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Akhilleus

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Tout ce qui a été posté par Akhilleus

  1. Belle promo de bordaches... Et marrant de reconnaitre quelqu'un, il se pourrait que je lui en parle un de ces quatre matins Mais j'ai un doute, vous cherchiez quoi exactement BTX pour tomber là dessus ?
  2. Comme les guerres mondiales dans leurs temps (à une échelle bien plus grande évidemment), les forces spéciales et leur environnement sont vraiment des catalyseurs d'innovations. Disposer de plusieurs coups d'avance, garder une indépendance et une autonomie technologique du coté du COS c'est aussi l'esprit start-up. Je renvoie vers ce sujet intéressant que vous aviez posté BTX.
  3. Je suis sceptique. Beaucoup trop de pays ultra soumis à l'OTAN pour arriver à un compromis entre eux et nous, à moins que l'on se mette à la botte des américains. En outre, il faut noter que l'Allemagne s'appuie sur deux fois moins de moyens que la France en terme de PATMAR (entre 6 et 10 appareils maximum il me semble) et qu'il n'est pas prévue de montée en puissance à ce niveau là dans la prochaine décennie.
  4. https://www.dioceseauxarmees.fr/37-divers/1764-texte-de-dominique-greve-lors-de-la-ceremonie-religieuse-des-obseques-de-son-fils-le-chef-d-escadron-sebastien-greve.html Texte prononcé par Monsieur Dominique Greve le jour des obsèques de son fils le Chef d'escadron Sébastien Greve, pilote d'hélicoptère au sein des forces spéciales, lors de la célébration religieuse qui s'est déroulée au Luc le mercredi 7 février 2018. « Chères familles, chère famille militaire et chère nation, Pardonnez-moi ces quelques mots, mais Sébastien m'accorde de vous souffler quelques lignes. C'est un humble paysan qui vient avec son petit caillou dans la poche à l'exemple du roi David pour consoler vos peines, souffrances, angoisses ou révoltes Si cela vous rappelle quelque chose, j'en suis très heureux, et sinon je vous invite à découvrir Celui qui m'habite et me permets de supporter l'épreuve qui nous touche au cœur aujourd'hui. Soyez certains, vous avez aussi votre petit caillou dans la poche. J'ai eu la chance d'avoir reçu ce petit caillou le jour de mon baptême. Beaucoup d'entre vous le possèdent aussi. Ce petit caillou et sa fronde qui est notre cœur peut véritablement faire tomber les plus dures cuirasses qui sont le mal et la souffrance, faisant partie de notre condition humaine. Notre vie, j'en suis convaincu, ne commence pas le jour de notre naissance, ni celui de notre conception, fruit de l'amour de nos parents, mais nous sommes dans la pensée de l'Auteur de la vie depuis toujours et pour toujours. Notre vie ne s'arrête pas non plus le jour où notre cœur cesse de battre. Chacun en effet peut constater la soif infinie de nos cœurs que nulle créature ou possession ne peut satisfaire pleinement. Notre soif nous aspire vers des situations toujours plus élevées. La preuve en est, de l'excellence que l'on demande particulièrement à nos pilotes. La grandeur de l'homme et de tout militaire, du mécanicien au général, au ministre, se vérifie à l'aptitude au service et au dévouement pour le bien de l'ensemble et de la nation. Cette soif d'infini est inscrite en chacun et seul l'Infini peut nous combler. L'Auteur de la vie nous attend chacun à notre moment pour nous combler pleinement, et nous sommes appelés à partager sa Joie dans l'éternité. A l'exemple de notre Seigneur mort sur la croix qui nous a offert son corps et son sang, nos cinq pilotes ont donné leur corps et leur sang pour notre nation et nous laissent cette espérance : que le plus grand bonheur de l'homme est dans la capacité à se donner. Le don de la vie est sacré, et c'est en ce sens que le décès /la mort nous afflige tant. Cette absence ne peut être comblée qu'avec la perspective de l'éternité et de la consolation éternelle auprès des nôtres et de Celui qui nous a donné la vie. Cette vie, cadeau précieux et fragile, nous invite à faire grandir ce petit caillou et cette fronde chacun dans nos chemins bordés de roses et d'épines, pour véritablement demeurer en paix et dans la confiance. Ce petit caillou doit devenir comète pour illuminer notre pays et enflammer l'amour entre nous, seul bien que nul ne peut nous enlever. Nous sommes dans le creux de sa main, Il tient à nous, veut nous consoler, et nous garder dans l'espérance d'habiter en Sa présence pour toujours. Pardon Solène, pardon Monsieur le chef de corps, mais le Seigneur voulait Sébastien dans les forces très spéciales de son armée céleste. »
  5. https://lavoiedelepee.blogspot.fr/2018/02/le-service-bordel.html#links Dans les débats en cours sur le « nouveau service national », on oublie souvent un paramètre essentiel : l’ancien service universel et obligatoire n’a jamais été conçu pour « faire du bien aux jeunes » mais pour servir la nation toute entière. Les citoyens romains ne se réunissaient pas en légions ou les soldats de la 1ère République en demi-brigades pour « créer du lien », « apprendre le vivre ensemble » ou « se brasser » mais bien pour défendre la cité ou la Patrie en danger. Ce n’est que secondairement, en France sous la IIIe République, que l’on s’est préoccupé de donner plus de « contenu » à ce temps obligatoire passé sous les armes. N’oublions pas que jusqu’à la loi de 1905 le service n’a été obligatoire que pour certains, concrètement des hommes tirés au sort qui ne pouvaient s’en exempter en payant. Ces « mauvais numéros » venaient de la « France d’en bas », ils étaient peu éduqués et par principe peu motivés pour faire une carrière militaire de trois à sept ans selon les époques. On considérait donc qu’on ne pouvait en faire « quelque chose » qu’en les « dressant » (le terme est d’époque) longuement et en les surveillant constamment. Ce n’était pas sans vertu. On ne va pas ensemble au combat sans un minimum de confiance en soi, de cohésion et d’esprit de corps. Les troupes de semi-professionnels du Second Empire se sont souvent battues avec un grand courage mais ce n’était pas suffisant. Les choses commencent à changer à la fin du siècle. Par obligation tactique d'abord : les armes modernes font que le soldat, qui est principalement un fantassin, se retrouve de plus en plus isolé sur le champ de bataille. Il faut donc qu’il ait en lui une motivation forte pour combattre alors qu’il n’est plus forcément surveillé. Outre les vertus minimales de tout soldat on va donc s’efforcer de lui inculquer des valeurs comme celle du sacrifice au bénéfice de l’intérêt commun. On appellera cela les « baïonnettes intelligentes ». C’est une obligation stratégique ensuite. La Prusse et ses alliés, aux armées organisées selon le principe du service obligatoire, ont écrasé l’armée du Second Empire en un seul mois de 1870. Face à cette menace extérieure la Patrie était en danger mortel en permanence, et il n’était d’autre solution que de « mobiliser en masse ». C’est ainsi que l’on est arrivé au service universel et obligatoire en 1905, avec cette correspondance entre citoyens d’alors (sans les femmes et les militaires, à qui le droit de vote est enlevé jusqu'en 1945) et défenseurs de la Patrie. On s'est trouvé ainsi avec un système qui combinait les avantages du système antique citoyen = défenseur, c’est-à-dire principalement la masse à bas coût, et du système professionnel avec une force permanente d’active constituée de soldats qui effectuent deux (puis trois à partir de 1913) ans de service, durée jugée (largement à tort mais c’est un héritage de l’époque du dressage) minimale pour former un combattant acceptable. Avec réticence, la République a reconstitué aussi une force conséquente de professionnels pour les affaires lointaines, à la place des conscrits qui y mouraient de maladies (15 000 lors de l’expédition de Madagascar en 1894) et là où ils étaient moins susceptibles de fomenter un coup d’Etat (mais on les fera revenir en France pour mourir quand même). Au total, la France disposait en 1914 d’une armée permanente de plus de 700 000 hommes et d’au moins quatre millions de réservistes. Le conscrit était là pour servir la nation et, parce que c’est indissociable, il était formé aussi à la citoyenneté et au « faire France » (ce qu’on appellait « patriotisme » à l’époque). Il ne faut pas imaginer que tout cela s’est imposé facilement, ni que cela a réussi parfaitement. C’est plutôt l’antimilitarisme qui s'est développé à l’époque de la mise en place du service universel d’autant plus que celui-ci coïncidait avec l’emploi des forces armées dans des missions de sécurité intérieure (il est vrai surtout des missions de répression). Des gens qui pouvaient publier vivaient désormais dans les casernes et y ont décrit un univers entre celui prôné par le capitaine Lyautey dans son « rôle social de l’officier » et celui du soldat « juste milieu entre l’homme et la chose ». Pour autant la chose était globalement acceptée, et de plus en plus avec le temps, car il y avait une menace majeure à nos frontières. Le mal était considéré comme nécessaire. Faisons un petit bond dans le temps. En 1965, innovation majeure, la notion de service est élargie et celui-ci devient « national », incluant le service militaire mais aussi désormais la coopération, l’aide technique dans les DOM-TOM, puis dans la gendarmerie, la police nationale et la sécurité civile. Autrement dit, la notion de service à la nation ne passe plus par le seul service des armes mais par celui de l’Etat, potentiellement dans toutes ses composantes. Il faut surtout noter que l’on a commencé à déconnecter ainsi la notion de service de celle de réponse à une menace militaire. Dans les faits, cet élargissement existe aussi parce que la composante « capital » des armées prend le dessus sur le « travail » et qu’on ne sait plus très bien dans les corps de troupe quoi faire de 400 000 jeunes hommes. On cherche donc des formes de substitution jusqu’à même un étrange service national en entreprises privées. Il est vrai que le service militaire n’est pas non plus extraordinairement populaire à l’époque (les armes c’est mal, le patriotisme c’est ringard, on a autre chose à faire, etc.) et beaucoup, dont des défenseurs actuels du SNU, s’efforcent d’y échapper ou tout au moins d’en effectuer un le moins pénible possible. Quand on s’aperçoit qu’un impôt n’est plus universel car beaucoup y échappent par l’évasion, l’acceptation (et la productivité) de cet impôt s’effondre. Pour empêcher cette évasion, il n’y a guère d’autre solution que la « possibilité du gendarme », pour paraphraser Florence Parly, qui semble l’exclure du nouveau projet. S’il n’y a pas de gendarme, il y aura forcément des resquilleurs en nombre croissant jusqu’au moment où celui qui paiera encore cet impôt se verra comme un « pigeon ». Obligation implique donc coercition, ce qui là encore n’apparaît guère dans les débats en cours. Que risquera concrètement celui qui refusera d’effectuer ce nouveau service ? Fera-t-il de la prison alors qu’il refuse un travail forcé ? Devra-t-il payer une amende comme à l’époque du tirage au sort ? L’ancien service s’est effondré avec une étonnante rapidité avec la fin de la guerre froide. Le refus d’engager des soldats appelés pendant la guerre du Golfe a consacré la jurisprudence Madagascar (malgré les progrès de la médecine tropicale). La fin de l’URSS a consacré de la même façon qu’il n’y aurait pas d’engagement de conscrits aux frontières avant longtemps (mais combien de temps ?). Dans ces conditions, personne n’a vraiment défendu le maintien d'un service militaire devenue peu utile malgré ses vertus supposées et les attentats islamistes de 1995 ou les troubles au « vivre ensemble » déjà largement constatés. On notera au passage que si la raison première du service militaire avait disparu, celle des autres formes de service national perdurait quand même, puisque l'action de l’Etat est permanente. Ces autres formes se sont pourtant évanouies également. Bien entendu avec la fin de la forme active de service a disparu aussi celle de réserve, celle-ci étant réduite en volume de plus de 98 %. Ce déballonnement rapide a montré combien tous les discours sur les valeurs étaient finalement faibles devant le désir d’échapper à la charge du service et celui de faire des petites économies sur le service public. A cette époque notre élite de « premiers de cordée » était plutôt la première sur le drap noué qui permettait de s'échapper de la prison. Voilà donc revenu l’idée de service universel (dont on rappellera qu’il a été présenté initialement comme « militaire »). Fort bien mais pour quoi faire ? Rappelons encore une fois que le service a été conçu comme un moyen permettant de développer les ressources de l’Etat, non pas par une taxe supplémentaire mais par un don de temps de travail (et parfois un don de vie). Remettre en place un service ne peut donc se concevoir que pour aider l’Etat dans ses missions premières. Or, il se trouve effectivement qu’il en a bien besoin. L’effort consacré à ces missions premières, les quatre ministères régaliens, est passé de 4,5 % du PIB au moment de la suspension du service à 2,8 % aujourd’hui. Il n’y a pas de lien mais considérons que pour le même effort (faible, n’en déplaise aux pourfendeurs de l’affreuse dépense publique), le maintien du service national aurait peut-être permis de faire plus. En d’autres termes, le service universel n’est acceptable que s’il apporte plus à la nation qu’il ne lui retire de ressources. Ces ressources nécessaires, et qui manqueront donc directement à l’Etat ou indirectement par tout ce que les appelés ne créeront pas pendant leur service, peuvent difficilement être anticipées précisément mais elles se chiffrent en milliards d’euros. Il faut donc que le bénéfice pour la nation, encore moins mesurable, aille au-delà de cet investissement énorme. Le SNU ne peut être utile qu’en engageant massivement les 800 000 jeunes d’une classe d’âge dans tous les services de l’Etat ou les associations d’utilité publique. Il ne peut être utile que si on y dépasse le stade de l’apprentissage, qui est un investissement (et donc un affaiblissement momentanée) de la structure d’accueil, pour celui du retour de cet investissement par un travail utile et immédiat mais aussi potentiel et futur. Un service ne sera utile enfin à la nation que s’il est aussi rentable sur la durée, autrement dit avec une réserve que l’on pourra solliciter en cas de besoin, sur le modèle des pompiers volontaires par exemple ou des, désormais rares, réserves militaires. On aura alors, et seulement alors, quelque chose d’à la fois utile pour la nation et d’acceptable pour les finances publiques (à condition de dépasser le bout du nez budgétaire). On s’apercevra ensuite qu’effectivement cela entraîne quelques bienfaits pour la formation de nos citoyens. On s’apercevra aussi que si le moi narratif de beaucoup enjolivera les choses quelques années plus tard, ce service sera d'abord ressenti comme une charge et que beaucoup essaieront d’y échapper. Si rien n’est prévu pour dissuader cette tentation, rien n’empêchera le délitement du système. A partir du moment où il est obligatoire un service est forcément un « mal nécessaire ». Il ne peut être légitime et donc durable que tant que le « nécessaire » l’emporte sur le « mal ».
  6. Bienvenue, en espérant qu'à votre tour vous pourrez apporter des réponses aux membres qui s'en poseront sur la 27ème BIM et ses artilleurs.
  7. Bonjour, réponse 1 : si ça n'a pas changé, et dans la mesure où il y a le nombre acceptable de candidats, il devrait y avoir un début de cours en courant mars et un en septembre. réponse 2 : cela dépend du moment où vous ouvrez votre dossier et des dates prévues de test à Lorient ainsi que du besoin ou pas de contre visite médicale. Avec de la chance en 2 mois tout vos formalités peuvent être effectuées en métropole. Je ne connais pas les délais pour la Nouvelle-Calédonie. réponse 3 : Pareil cela dépend des candidats. Certains le savent un bon mois avant. D'autres en fonction des désistements peuvent recevoir leur convocation d'une semaine à l'autre. NB: prenez quand même en compte la réponse de Hatonjan.
  8. Bien d'accord avec vous, vous maitrisez ce domaine certainement bien mieux que moi de toute manière. J'avais simplement l'impression que Sandrine se demandait si une histoire avec la justice dans le civil pouvait être sanctionnable militairement. Il me semble que c'est le cas Tout à fait nous avons droit à une vie privée. Mais il m'apparait que même pour des faits mineurs, n'empêchant pas la bonne marche du service ou ne portant pas atteinte au renom de l'armée, des gars peuvent avoir maille à partir avec la hiérarchie si celle-ci vient à les apprendre. Bien sur, n'importe quelle entreprise envisagerait probablement des sanctions contre un employé qui pourrait lui porter préjudice, m'enfin il me semble pas qu'on y mette des tours de consignes ou des jours d'arrêts non plus
  9. https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/au-coeur-du-renseignement Petit déterrage de sujet, mais pour les jeunes intéressés par cette voie, c 'est toujours un plus. Les perspectives sont réelles.
  10. Nous sommes militaires 24h/24h. En tenue ou pas, en service ou pas. Donc militairement punissable pour n'importe quel contravention, délit et crime commis dans la "vie civile".
  11. Félicitations pour votre parcours et votre travail jusque ici. Comme quoi les deuxièmes chances cela vaut parfois le coup de les donner. Le plus dur commence et les posts de @YaYannick seront jusqu'au 3 avril vos meilleures sources d'informations.
  12. La dernière photo elle claque sa mère !
  13. Bonsoir, vous n'avez pas du chercher bien loin alors car toutes les réponses à vos questions sont sur le forum... Vous pouvez tenter d'être certifié commando via n'importe quelle spé de la Marine nationale. La spé de fusilier étant quand même la meilleure préparation si vous souhaitez être juste au bout du pétard, quoi qu'en dise votre CIRFA...
  14. Il va falloir corriger votre vocabulaire Timat. On ne dit pas "incorporer" mais embarquer et non pas à bord d'un "bateau" mais d'un bâtiment. Vous allez être marin militaire... et si vous ne voulez pas vous faire remarquer d'entrée, il va vous falloir adhérer à quelques traditions. Le vocabulaire va avec... Pour le reste, ça se passe bien.
  15. Je copie/colle ici un article du journal de La Provence plutôt complet et bien détaillé sur l'ATM de notre PA. http://www.laprovence.com/article/mer/4814675/charles-de-gaulle-retour-vers-le-futur.html Le porte-avions est remis dans son état d’origine mais en intégrant des technologies qui le projettent en 2035 Posé sur 165 tins qui supportent sans broncher ses 42 000 tonnes d’acier, l’unique porte-avions français subit actuellement le second arrêt technique majeur (ATM2) d’une déjà longue carrière commencée le 18 mai 2001. Cette immobilisation forcée dans le bassin Vauban de l’arsenal de la base navale de Toulon, doit en effet lui permettre de revenir sur le devant de la scène, plus puissant, plus efficace, plus sûr, plus connecté et plus ergonomique. Piloté par Naval Group en tant que maître d’oeuvre, la Direction générale de l’armement (DGA) en qualité de maître d’ouvrage, et la Marine nationale qui est le client final, cet immense chantier de 1,3 milliard d’euros, dont 700 millions consacrés aux seules opérations de modernisation, mobilise depuis le 8 février 2017 près de 2200 ouvriers, dont 1200 membres de l’équipage et 700 à 1000 techniciens employés par les industriels associés. Et si à ce jour, 75 % des interventions requises ont été réalisées, le navire est encore loin de pouvoir reprendre son service. Bien que la fin des travaux soit prévue pour le début de l’été, il faudra ensuite au bâtiment, à son équipage et à son groupe aérien, un certain temps pour remonter en puissance avant d’être déclaré pleinement opérationnel. Le navire amiral de la "Royale" ne devrait donc pas reprendre ses missions avant la fin de cette l’année, voire le début de l’année prochaine. Un chiffre démontre d'ailleurs à lui seul l’ampleur de la tâche : en 18 mois, près de 200 km de câbles doivent être installés à bord du CDG, en plus du réseau existant... Hangar arrière: il y a... Caïman tout à changer Actuellement utilisé comme zone de stockage de matériel et zone tampon, notamment pour remiser les éléments du navire en attente de remontage, le hangar arrière va connaître une transformation importante afin de recevoir les équipements nécessaires à l’accueil et la réparation des Rafale -désormais seuls chasseurs à bord depuis le retrait du Super Étendard-, mais aussi et surtout l’hélicoptère NH90 Caïman qui va permettre au Charles de Gaulle de disposer d’une véritable capacité anti-surface et anti-sous-marine. Les locaux ont notamment été adaptés pour entreposer deux fois plus de moteurs puisque le Rafale est propulsé par deux réacteurs M88, contrairement au Super Étendard qui était monomoteur. Quant au Caïman dont l’emprise au sol est équivalente à celle d’un avion de combat, il nécessite l’installation d’un palan "trois axes" et du banc de maintenance Mermoz. Au final, rappelle le capitaine de frégate Bernard, responsable du soutien aéronautique, "l’ensemble des installations aéronautiques devra être en mesure d’accueillir les 130 personnels en charge de la maintenance, de la logistique et de la mise en œuvre des aéronefs, mais aussi les quelque 400 tonnes d’armements embarqués, dont le missile Meteor, ainsi que les 300 techniciens "aéro" appartenant aux différentes flottilles de chasse; le tout afin de soutenir un groupe aérien composé -en configuration standard- de 24 chasseurs-bombardiers Rafale, 2 avions-radar Hawkeye, un NH-90 et 2 hélicoptères Dauphin "Pedro" chargés du sauvetage de pilotes accidentés au catapultage ou à l’appontage. Chaufferies nucléaires : une dépression rassurante Cet ATM2 est l’occasion pour le "Grand Charles" de recharger ses batteries, c’est-à-dire reconstituer son combustible nucléaire afin d’assurer son autonomie en énergie pendant plusieurs années. Cette opération dont les détails techniques restent frappés du sceau du secret, a nécessité l’isolement d’une partie du navire, bien au-delà de la seule zone sensible où se trouvent les réacteurs. Comme le précise le capitaine de frégate Pierre, adjoint du chef du groupement opérations, cet espace étanche, accessible uniquement par des sas sécurisés, a pour particularité d’être maintenu en dépression afin de contenir à l’intérieur de l’enceinte, toute émanation radioactive. Les travailleurs qui y pénètrent, sont équipés de dosimètres afin de contrôler leur temps d’exposition et leur éventuel taux d’irradiation. Cuisine : sortir de l'ordinaire Éléments majeurs du maintien du moral de l’équipage, notamment lors d’un déploiement de longue durée, les cuisines du CDG font l’objet d’une attention particulière. Après la réfection complète de celle située au pont 1, la cuisine du pont 4 bénéficie à son tour d’une rénovation intégrale comprenant le changement de tous les frigos ainsi que des ateliers de boulangerie et de pâtisserie. "En fait, souligne Jérôme, chef de chantier adjoint de Naval Group, l’ensemble du local est reconstruit avec la pose d’un nouveau carrelage et d’un nouvel habillage des cloisons, et la remise en condition des canalisations et des circuits de réfrigération". Pont d’envol: nouvelle scène pour ballets aériens Mis à rude épreuve par le ballet incessant des avions au décollage ou à l’atterrissage, martyrisé par leur crosse prenant brutalement contact avec lui, le pont d’envol d'une surface de 12 000 m², est refait à neuf avec la pose d’un nouveau revêtement et de marquages au sol. Les aides à l’appontage sont également modernisées avec notamment l’installation d’un nouveau "miroir aux alouettes" à stabilisation optique, de technologie américaine, qui a nécessité la création -de toutes pièces- d’une plate-forme en balcon, mais aussi la réfection complète de la "baignoire" des officiers d’appontage, et l’installation d’un nouveau système de communications. Le Charles de Gaulle reçoit également un système de trajectographie infrarouge et laser Dalas-NG de nouvelle génération qui permet aux officiers d’appontage de prendre en compte les aéronefs en approche, à une distance pouvant atteindre 8 à 10 nautiques ( 15 à 18 km). Mais ce sont les deux catapultes qui font l’objet d’une attention particulière compte tenu de leur fonction vitale et de leurs sollicitations. Près de 41 000 tirs ont en effet déjà été effectués grâce à elles depuis la mise en service du porte-avions, il y a 16 ans, et il n’est pas rare que 2000 tirs soient effectués lors d’une mission opérationnelle de trois mois. Comme le précise le lieutenant de vaisseau Christophe, "leur réfection consiste notamment à changer et réaligner les quelque 88 panneaux qui recouvrent la fosse de chaque catapulte; panneaux de fabrication américaine qui ont dû être commandés aux États-Unis cinq ans auparavant". Une autre opération majeure est le martelage des cylindres de catapulte. Cela consiste à en refermer plus ou moins leur ouverture en utilisant une technique manuelle quasi artisanale, en fonction de mesures d’écartement très précises réalisées par un robot. Autre chantier de grande ampleur et à la réalisation tout aussi délicate : la dépose d’un seul tenant des 75 m de la ligne de cylindres des catapultes. Château central: l’empire des sens En raison de sa hauteur au-dessus de l’eau, le château central constitue l’emplacement idéal pour tous les capteurs optiques, électromagnétiques et optroniques qui permettent au navire de connaître très précisément ce qui se passe autour de lui et anticiper les attaques dont il pourrait être la cible. Cette partie du Charles de Gaulle fait donc l’objet d’une attention particulière et c’est d’ailleurs elle qui bénéficie du plus d’innovations dans le cadre de cet arrêt technique. À tout seigneur tout honneur, le nouveau radar Thalès Smart-S de veille aérienne tridimensionnelle qui équipe déjà les frégates Jean Bart et Cassart, vient notamment remplacer le vénérable modèle DRBJ 11B. D’une portée d’environ 250 km, il est capable de suivre jusqu’à 500 cibles simultanément. Le porte-avions voit également les performances de ses deux radars de veille combinée air/surface DRBV15C et de veille à très longue portée (environ 500 km) DRBV26D, considérablement améliorées. Quant aux deux radars de navigation DRDN34, avant et arrière, qui offrent une situation de surface à 360°, ils ont été modernisés (Scanter 6001) et rendus plus discriminants. L’autre modernisation importante concerne les équipements de guerre électronique situés dans la mature. Le système optronique Thalès Artémis (optique et infrarouge) bénéficie désormais de trois têtes fixes de détection de points chauds, notamment des tuyères de missiles, pour une veille panoramique totale et le suivi de près de 200 cibles. De même, le système Safran EOMS-NG dispose de nouvelles petites têtes permettant de réaliser l’identification très précise et à longue distance, de bateaux ou petites embarcations, avec une capacité de suivi de 200 cibles menaçantes simultanément. Central opération: table rase du passé Véritable "saint des saints" où se prennent toutes les décisions majeures, le Central opération est le cerveau du Charles de Gaulle. Après avoir été entièrement désossé, cet espace hautement sécurisé est actuellement réaménagé en open space avec 25 consoles distribuées en deux cercles; l’un réunissant les personnels d’encadrement et l’autre les opérateurs. L’une des principales innovations est l’installation d’une grande table tactique et tactile de 50 pouces, soit 1,27 m de diagonale, sorte d’iPad géant qui permet à l’état-major du navire de disposer d’une vue globale de tout ce qui se passe autour de lui et d’interagir si nécessaire avec des éléments cartographiques. Un espace surtout beaucoup plus ergonomique car les écrans plats ont remplacé les vieux écrans cathodiques, mais aussi plus confortable car les ordinateurs ont été déportés dans une autre partie du navire, emportant avec eux leur bruit et leur chaleur. Le logiciel d’exploitation a également été revu; la technologie Senit 8 ayant été remise à niveau, au standard 2018, avec une nouvelle architecture désormais désignée CDS (Combat direction system) qui permet de faire dialoguer les consoles, les capteurs et les armes. L’ensemble fonctionne au sein d’un réseau cyberprotégé en permanence avec mise à jour constante compte-tenu de sa capacité à échanger des informations avec d’autres navires, français ou étrangers. À noter encore que parmi les 25 consoles, deux sont dédiées au pilotage de drones, lesquels pourraient faire partie un jour de la dotation standard du porte-avions. Et pendant ce temps, le groupe aérien... Ayant été contraint de quitter le nid, le groupe aérien embarqué a dû trouver des solutions de repli pour poursuivre ses entraînements et maintenir les qualifications de ses pilotes. Huit Rafale M ont tout d'abord été déployés en octobre dernier, en Jordanie, sur la base aérienne projetée H5 Prince-Hassan où ils sont venus renforcer le dispositif mis en place dans le cadre de l’opération Chammal,, aux côtés des Rafale de l’Armée de l’Air. Puis le groupe aérien a repris à son compte la permanence opérationnelle de surveillance de l’espace aérien français, au départ de la base d’aéronautique navale de Lann-Bihoué, dans le Finistère. Nouveau palier et non des moindres, il va détacher 12 Rafale M à partir de la fin mars ou du début avril, pendant un mois, aux États-Unis. Au cours de ce séjour, ils seront déployés pendant 15 jours à bord du porte-avions nucléaire USS George H. W. Bush dont ils contribueront à assurer l’ensemble des missions opérationnelles.
  16. Gaffe Aegise, par les temps qui courent, tous discours mettant en évidence les capacités ou particularités d'une ethnie peut enflammer les foules...
  17. http://www.huffingtonpost.fr/2018/02/09/lavis-tranche-de-robert-oneill-lex-navy-qui-a-tue-ben-laden-sur-le-defile-militaire-voulu-par-trump_a_23357669/ Champion du monde jusqu'au bout celui là.
  18. Je ne sais même pas si tous saisiront la référence Bon courage à vous tous !
  19. C'est bien pour cela que je disais un "certain" attachement. Je suis d'accord avec vos doutes BTX. Ce n'est sans doute pas la majorité qui se déplace par pur intérêt pour les armées ou même par attachement pour la fête nationale, et effectivement l'excuse du "fiston" ou de la "fifille" doit être répandue. Mais il me semble quand même qu'a minima hormis une certaine frange (dont on ne doute pas des opinions, y a qu'à voir les politiques que vous citez ) les Français ne s'érigent pas contre cette tradition du défilé. Ils l'apprécient ou sont indifférents. Moi je l'aime bien notre défilé. Celui de Paris évidemment mais aussi les autres en Province auxquels j'ai pu assister ou participer. Défilé ou même cérémonie plus sobre d'ailleurs. Son efficacité pour le lien armée nation ? Il s'en réclame mais je pense qu'il y a mieux. Concernant Trump, il voulait faire la nique à Kim Jong Un avec un truc grandiose, je pense que c'est mal barré.
  20. Bienvenue sur le forum... en espérant que vous y trouverez ce qu'il vous faut et que cela vous mène à la réussite de vos projets. Je plussoie BTX, LE COACH peut être votre homme.
  21. Posez vous des questions...et les bonnes ! Bienvenue sur le forum !
  22. Vu sur d'autres médias. Et apparemment cela ne lui vaut pas que des tonnerres d'applaudissements. http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201802/07/01-5152978-levee-de-boucliers-contre-le-defile-militaire-de-trump.php Où l'on se rend compte que malgré leur patriotisme et l'attachement à leurs forces armées, l'opinion américaine et les dirigeants ne semblent pas très chaud pour ce genre d'évènements. Intéressant de le comparer à la France où l'on n'éprouve pas la même relation vis à vis des symboles de la Nation notamment militaires mais où l'on cultive un certain attachement au défilé militaire du 14 juillet.
  23. Loin de moi l'idée du prosélytisme mais vous ne m'enleverez pas de l'idée que seul le Christ cosmique peut nous sauver. Et son messie est Sylvain Durif. Amen.
  24. Nous sommes d'accord Mais on sait depuis 2008 que les jours de la classe Durance sont comptés et si je comprends bien les délais de conception des projets, il me semble que 10 ans après il faudrait quelques certitudes. Si je ne dis pas de bêtises on a envisagé une coopération avec les Anglais (un peu comme pour le second PA, ça a fait plouf... ) maintenant c'est avec les Italiens. Cela va être inscrit dans la prochaine LPM, c'était nécessaire, maintenant action !
  25. Dur pour nos camarades gendarmes, l'année commence bien mal. L'une de ses deux pertes aurait pu être évité c'est sur... Mes condoléances aux familles.

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