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piranha

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Tout ce qui a été posté par piranha

  1. Au fait, tu peux passer les permis VL et PL assez facilement et gratuitement à l'armée. Juste au cas où.
  2. Mon frère d'armes, si la mutation directe était possible, certains de nos régiments mettraient vite la clé sous la porte - il n'y resterait plus un chat. Cette option n'existe pas, la COMLE fait barrage de toutes ses forces, et on sait tous pourquoi. De ce fait, un légionnaire doit d'abord finir son contrat avec la Légion s'il veut être recruté dans la régulière (à condition d'avoir obtenu la nationalité française, évidemment). En pratique, il faut prendre contact conjointe avec le régiment visé (le bureau recrutement ou la cellule RH). Si ton profil les branche - et crois-moi, c'est du 100 % -, ils te signent ton contrat d'engagement le lendemain même de ton FdC Légion. Généralement, tu es repris à grade égal, sauf si tu changes complètement de spé. Dans ce cas, tu peux prendre une petite rétrogradation, par exemple passer de sergent à caporal-chef. Ce passage dans la régulière prend de l'ampleur en ce moment, là encore, pour des raisons évidentes. Mais gaffe à ne pas faire de conneries, parce que l'herbe est toujours plus verte chez le voisin.
  3. Le VAB ARLAD est incapable de détecter les drones à fibre optique, le fusil NEROD est inutile au-delà de 300 mètres, et le canon de 20 mm est impuissant face aux FPV rapides et agiles. "Mais à part ça, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien..."
  4. Il ne faut pas oublier que les soldats russes responsables du massacre de civils à Boutcha et dans les localités voisines ont attaqué l’Ukraine précisément depuis le territoire de la Biélorussie en 2022. C’est également là qu’ils se sont repliés par la suite. Le repentir du criminel Loukachenko est une très bonne chose, cela sauvera son âme au paradis. Sur Terre, en revanche, il devra répondre des actes commis par les Russes avec sa complicité
  5. L'un des principaux enseignements opérationnels (RETEX) du conflit russo-ukrainien est l'évolution profonde des procédures d'évacuation médicale tactique (MEDEVAC) au contact. Dans de nombreux secteurs du front, les véhicules blindés ne sont plus en mesure d'accéder aux positions de l'infanterie. La généralisation de la surveillance permanente par drones, l'action de l'artillerie de précision et la menace omniprésente des munitions téléopérées rendent toute progression de véhicules habités extrêmement risquée, voire impossible. La rupture entre les positions de premier échelon et les points accessibles aux véhicules peut ainsi atteindre 10 à 15 kilomètres. (voir plus) Afin de maintenir la continuité du soutien logistique et sanitaire, les forces ukrainiennes ont développé un emploi systématique des systèmes terrestres robotisés sans pilote (UGV – Unmanned Ground Vehicles). Ces plateformes assurent une double mission : à l'aller, elles effectuent le ravitaillement des unités de premier échelon en munitions, vivres, carburant et matériaux du génie ; au retour, elles réalisent l'évacuation des blessés ou, le cas échéant, le transport de prisonniers de guerre. Il ne s'agit plus d'une expérimentation, mais d'une adaptation capacitaire directement imposée par les caractéristiques du combat de haute intensité. Dans de nombreuses situations tactiques, ce mode d'action constitue désormais la seule solution permettant d'assurer l'évacuation des blessés tout en limitant l'exposition des équipages et des unités de secours. Ce retour d'expérience devrait être analysé, intégré à la doctrine et faire l'objet d'une montée en puissance capacitaire. L'enjeu n'est pas de créer de nouvelles procédures ou de nouveaux cursus de formation, mais d'adopter les solutions dont l'efficacité a déjà été démontrée en opérations. Sans cette adaptation, la production doctrinale risque de demeurer déconnectée des réalités du champ de bataille contemporain. À cet égard, il est regrettable que l'armée française semble privilégier une approche essentiellement doctrinale et procédurale du retour d'expérience issu du conflit russo-ukrainien, plutôt qu'une appropriation des mécanismes opérationnels effectivement validés par le combat. Or, dans un environnement marqué par la dronisation du champ de bataille et la transparence du dispositif, la capacité à intégrer rapidement les innovations tactiques constitue désormais un facteur déterminant de supériorité opérationnelle. (Ouais, je bosse mon BM4… enfin, j'essaie. Sauf que plus ça va, plus je me dis que je prépare complètement le mauvais putain de métier. À ce rythme, je ferais mieux d'apprendre les règlements pour tenir une bibliothèque, ou la cérémonie du thé chinoise. Ça me servira probablement plus que tout ce qu'on me bourre dans le crâne.)
  6. Son montant annuel est de 835,64€ au 1er janvier 2026.
  7. De nos jours, se déplacer sur le champ de bataille autrement qu'en VBCI ou en Leclerc, c'est d'une stupidité monumentale. Une voiture non blindée, c'est le meilleur moyen de voir son nom gravé sur le monument aux morts de son village. Mais si tout le monde dans l'armée était intelligent, ce ne serait pas drôle. En route !
  8. Coupez-la à une longueur de 4 à 6 cm, puis tressez-la comme vous voulez. À chaque nouveau béret, je l’attache, puis je l’oublie complètement jusqu’au remplacement du béret par un neuf quelques années plus tard.
  9. Il est important de bien comprendre la différence : un sergent direct et un sergent semi-direct ne jouent pas dans la même catégorie. Ce sont des bâtiments d’un tonnage différent. Des clubs de ligues différentes. L’expérience acquise comme soldat puis caporal sert dès les premiers jours dans les fonctions de sergent : elle permet de mieux comprendre les hommes et de prendre des décisions plus justes. Les sergents issus du recrutement direct n’ont pas cette expérience. À la Légion étrangère, il n’existe d’ailleurs pas de sergents directs : tous sont semi-directs. Mais lorsque nous travaillons avec l’armée régulière - en mission ou en stage - nous constatons très clairement cette différence. Elle est considérable. Et cet écart se maintient ensuite tout au long de la carrière : un adjudant issu du recrutement direct sera souvent nettement moins expérimenté qu’un adjudant issu du semi-direct. Et ainsi de suite. En passant par le recrutement direct, on gagne du temps dans l’avancement, mais on perd en expérience. Toute une dimension de la vie militaire - celle du soldat (MDR) - reste alors inconnue. Il faut en tenir compte.
  10. Si c’est uniquement pour les besoins d’un réserviste, alors n’importe quel porte-plaques fera l’affaire. Si les objectifs sont plus sérieux, je recommande de regarder quelque chose avec des options de protection du cou et de l’aine (les protections d’épaules ne sont pas nécessaires, personne ne les porte). Le M-Tac semble être une bonne option : ils fournissent l’armée ukrainienne depuis le début de la guerre, les retours sont très bons, et j’ai moi-même un peu de leur équipement. Parmi les autres marques, je peux aussi recommander Warrior Assault Systems. Leur équipement a une très bonne réputation : bon rapport qualité/prix, matériaux solides et conception éprouvée sur le terrain. https://www.warriorassaultsystems.com/product/warrior-assault-systems-warrior-quad-release-plate-carrier-base-18806#?variant=19 Évidemment, si vous le prenez en Multicam, il s’intégrera parfaitement avec le BME (je n’ai encore jamais vu de porte-plaques en BME, et je ne pense pas en voir avant longtemps).
  11. Petite question : existe-t-il une "hotline" dédiée aux militaires pour les questions de solde et de situation familiale (type "chargé de famille") ? Vers quelle adresse e-mail peut-on envoyer une demande ? Merci d’éviter de me renvoyer vers les services financiers du régiment — dans la pratique, il n’y a personne de réellement apte pour traiter ce type de demande. Un de mes legionnaires est concerné par un problème, j’essaie de l’aider, mais la situation n’avance pas.
  12. Seulement en goûtant le "café" du matin à Camerone, on comprend pourquoi les légionnaires se battaient sans craindre la mort - après une telle boisson, on n’a plus vraiment envie de vivre. Oui, à tous ceux qui n’ont jamais été dans les régiments de la Légion pour cette fête et la journée portes ouvertes, je recommande d’y aller au moins une fois. L’ambiance est très agréable, surtout pour les civils, et c’est très intéressant pour les enfants - et en général pour tout le monde. Bonne fête et passez un agréable moment pendant ces jours !
  13. Ça ressemble à une bonne blague… mais une blague triste. Que ce soit dans l’armée régulière ou à la Légion, les ''souhaits individuels'' n’ont pas prise en compte, au mieux, qu’une fois sur deux. Chaque année, le PAM nous coûte des centaines, voire des milliers de militaires - légionnaires compris - mutés n’importe où, sans logique apparente, simplement parce qu’au bureau RH, on ne voit que des lignes dans un tableau Excel. Mutation dans une garnison hors spécialité ? Sans poste pour le conjoint, sans école pour les enfants ? Sans aucune perspective, ni dans la carrière militaire, ni après ? Résultat : au mieux, les gars partent en PATS pour dépression. Au pire, ils décrochent complètement et désertent. Et dans tous les cas, ils ne renouvellent pas leur contrat. Tout le monde le sait. Tout le monde le voit. Et personne ne bouge. Heureusement - ou malheureusement - il reste encore dans l’armée et à la Légion des types qu’on peut envoyer aussi bien aux Kerguelen qu’au Centre saharien d’expérimentations militaires. C’est sur eux que tout retombe. Quant au militaire lui-même, on ne lui demande jamais son avis… jusqu’au moment où il arrive avec un certificat médical attestant d’une dépression profonde et d’une longue convalescence. Et même là, personne ne cherchera à comprendre pourquoi on en est arrivé là. Personne ne demandera des comptes aux gestionnaires. Non. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne.
  14. Impossible. La France est déployée sous mandat de l’ONU, avec des casques bleus sur le terrain. Toute tentative de "nettoyage" est irréaliste et contre-productive - le risque d’escalade et de troubles internes serait élevé. À ce stade, l’option la plus pragmatique serait de ne pas interférer et de laisser Israël mener ses opérations jusqu’à leur terme.
  15. Désolé, mais dans le contexte actuel, le CAESAR, avec sa portée, ne peut en aucun cas être qualifié de système de "frappe en profondeur". Quand des drones FPV atteignent déjà 50–60 km, les modestes 40 km du CAESAR ne relèvent plus de la profondeur opérative. La profondeur, aujourd’hui, est assurée par les drones (jusqu’à 1 500 km, voire davantage), les HIMARS à 140 km, et les missiles balistiques à 600–800 km. Le CAESAR, dans ces conditions, est plutôt un système destiné à l’appui en zone grise et aux feux tactiques, rien de plus. Cela dit, la remarque générale reste pertinente : nous manquons de munitions, mais le déficit en effectifs est encore plus critique. Les ressources font défaut, et beaucoup a été gaspillé.
  16. Jusqu’à 40 ans, nous acceptons les candidats. Les tests sportifs et autres épreuves seront passés sur les mêmes bases que pour tous les autres. Ancien militaire, 32 ans : si votre état de santé et votre niveau sportif sont bons, vous réussirez sans problème — je dis cela sans connaître d’éventuelles difficultés spécifiques. Le candidat le plus âgé que je connaisse personnellement et qui a réussi avait 39 ans et 6 mois.
  17. "Ces derniers mois, plusieurs faits de ce genre ont été constatés… Mais les résultats des enquêtes menées par la suite sont rarement mis en avant. Quoi qu’il en soit, selon une source policière citée par l’AFP, les installations électriques visées «permettent l’alimentation en électricité d’entreprises d’armement». Et celle-ci de préciser qu’une inscription «Actions contre la guerre» a été retrouvée. La Direction du renseignement et de la sécurité de la défense [DRSD] se saisira probablement de cette affaire. En avril 2025, le général Philippe Susnjara, qui était alors son directeur, avait mis en garde contre l’activisme de certains groupuscules radicaux, ces derniers étant susceptibles d’être instrumentalisés par des puissances étrangères. «Aujourd’hui, notre point d’attention est la convergence des luttes entre différents types de groupuscules, à l’image de ce qui s’est passé récemment entre les groupuscules antimilitaristes et les mouvements pro-palestiniens, qui ont par exemple ciblé un certain nombre d’entreprises de notre BITD», avait-il dit, lors d’un point presse du ministère des Armées." https://www.opex360.com/2026/04/07/des-installations-electriques-susceptibles-dalimenter-des-usines-darmement-ont-ete-sabotees-dans-le-cher/ Difficile de ne pas voir l’éléphant qui se cache derrière le buisson. Surtout s’il barrit et bat des oreilles. Et toute la pedigree de ces gens indique très clairement d’où viennent les oreilles du lièvre.
  18. Ajoutons un peu de contexte pour mieux comprendre : les drones intercepteurs ukrainiens STING, qui en Ukraine parviennent à intercepter jusqu’à 90 % des drones kamikazes lourds de type Shahed-136 et autres (et que les pays du Golfe persique cherchent activement à se procurer), sont assemblés à 80 % à partir de composants ukrainiens et coûtent environ 2 000 dollars pièce, soit à peine 1 700 euros. Autrement dit, pour 1,7 million d’euros, il est possible d’acquérir mille intercepteurs de très bonne qualité, exactement ce que souhaite la DGA. Cela représente, au passage, moins de 10 % des 18,7 millions d’euros alloués. La question est donc simple : si des intercepteurs en quantité et de qualité adéquates peuvent être achetés pour 10 % du budget, où passent les 90 % restants ? (À noter qu’en Ukraine, il existe aussi des intercepteurs deux fois moins chers et tout à fait performants. Mais les STING comptent parmi les meilleurs, et sont donc logiquement parmi les plus chers.) Voilà la réalité : des contribuables qu’on prend ouvertement pour des imbéciles.
  19. "Dès le début de ce conflit, les communistes français n’eurent de cesse de procéder à une critique et à une condamnation de cette « sale guerre » qu’ils appréciaient, à l’instar d’Etienne Fajon « comme une guerre injuste, réactionnaire, menée contre la liberté d’un peuple ». Dès lors, tout fut mis en œuvre pour venir en aide au « peuple vietnamien opprimé » et la consigne émise par la direction centrale du PCF : « Refus de la fabrication, du transport et du chargement du matériel de guerre destiné à l’Indochine », immédiatement appliquée, notamment par les syndicalistes de la CGT." "Dans les usines d’armement, les armes et les munitions destinées aux soldats de l’Union Française étaient systématiquement sabotées… « L’effet retard » des grenades était volontairement supprimé, ce qui entraînait leur explosion immédiate dès qu’elles étaient dégoupillées, la plupart du temps, dans les mains de leurs servants… Les canons des pistolets mitrailleurs et des fusils étaient obturés avec une balle, ce qui entraînait souvent leur explosion… Les munitions étaient sous chargées ou ne l’étaient pas du tout… Les obus de mortier explosaient dès leur percussion ou s’avéraient inertes… Les moteurs des véhicules de terrains comme ceux des avions subissaient également toutes sortes de sabotage : Joints de culasse limés et limaille de fer dans les carters à huile… Ce fut le cas, entre autres, des moteurs de l’hydravion « Catalina » de la 8F où furent impliqués des ouvriers des ateliers de la base de Cuers-Pierrefeu… Même le porte-avions d’escorte « Dixmude », n’échappa pas aux dégradations : Ligne d’arbre endommagé. L’enquête permit d’identifier le saboteur en la personne du quartier-maître mécanicien Heimburger, membre du Parti Communiste Français. Tout cela, pourtant, n’était rien d’autre que de la haute trahison et les ouvriers comme leurs commanditaires qui envoyaient chaque jour à une mort certaine des soldats français, auraient dû être traduits devant des Tribunaux d’exception pour « intelligence avec l’ennemi ». Ils ne furent jamais inquiétés ! (…) Sur les quais, les aérodromes et les gares tenus par la CGT, la mobilisation communiste était identique. Les acheminements de troupes et de matériels subissaient de graves perturbations… Les navires et les trains étaient immobilisés, les détériorations ne se comptaient plus, les grèves se multipliaient… A Grenoble, une pièce d’artillerie fut jetée à bas du train. En gare de Saint-Pierre-des-Corps, à Tours, une militante communiste, Raymonde Dien, devint une héroïne nationale pour s’être couchée en travers d’une voie. Cette violence atteignit son point culminant dans la nuit du 2 au 3 décembre 1947. A la suite du sabotage d’une voie ferrée par un commando de la cellule communiste d’Arras, l’express Paris-Lille dérailla, faisant 16 morts et 30 blessés…" https://jeanyvesthorrignac.fr/wa_files/LES_20COMMUNISTES_20FRAN_C3_87AIS_20DURANT_20LA_20GUERRE_20D_27INDOCHINE.pdf L’histoire doit nous servir de guide, de rappel et d’exemple. En nous souvenant de ce qu’ont fait les camarades rouges français des Khmers rouges, il faudrait aujourd’hui se comporter envers eux en conséquence. Un communiste est un traître, un scélérat et un agent de la peste rouge. C’est ainsi, et pas autrement. Les fils de la France tombés en Indochine, avec du sable à la place des explosifs dans leurs obus, méritent qu’on se souvienne d’eux - mais plus encore que la mémoire, ils méritent la vengeance. Ce sont des choses évidentes, et pourtant en France elles ne le sont pour personne. C’est pour cela que les usines militaires sont sabotées en 2026.
  20. En 2026, enterrer des mines ? Quelle idée délicieusement dépassée. À part, bien sûr, pour quelques opérations de commandos ultra-spécifiques. Aujourd’hui, elles reposent tranquillement à la surface : on les largue depuis des drones ou on les disperse à coups d’obus et de roquettes. Tellement plus simple — et tellement plus moderne. Mais au fait, l’armée française possède-t-elle encore ces fameuses mines, ou est-ce déjà un concept muséal ? Bravo, donc : dépenser des sommes considérables pour un nouveau gadget parfaitement superflu. Un équipement dont, soyons honnêtes, personne ne se servira réellement. Magnifique sens des priorités. (À ce stade, il serait presque intéressant de vérifier si le fabricant de ces fameux KAEM n’est pas, par le plus grand des hasards, le cousin, l’oncle — ou pourquoi pas le voisin — d’un ministre ou d’un général… Pure coïncidence, évidemment.)
  21. Un automne, dans un marais, je tombai sur un canard gras, à demi agonisant. Un chasseur l’avait sans doute atteint, et il n’était plus en mesure de prendre son envol. Son aspect était étrange ; mais en le soulevant, je compris que son état ne tenait pas tant à la blessure qu’aux dizaines de sangsues gorgées qui le recouvraient. Ces parasites répugnants se repaissaient de son sang, puis, rassasiés, se laissaient choir dans la vase avant de revenir se fixer sur le corps inerte de l’oiseau. Il n’y avait déjà plus rien à faire pour le sauver. La Cinquième République, aujourd’hui, n’est rien d’autre que ce canard abattu : de toutes parts, une multitude de parasites s’y agrippent et, dans une frénésie insatiable, en sucent le sang sans jamais se rassasier. Une seule question demeure : combien de temps lui reste-t-il avant de rendre l’âme ? Une telle hémorragie ne saurait durer. Et que feront ensuite ces parasites, lorsqu’ils seront à leur tour tenaillés par la faim ?
  22. Plusieurs soldats nord-coréens se sont rendus aux Ukrainiens. Ils sont détenus dans de bonnes conditions et, si je me souviens bien, la possibilité de leur retour en Corée du Sud a été envisagée — chez eux, ils pourraient être exécutés comme déserteurs. À la place de tous les soldats coréens tués par des drones, l’artillerie et des mitrailleuses ukrainiens, je me serais rendu immédiatement. Combattre dans une guerre étrangère est une absurdité, et combattre du côté d’un dictateur agresseur est une double absurdité. Sur la photo, des prisonniers nord-coréens capturés par des parachutistes ukrainiens dans la région de Koursk, en Russie.
  23. Mémorial aux soldats coréens morts à l’étranger. Pyongyang.
  24. Je me vois obligé de répondre à ce message, parce que ce forum est lu par des personnes qui sont loin de toutes ces réalités militaires. Donc, pour clarifier au maximum la situation — non, ça ne fonctionnera pas. J’ai déjà expliqué assez clairement pourquoi dans mon message précédent. Voici encore quelques arguments : En plus de 4 ans de guerre en Ukraine, absolument rien n’a été fait. Il n’y a tout simplement pas d’innovations, et s’il y en a, elles sont purement nominales. Au niveau tactique, aucun changement : l’armée française continue de manœuvrer comme en 1979, sauf qu’aujourd’hui nous avons moins de chars, moins d’hommes et moins d’artillerie. Ah oui — et maintenant on filme les manœuvres et les défilés avec des drones. Concernant les drones — leur utilisation, leur détection, leur neutralisation — absolument rien n’a été fait. RIEN. Les fusils anti-drones sont totalement inefficaces ; en conditions de combat, ils ne sont utilisés ni par les Russes, ni par les Ukrainiens, ni par qui que ce soit. Pendant ce temps, dans l’armée française, les fusils NEROD sont présentés comme le summum de la technologie (alors que ce n’est absolument pas le cas). Malheureusement, je ne peux pas partager ici des exemples tirés de mon expérience personnelle (pour des raisons évidentes), mais croyez-moi : il n’y a pas d’innovation dans l’armée française. Elles ne sont tout simplement pas nécessaires — le salaire tombe à la fin du mois, les promotions suivent, donc pourquoi innover ? Toute tentative d’introduire quelque chose de réellement innovant, basé sur une expérience de combat réelle, se heurte à une opposition à tous les niveaux. À tous les niveaux. Toute tentative d’acheter (à l’étranger) du matériel nécessaire — on parle de quelques centaines d’euros — est systématiquement bloquée. Voilà comment les choses fonctionnent dans l’armée française. C’est précisément pour cela que je ne crois pas à ces projets — il n’en sortira rien. C’est pour cette raison que j’ai cité votre message, à l’endroit où vous dites que « ça ne fonctionnera pas ». Ça ne fonctionne déjà pas — depuis au moins quatre ans. Et il n’y a tout simplement aucun signe que la situation puisse évoluer. Fin de transmission. Dixi.

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