de la marine des Gardiens de la révolution islamique, qui se concentre sur la guerre côtière et les opérations asymétriques dans les eaux peu profondes du golfe Persique. La marine régulière iranienne possède également des capacités de mouillage de mines, mais c’est le corps des Gardiens qui a développé l’approche la plus systématique. Ormuz (c) AFP Les estimations ouvertes des services occidentaux situent le stock iranien entre deux mille et six mille mines. Ces chiffres reposent sur des évaluations du Congrès américain, des analyses du Congressional Research Service et diverses études de défense publiées au cours des dernières années. La majorité de ces mines provient d’un mélange d’acquisitions étrangères, d’anciens stocks hérités de la guerre froide et de productions nationales inspirées de modèles russes, chinois ou nord-coréens. Un arsenal diversifié L’arsenal iranien présente une grande diversité. La première catégorie est celle des mines mouillées : des dispositifs flottants à quelques mètres de profondeur, reliés au fond par un câble, quasi invisibles depuis la surface. Ces mines, souvent reconnaissables à leurs excroissances métalliques caractéristiques, explosent au contact d’un navire. Simples et peu coûteuses, elles sont particulièrement adaptées aux eaux relativement peu profondes du golfe Persique. L’Iran en possède plusieurs milliers, dont certains modèles dérivés de mines soviétiques ou occidentales plus anciennes. Lire aussi : Ormuz : un détroit devenu stratégique À côté de ces dispositifs relativement rudimentaires, Téhéran dispose également de mines de fond. Ces armes reposent directement sur le plancher marin et ne sont pas visibles depuis la surface. Elles peuvent emporter des charges explosives beaucoup plus importantes et sont équipées de capteurs capables de détecter le passage d’un navire à travers ses signatures physiques : perturbations du champ magnétique, bruit des hélices ou pression exercée sur la colonne d’eau. Ces mines dites d’influence sont beaucoup plus difficiles à neutraliser, car elles ne nécessitent aucun contact direct avec leur cible. Une catégorie encore plus sophistiquée est celle des mines ascendantes. Lorsqu’un navire est détecté, un projectile est propulsé vers le haut pour frapper la coque. L’un des modèles les plus connus dans l’arsenal iranien est la mine chinoise EM-52, qui utilise un système de propulsion par roquette pour lancer une charge explosive vers la cible. Cette technologie permet de toucher des bâtiments évoluant à des profondeurs plus importantes tout en restant dissimulés sur le fond. Détroit d’Ormuz (c) AFP L’Iran possède également des mines dérivantes qui se déplacent au gré des courants, ainsi que des mines ventouses destinées à des opérations de sabotage ciblé menées par des plongeurs de combat. Ces dernières sont fixées directement sur la coque d’un navire. Elles ne servent pas à bloquer un détroit, mais à mener des actions clandestines contre des navires précis. Des capacités de déploiement dispersées La diversité de cet arsenal s’explique par la logique de déni d’accès poursuivie par Téhéran. Les mines ne sont pas seulement nombreuses, elles sont conçues pour compliquer les opérations de déminage. Les modèles les plus récents combinent plusieurs types de capteurs afin de détecter simultanément les signatures magnétiques, acoustiques et de pression, rendant les contre-mesures plus difficiles. Le véritable atout de l’Iran réside cependant dans ses capacités de déploiement. Contrairement aux grandes marines occidentales qui utilisent souvent des bâtiments spécialisés, Téhéran privilégie la dispersion. Les mines peuvent être mouillées par des vedettes rapides, par de petits navires d’attaque ou même par des embarcations civiles, permettant de dissimuler les opérations et de semer des mines très rapidement dans les zones sensibles. Lire aussi : Ormuz : l’Iran joue aux échecs Les sous-marins jouent également un rôle important. Les sous-marins de poche de classe Ghadir ou Nahang, conçus pour évoluer dans les eaux confinées du golfe, peuvent déposer des mines discrètement dans les chenaux de navigation. Les sous-marins plus lourds, dérivés des modèles russes de classe Kilo, peuvent également mouiller des mines à travers leurs tubes lance-torpilles. Une bathymétrie favorable au minage Le relief sous-marin du détroit d’Ormuz renforce considérablement l’efficacité potentielle d’une campagne de minage. Le passage navigable y est étroit et structuré par deux chenaux principaux séparés par une zone tampon. Chacun de ces chenaux ne mesure qu’environ trois kilomètres de large, ce qui concentre le trafic maritime dans des couloirs bien définis. Les profondeurs restent relativement modestes : dans une grande partie du détroit, elles varient entre quarante et soixante mètres, avec des fonds sablonneux ou vaseux favorables à l’installation de mines de fond. Les reliefs sous-marins sont irréguliers, avec des variations de profondeur rapides et des zones de sédimentation susceptibles de dissimuler les engins. Ces caractéristiques réduisent la liberté de manœuvre des navires et limitent les routes alternatives, permettant de bloquer efficacement le trafic avec un nombre relativement restreint de mines. Elles compliquent également les opérations de déminage, les courants et la configuration du fond rendant la détection particulièrement difficile. Un précédent historique éloquent L’efficacité de cette stratégie a déjà été démontrée. Durant la guerre Iran-Irak dans les années 1980, l’Iran a utilisé des mines relativement rudimentaires pour perturber la navigation dans le golfe. En 1988, la frégate américaine USS Samuel B. Roberts a été gravement endommagée après avoir heurté l’une de ces mines. La frégate participait à l’opération Earnest Will, destinée à escorter les pétroliers koweïtiens naviguant sous pavillon américain. Le 14 avril, alors qu’elle naviguait dans le centre du golfe, la frégate heurta une mine iranienne dans une zone qu’elle avait franchie sans incident quelques jours plus tôt. L’explosion ouvrit une brèche d’environ quatre mètres et demi dans la coque, inonda la salle des machines et arracha les deux turbines à gaz de leurs supports. Le souffle brisa la quille du navire, un type de dommage structurel qui condamne presque toujours un bâtiment de guerre. Pendant cinq heures, l’équipage lutta contre l’incendie et l’envahissement par les eaux et parvint finalement à sauver le navire. L’incident entraîna une vaste opération de représailles américaines contre les installations navales iraniennes. Lire aussi : Les infrastructures pétrolières iraniennes, colonne vertébrale stratégique du régime Aujourd’hui encore, la menace reste prise très au sérieux par les marines occidentales. Les opérations de guerre des mines comptent parmi les missions les plus longues et les plus complexes. Même un nombre limité de mines peut immobiliser un trafic maritime pendant des jours ou des semaines. Avant de rouvrir une route commerciale, il faut inspecter méthodiquement chaque zone suspecte à l’aide de drones sous-marins, de chasseurs de mines et de plongeurs spécialisés. Une menace toujours active Dans le contexte de tensions régionales actuelles, plusieurs rapports de renseignement indiquent que l’Iran aurait récemment mouillé un nombre limité de mines dans le détroit d’Ormuz. Les estimations évoquent quelques dizaines d’engins déposés par des vedettes rapides, dans un objectif essentiellement démonstratif, visant à rappeler que Téhéran conserve la capacité de perturber le commerce mondial de l’énergie. Les frappes menées ces dernières semaines par les forces américaines contre des navires et des installations de mouillage de mines iraniennes ont probablement réduit une partie de ces capacités. Néanmoins, la logique de la stratégie iranienne repose sur la dispersion, la redondance et le fait qu’il suffit de quelques mines pour bloquer les détroits. Lire aussi : Attaques au Moyen-Orient : la carte d’un conflit qui s’embrase Dans une guerre navale classique, la flotte iranienne ne pourrait rivaliser avec les marines occidentales et surtout pas avec la US Navy. Mais dans un environnement restreint comme le détroit d’Ormuz, quelques centaines de mines suffiraient à transformer le golfe Persique en zone de danger permanent pour le commerce mondial. C’est précisément cette asymétrie qui fait des mines navales l’une des armes les plus redoutables de l’arsenal iranien. Invisible et bon marché, elle incarne parfaitement la stratégie de perturbation que Téhéran oppose depuis des décennies à la supériorité militaire et économique occidentale.
  7. https://www.droitdesmilitaires.fr/97331 A retrouver à la Une de www.droitdesmilitaires.fr, le site d’informations des droits des militaires, personnels de défense et de sécurité intérieure une nouvelle question parlementaire et cette semaine à la Une : Emploi des conjoints de militaires : quelles mesures du ministère des Armées pour favoriser leur accès à l’emploi ? Les mutations fréquentes liées à la carrière militaire fragilisent souvent la situation professionnelle des conjoints de militaires. Dans une question parlementaire, la députée Florence Goulet a interpellé le Gouvernement sur ces difficultés persistantes. Le ministère des Armées met en avant plusieurs dispositifs d’accompagnement, notamment via Défense Mobilité, afin d’améliorer l’employabilité et l’insertion professionnelle des conjoints. Les difficultés d’accès à l’emploi des conjoints de militaires liées aux mutations Question écrite n° 11896 : Emploi des conjoints de militaires 17e Législature Publication de la question au Journal Officiel du 23 décembre 2025, page 10426 Publication de la réponse au Journal Officiel du 3 mars 2026, page 1879 Question de : Mme Florence Goulet Meuse (2e circonscription) – Rassemblement National Mme Florence Goulet attire l’attention de Mme la ministre des armées et des anciens combattants sur les difficultés d’accès à un emploi stable et correspondant à leur niveau de formation des conjoints de militaire du fait des nombreuses mutations. En effet, les conjoints de militaires, notamment les conjointes, sont particulièrement exposés aux contraintes propres à la vie militaire : déploiements opérationnels fréquents, gardes et permanences sur les lieux de garnison, horaires atypiques et surtout un nombre élevé de mutations géographiques. Chaque année, le ministère des armées et la gendarmerie nationale prononcent près de 40 000 mutations entraînant un changement de résidence. Cette mobilité a des conséquences majeures sur la carrière professionnelle des conjointes : leur taux d’emploi reste inférieur à celui de l’ensemble de la société, 37 % d’entre elles étant encore sans emploi un an après une mutation. La plupart enchaînent des emplois précaires, souvent en dessous de leur niveau de qualification réelle. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : près de 70 % des conjointes sont diplômées d’un bac + 2 ou plus, dont 22 % d’un bac + 5, mais 63 % occupent un poste inférieur à leur diplôme. Plusieurs dispositifs existent (l’accompagnement par Défense mobilité, l’incitation à recruter les conjoints dans la réserve opérationnelle, des conventions avec le ministère de l’éducation nationale pour faciliter les mobilités parallèles, etc.), mais ces mesures demeurent largement insuffisantes et les indicateurs à la disposition du Haut Comité d’évaluation de la condition militaire ne permettent pas de constater une amélioration significative de la situation. Les associations de conjointes de militaires suggèrent pourtant certaines pistes, comme la possibilité pour les conseillers de Défense mobilité de réaliser une « cartographie » des acteurs économiques et institutionnels locaux afin que les conjoints puissent mieux anticiper et préparer la future mobilité de leur famille, notamment en ayant une meilleure connaissance globale du terreau économique local. L’idée étant pour les conjoints de mieux appréhender les compétences attendues localement afin de déterminer leurs compétences transférables, les possibilités de formations complémentaires pour aller vers des métiers en tension (industrie, intelligence artificielle, etc.), voire une reconversion professionnelle afin d’améliorer leur employabilité. Elles soulignent également l’importance de l’implication et de la mobilisation des chefs de corps et des délégués militaires départementaux dans ces actions, du fait de leur intégration locale. Aujourd’hui, la décision de rester dans les armées ou d’entamer un retour à la vie civile n’est plus seulement individuelle, mais devient une décision de couple, tenant compte non seulement des perspectives professionnelles du militaire, mais également de celle de sa conjointe. C’est pourquoi elle lui demande quelles actions elle entend mener pour mieux soutenir les conjoints de militaires et préserver leur autonomie professionnelle et économique, mais aussi du même coup, favoriser la condition militaire et la fidélisation. Réponse publiée le 3 mars 2026 Les dispositifs d’accompagnement du ministère des Armées pour favoriser l’employabilité des conjoints Inhérente à l’état militaire, la mobilité géographique est un élément structurant de la politique des ressources humaines des armées, afin de mainteir leur efficacité opérationnelle. Le ministère des armées et des anciens combattants est cependant conscient des contraintes que cette mobilité fait peser sur les conjoints des militaires. Une attention particulière est donc portée à leur accès et à leur maintien dans l’emploi. Ainsi, les deux plans Famille et le plan Fidélisation 360°, qui visent à mieux compenser les sujétions militaires (rémunération, logement, action sociale, garde des enfants, déménagement), traîtent le sujet de l’employabilité des conjoints. L’axe « accompagnement des conjoints » de la démarche Fidélisation 360° comporte une offre de services extensive, pilotée par Défense mobilité, service à compétence nationale chargé de la politique ministérielle des mobilités de carrière et des transitions professionnelles. Cette offre prévoit d’élargir l’accompagnement professionnel à tous les conjoints (plus de 2 600 conjoints sont accompagnés par Défense mobilité). Elle va au-delà du plan Familles, qui ne concernait que les conjoints demandeurs d’emploi inscrits à France Travail. Défense mobilité propose aux conjoints une offre de services adaptée, personnalisée et digitalisée, ainsi qu’un appui structuré vers l’emploi, en complémentarité avec France Travail. L’action de Défense mobilité repose sur : – un réseau territorial de proximité couvrant la métropole, les territoires ultramarins et l’étranger ; – des partenariats avec de nombreux acteurs de l’emploi (employeurs publics, entreprises, fédérations professionnelles, France Travail, APEC et France compétences) ; – une offre de services variée permettant aux conjoints de militaires d’accéder à l’information et à une orientation professionnelle (entretiens diagnostics, bilans de compétences et définition de projets professionnels), à un accompagnement à la mise en œuvre de ces projets, avec des formations, des dispositifs de préparation et des aides à la création ou à la reprise d’entreprise et à une préparation à l’emploi, incluant des techniques de recherche d’emploi, une mise en relation avec des employeurs potentiels et un accompagnement à l’intégration dans le nouvel emploi. L’accompagnement des conjoints de militaires repose sur : – un déploiement de sessions d’information et d’orientation (SIO) dédiées aux conjoints de militaires, auxquelles plus de 2 000 conjoints ont pu participer en 2024; – un accompagnement individualisé et personnalisé par Défense mobilité, qui peut fournir aux conjoints de militaires une analyse du marché de l’emploi dans un bassin géographique ; – un renforcement de l’accompagnement des conjoints mutés en outre-mer ou à l’étranger, avant, pendant et après la mutation ; – un plan de communication ciblé, en lien avec les associations de conjoints et les autorités militaires locales, visant à améliorer la visibilité de l’offre de services et à valoriser les compétences des conjoints auprès des employeurs publics ou privés. Conscient des enjeux liés à la condition militaire et à l’emploi des conjoints, le ministère continuera à mobiliser les dispositifs et les acteurs concernés, notamment Défense mobilité, pour poursuivre et amplifier les actions engagées. source : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE11896
  8. Je ne sais pas si ça en est là, mais certains ont de lourdes difficultés apparemment. Le système de promotion sociale n'est pas mauvais en lui-même, puisqu'il permet à des non-bacheliers d'intégrer la police et d'évoluer ( adjoint sous contrat de trois ans, renouvelable une fois). Mais à défaut d'un parchemin scolaire, il faut quand-même arriver dans les faits à un certain niveau ( donc préparer et bosser) et suivre une scolarité d'un an avec des gens qui ont fait des études de second cycle universitaire. Certes la dévaluation est forte, mais il y en a quand même qui préparent parfois les concours d'officier et commissaire. Et puis le métier lui-même demande de plus en plus de qualités rédactionnelles et un minimum de connaissances juridiques, tous les gardiens de la paix étant désormais APJ (fut un temps où ils étaient APJ article 21 seulement) , donc amenés à prendre plaintes, dénonciations, faire des PV de constatations, d'enquête de voisinage, rédiger des rapports. Certains d'entre eux deviendront même OPJ, même si la qualification ne se passe plus en école, mais après, sur volontariat ( avec une réforme en cours pour encourager cet investissement).
  9. https://theatrum-belli.com/in-memoriam-lazare-ponticelli-dernier-poilu-decede-le-12-mars-2008/ IN MEMORIAM – Lazare Ponticelli, dernier Poilu (décédé le 12 mars 2008) Lazare Ponticelli est né à Cordani, un petit village du nord de l’Italie dans la province de Plaisance en Émilie-Romagne le 7 décembre 1897 (il aurait été déclaré à la mairie le 24 décembre 1897). Il grandit dans une famille très pauvre de sept enfants qui vit à Cordani, un village de montagne. Son père travaille sur les foires et est aussi à l’occasion menuisier et cordonnier. Sa mère cultive le lopin de terre familial et trois fois par an descend travailler comme journalière dans les rizières de la plaine du Pô. Sa mère part en France pour essayer de gagner plus d’argent alors que son fils Lazare n’a que deux ans. Son père et son frère aîné meurent brutalement quelque temps après. Le reste de la famille décide alors de tenter aussi sa chance à Paris et laisse le petit Lazare chez des voisins L’enfant commence à travailler dès l’âge de six ans, capturant des volatiles et fabriquant des sabots. Il utilise l’argent gagné pour prendre le train et se rendre à Paris qu’il considère comme « le paradis ». Ne sachant pas si ses économies sont suffisantes pour acheter un billet Piacenza-Paris, il décide de courir derrière le train jusqu’à la frontière française, avec ses sabots sur l’épaule pour ne pas les abîmer. Il débarque Gare de Lyon, en 1906 à 9 ans, sans savoir ni lire, ni écrire, ni parler français. En France, il reste trois jours et trois nuits dans la gare, jusqu’à ce qu’un chef de gare le remarque. Celui-ci tente de l’interroger sur sa présence en cet endroit, mais Lazare, ne connaissant pas le français, ne peut que lui répéter le nom d’un bistrotier, point de passage des Italiens de son village travaillant à Paris et dont on lui a parlé avant son départ. Par chance, le chef de gare reconnait le nom et le conduit chez le cafetier dont la femme le prend sous son aile. Il commence à travailler comme ramoneur à Nogent-sur-Marne, où réside une importante communauté italienne, puis devient crieur de journaux à Paris. Il garde d’ailleurs un souvenir vif du jour de la mort de Jean Jaurès le 31 juillet 1914, car, à cette occasion, les gens s’arrachent ses journaux place de la Bastille. Il travaille également comme coursier pour Marie Curie. Dès le début de la Première Guerre mondiale, en trichant sur son âge, il s’engage dans le 4e régiment de marche du 1er régiment étranger, le régiment « Garibaldien » constitué majoritairement d’Italiens et dont l’encadrement français provient du 1er régiment étranger de Sidi bel Abbès. Il retrouve d’ailleurs l’un de ses frères, Célestin, et est envoyé sur le front à Soissons. Il participe aux combats dans l’Argonne. En mai 1915, il se trouve près de Verdun, lorsqu’il est démobilisé. En effet, avec l’entrée en guerre de l’Italie, il doit rejoindre l’armée italienne. Refusant de quitter l’uniforme français, c’est accompagné de deux gendarmes qu’il est amené à Turin. Il est enrôlé dans le 3e régiment de chasseurs alpins, les Alpini, et combat les Autrichiens dans les Dolomites. Il connaît alors les fraternisations entre troupes autrichiennes et italiennes (beaucoup d’Alpini des Dolomites parlent l’allemand). Sa compagnie est sanctionnée par l’État-major, traduite en conseil de guerre et envoyée dans une zone de combats plus rude, à Caporetto au Monte Colovrat en Slovénie. Chargé d’une mitrailleuse, il est blessé sérieusement à la joue par un éclat d’obus lors d’une sanglante offensive italienne contre les positions ennemies. Il est opéré sur place à vif et envoyé en convalescence à Naples. Il retourne au front en 1918 à Monte Grappa, lors de la bataille décisive de Vittorio Veneto où il est confronté aux attaques au gaz qui tuent des centaines de ses camarades. C’est là qu’il apprend la signature de l’armistice. Démobilisé et de retour en France en 1920, il fonde avec ses deux frères, Céleste et Bonfils, Ponticelli Frères, une société de fumisterie. Cette entreprise devient une petite multinationale assez connue dans le domaine de la construction et de la maintenance industrielle, principalement dans le pétrole et le nucléaire.
  10. Bonjour Premièrement, pas d'informations personnelles sur un site accessible en quelques clicks. Secondairement, présentation à faire dans la rubrique dédiée Troisièmement........La réponse est juste au dessus "Changez de fusil d'épaule, voir de fusil tout court" Louis.
  11. https://www.opex360.com/2026/03/11/la-fregate-aquitaine-a-ete-distinguee-par-lus-navy-pour-ses-operations-de-lutte-anti-sous-marine/ Le mois dernier, le chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], l’amiral Nicolas Vaujour, avait affimé que les frégates multimissions [FREMM], associées aux hélicoptères NH90 NFH «Caïman», menaient la vie dure aux sous-marins russes, malgré les qualités indéniables de ces derniers [notamment les plus récents]. «La frégate multimissions est la référence dans ce domaine et les Russes le savent car ils en font régulièrement l’expérience», avait en effet confié le CEMM à l’hebdomadaire Le Point. «C’est particulièrement vrai dans la zone de passage entre le Groenland, l’Islande et le Royaume-Uni [dit GIUK], que les sous-marins quittant Mourmansk doivent franchir pour accéder aux eaux profondes de l’Atlantique», avait-il ajouté. Cette excellence française a une nouvelle fois été reconnue par l’US Navy, qui vient de décerner son «Hook ‘em Award» à la FREMM Aquitaine pour les résultats qu’elle a obtenus en matière de lutte anti-sous-marine [ASM] lors de ses récents déploiements dans l’Atlantique Nord. «Ce prix […] a été décerné à Naples par le capitaine de vaisseau Doug Sattler [CTF 69] au commandant de l’équipage B de la FREMM Aquitaine pour la performance de son unité lors d’opérations de lutte anti-sous-marine en Atlantique Nord au cours de l’année 2025. […] Il marque ainsi la reconnaissance du savoir-faire français et le haut degré de confiance accordé par nos partenaires américains dans un domaine particulièrement stratégique pour la sécurité des opérations alliées en Atlantique», a fait valoir la Marine nationale. Pour rappel, le «Hook ‘em Award» fut institué en 1975 par l’amiral américain Frederick C. Turner afin de récompenser les unités de l’Otan s’étant particulièrement distinguées dans la traque aux sous-marins soviétiques. Puis, avec la fin de la Guerre froide, il fut suspendu en 1991, après avoir été remis… à un avion de patrouille maritime Atlantique 2 de la Flottille 21F. Cela étant, après l’annexion de la Crimée par la Russie, le Hook ‘em Award fut remis au goût du jour par l’amiral James G. Foggo III, alors commandant de la 6e Flotte de l’US Navy, en 2016. Les FREMM françaises l’ont obtenu au moins à quatre reprises [en 2020, 2021, 2023 et, désormais, 2026]. Pour la Marine nationale, cette continuité s’explique par les «capteurs ultra-performants et les capacités de traitement de l’information, d’analyse et d’intervention des FREMM et de leur hélicoptère Caïman Marine» mais aussi par la qualité de leurs équipages, aujourd’hui reconnus comme parmi les meilleurs dans le monde». Pour rappel, une FREMM est équipée du système CAPTAS 4, composé d’un sonar remorqué à immersion variable [VDS] de type UMS-4249 et d’hydrophones fixés sur une antenne linéaire remorquée multifonction, ainsi que d’un sonar de coque de type UMS 4110 pour sonder les zones littorales à faible fond. Ses capacités sont complétées par celles de son NH90 «Caïman» embarqué, lesquelles reposent sur le sonar trempé Flash et, depuis peu, sur un détecteur d’anomalie magnétique MAD-XR et des bouées acoustiques SonoFlash de dernière génération. Enfin, les données fournies par le Service hydrographique et océanographique de la Marine [SHOM] sont déterminantes dans la mesure où la lutte ASM suppose d’avoir une connaissance extrêmement fine des fonds marins.
  12. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/le-detroit-dormuz-mine-une-menace-severe-et-une-complexe-neutralisation-des-engins-explosifs/ Le détroit d’Ormuz miné : une menace sévère et une complexe neutralisation des engins explosifs Neutralisation d’un engin explosif par la Marine nationale Donald Trump, le président américain, a affirmé mardi soir que l’Iran s’exposera à des « conséquences militaires […] sans précédent » en cas de pose de mines dans le détroit d’Ormuz, de facto déjà sous contrôle iranien. Peu après la déclaration du tonitruant président, l’armée américaine a annoncé avoir détruit 16 bateaux poseurs de mines iraniens « près du détroit ». Si la pose de multiples mines se confirme, on assistera à une escalade sévère du blocus d’Ormuz où les navires marchands sont déjà menacés par des frappes aériennes iraniennes, à coups de drones et de roquettes. Le minage d’Ormuz, une technique radicale qui a déjà été utilisée au cours de la guerre Iran-Irak (1980-1988), va changer la donne et compliquer tant la navigation des rares navires de commerce à encore l’emprunter que celle des bâtiments militaires. En effet, à ces derniers devra être confiée une encore hypothétique mission d’escorte de convois marchands (pétroliers et porte-conteneurs en particulier) et une opération de déminage consommatrice de moyens qui ne sont pas sur place actuellement, longue, coûteuse et qui devra en partie être confiée à des entreprises civiles spécialisées. Une menace aléatoire Même si les forces US affirment avoir déjà détruit des embarcations poseuses de mines dans le secteur du détroit d’Ormuz, l’Iran aligne de nombreuses flottilles de canots rapides, bas sur l’eau, armés par des équipages de deux ou trois hommes équipés d’une mitrailleuse lourde ou d’un lance-roquettes. Difficiles à repérer et à détruire, ces embarcations peuvent rapidement devenir des bateaux poseurs de mines. Mouiller des mines marines et sous-marines à la va-vite signifie que leur installation ne suivra aucun schéma préétabli et que ces engins « vivront leur vie » au gré des courants. Acoustiques ou magnétiques, elles menaceront tous les navires, qu’ils soient civils ou militaires, ces derniers œuvrant à l’établissement de corridors sûrs grâce à des chasseurs de mines avant de faire transiter des navires de commerce lents et sans défenses. Un marin de la Royal Navy à son poste de combat dans le golfe persique lors d’un exercice de déminage en 2008 (photo U.S. Naval Forces Central Command / U.S. 5th Fleet). Faire face avec des moyens militaires Quels moyens pour le contre-minage ? Toute future opération de déminage exigera que les armées américaines et alliées rameutent d’importants moyens spécialisés pour repérer les menaces et les détruire. L’arsenal habituel rassemble des moyens navals (chasseurs et dragueurs de mines) et aériens (hélicoptères équipés de sonar pour le dragage mécanique et magnétique ; quatre hélicoptères de ce type stationnent à Bahreïn). Les marines européennes ont développé un vrai savoir-faire de déminage parmi les plus performants et possèdent actuellement des moyens de lutte modernes. En France, la marine nationale aligne dix chasseurs de mines (CMT) chargés de la sécurisation des accès aux ports stratégiques militaires et civils, de la détection et de la neutralisation de la menace et du soutien à la dissuasion (sécurisation du goulet de Brest) ; s’y ajoutent les quatre bâtiments-bases de plongeurs démineurs. Or cet arsenal défensif est à la fois vulnérable et limité. D’une part, les opérations devront avoir lieu alors que les combats se poursuivront ; les moyens spécialisés (navires, drones navals et hélicoptères) constitueront donc des cibles que les Iraniens ne manqueront pas de tenter de dissuader d’intervenir, voire de détruire. Chasseurs et dragueurs de mines travaillent lentement, d’où leur vulnérabilité inhérente et leur besoin d’être eux-mêmes protégés contre les menaces aériennes et navales. D’autre part, les moyens militaires dédiés ne sont pas aussi nombreux qu’il le faudrait. Les Américains viennent de retirer du service quatre chasseurs de mines qui auraient été très utiles sur le théâtre naval du golfe Persique. En fait, la lutte anti-mines n’a jamais été un domaine de prédilection pour l’US Navy. Certes les Européens conservent, et veulent renforcer, leurs capacités de déminage naval, puisqu’ils ont eux-mêmes des détroits et des mers à goulets (comme la Baltique) à protéger ; mais leurs moyens (qui ne sont pas tous des moyens hauturiers) ne peuvent pas être aisément déplacés. Il faut souvent les embarquer sur des navires spécialisés et les acheminer à proximité des lieux d’intervention. C’est ce qu’a réalisé la marine nationale française à plusieurs reprises jusqu’en 2022 au profit des États riverains du golfe Persique. Une mission qu’elle pourrait bien être amenée à reprendre sous peu. Deux CMT brestois en 2019 sur le navire de transport de charges lourdes Svenja (photo OF).. Confier une partie de la mission au privé Le manque de moyens militaires d’une part, l’ampleur et la longueur des opérations de dépollution maritime d’autre part exigeront la mise en œuvre de moyens spécialisés venant du secteur privé, comme c’est le cas dans le cadre du déminage humanitaire terrestre. Des entreprises spécialisées sont déjà chargées des trois-quarts des opérations de déminage sur la planète, le dernier quart (celui du déminage opérationnel) restant l’apanage des forces armées et des unités spécialisées du Génie. Or, si Ormuz est miné, l’urgence sera de sécuriser des corridors et les mouvements des navires essentiels (les pétroliers en premier). Suivra une phase plus longue de nettoyage complet du détroit et de ses approches. Elle sera certainement sous-traitée à des sociétés spécialisées, anglo-saxonnes pour certaines, françaises pour d’autres : Geomines dispose de telles capacités et Exail offre ses drones de neutralisation de mines K-STER.
  13. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/le-vbl-vehicule-blinde-petit-mais-pechu-devoile-dans-un-nouveau-livre-aux-histoire-collections/ Photo PC prise en Estonie lors d’un déploiement de la 2e BB. Voici un livre dont la lecture devrait ravir bien des militaires et anciens qui ont côtoyé ce drôle de petit blindé au museau pointu et à la silhouette discrète qui joue pourtant dans la cour des grands. Cet ouvrage, intitulé « VBL PANHARD Devant, Toujours » (132 pages, 30€), retrace l’histoire de ce véhicule devenu légendaire dans de nombreuses unités de l’armée de Terre et plus particulièrement au sein de la Cavalerie blindée. Le VBL est le plus petit engin de combat de l’armée de terre française. Avec sa masse de 4 tonnes et son armement léger, le VBL n’a, en l’apparence, pas de quoi impressionner l’ennemi. Pourtant, son arrivée sur le champ de bataille n’est jamais anodine. Comme l’écrit l’éditeur, « qu’il soit rattaché à une unité blindée ou engagé dans une mission de renseignement, le VBL a la vocation de guider le feu (des blindés plus puissants) ou la foudre (de l’artillerie et de l’aviation). Avec trente années d’opérations extérieures à son actif, le VBL a démontré qu’il est un pion indispensable de la manoeuvre. Ses capacités tactiques ont également beaucoup intéressé de nombreuses armées étrangères et plus de 700 VBL ont été vendus à l’exportation (et plus de 1600 pour les forces françaises). Ce livre est publié par les éditions Histoire & Collections. Il a été rédigé par Charles Maisoneuve, aujourd’hui directeur des affaires publiques d’Arquus. Après avoir servi dans l’armée de terre en Bosnie, il avait rejoint la firme Panhard. L’auteur a aussi publié un livre consacré aux AML Panhard, également publié par les éditions Histoire & Collections
  14. https://www.forcesoperations.com/skydefender-la-proposition-de-dome-antiaerien-europeen-de-thales/ Après l’Iron Dome israélien, le Golden Dome américain et le Michelangelo Dome italien, place à… SkyDefender, un dôme antiaérien « tout-en-un » développé par Thales. Dévoilé aujourd’hui, il propose de mobiliser l’ensemble du portfolio disponible tout en s’intégrant aux systèmes de défense sol-air existants, qu’ils soient fournis ou non par le groupe français. Plus protéiforme, plus complexe, plus imprévisible et parfois saturante, la menace aérienne exige des armées d’Europe, de l’OTAN et d’ailleurs de réinvestir un domaine longtemps passé au second plan, pour ne pas dire négligé. L’effort de rattrapage est engagé un peu partout avec plus ou moins d’ambition. Pour gagner en efficacité, certains boucliers anti-aériens tendent à se renforcer tant verticalement qu’horizontalement en multipliant les couches et en y multipliant les capteurs et effecteurs pour garantir le maillage le plus fin et le plus large et aboutir au dôme le plus hermétique. C’est ici que SkyDefender intervient. Ce système multidomaines et multicouches doit contribuer à « clarifier le positionnement de Thales. (…) Ce que nous voulons montrer, c’est notre capacité à aller à la fois plus loin et à avoir une solution beaucoup plus intégrée pour nos clients », indique Hervé Dammann, directeur général adjoint de l’activité Systèmes terrestres et aériens. Par « clarifier », entendre la combinaison de toutes les capacités de défense sol-air d’une armée, qu’elles soient produites par Thales ou non, sous une bannière unique. Avec SkyDefender, Thales vise la mise en réseau de tous les capteurs et effecteurs à disposition pour mieux déceler, suivre et neutraliser tout l’éventail de menaces, du micro-drone moins visible à l’avion de chasse très manoeuvrant et au missile hypersonique très rapide. Le tout, tant à terre qu’en mer, dans l’espace et dans le domaine cyber. Bref, « il faut savoir s’adapter au type de menace pour bien les détecter, bien les tracer et décider quel est le meilleur type d’effecteur pour traiter une menace », résume Hervé Dammann. De par son architecture ouverte et modulaire, SkyDefender est conçu de sorte à pouvoir s’intégrer aux boucliers nationaux existants, qu’ils soient constitués de systèmes issus des différentes divisions du groupe ou venus d’ailleurs. Jusqu’au système PATRIOT américain, moyennant le partage des données nécessaires. « Cela dépend à quel niveau l’intégration va se faire. Nous n’avons pas la prétention d’intégrer tous les systèmes. Il y a des gens avec qui nous ne travaillerons pas », explique Hervé Dammann sans viser un pays en particulier. L’exemple chinois paraît néanmoins évident. Et si des trous subsistent dans la raquette, le groupe a de quoi les combler. Son portfolio permet aujourd’hui d’agir dans un rayon de quelques kilomètres à près de 5000 km. Pour la très courte portée, ce sera le canon RapidFire conçu avec KNDS et adopté par la France ou encore la solution ForceShield et ses missiles LMM utilisés quotidiennement en Ukraine. Pour la moyenne portée, ce sera le système SAMP/T NG né de l’alliance avec MBDA et lui aussi livré à la France. D’autres que Thales travaillent sur ces briques. Mais l’industriel français a quelques cartes différenciantes à jouer pour la très longue portée. SkyDefender pourra ainsi miser sur les satellites d’alerte avancée amenés par ThalesAleniaSpace, des satellites géostationnaires dont les capteurs infrarouges permettent de détecter l’émission de chaleur produite par un départ de missile. Derrière un radar SMART/L MM capable de voir à 1000 km, Thales planche aujourd’hui sur un radar UHF GA5000 dont la bande de fréquence « permet de détecter des menaces très lointaines ». Il reprend les mêmes briques que le radar AURORE retenu par les armées françaises mais orienté vers la surveillance de l’espace. En cours de développement, celui potentiellement mobilisé via SkyDefender « regardera » quant à lui vers l’horizon pour, par exemple, ajouter une allonge supplémentaire à un système SAMP/T NG dont la variante française repose sur le radar GF300. S’il ne sera disponible que dans « quelques années », « je pense qu’il y a peu d’industriels et peu de nations qui soient capables de mettre sur le marché ce type d’objet », estime Hervé Dammann. Si les radars et missiles sont les yeux et les bras de SkyDefender, SkyView en sera le système nerveux. Mature et polyvalent, ce système de commandement et de contrôle (C2) gère l’ensemble des composants du dôme. C’est lui qui relève les alertes et relaie l’information vers le bon outil. Déployée à travers l’OTAN, sa version « SkyView Alliance » garantit l’interopérabilité avec les plateformes C2 alliées ainsi qu’avec l’éventail de radars et de systèmes de défense en service. SkyView est maintenant opérationnel au sein du centre opérationnel de défense antimissile balistique (BMDOC) de l’OTAN, à Ramstein (Allemagne). SkyDefender mise tout particulièrement sur l’intelligence artificielle, domaine dans lequel Thales s’investit à grande échelle au travers de l’accélérateur cortAIx. « SkyDefender permettra d’utiliser à plein cette expertise du groupe dans le domaine de la cybersécurité et de l’IA », précise Hervé Dammann. Intégrés dans la couche C2, les algorithmes aideront à la détection et à la prise de décision afin d’accélérer la boucle OODA* et, au final, de réduire la charge cognitive d’opérateurs conservant le choix de lancer ou non l’effecteur choisi. « SkyDefender permet et permettra d’intégrer tout type de nouvel effecteur », poursuit Hervé Dammann. Son évolution doit en effet accompagner celle de la menace et, pour rester à la page, Thales n’exclut pas de s’associer à d’autres industriels pour co-développer les briques de demain. « Il faut rester humble face à ce type de menace », observe-t-il. Non seulement le dôme parfait n’existe pas, mais Thales n’est pas omniscient. « On ne sait pas tout faire, il faut pouvoir s’appuyer sur d’autres types de compétences. (…) SkyDefender est ouvert à des partenariats avec d’autres acteurs industriels pour le compléter ». Les prospects ne manquent pas au vu du contexte. Les initiatives nationales ou multinationales non plus, ce pour quoi Thales se positionne en s’appuyant sur la modularité et l’étendue de SkyDefender. « Nous pourrions très bien intégrer la composante ESSI dans les pays qui en feront la demande », estime Hervé Dammann en écho à l’ « European Sky Shield Initiative » (ESSI) lancée par l’Allemagne et rejointe par une vingtaine de pays. Idem pour le Golden Dome américain, un programme national pour lequel « nous pouvons très bien proposer des briques de SkyDefender, tout à fait adapté au projet exprimé par l’administration américaine ». Le besoin est réel et les discussions se poursuivent avec plusieurs clients exports, à commencer par ceux à qui Thales a déjà fourni SkyView. *observer, s’orienter, décider et agir Crédits image : Thales
  15. https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/03/au-cur-du-cpa-10.html Charles d’Azérat (un pseudonyme) est un officier supérieur du CPA 10. Entendez le commando parachutiste de l'air n°10, régiment de forces spéciales de l'armée de l'Air et de l'Espace. Ce trentenaire s’est lancé dans une mission singulière pour un opérateur des FS : se raconter et à travers lui, expliquer publiquement (mais partiellement) le quotidien et l’environnement de ses pairs. Avec l’appui de ses chefs. Il y a beaucoup de sincérité dans son récit avec le projet dominant de rendre hommage au dévouement de ses camarades du CPA 10 mais au-delà de l’ensemble des commandos des forces spéciales. Mais aussi aux épouses et compagnes de ces militaires de l’ombre. Ce livre, c’est d’abord un besoin de dire ? Je dirais plutôt que c’est la nécessité de transmettre et de rendre hommage. Aujourd’hui, le temps fuit et la mémoire s’érode. C’est sans doute la conjonction de ces deux éléments qui m’ont motivé à écrire. Ensuite, le travail d’écriture permet de structurer sa pensée et, rendre hommage à mes hommes était une nécessité. En d’autres termes, il s’agit de témoigner reconnaissance aux hommes remarquables que j’ai commandés et côtoyés. De ⁠transmettre aux générations futures et à nos proches à quel point les guerriers avec qui j’ai combattu, sont des hommes d’exception et des chevaliers des temps modernes. Enfin, de réfléchir au sens de l’engagement charnel qu’ont les hommes de guerre avec leur pays par le prisme d’un époux et d’un père de famille. Ces 160 pages sont aussi destinées à votre épouse et à vos enfants ? Tout à fait. Si l’unité de vie entre ma foi, ma famille et le service de mon pays est essentielle, il est toujours délicat de retranscrire l’ensemble de ses ressentis à l’oral. De plus il me paraissait incontournable d’écrire pour mes enfants afin qu’ils mesurent pourquoi leur père fut aussi souvent absent et à quel point le service des armes de la France est total. C’est pourquoi après plus de 9 ans à servir mon pays, dont près de sept années loin de mon foyer, j’ai décidé de prendre ma plume pour ma famille et mes amis afin qu’ils se rendent compte du caractère absolu et noble de mon engagement en qualité d’époux, de père et de chef de guerre pour mon pays. C’est un bon ami normalien qui, après avoir relu mon manuscrit, m’a enjoint de publier pour le plus grand nombre et de sortir du projet d’autoédition domestique. Il m’affirma que c’était nécessaire et que le besoin de lire ce type d’ouvrage était grand pour ceux qui cherchent à mettre du sens dans leur vie et pour ceux qui l’ont perdu. C’est compliqué pour votre épouse d’être la femme d’un opérateur des forces spéciales ? Je ne dirais pas que c’est compliqué, nous nous sommes connus à 17 ans et nous avons grandi et mûri ensemble. Aussi elle s’est préparée à vivre ce type d’épreuves. Elle y excelle de manière remarquable. Je n’aurais pu être aussi bon et à ma place de manière aussi naturelle sans elle. La véritable difficulté est en revanche dans l’acceptation des autres vis à vis de son sacrifice et de sa vocation d’épouse et de mère au foyer. Sans le don total de sa vie au quotidien pour notre famille, nos enfants n’auraient pu être aussi heureux. Enfin, une base arrière solide est gage de la réussite de nos opérations tant l’engagement y est total. Il est inhabituel qu’un officier supérieur, pas encore quadragénaire, écrive sur les missions de son unité, a fortiori composante des forces spéciales ? Effectivement, c’est plutôt rare mais je dirais que c’est conjoncturel ; nous y sommes moins habitués aujourd’hui alors que cela me paraît essentiel pour s’adresser aux jeunes générations. Transmettre et donner du sens est incontournable, élever la réflexion par un prisme vocationnel l’est encore plus. En revanche, si je n’avais pas été motivé pour publier, ce caractère « inhabituel » serait resté la norme. Entreprise validée par vos supérieurs ? Tout à fait, si écrire est plutôt encouragé, la teneur des productions écrites se doit de passer par le filtre de l’institution militaire. En premier lieu pour s’assurer du respect de la sécurité des opérations et éviter la divulgation d’informations classifiées. En effet, même au sein d’unités habituées aux opérations classifiées, l’erreur de communication est possible et ce garde-fou de relecture est essentiel. En second lieu, il s’agit de s’assurer de la nature du texte pour ne pas dévaloriser ou éroder l’image et les messages des armées. Vous faites œuvre à travers ce livre de porte-parole de vos camarades du CPA 10 ? Oui mais pas seulement. La famille des opérations spéciales et bien plus large. En effet si ma légitimité à écrire et à parler de sujets forts est profondément liée à mon appartenance au CPA 10, en qualité d’ancien chef de groupe action, chef de mission et aujourd’hui au sein de l’équipe de commandement, il s’agit ici de rendre hommage aux commandos, opérateurs renseignement et équipages du commandement des opérations spéciales (COS). Après avoir lu mon livre, nombre des hommes que j’ai commandés m’ont témoigné leur reconnaissance pour avoir écrit pour eux (du CPA 10 mais également des autres unités du COS). La reconnaissance et l’hommage qui leur sont dus sont essentiels. Vous le dites souvent dans votre récit, c’est « un privilège » d’y servir. Pourquoi ? Oui, ce fut un privilège et un honneur de servir au sein du CPA 10 et de commander des guerriers d’une telle valeur. Ce sentiment me parait sain pour exceller et agir au service de son pays. Nous nous inscrivons dans une histoire et une civilisation qui nous dépassent et mesurer ce privilège par le service garantit la gratuité du don de soi pour son pays. Commando qui n’est pas le plus connu ? C'était assez vrai il y a quelques années mais je crois que nos faits d’armes et notre légitimité incontestable au sein du COS font de notre commando une unité de premier plan. Par ailleurs, notre patrimoine historique riche, en qualité d’héritiers des premiers parachutistes des armées, des premières actions spéciales au cours du dernier conflit mondial et des commandos de chasse en Algérie, nous donne une véritable profondeur pour la reconnaissance de cette remarquable unité. Vous avez écrit à l’ancienne, sur un cahier ? Effectivement, je serai bien incapable d’écrire directement sur mon ordinateur. Aussi j’ai intuitivement commencé à écrire sur papier et j’ai pu raturer à souhait avant de le taper sur mon ordinateur. Il me semble que le papier et la plume sont encore le binôme nécessaire à l’inspiration littéraire, au moins me concernant ! Vous êtes le premier officier de l’Ecole de l’Air à être entré directement au CPA 10 ? Effectivement depuis la recréation du CPA 10, au début des années 90, je suis le premier officier directement sorti d’école à réussir les sélections du stage Bélouga. Cette singularité s’explique par le caractère très sélectif de ce stage pour entrer au CPA 10 et le fait que l’armée de l’air et de l’espace (AAE) a également plutôt vocation à recruter des officiers experts en aéronautique. Aujourd’hui nous avons de remarquables officiers dans les jeunes générations et c’est une fierté. Charles d'Azerat, A coeur ouvert, Mareuil éditions, 21 €.
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  16. Salut toubib, Sous peine de connaître précocement le mal de l'altitude, il serait plus convenable avant que de poser sa question, de passer par la rubrique PRESENTATION des MEMBRES. N'est-il pas ? BTX
  17. Bonjour Actuellement ide réserviste SSA dans une antenne médicale je souhaite postuler aupres d'une ams, Quels sont les critères, les prequis physique, l'âge éventuellement. Et surtout où s'adresser, doit on envoyer CV et lm sur Vélizy? Merci
  18. Je comprends ton choix difficile de jeune militaire. Condoléances tardives pour ta mère. Meilleurs voeux de réussite pour ton projet de réintégrer l'armée comme réserviste. Ce sera comme OFF ou comme SS-OFF ? Lévy Pierre
  19. Ce qui veut dire ?
  20. J’imaginais plus de personnes avec une PMI, en tout cas simplifier les demandes est une très bonne chose.
  21. Tant mieux, j'avais de la compassion lors d'un convoi funéraire dans un hôpital militaire à Saint-Mandé pour des bidasses (c'était en 2016)
  22. Un conseil à Nogent-sur-Marne et/ou à Aubagne, dit la vérite.
  23. La dernière semaine
  24. Merci pour ce retex, avez vous les contacts mail des brh ou sont effectué la FMIR HN? Evreux, mont de marsan, salon. Impossible pour moi de trouver. Merci
  25. Y'a pire comme choix !👌
  26. https://mars-attaque.blogspot.com/2026/03/vhm-futur-un-programme-de-vehicules.html A horizon 2030, le programme "VHM futur" (véhicule haute mobilité du futur) doit moderniser le haut de la trame de mobilité motorisée en milieux montagneux et grand froid (MGF), pour garantir l'objectif de l'armée de Terre de pouvoir équiper un groupement tactique interarmes (GTIA) MGF complet intégrant appuis et soutiens. Ce segment repose aujourd'hui sur les VHMs arrivés depuis 2009, et aujourd’hui regroupés uniquement sur la partie "montagne" (et non plus sur la partie "amphibie" comme initialement) et les HT270 (véhicules articulés chenillés) qui arrivent depuis 2022 (dans une version modernisée, assez profondément, via Technamm). Cette trame doit être modernisée et densifiée en complément des autres vecteurs, dont les vecteurs légers (motos, motoneiges, quads, side-by-side vehicles…) qui se multiplient actuellement. Ces véhicules légers sont notamment utilisés dans le cadre de l'expérimentation menée par la 27ème BIM, suite au mandat confié par le Commandement de la Force Opérationnelle Terrestre (CFOT) pour étudier le combat décentralisé dronisé (CDD), version 2026 adaptée de ce que proposait Guy Brossollet dans son "Essai sur la non-bataille" : dispersion et et usage massif des drones au sein de modules légers, polyvalents et autonomes, opérant dans des zones de chasse, avec des prises de décision déléguées. Durant le mois d'avril, lors de la phase 4 de l'exercice Orion 2026, la 27ème BIM jouera la force adverse (face à la 7ème brigade blindée) en expérimentant à grande échelle ce mode de combat. "Il s'agit d'être moins détectable, plus imprévisible et continuellement manœuvrant", est-il ainsi résumé, pour porter le combat là où le niveau supérieur le décide (dont en alliant, ces éléments légers dronisés (ELD) ou modules d'acquisition et de destruction (MAD) d'une vingtaine de militaires qui maillent le terrain, avec une force de frappe prête à intervenir, comme un bataillon de chars, les appuis d'artillerie, etc). De quoi expérimenter à grande échelle (temps/surface) entre théorie et pratique une organisation innovante, en le confrontant à une opposition réaliste. Pour le segment haut du fait de l’âge des VHM (prévus pour la boue, la neige et le sable, et usés par certains opérations, comme au Sahel), des difficultés à assurer le maintien en condition opérationnelle (MCO) d’un micro-parc ancien (un OEM aux abonnés absents, difficultés d’approvisionnement en pièces détachées, non lancement de solutions de substitution sur la chaine de mobilité...), la taille de la flotte disponible sera vite décroissante post 2030. Il est donc en cours d’élaboration le programme "VHM futur" qui devrait être un véhicule à chenilles (pour mieux s’affranchir des axes), adapté au grand froid (motorisation endurante, démarrages à froid, résistance aux conditions d’utilisation...), apportant à l’équipage protection contre le froid. Il devrait être décliné en versions interarmes (intégrées dans l'environnement de combat collaboratif Scorpion) : agression (avec armement allant potentiellement du 20 au 40 mm), mortier automatisé, anti-drones, défense sol-air, Génie, Logistique, Santé, poste de commandement… En mutualisant pièces et opérations de MCO entre les différentes versions. Une réponse au dilemme mobilité vs. protection devra aussi être trouvé pour arriver à un poids contenu (et donc à une consommation tenable). Le poids du VHM rend complexe aujourd'hui son utilisation en montagne (alors qu'il était pensé surtout pour les forêts enneigées), obligeant généralement ouverture d’itinéraire et un accompagnement par des VAC (véhicules articulés chenillés), eux non blindés, mais dotés de lames et pouvant éclairer Selon les réflexions en cours, soit le futur véhicule sera lourd (car blindé) et donc réservé pour les unités de l’avant, avec des véhicules plus légers pour certaines fonctions ou milieux plus contraignants, soit il sera modulable, plus léger mais avec ajout possible de kits de blindage supplémentaires Plusieurs candidats industriels pourraient proposer des solutions, sur étagère ou avec des éventuels dérivés des modèles actuels : Patria, ST Engineering, BAE Systems Hägglunds AB... Avec d'éventuelles commandes groupées. En attendant le lancement du programme (non budgétisé dans la Loi de Programmation Militaire en cours), les études se poursuivraient pour une dotation supplémentaire en véhicules HT270, une nouvelle commande rendrait plus crédible l'atteinte du niveau d’ambition d’un GTIA MGF entièrement équipé en propre. Crédits / Source : 27e Brigade d'Infanterie de Montagne
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