BTX Posté(e) 20 février Signaler Partager Posté(e) 20 février Lentement mais sûrement, Arquus s’éloigne du « point bas » atteint en 2022. Désormais intégré au groupe belge John Cockerill, le spécialiste français des blindés légers aura conclu 2024 avec un chiffre d’affaires d’environ 600 M€, en hausse de 4% par rapport à l’exercice précédent. « L’année 2024 était plutôt une bonne année », résumait le CEO d’Arquus, Emmanuel Levacher, depuis le salon de défense émirati IDEX. « Nous avons une activité assez soutenue et en légère croissance par rapport à 2023 », complétait-il. Arquus aborde 2025 avec un carnet de commandes porté à 820 M€, le tout pour un book-to-bill toujours supérieur à 1. Derrière les activités de soutien, le chiffre d’affaires est avant tout poussé par la commande française. Le programme SCORPION de l’armée de Terre se poursuit sans écueil, mais c’est bien cette commande pour près de 400 camions-citernes de nouvelle génération qui aura marqué l’année écoulée. Valorisé à 500 M€, ce premier incrément d’un programme au long cours se complète d’une série de succès à l’export. Côté export, Arquus aura entre autres décroché un contrat pour la fourniture de 12 Sherpa armés d’un lanceur de missile antichar Akeron MP à la Garde nationale chypriote. L’industriel a également bénéficié de la vague de commandes pour des CAESAR 6×6 Mk1, ces canons automoteurs dont la mobilité est fournie par Arquus. L’Arménie en a achetés 36 unités. L’Estonie reçoit les premiers exemplaires parmi les 12 notifiés lors du salon Eurosatory et conserve une option pour compléter son parc. Sans compter ceux acquis en direct par l’Ukraine ou financés à son profit par d’autres pays. Cet appui aux forces ukrainiennes, c’est aussi une nouvelle tranche de blindés Bastion complémentaire de ceux acquis en 2023. La dynamique devrait se maintenir cette année. Arquus reste discret sur ses perspectives et ses prospects, mais d’autres pays ont formalisé leur intérêt pour le CAESAR tandis que des discussions se poursuivent avec l’Ukraine pour la fourniture de véhicules Fortress Mk 2. Pour autant, l’enjeu majeur restera bien de rebondir hors des frontières françaises. « Nous sommes repartis à l’export mais cela reste quand même insuffisant », observe Emmanuel Levacher en écho aux quelque 20% de revenus générés l’an dernier avec la commande étrangère. Ce ratio entre marchés national et export, Arquus entend le rééquilibrer de plusieurs manières. En exploitant les synergies créées avec le réseau commercial et le portfolio de tourelles de JCD, premièrement. Exemple à la clef avec ce VAB Mk III équipé d’une tourelle téléopérée Cockerill 1030 présenté cette semaine à Abu Dhabi. La plateforme est en service en Arabie saoudite, nous rappelle-t-on au passage, et c’est bien l’intégration réussie du système d’arme qui pourrait s’avérer pertinente pour adresser certains besoins. En misant sur de nouveaux produits, ensuite, à l’instar du blindé 4×4 MAV’RX et du robot DRAILER dévoilés en juin à Paris. Le premier est attendu cet été aux Émirats arabes unis pour une important campagne d’essais par temps chaud « qui permettra d’avancer dans la preuve du concept et dans la validation du produit auprès des prospects locaux ». Le second pourrait répondre à l’intérêt croissant des armées de la région pour des solutions robotisées. Troisième axe d’effort, l’établissement de partenariats industriels devient un passage obligé pour convaincre les armées locales. Chacun cherche aujourd’hui à mettre sur pied ou à renforcer sa filière de défense nationale, un édifice auquel une entreprise étrangère devra nécessairement apporter sa pierre. Arquus l’a bien compris en créant l’an dernier Turnkey Solutions, une nouvelle division calibrée pour cette logique partenariale. De la conception à l’industrialisation en passant par la fourniture de composants et le soutien, l’offre Turnkey Solutions vise à accompagner les pays présentant des velléités de développement de nouveaux véhicules 4×4, 6×6 ou encore 8×8, premiers échanges entre industriels à la clef. Conçue comme un catalogue, l’idée entend valoriser l’expérience acquises par l’entreprise française sans exclure d’y adjoindre les compétences et infrastructures amenées par JCD, en Arabie saoudite par exemple. « Il y a beaucoup de demandes et il y a de vrais sujets, mais aussi beaucoup d’offres. Il s’agit pour nous d’arriver à temps avec une offre pertinente en termes de technique voire de localisation », notait Emmanuel Levacher. Citer Ya Rab Yeshua. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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