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vinolien

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Tout ce qui a été posté par vinolien

  1. c'est vraiment le coté sombre, car a la fin on y comprends plus rien....
  2. LE 2E RÉGIMENT Épisode 1 Grande-Bretagne 2007 Créée par : Elisabeth Nord Diffusion TV : mardi 07 à 22:05 sur M'ALERTER ENREGISTRER SYNOPSIS Corps d'élite de l'armée française, la Légion étrangère offre, depuis sa création en 1831, la possibilité à des hommes de toutes les nationalités de tirer un trait sur leur passé et de changer de vie. La réalisatrice est partie à la rencontre des légionnaires du 2e régiment étranger d'infanterie, basé à Nîmes. Elle a également suivi leurs missions de maintien de la paix en Côte d'Ivoire et à Djibouti.
  3. Des Forces spéciales française en Libye Source internet " les sentinelles " Des Forces spéciales françaises opéreraient en Libye. Pas de confirmation de l'Etat français. En février 2016, le journal Le Monde relatait dans ses feuillets, disposer d'informations sur la présence de Forces spéciales françaises du COS et de la DGSE, en Libye. Une présence non-officielle. Cela s'appréhende en raison du besoin de liberté d'action et de discrétion des forces. Elles sont, en effet, vouées à se déployer en profondeur des lignes stratégiques ennemies. Les Forces spéciales sont des capteurs du renseignement militaire. D'origine humaine, ce renseignement est ensuite transmis à des cellules avancées, puis retranscrit au COS et à la DRM, qui sont chargés d'analyser les données, traiter l'information afin de faciliter la prise de décision du commandement. Les soldats du COS peuvent également être déployés en assistance des forces jugées légitimes par le pouvoir, et mener des actions coup de poing contre des objectifs à haute valeur ajoutée. Les Forces spéciales du COS relèvent des trois armées: Armée de terre (13 RDP, 1 RPIMA, 4 RHFS), Armée de l'air (CPA 10, EH 1/67 Pyrénées, "Poitou") et Marine nationale (commandos Hubert, Trépel, Montfort, de Penfentenyo, Jaubert, Ponchardier, Kieffer). Au nombre de 3000, les FS devraient être augmentées selon l'orientation politico-militaire du +1000. Le GCOS actuel est le général Grégoire de Saint-Quentin (ancien Commandant de l'opération Serval de janvier à aout 2013). Le 28 mai 2016, le Ministre de la défense Jean-Yves le Drain rappelait que si la France n'a pas de troupes déployées au sol en Libye, elle soutient "l'autorité légitime" de Fayez el-Sarraj (autorité reconnue), et surveille "Daech sur le territoire". Pourtant, si le ministre dément toute présence de soldats français en uniforme sur le territoire libyen, l'envoyé spécial pour l'ONU Martin Kobler a affirmé au JDD, que la France avait effectivement des hommes au sol.
  4. bonjour, Je partage tout a fait votre analyse BTX, je n'en dit pas plus.......
  5. bonjour, Je suis étonné de voir qu'il prennent des femelles maintenant, car en général elles sont peureuses et moins stables psychologiquement que les males. Auparavent il n'y avait que des males dans ce type d'unité. D'ailleurs le chien prénommée " Diesel " qui appartenait au RAID et qui a été tuée lors de l'assaut a St Denis était une femelle, paix a son ame.........
  6. A priori le CEMAT a dit qu'il ne laisserait pas faire n'importe quoi sur ce sujet, et qu'il donnerait son avis, on verra bien.......
  7. mince.....j'avais jamais remarqué qu'il y avait une rubrique finance sur le forum....comme quoi..
  8. Le VHS2 ressemble trop a un famas, je ne sais pas s'il est mieux......?
  9. Un décret officialise le coup de pouce aux soldes et traitements: +1,2% C'était officiel depuis le 17 mars. Lors du conseil des ministre de ce matin, la ministre de la fonction publique a présenté un décret portant sur la majoration de la rémunération des personnels civils et militaires de l’Etat, des personnels des collectivités territoriales et des établissements publics d’hospitalisation. Le décret revalorise la valeur du point d’indice qui sert de base au calcul des traitements perçus par les fonctionnaires. Cette revalorisation est de 1,2 %. La valeur du point d'indice va passer environ de 55,5635 à 56,2302. Cette mesure met fin au gel du point d’indice qui n’a pas été revalorisé depuis juillet 2010. Elle interviendra en deux fois: + 0,6 %, le 1er juillet 2016 et +0,6 %, le 1er février 2017. "Pendant ces six années, les agents publics ont contribué au redressement des finances publiques. Cette revalorisation vient justement reconnaître les efforts accomplis par les personnels au service de la collectivité", précise le compte-rendu du conseil. Cette mesure devrait coûter 2,4 milliards d’euros à l’État.(source lignes de défense)
  10. a priori une procédure disciplinaire est engagée par la Marine, contre Eric Delepoule qui a pris acte de la décision de justice.....source OPEX 360
  11. trés intéressant, merci BTX
  12. tu n'auras pas de soucis liés a ta couleur de peau, mais a ton comportement ni plus ni moins.........si tu ne fais pas ce qu'il faut vis a vis de ta hiérarchie tu auras des problèmes, sinon tout se passeras bien......bonne chance
  13. Bien SG5375 vous me faite plaisir......
  14. Reconnaissons qu'il n'était pas le seul à prôner une déflation des effectifs des Armées ainsi que de la Gendarmerie. BTX Voilà c'est pour cela que j'ai écrit " pauvre France " mais a priori il n'y a sur le fofo que BTX et moi qui se souviennent de l'intervention de ce personnage, donc je vous recopie l'intégralité de sa déclaration qui date de 2013.........vous comprendrez mieux maintenant. INTERVIEW - Alors que le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, rencontre ce lundi son homologue Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, pour le convaincre d’amputer le budget militaire de 10 milliards sur les cinq ans de la prochaine Loi de Programmation militaire (2014-2019), le sénateur écolo prend position en faveur de Bercy. Le Conseil de défense se réunira autour du président François Hollande vendredi. /article-header Pourquoi refusez-vous que l’on sanctuarise le budget de la défense en temps de guerre? Avec les Verts, on a soutenu l’intervention au Mali. Je ne suis pas un pacifiste hors du temps. Je conçois qu’il faut être cohérent si l’on veut garder une force de projection hors de nos frontières avec des moyens nouveaux, qu’il s’agisse des drones ou du ravitaillement en vol. Mais le débat doit aller au-delà et notamment sur la question de la dissuasion nucléaire. Nous avons une composante océanique avec les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, rien ne nous oblige à conserver la composante aérienne, ce qui nous permettrait déjà d’économiser un tiers de quatre milliards consacré à ce volet de notre défense. Vous voulez donc profiter de la crise et de l’austérité budgétaire pour repenser le format de la défense nationale? Non, je dis juste que sanctuariser le budget de la Défense, c’est du poujadisme, c’est se déconnecter de la réalité. Je soutiens la stratégie de Jérôme Cahuzac et je suis persuadé qu’elle finira par l’emporter. Mais vous pensez que l’on peut enlever 10 milliards dans le budget de la défense sans remettre en cause notre crédibilité? Je me pose la question : à quoi servent toutes nos casernes à l’ancienne dans l’Est de la France? Avec des effectifs de l’armée de terre pour se défendre contre qui? Oui, on peut encore diminuer les effectifs dans l’armée de terre, ce n’est pas un tabou. A quoi servent nos forces terrestres en dehors des opérations extérieures? En revanche, gardons ce qui est nécessaire et notamment un contingent de 15.000 hommes, transportables, autonomes, efficaces. Car aujourd’hui au Mali je note que nos soldats sont transportés par les Anglais, renseignés et ravitaillés par les américains. Elle est où l’indépendance? Couper dans le budget, c’est couper dans les programmes industriels. Quitte à ce que cela crée du chômage? Je conçois que cela pose problème. Mais c’est la même chose dès que l’on coupe dans les dépenses de chaque ministère. C’est pareil pour le logement ou pour l’environnement. Dès que des programmes ne sont plus soutenus par l’Etat, il y a des risques de pertes d’emploi. Mais il n’y a pas de raison que la Défense échappe aux coupes comme les autres. /article-content Bet at Home
  15. Pauvre France......je ne sais pas quoi dire d'autre.
  16. Mince un Amiral.........pouaah Soutenu par le ministre de la Défense, l’amiral Bernard Rogel, chef d’état-major de la marine, pourrait être nommé chef d’état-major particulier du président de la République (CEMP) à la suite du général Puga. Il a été reçu par François Hollande en fin de semaine dernière. Né en janvier 1956, Bernard Rogel pourrait théoriquement rester à ce poste jusqu’en janvier 2019. Le général Puga sera, lui, nommé grand Chancelier de la Légion d’Honneur à l’été. Une certaine prudence doit être de mise, lorsqu’on se souvient des conditions de la nomination du général Puga au poste de CEMP en 2010. Un jeudi soir de février, le général de Villiers, reçu à l’Elysée, pensait avoir été nommé à ce poste, avant que le président Sarkozy ne se ravise le samedi. Le poste est resté vacant trois semaines. En la matière, tout est donc possible. Bernard Rogel - qui quitte son poste de chef d’état-major de la Marine à l’été - n’est pas seul candidat possible, et sans doute pas celui que la haute hiérarchie militaire soutient le plus. Un bon connaisseur du dossier cite une demi-douzaine d’officiers généraux, parmi lesquels Eric Bucquet (Directeur des opérations à la DGSE), Christophe Gomart (Directeur du renseignement militaire) ou Olivier Taprest, un aviateur (Chef du cabinet militaire du Premier ministre). source OPEX 360
  17. "Une vie de Légionnaire", ADC Jean-Claude Saulnier, 2ème REP, Ed. Nimrod Extraits et photos publiés avec l'aimable autoristation de l'auteur et des éditions Nimrod. Droits réservés. Et le temps passera. Ces hommes, anonymes sous le képi blanc, continueront de défiler majestueusement et de se battre comme ils l'ont toujours fait, relevés par d'autres hommes au même képi blanc, ayant toujours dans les yeux le reflet de cette foi intérieure qui ennoblit la Légion. Maréchal Juin Il y a des jours comme ça. Vous êtes au bureau. Vous jetez un coup d'œil à la fenêtre. Ah ! Le soleil brille enfin ! Votre téléphone sonne. Vous ne connaissez pas le numéro. Vous décrochez. "- Bonjour Monsieur, Jean-Claude Saulnier à l’appareil. - ...??!?! Adjudant-chef Saulnier ? - Mais oui. - …" Adjudant-Chef Saulnier, 2ème REP, infirmier, président des Sous-Officiers, Chevalier de la Légion d’Honneur, 34 ans de Légion, du saut sur Kolwezi à L’Afghanistan. Waouh ! Et puis... nous avons parlé une heure, des Légionnaires bien sûr, de ces em* de Chasseurs, du Mali, de nos arrière-grands-pères en 14, du retour des GI du Vietnam, du Service militaire et de ses bienfaits... et d'une bière... L’impression de se connaître depuis toujours et que le soleil ne brille pas que dans le ciel. « Une vie de légionnaire », nouvel opus de nos amis des Editions Nimrod, qui, décidément, n’ont que de bonnes idées. Ce livre est le résultat d’une collaboration entre l’ADC Jean-Claude Saulnier et Pierre Dufour, écrivain et journaliste, spécialiste de la Légion, qui brosse une histoire extrêmement précise du 2ème REP de 1977, date de l’engagement de Jean-Claude, à son adieu aux armes en 2011. De par la densité du livre (400 pages…), cette chronique n’est qu’un humble résumé, parti-pris de votre serviteur. Engagement sous le nom de Julien Soral Né à Châtellerault, aîné d’une fratrie de 3 garçons, hélas orphelin de père à 5 ans, Jean-Claude Saulnier n’a pas, a priori, la vocation militaire. Il effectue son service à la 153ème CLRM puis tente sa chance dans le civil comme chaudronnier. Pas de vocation militaire donc, et pourtant, lassé des jérémiades de ses concitoyens : Je suis parti, car les gémissements des gens me tuaient à petit feu. 1977, Engagement, Fort de Nogent Et c’est pour la Légion qu’il opte, convaincu par un Adjudant-Chef recruteur qui évoque une vie d’aventure, d’action et de camaraderie. La Légion, dont il découvre bien vite les spécificités…. [Le médecin] m’a demandé si je buvais. « - Oui, Normalement. - C’est-à-dire ? - Bah, deux ou trois bières. - Caisses ? - Mais non, canettes ! » Visite médicale, Aubagne C’était une véritable fourmilière, sans cesse en mouvement, jour et nuit. Jusqu’au grade de Caporal, les gens courraient partout. On avait l’impression qu’il fallait être cadre ou permanent pour avoir le droit de marcher. Une cour de récréation pour adultes. Ce qui m’a le plus frappé, ce sont les fenêtres ouvertes en plein mois de novembre. J’ignorais encore que les chambrées étaient chauffées par des poêles à mazout qu’il fallait éteindre à 22 heures, et qu’on ouvrait les fenêtres le matin jusqu’au retour du sport, quel que soit le temps. Nous avons appris à prendre soin de nos pieds et de notre corps, percer les ampoules avec un fil trempé dans le permanganate, casser les rangers à coups de marteau pour les assouplir. Certains urinaient même dedans. 1977, Instruction, Castelnaudary Le 2e REP à Calvi, 1978 Son instruction à Castelnaudary n’est pas une sinécure, mais le fameux mens sana in corpore sano s’applique bien à Jean-Claude, et la récompense de tant de sueur, d’ampoules, de courbatures, de grimaces et de serrements de dents l’attend au bout du chemin : Puis l’ordre a retenti : « Coiffez vos képis blancs ! ». Pendant quelques secondes il y eut un moment d’émotion, puis nous nous sommes coiffés de ce képi pour lequel nous avions fourni tant d’efforts. Jean-Claude opte pour le 2ème REP de Calvi. Il est vrai que cumuler le prestige du Légionnaire à celui du Para… Calvi, Saut d’entrainement, 1978 C’est à Calvi que se forgeait désormais l’esprit para du Légionnaire. C’est aussi à Calvi que se trempait l’âme du régiment. 1978, 2ème REP, Calvi. Entraînement LRAC, lance-roquette-anti-char Et c’est toute la vie du Légionnaire que nous dévoile le livre, y compris dans ses aspects les plus cocasses… On allait aussi au Pouf, le bordel militaire de campagne. Bien sûr pour les filles, mais aussi pour passer un bon moment. Il existait un jeu entre compagnies. Quand l’une était au Pouf, une autre envoyait le plus jeune pour chercher de la bière après l’appel. Rien d’extraordinaire, direz-vous, si ce n’est qu’une concurrence, certes amicale mais très « virile », régnait entre les compagnies. Lorsque l’une d’elles était au Pouf, les autres y étaient persona non grata. De ce fait, l’arrivée du p’tit jeune au bordel était sanctionnée à coups de poings… Le pauvre « bizut » avait deux options : - Se faire casser la tête, revenir sans bière, et être accueilli par le mépris des caporaux de sa compagnie, - Se faire casser la tête, et revenir avec la bière. RAS. L’expérience aidant, l’idée était de cacher deux ou trois caisses de canettes dans le maquis et de s’affranchir ainsi… du cassage de tête au Pouf ! Et puis… A peine un an dans la Légion, et Jean-Claude entre dans l’histoire. Kinshasa, avant le saut sur Kolwezi Dès l’indépendance du Congo belge en 1960, la région du Katanga, riche en matières premières stratégiques, manifeste violement son désir d'autonomie. En mai 1978, une nouvelle révolte, soutenue par le bloc soviétique, se dresse contre le pouvoir central de Kinshasa. Plusieurs milliers de rebelles, bien armés, encadrés par des conseillers cubains, investissent Kolwezi où résident près de 3000 Occidentaux. Blancs et noirs font face à la mort. Les minutes comptent double. Des européens sont abattus comme des chiens à certains endroits de la ville. Kolwezi est livrée aux pillards. La Belgique, ancienne puissance coloniale, tergiverse quelque peu, la France, elle, percute ! Jean-Claude décolle vers un saut qui marquera l’histoire du XXème siècle. 19 mai 1978 A 15 heures, un grondement d’avions se fait entendre au nord de la ville, au dessus de l’ancien aérodrome. Les corolles blanches des parachutes s’ouvrent dans un ciel de plomb. Parmi les africains, une rumeur se répand : Ce sont les Cubains qu’on attend ! Mais les Européens savent que c’est le salut qui vient du ciel… Le 2e REP saute sur Kolwezi -Photo © 2ème REP La descente a été pénible et m’a paru très longue (…) Des rafales d’armes automatiques ont été tirées à partir de la lisière nord de la ville et de la voie ferrée située à l’est de la zone de saut. La densité de la végétation autour des villas de l’ancienne ville ne permettait pas de situer l’origine des coups de feu, mais leur imprécision ne provoqua aucune perte. Il est néanmoins désagréable d’être une cible impuissante. Un vrai pigeon d’argile. Hélas Jean-Claude se blesse à l’atterrissage, mais le courageux jeune-homme n’a pas l’intention d’abandonner les copains. Il sert les dents et marche. Déploiement du 2ème REP à Kolwezi. Photo © AALE C’est un voyage au bout de l’horreur qui commence alors pour les Légionnaires. Partout ce ne sont que des rues désertes parcourues par des meutes de chiens errants qui s’attaquent aux innombrables cadavres abandonnés à même le sol, des voitures calcinées, des tas d’immondices devant les maisons pillées. L’odeur âcre prend à la gorge. Des essaims de mouches tourbillonnent et s’acharnent sur les corps mutilés, gonflés, hideux. En quelques heures, le bilan du 2ème REP est éclatant. L’effet de choc des troupes d’assaut a été déterminant et a bousculé l’ennemi. Photos © AALE Au bout de quelques jours cependant, la douleur devient insupportable et Jean-Claude peine à marcher. Constat (et engueulade) du médecin : le pied est gonflé et noir comme la ranger ! Double fracture malléolaire et fissure du talon. Jean-Claude est rapatrié. Devoir accompli. Défilé du 2ème REP à Kolwezi. En tête le Colonel Erulin (1932+1979) photo © famille Erulin L’opération « Bonite » est un succès incontestable, mais le bilan est lourd : 5 tués et 20 blessés au 2ème REP, 6 disparus de la mission française, 1 para belge tué, 11 tués et 8 blessés parmi les parachutistes Zaïrois, sans compter les autres militaires de Kinshasa. On estime à 170 le nombre de civils blancs massacrés, ainsi que 700 africains. Les rebelles Katangais ont perdu 250 des leurs et sont en déroute. 2700 Occidentaux sont sauvés par l’opération. 1984, Jean-Claude est nommé Sergent On le voit, il y a du courage et de la volonté chez cet homme, tout comme une grande part d’humanisme, et c’est, assez naturellement, que Jean-Claude s’oriente vers le rôle d’infirmier. Mais il reste bel et bien un Légionnaire avant tout, au grand dam des élèves de l’école de santé d’Orléans, appartenant à d’autres corps, pour au moins un aspect : Nous nous sommes intégrés sans problème dans un monde nouveau pour nous, mais d’un autre côté nous cultivions notre différence, qui se manifestait par le pas Légion, ce qui fait que nous étions toujours en retard sur le pas des autres quand il s’agissait de marcher en rang. Finalement, le chef de stage a renoncé et nous étions préposés aux couleurs, au grand désespoir des autres, qui trouvaient que nous mettions beaucoup trop de temps pour faire le trajet jusqu’au mat… 1983, Ecole du Service de Santé, Orléans Assistance médicale en Centrafrique, 1982 Jean-Claude va partager la vie du 2ème REP multipliant les OPEX, en particulier en Afrique, terre de prédilection des Légionnaires : Centrafrique, Tchad, Gabon, Djibouti... Jean-Claude Saulnier à l’entraînement à Djibouti Nous avons subi une violente tempête de sable comme on en voit dans les films. Nous nous sommes arrêtés, nous avons enfilés nos ponchos et courbé l’échine en attendant que cela passe. Quand la tempête a été terminée, on ne voyait plus de la section que quelques petits monticules de sable qui commençaient à s’ébrouer. 1980, Djibouti Centrafrique Arrivés à proximité d’un village, nous avons vu un petit vieux sur le bord de la route, debout au garde à vous, toutes ses médailles pendantes. C’était un vétéran de la seconde guerre mondiale qui avait appris notre arrivée. On ne sait comment. Le Lieutenant a fait arrêter le convoi et a salué régulièrement l’ancien. 1984, Centrafrique Puis vient le temps des forces d’interposition. Concept quelque peu angélique imposé par les politiques ; missions compliquées, frustrantes pour les militaires. Liban, Bosnie, Côte d’Ivoire… goût amer pour nos soldats. Marines du 32d MAU et légionnaires du 2e REP pendant l'évacuation des troupes de l'OLP de Beyrouth, photo © 2ème REP Quand la nuit est tombée, nous avons eu droit à un son et lumière impressionnant. Dans tous les coins de la ville, nous voyions des départs d’armes lourdes, des traçantes dessinant des serpentins qui zébraient l’obscurité, tandis que le staccato des armes automatiques était ponctué de détonations assourdissantes. L’Ouest répondait à l’Est, avant que le Nord n’entre dans la danse et que le Sud s’en mêle. 1982, Liban Jean-Claude Saulnier, poste avancé à Nevesinje, Bosnie Un bosniaque passait son temps à tirer sur les antennes du PC. De temps en temps, il parvenait à en couper une. (…) Dans ce cas, l’ADC Deptula venait me chercher à l’infirmerie pour monter sur le toit. Nous commencions à réparer l’antenne et là, nous entendions des balles se planter à quelques mètres de nous. (…) Les tirs se rapprochaient à 3 mètres, puis 1 mètre… Quand c’était très proche, nous décrétions que c’était l’heure du café et descendions du toit. Après cette pause, nous remontions pour finir le travail. (…) Ce qui est sûr, c’est que le Bosniaque n’avait pas l’intention de nous tuer, car nous faisions des cibles faciles. 1992, FORPRONU, Bosnie Légionnaires du 2ème REP en Côte d’Ivoire, Photo © 2ème REP J’ai pris une rafale de Kalachnikov que j’ai évitée d’un roulé-boulé derrière un talus. J’ai lâché à mon tour une rafale et j’essayais de voir d’où provenait le tir. Encore deux ou trois rafales qui ont tapé à 10 ou 15 cm, mais je ne voyais pas le tireur. J’ai lâché encore une longue rafale et j’ai dégagé de ce coin malsain. 2002, Côte d’Ivoire Légionnaires sous casques bleus – ici du 2ème REI, Bosnie. Photo © AALE Nous avons pris conscience qu’un casque bleu, c’était un peu la palombe du coin. 1992, FORPRONU, Bosnie Et cependant, Jean-Claude Saulnier reste philosophe… J’ai vu un grand-père assis sous un arbre très feuillu. Je me suis approché et lui ai demandé comment s’appelait cet arbre. Il m’a dit : « C’est un arbre à ombre ». J’ai trouvé la réponse empreinte d’une grande philosophie. 2002, Côte d’Ivoire Sur les sentiers du GR20 Désormais marié à Marylin, père de 4 enfants, on pouvait penser que la carrière de l’ADC Saulnier se déroulerait sereinement, sous le beau ciel de la Corse qu’il aime tant. D’autant plus que vient le temps des honneurs… Reconnu par ses paires, il est élu Président des sous-officiers. Le rôle lui va comme un gant : accueil des nouveaux sous-off’, rappel des traditions et des us et coutumes, interface avec les officiers, et surtout soutien aux hommes en difficulté, tant d’un point de vue personnel que professionnel. Bel hommage de ses camarades, et sans aucun doute l’homme de la situation. Mais… 11 septembre 2001, le monde entier regarde sa télévision avec effarement, et voici notre Adjudant-Chef de nouveau en campagne : direction le pays de l’insolence… ADC Saulnier, GAL Townsend (101st Airborne), COL Bellot des Minière (CDT 2ème REP) Nous résumerons la dernière campagne de Jean-Claude par ces deux phrases : Il est très dur de faire du social aujourd’hui avec des gens qui tireront sur vos camarades demain. La rébellion afghane est comme l’hydre de Lerne. On coupe sa tête, il en repousse deux. 2010, Afghanistan Et puis un jour de 2011, qui vient certainement bien vite pour Jean-Claude, bien trop vite même : l’adieu aux armes. 2011, L’adieu aux armes, photo © 2ème REP Trente et un ans de joies et de coups de chien, l’épanouissement d’une vie d’homme et de sous-officier au sein d’une institution militaire sans égale au monde... * * * A la lecture de « Une vie de légionnaire », ce qui m’a frappé, outre évidemment la carrière exceptionnelle de Jean-Claude Saulnier, c’est sa formidable humilité. Tentez l’expérience, dites-lui : « Vous êtes une légende vivante du 2ème REP, c’est un honneur de vous rencontrer », il vous répondra à coup sûr : « Arrête tes conneries ». Il n’y a là aucune fausse modestie, c’est simplement l’âme du personnage, et cela en fait toute la grandeur. De la part d’un Légionnaire, ce n’est certes pas surprenant. Le 29.9.2005, lors de la prise d’armes de la Saint-Michel, j’étais fait Chevalier de la Légion d’Honneur (…) La première question que je me suis posé a été : « Pourquoi moi » ? Saint-Michel, 29.9.2005, remise de la Légion d’Honneur par le GAL Dary « Par son courage au feu et ses qualités d’infirmier au combat, a contribué personnellement à la sauvegarde de vies françaises. Mérite d’être cité en exemple. » 24.5.2004, extrait de la citation à l’ordre de la division, Général d’armée Bentégat, Chef d’Etat-Major des Armées * * * Né en 1954 à Châtellerault, Jean-Claude s’engage en 1977 et rejoint le prestigieux 2ème REP de Calvi. Sa première mission de guerre fait date : le saut sur Kolwezi. Infirmier au combat, il participe à l’essentiel des opérations extérieures : Zaïre, Gabon, Centrafrique, Tchad, Djibouti (dont un déploiement avec le 13ème DBLE), Liban, Guyane (avec le 3ème REI), Bosnie, Afghanistan... En 2006, il est élu par ses paires Président des Sous-Officiers. Fait chevalier de la Légion d’Honneur en 2005, médaille militaire, trois citations, il poursuit sa carrière d’infirmier dans le civil. Amoureux de la Corse, sa terre d’adoption où il vit toujours, Jean-Claude est marié à Marylin et père de quatre enfants. Et c’est un chouette bonhomme ! Pierre Dufour, écrivain et journaliste spécialisé dans l'histoire militaire, a été chef du secrétariat de rédaction du mensuel de la Légion étrangère Képi blanc. Il est l'auteur de nombreux articles dans des revues françaises et étrangères et de plus de quarante ouvrages historiques et militaires consacrés à l'ancien empire colonial français, dont "La France au Levant", "La Légion en 14-18" et "Les Bat' d'Af".
  18. Quand je vois le nombre de palmes sur la VM de l'ancien, c'est impressionnant quand mème, presque autant que le Général BIGEARD...........
  19. La main du Capitaine DANJOU, peut être un jour la porterez vous BTX ?
  20. Fête de Camerone, au premier plan le Général PUGA, ancien du 2 ème Rep, il a sauté sur Kolwezi, et au niveau décoration, il y a du lourd.......
  21. bonjour, A priori les troupes de montagne ne saute pas en parachute, par contre du parapente c'est possible, mais là encore tout le monde n'en fait pas....
  22. merci a tous pour l'info, en fait je pensais qu'une partie des sous off rang passaient de carrière, et que pour le rang tardif là effectivement ils se retrouvaient bloquer au grade de sergent chef....... Donc pour conclure, peut on dire que si un evat qui est rentré dans l'institution vers 18 ou 20 ans ne passe pas sous off semi direct dans les 7 a 8 ans qui suivent, il sait très bien qu'au mieux il finira sa carrière comme sergent chef a 27 ans de service.........?
  23. oui la question n'est pas bien formulée, et je vais essayer d'expliquer autrement. Arrivé a la trentaine un evat peut être proposé par ses chefs pour etre sous officier rang. Seulement voilà il ne pourra peut etre pas dérouler une carrière complète jusqu'a Adjudant chef, car il peut être bloqué par la limite d'age dans le grade d'adjudant par exemple. La vrai question est celle ci: " a quel moment sait on que l'on sera fatalement touché par cette limite d'age dans le grade ? 30 ans ? 32 ? 35 ?
  24. bonjour, N'ayant pas compris grand chose dans l'histoire des limites d'age par grade, quelqu'un pourrait il m'expliquer jusqu'a quel age peut on s'engager dans promotion de type rang sans se trouver par la suite bloqué par la limite d'age ....

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