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  1. Si l'on se cantonne à la seule défense passive contre les missiles en vol, le journaliste a raison : il n'existe aucune solution absolue. En revanche, dès lors que l'on envisage d'autres options tactiques, des solutions émergent. Kyiv est principalement visée par des tirs de missiles balistiques provenant des oblasts de Koursk et de Briansk. Les Forces armées ukrainiennes (FAU) ont d'ailleurs déjà détruit des lanceurs de missiles Iskander et des systèmes S-400 dans ces zones ainsi qu'en Crimée. https://postimg.cc/wTssjchb La livraison à l'Ukraine de munitions aéroportées, de missiles SCALP/ATACMS et de missiles de croisière Taurus — que l'Allemagne retient pour des motifs obscurs - faciliterait la neutralisation des véhicules lanceurs de l'armée russe. Éliminer les lanceurs au sol dispense de devoir intercepter les missiles en vol.De la même manière, les aéronefs porteurs des missiles hypersoniques Kinzhal peuvent être directement neutralisés sur leurs bases aériennes. À l'heure actuelle, les FAU conduisent des opérations de renseignement et de frappe visant à détecter et détruire ces systèmes balistiques. Malheureusement, les populations civiles ukrainiennes continuent de payer un lourd tribut face aux frappes de missiles russes.
  2. Cette vidéo constitue presque un triomphe d'humanité en comparaison des exactions commises par les Russes en Syrie. J'ai vu une autre video du Wagner où ils battaient à mort à coups de masse, à cinq contre un, l'un de leurs propres alliés - un soldat de l'armée d'Assad présumé "déserteur". Ils l'ont exécuté, décapité, puis ont immolé son corps, le tout accompagné de railleries. L'acte a été filmé et diffusé sur Internet. Il semblerait que plusieurs d'entre eux aient déjà été neutralisés en Ukraine. Ainsi, la ressortissante malienne s'en tire à bon compte : les Russes se sont "contentés" de la dénuder et de l'humilier. Le bilan aurait pu être bien pire.
  3. Le THUNDART va être éprouvé sur le terrain par l'armée ukrainienne avant son adoption par l'Armée de Terre. C'est une excellente nouvelle, à mon sens : d'un côté, on apporte un soutien direct à un allié, et de l'autre, c'est l'opportunité d'obtenir un RETEX combat immédiat pour accélérer sa mise en service opérationnelle dans nos rangs. Autre point : les besoins de l'Armée de Terre pour ces systèmes sont colossaux — probablement pas moins de 20 pièces par régiment d'artillerie, soit 120 à 140 systèmes pour l'armée d'active, plus la dotation pour la réserve. Quand on sait que nous n'avons aujourd'hui que 13 LRU sur le papier — et bien moins en disponibilité réelle sur le parc —, tous concentrés au 1er RA...
  4. "Skala-Skelya", ou le 425e régiment d'assaut (qui n'était pas encore un régiment en 2025, mais un simple bataillon d'assaut), c'est un peu de la chair à canon, une sorte de Wagner ukrainien, où l'on trouve plus de criminels sortis de prison que de combattants normaux. Voilà, juste pour situer le contexte. Si les stratèges et théoriciens français s'inspirent de l'expérience de la "Skala", on n'ira pas bien loin. De plus, au sein même des troupes d'assaut (et notamment par le colonel Manko), toute cette histoire de motards a été sévèrement critiquée : sur le champ de bataille, une moto ne vit pas longtemps et envoie rapidement son pilote au tapis. Le bruit du moteur empêche d'entendre le bourdonnement du drone qui vous chasse, le moteur lui-même est une source de chaleur que les caméras thermiques des drones repèrent à dix kilomètres, et le réservoir d'essence vous transforme en torche humaine. Vous brûlez vif, comme brûlent chaque jour des dizaines de motards et de conducteurs de quad russes — Internet regorge de vidéos d'eux en train de cramer. La compagnie de motards de la Skala n'a pas fait long feu et a été dissoute peu de temps après. Quand je vois les tentatives de ces soi-disant "spécialistes" pour "appliquer l'expérience de pointe du conflit ukrainien", j'ai juste envie de leur taper sur la tête avec un bâton jusqu'à ce que le bâton ou leur tête se brise. On n'a malheureusement rien de bon à attendre d'eux. Ce qu'il nous faut, ce sont des drones et des robots, pas des motos et des cousins de généraux qui vont s'en mettre plein les poches sur leur production.
  5. Au fait, tu peux passer les permis VL et PL assez facilement et gratuitement à l'armée. Juste au cas où.
  6. Mon frère d'armes, si la mutation directe était possible, certains de nos régiments mettraient vite la clé sous la porte - il n'y resterait plus un chat. Cette option n'existe pas, la COMLE fait barrage de toutes ses forces, et on sait tous pourquoi. De ce fait, un légionnaire doit d'abord finir son contrat avec la Légion s'il veut être recruté dans la régulière (à condition d'avoir obtenu la nationalité française, évidemment). En pratique, il faut prendre contact conjointe avec le régiment visé (le bureau recrutement ou la cellule RH). Si ton profil les branche - et crois-moi, c'est du 100 % -, ils te signent ton contrat d'engagement le lendemain même de ton FdC Légion. Généralement, tu es repris à grade égal, sauf si tu changes complètement de spé. Dans ce cas, tu peux prendre une petite rétrogradation, par exemple passer de sergent à caporal-chef. Ce passage dans la régulière prend de l'ampleur en ce moment, là encore, pour des raisons évidentes. Mais gaffe à ne pas faire de conneries, parce que l'herbe est toujours plus verte chez le voisin.
  7. Le VAB ARLAD est incapable de détecter les drones à fibre optique, le fusil NEROD est inutile au-delà de 300 mètres, et le canon de 20 mm est impuissant face aux FPV rapides et agiles. "Mais à part ça, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien..."
  8. Il ne faut pas oublier que les soldats russes responsables du massacre de civils à Boutcha et dans les localités voisines ont attaqué l’Ukraine précisément depuis le territoire de la Biélorussie en 2022. C’est également là qu’ils se sont repliés par la suite. Le repentir du criminel Loukachenko est une très bonne chose, cela sauvera son âme au paradis. Sur Terre, en revanche, il devra répondre des actes commis par les Russes avec sa complicité
  9. L'un des principaux enseignements opérationnels (RETEX) du conflit russo-ukrainien est l'évolution profonde des procédures d'évacuation médicale tactique (MEDEVAC) au contact. Dans de nombreux secteurs du front, les véhicules blindés ne sont plus en mesure d'accéder aux positions de l'infanterie. La généralisation de la surveillance permanente par drones, l'action de l'artillerie de précision et la menace omniprésente des munitions téléopérées rendent toute progression de véhicules habités extrêmement risquée, voire impossible. La rupture entre les positions de premier échelon et les points accessibles aux véhicules peut ainsi atteindre 10 à 15 kilomètres. (voir plus) Afin de maintenir la continuité du soutien logistique et sanitaire, les forces ukrainiennes ont développé un emploi systématique des systèmes terrestres robotisés sans pilote (UGV – Unmanned Ground Vehicles). Ces plateformes assurent une double mission : à l'aller, elles effectuent le ravitaillement des unités de premier échelon en munitions, vivres, carburant et matériaux du génie ; au retour, elles réalisent l'évacuation des blessés ou, le cas échéant, le transport de prisonniers de guerre. Il ne s'agit plus d'une expérimentation, mais d'une adaptation capacitaire directement imposée par les caractéristiques du combat de haute intensité. Dans de nombreuses situations tactiques, ce mode d'action constitue désormais la seule solution permettant d'assurer l'évacuation des blessés tout en limitant l'exposition des équipages et des unités de secours. Ce retour d'expérience devrait être analysé, intégré à la doctrine et faire l'objet d'une montée en puissance capacitaire. L'enjeu n'est pas de créer de nouvelles procédures ou de nouveaux cursus de formation, mais d'adopter les solutions dont l'efficacité a déjà été démontrée en opérations. Sans cette adaptation, la production doctrinale risque de demeurer déconnectée des réalités du champ de bataille contemporain. À cet égard, il est regrettable que l'armée française semble privilégier une approche essentiellement doctrinale et procédurale du retour d'expérience issu du conflit russo-ukrainien, plutôt qu'une appropriation des mécanismes opérationnels effectivement validés par le combat. Or, dans un environnement marqué par la dronisation du champ de bataille et la transparence du dispositif, la capacité à intégrer rapidement les innovations tactiques constitue désormais un facteur déterminant de supériorité opérationnelle. (Ouais, je bosse mon BM4… enfin, j'essaie. Sauf que plus ça va, plus je me dis que je prépare complètement le mauvais putain de métier. À ce rythme, je ferais mieux d'apprendre les règlements pour tenir une bibliothèque, ou la cérémonie du thé chinoise. Ça me servira probablement plus que tout ce qu'on me bourre dans le crâne.)
  10. Son montant annuel est de 835,64€ au 1er janvier 2026.
  11. De nos jours, se déplacer sur le champ de bataille autrement qu'en VBCI ou en Leclerc, c'est d'une stupidité monumentale. Une voiture non blindée, c'est le meilleur moyen de voir son nom gravé sur le monument aux morts de son village. Mais si tout le monde dans l'armée était intelligent, ce ne serait pas drôle. En route !
  12. Coupez-la à une longueur de 4 à 6 cm, puis tressez-la comme vous voulez. À chaque nouveau béret, je l’attache, puis je l’oublie complètement jusqu’au remplacement du béret par un neuf quelques années plus tard.
  13. Il est important de bien comprendre la différence : un sergent direct et un sergent semi-direct ne jouent pas dans la même catégorie. Ce sont des bâtiments d’un tonnage différent. Des clubs de ligues différentes. L’expérience acquise comme soldat puis caporal sert dès les premiers jours dans les fonctions de sergent : elle permet de mieux comprendre les hommes et de prendre des décisions plus justes. Les sergents issus du recrutement direct n’ont pas cette expérience. À la Légion étrangère, il n’existe d’ailleurs pas de sergents directs : tous sont semi-directs. Mais lorsque nous travaillons avec l’armée régulière - en mission ou en stage - nous constatons très clairement cette différence. Elle est considérable. Et cet écart se maintient ensuite tout au long de la carrière : un adjudant issu du recrutement direct sera souvent nettement moins expérimenté qu’un adjudant issu du semi-direct. Et ainsi de suite. En passant par le recrutement direct, on gagne du temps dans l’avancement, mais on perd en expérience. Toute une dimension de la vie militaire - celle du soldat (MDR) - reste alors inconnue. Il faut en tenir compte.

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