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  1. Si vous faites référence à cette médaille, je n'ai trouvé aucune preuve qu'elle comporte des chiffres. En effet, alors que pour l'OTAN les chiffres indiquent le nombre de déploiements, pour l'ONU ils correspondent au nombre de jours accumulés. Par exemple, pour afficher le chiffre « 2 » sur certaines médailles de l'ONU, il faut cumuler 270 jours de déploiement. Or, avec le format des OPEX françaises de 120 jours, on ne totalise que 240 jours au bout de deux mandats. https://www.canada.ca/en/department-national-defence/services/medals/medals-chart-index/numerals.html Pour plus des infos.
  2. Le seul mec capable de vous aider dans ce choix, c'est votre propre dentiste. S'il estime que la dent est en parfaite santé et qu'il vous colle un certificat en bonne et due forme avec son coup de tampon, tant mieux. S'il vous dit qu'il faut soigner ou arracher, - vous le faites, point. Pourquoi toute cette obsession pour vos chicots ? Parce que quand vous êtes au milieu de la jungle ou en plein désert, les dentistes ne courent pas les rues (même si, pour être honnête, le cabinet médical du rôle 2 à Gao tenait carrément la route, niveau bon standard européen). C'est uniquement pour ça qu'ils vous font chier avec ça dès la sélection. Ouais, enfin, c'est pas vraiment le plan du siècle. En France, ça va vous coûter une blinde, et toute cette errance médicale ne va absolument rien apporter de bon à votre dossier de candidat. Mon conseil ? Réglez tout ça avant de vous pointer. Arrivez avec des chicots en béton, une attestation en béton armé de votre dentiste, ou alors carrément sans la dent - c'est tout aussi valable
  3. À la Légion, une dent, soit elle est en pleine santé, soit elle n'existe plus. D'un autre côté, si votre dentiste peut vous fournir un certificat en bonne et due forme, signé et tamponné, attestant que tout est nickel, la commission médicale peut éventuellement le prendre en considération. Perso, je recommanderais soit de soigner/remplacer, soit d'arracher carrément. Mais si vous avez affaire à un dentiste français, un extrait récent de votre dossier médical délivré par son cabinet peut passer au dossier, en plus de la dent soignée - prenez-le avec vous. Pour les étrangers, avec toute cette merde administrative, la question dentaire est encore plus bordélique.
  4. Il faut quand même rappeler un truc fondamental : dans la majorité des pays du monde, un acte de naissance sert juste à prouver... qu'un gosse est né. Point barre. On le donne aux parents après la naissance pour acter le fait, et c'est tout. Les mariages, les divorces, les changements de nom ? Il y a d'autres actes d'état civil pour ça. Sur un extrait de naissance, il y a juste écrit : Jean Valjean est né le 1er janvier de l'an 1 à Colomb-Béchar, en Algérie (avec le nom des parents, évidemment). Voilà. Rien qui soit susceptible de changer magiquement en l'espace de six mois. Mais le plus hilarant, c'est que moyennant un petit billet au fonctionnaire local du pays de Oz, on peut te sortir un papier certifiant que ce même Jean Valjean est né le 2 janvier de l'an 2 à Reggane. Bref, la valeur pratique de ce bout de papier tend gentiment vers le zéro absolu. J’ai vu passer les actes de naissance des mecs de ma section venant des quatre coins du globe : ils sont TOUS faits comme ça. Pourtant, 100 % des légionnaires se pointent avec leur passeport national sous le bras — un document autrement plus crédible, officiel et difficile à bidouiller qu'un extrait de naissance. C'est un fait limpide pour n'importe quel être humain doté d'un cerveau, mais manifestement beaucoup trop subtil à appréhender pour la haute administration françoise. Là, je ne peux pas être d’accord avec cette analyse. Le fameux "pas vu, pas pris", ça s'applique à un acte illégal commis de ton propre chef, quand tu as le choix de ne pas le faire. Mais quand la débilité des gratte-papier ne te laisse aucune autre option, ce principe n'a plus rien à voir. Après, je l'avoue, je ne suis pas totalement impartial : comme ce légionnaire colombien, j'ai dû moi aussi passer outre ces règles absurdes, parfois pour des raisons qui en valaient largement la peine. Un exemple concret pour remettre les idées en place : le pote d'un pote a perdu sa mère. Il demande une perm d'urgence pour aller l'enterrer. Réponse de la bureaucratie ? "Pas de RSM ? Pas de problème, tu as droit à ta perm pour le deuil... mais sans quitter le territoire français." Point barre. Va expliquer ça à un mec qui vient de perdre sa mère à l'autre bout du monde. Résultat ? Le type a déserté le jour même. Et on parle de l'un des legionnaires les plus carrés et disciplinés que j'aie jamais croisés. Alors, qui en sort gagnant ? Les gratte-papier sans âme qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez ? Je n'en sais rien. Ce que je sais, c'est qui y a perdu : nous tous, les legionnaires, et la Légion elle-même.
  5. Pourtant, c’est d’une banalité affligeante. 90 % des légionnaires font exactement la même chose, et il y a deux raisons bien stupides à cela. La première, c'est la fameuse RSM (Régularisation de la Situation Militaire). Après avoir souscrit son contrat, le légionnaire se retrouve avec une identité d'emprunt (nom, prénom et tout le cirque). Pour récupérer sa vraie identité et valider la RSM, il doit fournir un acte de naissance datant de moins de six mois. Évidemment, dans la majorité des pays dotés d'un cerveau, un acte de naissance est délivré UNE fois à la naissance, parce que jusqu'à preuve du contraire, ta date, ton lieu de naissance et tes parents ne changent pas en cours de route. Mais non, pas pour l'administration française. Pour beaucoup, ça implique de faire des démarches auprès de leur pays d'origine, déclarer une perte factice, se faire envoyer le papier, le faire traduire en France... Bref, un parcours du combattant, parfois tout simplement impossible. Et tant que la RSM n'est pas réglée, interdiction absolue de poser des permissions à l'étranger. Résultat ? Le mec pose ses vacances en France, et rentre en douce chez lui. S'il se fait choper ? 20 à 30 jours de trou. Vive la bureaucratie française et son absence totale de sens commun. La seconde raison tient au délire bureaucratique propre à la Légion : pour demander une perm à l'étranger dans les règles, il faut déposer le dossier deux mois à l'avance (pourquoi pas deux ans tant qu'on y est ?). Donc, si tu rentres d'OPEX ou qu'on te donne tes dates de PLD un mois et demi avant, c'est mort. Tu n'as littéralement pas le temps de faire les papiers. Tu déclares donc tes perms en France, tu rentres chez toi, et si par malheur tu te fais pécho, c'est reparti pour 20-30 jours de travaux d'interet commun en taule. Oui, c'est d'une débilité profonde, mais bienvenue dans la Légion étrangère. Voilà le topo : le mec n'y est pour rien, c'est le système qui le pousse à la faute.
  6. Y a des avocats, des médecins Des juges, des marquis, des roussins D’anciens notaires, Mêm’ des curés qui sans façons Baptisent le Bon Dieu d’sacrés noms Aux Légionnaires.
  7. piranha

    BM4 2026

    Si un candidat du 2e REP passe le BM4, est-il inscrit au titre du contingent Légion ou du contingent Infanterie ?
  8. Soyons clairs : sur le champ de bataille actuel, l'artillerie à canon classique est devenue quasi inutile. Tractées ou autopropulsées, les pièces restent des cibles faciles pour les LRM à longue portée, les drones lourds et l'aviation. Tout est question de portée, de précision et de mobilité. Si le canon survit, c'est par inertie - comme nos 75 mm à Diên Biên Phu face aux lance-roquettes chinois et aux "orgues de Staline". Dans les brigades d'artillerie en Ukraine (côté ukrainien comme russe), le ratio canon/LRM tourne à 50/50. Mais la tendance est limpide : le canon meurt. Les vieux systèmes soviétiques (2A36, D-20, D-30) et les M777 occidentaux disparaissent du terrain. À l'inverse, les LRM modernes (M270, HIMARS, Vilkha, TRLG-230) sont produits en masse et plébiscités. Le canon ne survivra que sous forme d'obusiers blindés sur chenilles (type Msta-S ou AUF1) tirant des munitions guidées à très longue portée. Le modèle français - 6 régiments à canon sur roues (12 pièces chacun) et 1 seul régiment doté de 3 LRU H.S. - est une aberration. Il faut viser au moins un ratio 50/50, voire faire primer les LRM. C'est la leçon du conflit ukrainien : tirons-en les enseignements avant qu'il ne soit trop tard.
  9. Regardons ensemble les capacités des LRM (lance-roquettes multiples) des "autres pays" : Les Turcs ont 130 LRM légers (122 mm) et 54 lourds (300 mm, quand même). Les Roumains ont 190 LRM légers (122 mm) et 54 M142 HIMARS - à ce jour le meilleur et le plus polyvalent des LRM au monde. Les Estoniens (!) ont 9 M142 HIMARS et 9 K239 Chunmoo, soit 18 systèmes LRM de dernière génération, et ce pour une armée de 4 000 militaires d'active et 4 000 conscrits. Les Bulgares ont plus de 200 BM-21 légers (122 mm). Les Polonais ont 500 systèmes M142 HIMARS et 290 K239 Chunmoo (commandés, livraisons en cours), ainsi que plus de 100 LRM légers de 122 mm. L'armée ukrainienne : difficile à évaluer, mais on estime à plus de 1 000 LRM de différents calibres. L'armée russe : environ 2 000 LRM légers, 300 lourds et jusqu'à une centaine de systèmes LRM thermobariques. Les Biélorusses : 128 LRM légers et 72 lourds, pour une armée 6 fois plus petite que l'armée française. Essayez de revoir ce chiffre de 120 systèmes pour les Français au vu des informations ci-dessus. Avec l'armée, c'est comme pour tout le reste : soit on fait les choses bien, soit on ne les fait pas du tout.
  10. Les médias occidentaux ne pigent que dalle au terrain. Ils repompent comme des moutons les dépêches russes ou ukrainiennes selon leur bord, quand ils n'inventent pas du pur roman. Prenez le bataillon Azov : les vrais néonazis y représentaient 10 % des effectifs grand maximum, et le reste c'était du Photoshop de 2014 ou de la provocation de gamin. Wagner et le DSHRG Rusitch débordaient deux fois plus de vrais nazis, mais là, bizarrement, nos journalistes ont préféré fermer leur gueule. Le pire c'est qu'au sein même de notre armée, la hiérarchie ne comprend rien et s'en fout royalement. Autant remettre nos pantalons garance et aller casser du Boche à la baïonnette, on sera au même niveau. Cette guerre devait être un retour d'expérience inestimable. C'est juste devenu le casse du siècle pour nos sangsues de l'industrie de défense, trop occupées à sucer le budget des armées pour nous refourguer de la daube inutile au prix de l'or. Pitoyable. (Ouais, je sais bien qu'avec des idées pareilles, je me ferai défoncer à l'oral du BM4, mais bon, tant pis pour eux 😁)
  11. En Indochine, et plus précisément à Diên Biên Phu, des fanatiques communistes s'explosaient sur les réseaux de barbelés, le corps ceinturé de sacs d'explosifs - de véritables "torpilles humaines" - pour assurer la victoire du communisme mondial. Dans divers groupuscules islamistes (Talibans, État islamique, et notamment en France lors de l'attaque du Bataclan), des fanatiques se sont également fait sauter, cette fois au nom de la religion. Récemment, des soldats russes ont équipé un mercenaire africain d'une mine antichar (contenant 7 kg d'explosif) avant de l'envoyer à l'assaut des positions ukrainiennes et de le faire exploser à distance. Après la diffusion de l'affaire dans les médias, d'autres militaires russes ont remercié leurs collègues pour cette "innovation intéressante" et ont réclamé qu'on leur envoie eux aussi des "singes d'assaut" (selon les termes exacts de la source). Il me semble que c'est la meilleure illustration du mépris et de l'attitude des Russes envers les Africains qui, pour une raison ou une autre, viennent se battre dans leurs rangs.
  12. Il ne faut не oublier les nombreuses conventions (Oslo, Ottawa) qui ont été signées par des hommes politiques и nous ont laissés les mains vides (ou les fesses à l'air) — sans mines antipersonneles, sans sousmunitions, sans rien.
  13. Le 475 régiment d'assaut séparé (475 OSHP) est un véritable laboratoire de la guerre moderne. Les forces armées ukrainiennes comptent d'autres unités de pointe hautement dronisées - comme la 59 ou la 3 brigade d'assaut, ainsi que certains bataillons séparés -, mais le 475 OSHP a poussé le concept d' "infanterie dronisée" à son paroxysme. Chez eux, le combattant est le noyau d'un véritable écosystème. La reconnaissance ? Assurée par drone. Le nettoyage de zone ? Par drone. Le minage et le déminage ? Encore par drone. Même son sac à dos est transporté par un vecteur aérien. Il est appuyé au sol par des robots téléopérés (UGV) équipés de mitrailleuses ou de lance-grenades; la logistique de sous-bock, le ravitaillement en vivres et l'évacuation sanitaire (EVASAN) sont confiés à ces mêmes engins chenillés. Et s'il veut un Fast-Food de la ville du front, c'est encore un drone qui lui parachute son menu sur position, en même temps que les munitions, le lot médical, l'eau et un coussin pour son confort. Si le 475 régiment bat déjà le rappel au XXII siècle, l'armée française, elle, en est encore à passer du XIX au XX siècle. En pantalon rouge.

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