Aller au contenu
Aumilitaire

piranha

Membres actifs
  • Compteur de contenus

    517
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    24

Tout ce qui a été posté par piranha

  1. Petite question : existe-t-il une "hotline" dédiée aux militaires pour les questions de solde et de situation familiale (type "chargé de famille") ? Vers quelle adresse e-mail peut-on envoyer une demande ? Merci d’éviter de me renvoyer vers les services financiers du régiment — dans la pratique, il n’y a personne de réellement apte pour traiter ce type de demande. Un de mes legionnaires est concerné par un problème, j’essaie de l’aider, mais la situation n’avance pas.
  2. Seulement en goûtant le "café" du matin à Camerone, on comprend pourquoi les légionnaires se battaient sans craindre la mort - après une telle boisson, on n’a plus vraiment envie de vivre. Oui, à tous ceux qui n’ont jamais été dans les régiments de la Légion pour cette fête et la journée portes ouvertes, je recommande d’y aller au moins une fois. L’ambiance est très agréable, surtout pour les civils, et c’est très intéressant pour les enfants - et en général pour tout le monde. Bonne fête et passez un agréable moment pendant ces jours !
  3. Ça ressemble à une bonne blague… mais une blague triste. Que ce soit dans l’armée régulière ou à la Légion, les ''souhaits individuels'' n’ont pas prise en compte, au mieux, qu’une fois sur deux. Chaque année, le PAM nous coûte des centaines, voire des milliers de militaires - légionnaires compris - mutés n’importe où, sans logique apparente, simplement parce qu’au bureau RH, on ne voit que des lignes dans un tableau Excel. Mutation dans une garnison hors spécialité ? Sans poste pour le conjoint, sans école pour les enfants ? Sans aucune perspective, ni dans la carrière militaire, ni après ? Résultat : au mieux, les gars partent en PATS pour dépression. Au pire, ils décrochent complètement et désertent. Et dans tous les cas, ils ne renouvellent pas leur contrat. Tout le monde le sait. Tout le monde le voit. Et personne ne bouge. Heureusement - ou malheureusement - il reste encore dans l’armée et à la Légion des types qu’on peut envoyer aussi bien aux Kerguelen qu’au Centre saharien d’expérimentations militaires. C’est sur eux que tout retombe. Quant au militaire lui-même, on ne lui demande jamais son avis… jusqu’au moment où il arrive avec un certificat médical attestant d’une dépression profonde et d’une longue convalescence. Et même là, personne ne cherchera à comprendre pourquoi on en est arrivé là. Personne ne demandera des comptes aux gestionnaires. Non. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne.
  4. Impossible. La France est déployée sous mandat de l’ONU, avec des casques bleus sur le terrain. Toute tentative de "nettoyage" est irréaliste et contre-productive - le risque d’escalade et de troubles internes serait élevé. À ce stade, l’option la plus pragmatique serait de ne pas interférer et de laisser Israël mener ses opérations jusqu’à leur terme.
  5. Désolé, mais dans le contexte actuel, le CAESAR, avec sa portée, ne peut en aucun cas être qualifié de système de "frappe en profondeur". Quand des drones FPV atteignent déjà 50–60 km, les modestes 40 km du CAESAR ne relèvent plus de la profondeur opérative. La profondeur, aujourd’hui, est assurée par les drones (jusqu’à 1 500 km, voire davantage), les HIMARS à 140 km, et les missiles balistiques à 600–800 km. Le CAESAR, dans ces conditions, est plutôt un système destiné à l’appui en zone grise et aux feux tactiques, rien de plus. Cela dit, la remarque générale reste pertinente : nous manquons de munitions, mais le déficit en effectifs est encore plus critique. Les ressources font défaut, et beaucoup a été gaspillé.
  6. Jusqu’à 40 ans, nous acceptons les candidats. Les tests sportifs et autres épreuves seront passés sur les mêmes bases que pour tous les autres. Ancien militaire, 32 ans : si votre état de santé et votre niveau sportif sont bons, vous réussirez sans problème — je dis cela sans connaître d’éventuelles difficultés spécifiques. Le candidat le plus âgé que je connaisse personnellement et qui a réussi avait 39 ans et 6 mois.
  7. "Ces derniers mois, plusieurs faits de ce genre ont été constatés… Mais les résultats des enquêtes menées par la suite sont rarement mis en avant. Quoi qu’il en soit, selon une source policière citée par l’AFP, les installations électriques visées «permettent l’alimentation en électricité d’entreprises d’armement». Et celle-ci de préciser qu’une inscription «Actions contre la guerre» a été retrouvée. La Direction du renseignement et de la sécurité de la défense [DRSD] se saisira probablement de cette affaire. En avril 2025, le général Philippe Susnjara, qui était alors son directeur, avait mis en garde contre l’activisme de certains groupuscules radicaux, ces derniers étant susceptibles d’être instrumentalisés par des puissances étrangères. «Aujourd’hui, notre point d’attention est la convergence des luttes entre différents types de groupuscules, à l’image de ce qui s’est passé récemment entre les groupuscules antimilitaristes et les mouvements pro-palestiniens, qui ont par exemple ciblé un certain nombre d’entreprises de notre BITD», avait-il dit, lors d’un point presse du ministère des Armées." https://www.opex360.com/2026/04/07/des-installations-electriques-susceptibles-dalimenter-des-usines-darmement-ont-ete-sabotees-dans-le-cher/ Difficile de ne pas voir l’éléphant qui se cache derrière le buisson. Surtout s’il barrit et bat des oreilles. Et toute la pedigree de ces gens indique très clairement d’où viennent les oreilles du lièvre.
  8. Ajoutons un peu de contexte pour mieux comprendre : les drones intercepteurs ukrainiens STING, qui en Ukraine parviennent à intercepter jusqu’à 90 % des drones kamikazes lourds de type Shahed-136 et autres (et que les pays du Golfe persique cherchent activement à se procurer), sont assemblés à 80 % à partir de composants ukrainiens et coûtent environ 2 000 dollars pièce, soit à peine 1 700 euros. Autrement dit, pour 1,7 million d’euros, il est possible d’acquérir mille intercepteurs de très bonne qualité, exactement ce que souhaite la DGA. Cela représente, au passage, moins de 10 % des 18,7 millions d’euros alloués. La question est donc simple : si des intercepteurs en quantité et de qualité adéquates peuvent être achetés pour 10 % du budget, où passent les 90 % restants ? (À noter qu’en Ukraine, il existe aussi des intercepteurs deux fois moins chers et tout à fait performants. Mais les STING comptent parmi les meilleurs, et sont donc logiquement parmi les plus chers.) Voilà la réalité : des contribuables qu’on prend ouvertement pour des imbéciles.
  9. "Dès le début de ce conflit, les communistes français n’eurent de cesse de procéder à une critique et à une condamnation de cette « sale guerre » qu’ils appréciaient, à l’instar d’Etienne Fajon « comme une guerre injuste, réactionnaire, menée contre la liberté d’un peuple ». Dès lors, tout fut mis en œuvre pour venir en aide au « peuple vietnamien opprimé » et la consigne émise par la direction centrale du PCF : « Refus de la fabrication, du transport et du chargement du matériel de guerre destiné à l’Indochine », immédiatement appliquée, notamment par les syndicalistes de la CGT." "Dans les usines d’armement, les armes et les munitions destinées aux soldats de l’Union Française étaient systématiquement sabotées… « L’effet retard » des grenades était volontairement supprimé, ce qui entraînait leur explosion immédiate dès qu’elles étaient dégoupillées, la plupart du temps, dans les mains de leurs servants… Les canons des pistolets mitrailleurs et des fusils étaient obturés avec une balle, ce qui entraînait souvent leur explosion… Les munitions étaient sous chargées ou ne l’étaient pas du tout… Les obus de mortier explosaient dès leur percussion ou s’avéraient inertes… Les moteurs des véhicules de terrains comme ceux des avions subissaient également toutes sortes de sabotage : Joints de culasse limés et limaille de fer dans les carters à huile… Ce fut le cas, entre autres, des moteurs de l’hydravion « Catalina » de la 8F où furent impliqués des ouvriers des ateliers de la base de Cuers-Pierrefeu… Même le porte-avions d’escorte « Dixmude », n’échappa pas aux dégradations : Ligne d’arbre endommagé. L’enquête permit d’identifier le saboteur en la personne du quartier-maître mécanicien Heimburger, membre du Parti Communiste Français. Tout cela, pourtant, n’était rien d’autre que de la haute trahison et les ouvriers comme leurs commanditaires qui envoyaient chaque jour à une mort certaine des soldats français, auraient dû être traduits devant des Tribunaux d’exception pour « intelligence avec l’ennemi ». Ils ne furent jamais inquiétés ! (…) Sur les quais, les aérodromes et les gares tenus par la CGT, la mobilisation communiste était identique. Les acheminements de troupes et de matériels subissaient de graves perturbations… Les navires et les trains étaient immobilisés, les détériorations ne se comptaient plus, les grèves se multipliaient… A Grenoble, une pièce d’artillerie fut jetée à bas du train. En gare de Saint-Pierre-des-Corps, à Tours, une militante communiste, Raymonde Dien, devint une héroïne nationale pour s’être couchée en travers d’une voie. Cette violence atteignit son point culminant dans la nuit du 2 au 3 décembre 1947. A la suite du sabotage d’une voie ferrée par un commando de la cellule communiste d’Arras, l’express Paris-Lille dérailla, faisant 16 morts et 30 blessés…" https://jeanyvesthorrignac.fr/wa_files/LES_20COMMUNISTES_20FRAN_C3_87AIS_20DURANT_20LA_20GUERRE_20D_27INDOCHINE.pdf L’histoire doit nous servir de guide, de rappel et d’exemple. En nous souvenant de ce qu’ont fait les camarades rouges français des Khmers rouges, il faudrait aujourd’hui se comporter envers eux en conséquence. Un communiste est un traître, un scélérat et un agent de la peste rouge. C’est ainsi, et pas autrement. Les fils de la France tombés en Indochine, avec du sable à la place des explosifs dans leurs obus, méritent qu’on se souvienne d’eux - mais plus encore que la mémoire, ils méritent la vengeance. Ce sont des choses évidentes, et pourtant en France elles ne le sont pour personne. C’est pour cela que les usines militaires sont sabotées en 2026.
  10. En 2026, enterrer des mines ? Quelle idée délicieusement dépassée. À part, bien sûr, pour quelques opérations de commandos ultra-spécifiques. Aujourd’hui, elles reposent tranquillement à la surface : on les largue depuis des drones ou on les disperse à coups d’obus et de roquettes. Tellement plus simple — et tellement plus moderne. Mais au fait, l’armée française possède-t-elle encore ces fameuses mines, ou est-ce déjà un concept muséal ? Bravo, donc : dépenser des sommes considérables pour un nouveau gadget parfaitement superflu. Un équipement dont, soyons honnêtes, personne ne se servira réellement. Magnifique sens des priorités. (À ce stade, il serait presque intéressant de vérifier si le fabricant de ces fameux KAEM n’est pas, par le plus grand des hasards, le cousin, l’oncle — ou pourquoi pas le voisin — d’un ministre ou d’un général… Pure coïncidence, évidemment.)
  11. Un automne, dans un marais, je tombai sur un canard gras, à demi agonisant. Un chasseur l’avait sans doute atteint, et il n’était plus en mesure de prendre son envol. Son aspect était étrange ; mais en le soulevant, je compris que son état ne tenait pas tant à la blessure qu’aux dizaines de sangsues gorgées qui le recouvraient. Ces parasites répugnants se repaissaient de son sang, puis, rassasiés, se laissaient choir dans la vase avant de revenir se fixer sur le corps inerte de l’oiseau. Il n’y avait déjà plus rien à faire pour le sauver. La Cinquième République, aujourd’hui, n’est rien d’autre que ce canard abattu : de toutes parts, une multitude de parasites s’y agrippent et, dans une frénésie insatiable, en sucent le sang sans jamais se rassasier. Une seule question demeure : combien de temps lui reste-t-il avant de rendre l’âme ? Une telle hémorragie ne saurait durer. Et que feront ensuite ces parasites, lorsqu’ils seront à leur tour tenaillés par la faim ?
  12. Plusieurs soldats nord-coréens se sont rendus aux Ukrainiens. Ils sont détenus dans de bonnes conditions et, si je me souviens bien, la possibilité de leur retour en Corée du Sud a été envisagée — chez eux, ils pourraient être exécutés comme déserteurs. À la place de tous les soldats coréens tués par des drones, l’artillerie et des mitrailleuses ukrainiens, je me serais rendu immédiatement. Combattre dans une guerre étrangère est une absurdité, et combattre du côté d’un dictateur agresseur est une double absurdité. Sur la photo, des prisonniers nord-coréens capturés par des parachutistes ukrainiens dans la région de Koursk, en Russie.
  13. Mémorial aux soldats coréens morts à l’étranger. Pyongyang.
  14. Je me vois obligé de répondre à ce message, parce que ce forum est lu par des personnes qui sont loin de toutes ces réalités militaires. Donc, pour clarifier au maximum la situation — non, ça ne fonctionnera pas. J’ai déjà expliqué assez clairement pourquoi dans mon message précédent. Voici encore quelques arguments : En plus de 4 ans de guerre en Ukraine, absolument rien n’a été fait. Il n’y a tout simplement pas d’innovations, et s’il y en a, elles sont purement nominales. Au niveau tactique, aucun changement : l’armée française continue de manœuvrer comme en 1979, sauf qu’aujourd’hui nous avons moins de chars, moins d’hommes et moins d’artillerie. Ah oui — et maintenant on filme les manœuvres et les défilés avec des drones. Concernant les drones — leur utilisation, leur détection, leur neutralisation — absolument rien n’a été fait. RIEN. Les fusils anti-drones sont totalement inefficaces ; en conditions de combat, ils ne sont utilisés ni par les Russes, ni par les Ukrainiens, ni par qui que ce soit. Pendant ce temps, dans l’armée française, les fusils NEROD sont présentés comme le summum de la technologie (alors que ce n’est absolument pas le cas). Malheureusement, je ne peux pas partager ici des exemples tirés de mon expérience personnelle (pour des raisons évidentes), mais croyez-moi : il n’y a pas d’innovation dans l’armée française. Elles ne sont tout simplement pas nécessaires — le salaire tombe à la fin du mois, les promotions suivent, donc pourquoi innover ? Toute tentative d’introduire quelque chose de réellement innovant, basé sur une expérience de combat réelle, se heurte à une opposition à tous les niveaux. À tous les niveaux. Toute tentative d’acheter (à l’étranger) du matériel nécessaire — on parle de quelques centaines d’euros — est systématiquement bloquée. Voilà comment les choses fonctionnent dans l’armée française. C’est précisément pour cela que je ne crois pas à ces projets — il n’en sortira rien. C’est pour cette raison que j’ai cité votre message, à l’endroit où vous dites que « ça ne fonctionnera pas ». Ça ne fonctionne déjà pas — depuis au moins quatre ans. Et il n’y a tout simplement aucun signe que la situation puisse évoluer. Fin de transmission. Dixi.
  15. En version courte : ça ne marchera pas. En version un peu plus développée : les détecteurs de drones et les moyens de guerre électronique dont on a besoin ne sont tout simplement pas produits en France. Des drones, oui — mais pas les bons, et à des prix beaucoup trop élevés. En pratique, il faudrait pouvoir acheter directement sur des marketplaces ukrainiens. Or, ce n’est pas possible ici. Donc, concrètement, ça ne donnera rien. Concernant “l’expérimentation” : elle est de fait impossible dans ce cadre. Essayer de travailler sérieusement sur l’anti-drone, par exemple sur un stand de tir, conduit très vite à des problèmes judiciaires. Il en va de même pour tout ce qui touche aux explosifs, aux modifications de munitions ou d’équipements. Sur le front ukrainien, ces adaptations sont quotidiennes. Dans l’armée française, elles exposent à des sanctions pénales. Je pourrais également détailler l’utilisation réelle des budgets dits de “subsidiarité” dans les unités, mais il suffit de dire que leur efficacité opérationnelle est très limitée. À cela s’ajoute un facteur bien connu : certains industriels, proches des décideurs, proposent leurs équipements à des prix élevés, en les présentant comme indispensables, indépendamment de leur adéquation réelle au besoin. À titre de comparaison, le système ukrainien Brave1 et le mécanisme de "e-balls" (e-points) fonctionnent efficacement. Mais leur transposition dans le contexte français reste, en l’état, irréaliste. En résumé, ces projets coûteront des ressources sans produire de résultats concrets. Il suffira d’y revenir dans quelques années pour le constater.
  16. Cela ressemble à une noble tradition de l’armée française. Je me souviens du système FELIN : quand on nous l’a présenté et qu’on en a été équipés pour la première fois, on ne pouvait plus bouger librement. Le FAMAS était devenu lourd, énorme, déséquilibré avec un optique gigantesque, des câbles partout, des batteries partout, rien ne se connectait correctement, rien ne fonctionnait… On aurait dit une mauvaise blague ou l’invention d’un savant fou. Mais non : l’armée y a englouti près d’un milliard d’euros, juste pour finir par tout envoyer à la casse. Incroyable. On nous propose ce dont nous n’avons pas besoin, et on refuse de financer ce dont nous avons réellement besoin, sous prétexte que l’argent a déjà été dépensé pour ce qui ne sert à rien. Et en plus, on devrait être reconnaissants pour ce dont on n’a pas besoin, parce que « d’autres » n’ont même pas ça ! (Quels autres ? Ils sont là avec nous, dans la même pièce ?) Des ambitions américaines avec des moyens zimbabwéens, une stratégie digne d’un cannibale de l’île de Pâques et une planification dans la plus pure tradition soviétique. Un cocktail explosif.
  17. Je vais devenir fou avec ces « innovateurs ». L’armée française a déjà 5 à 6 types de casques en service, et on propose d’en ajouter encore un, impossible à porter par forte chaleur (les soldats vont simplement l’enlever) et qui provoque des maux de tête (trop lourd pour un port prolongé). Il serait bien plus pertinent aujourd’hui d’unifier au moins autour d’un seul type de casque (FAST, MICH, FELIN) et d’acheter des accessoires compatibles (lampes, visières, etc.) — c’est bien plus pertinent et prioritaire. Globalement, ce genre de casque serait beaucoup plus utile pour la police et la gendarmerie, dans un contexte urbain et pour des durées de port limitées. Dans l’armée, ça ne prendra pas. Les Russes ont expérimenté quelque chose de similaire il y a environ trois ans — sans succès, le projet a été abandonné.
  18. Ce serait une stupidité colossale de leur part. Acheter des « hangars sur roues » avec SIC-S non fonctionnel, c’est déjà au-delà de toute limite. Mais si les Chypriotes ont beaucoup d’argent et peu de bon sens — tant mieux pour eux ! (Ils ont des BMP-3 en service, ce sera une excellente occasion de comparer.)
  19. C’est déjà vu ? Je ne me souviens pas, de tête, d’officiers — pas des « képis blancs » — qui aient porté la main.
  20. L’héroïsme des soldats, des parachutistes, des légionnaires et des volontaires thai - aussi extraordinaire qu’il ait pu être — ne peut être comparé qu’à la débilité tout aussi extraordinaire des "stratèges" qui ont pondu ce plan "génial" du "fossé stratégique de Điện Biên Phủ", d’où l’on était censé dominer la frontière avec le Laos, tout en ravitaillant l’ensemble du groupement par avions de transport — avions que la France n’avait pas en nombre suffisant - avec de l’équipement et des munitions qu’elle n’avait pas non plus. Et pour couronner le tout, on comptait soutenir toute cette farce avec des renforts de parachutistes… que la France, évidemment, n’avait pas non plus. Génial, n’est-ce pas ? Que les héros tombés reposent en paix. Et que brûlent en enfer les "stratèges", les "diplômés des meilleures écoles militaires du monde".
  21. 1 mort, 6 blessés à Erbil. Attaque de drones iraniens Shahed. Je pense que les questions du type « quels moyens de défense antidrones auraient dû protéger nos soldats ? » n’ont pas de sens, parce qu’il n’y en a tout simplement aucun. Le haut commandement de l’armée devrait être à genoux devant le cercueil de l’adjudant-chef tué, jusqu’à ce qu’il trouve le cerveau et l’argent nécessaires pour fournir aux troupes des moyens de protection adéquats.
  22. Bonjour. Toutes les données archivées concernant les légionnaires sont disponibles sur demande. Écrivez ici : Voici quelques adresses e-mail : musee.legionetrangere@gmail.com dircom@legion-etrangere.com À ce lien se trouve également un formulaire au format PDF pour demander des informations aux archives d’Aubagne (1er RE) : https://www.legion-etrangere.com/mdl_media/doc/7/DEMANDE_CONSULTATION_ARCHIVES.pdf D’après ce que je sais, ils doivent répondre dans tous les cas. Une partie des archives remonte au XIXᵉ siècle, donc votre demande ne devrait pas poser de difficulté. Bonne chance !
  23. Si l’on se fie aux manuels tactiques russes et ukrainiens les plus récents (édition 2025), les conclusions sur les prétendus « succès des motos sur le champ de bataille » relèvent largement du biais du survivant. Les deux camps y décrivent une vulnérabilité catastrophique des motocyclistes face aux drones FPV, aux mines antipersonnel et antivéhicules, ainsi qu’aux drones capables de larguer des grenades. Dans la pratique, le problème est simple. Les motos circulent presque toujours sur des routes fortement minées, parfois avec des mines équipées de capteurs magnétiques capables de neutraliser un véhicule — donc aussi une moto — à plusieurs mètres de distance. Sur une route, un motocycliste constitue en outre une cible très visible pour un drone FPV. Le bruit du moteur complique encore la situation : il empêche souvent d’entendre l’approche d’un drone et donc de réagir à temps. De plus, une moto lancée à vitesse suit généralement une trajectoire très prévisible — la route — ce qui facilite considérablement le travail du pilote de FPV pour ajuster son attaque. Autre facteur critique : le carburant. Si le réservoir est perforé par un éclat ou endommagé par une explosion, l’essence peut s’enflammer et le motocycliste risque tout simplement de brûler vif. À ma connaissance, selon plusieurs retours d’expérience provenant d’unités d’assaut de l’infanterie de marine russe, lors d’une attaque 2 à 3 motocyclistes sur 10 atteignent l’objectif, alors que 7 à 8 fantassins sur 10 peuvent y parvenir à pied — notamment parce qu’ils peuvent se dissimuler dans la végétation ou dans des tranchées, là où une moto ne passe pas. Le 425e régiment d’assaut ukrainien, après avoir testé une « compagnie d’assaut à moto », serait arrivé à des conclusions similaires : la moto peut éventuellement avoir une utilité sur des axes logistiques de rocade, à distance des zones saturées de drones FPV et de champs de mines. Du côté ukrainien, l’idée d’utiliser des motos pour l’assaut a été abandonnée presque immédiatement. Les forces russes continuent cependant à y recourir, essentiellement faute d’alternative et par manque de véhicules blindés dans leurs unités. Remarque personnelle : lorsque je vois certaines tentatives françaises de « tirer les leçons de l’expérience du front », cela ne m’inquiète pas seulement — cela m’inspire franchement de l’horreur. Une horreur presque instinctive. Par exemple : https://www.opex360.com/2024/10/12/innovation-de-defense-une-cape-dinvisibilite-a-recu-le-prix-de-laudace/ À mon sens, il y a là une très mauvaise leçon à tirer. P.S. Ce dont nous avons vitalement besoin, ce sont des véhicules de combat d’infanterie lourds, du type M2 Bradley ou Marder/CV90, capables de protéger l’infanterie face aux éclats, aux mines et aux drones. Et pourtant, au lieu de cela, on voit parfois surgir des idées qui ressemblent davantage à des assauts en trottinettes électriques qu’à une réponse sérieuse aux réalités du champ de bataille moderne. Pauvre France… Par moments, on a l’impression que certaines illusions n’ont guère changé depuis l’époque du célèbre pantalon rouge garance au début de Grande Guerre. Mais bon — sans doute suis-je trop pessimiste.
  24. Meme pas CDS (a peu de choses pres). Pour commander les hommes au combat - il faut y etre.

© Aumilitaire - Contact - CGU

×
×
  • Créer...