BTX Posté(e) 15 janvier Signaler Posté(e) 15 janvier https://www.opex360.com/2026/01/15/m-macron-fixe-les-priorites-capacitaires-de-la-future-loi-de-programmation-militaire-actualisee/ Le 13 juillet dernier, à l’Hôtel de Brienne, le président Macron avait annoncé une accélération de la hausse du budget des armées afin de porter son montant à 64 milliards d’euros en 2027 et non en 2029, comme la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 le prévoyait jusqu’alors. « Pour être libre, il faut être craint. Pour être craint, il faut être puissant », avait lancé le locataire de l’Élysée. Or, « nous avons une avance, mais demain, au même rythme, nous serions dépassés », avait-il justifié, avant d’assurer que ce « réarmement » ne serait pas financé par de l’endettement mais pas plus d’activité et plus de production car « notre indépendance militaire est indissociable de notre indépendance financière ». Cette accélération supposait donc non seulement d’augmenter le budget de la mission Défense de 6,7 milliards d’euros en 2026 et de 6,2 milliards en 2027 mais aussi d’actualiser la LPM en cours. Cela étant, cette trajectoire financière reste pour le moment hypothétique puisque le projet de loi de finances 2026 n’a toujours pas été adopté par le Parlement. Quoi qu’il en soit, lors de ses vœux aux armées, ce 15 janvier, à Istres, le président Macron a précisé le contenu de cette actualisation de la LPM. Ainsi, il a annoncé un « effort supplémentaire de 36 milliards d’euros […] dont 3,5 milliards dès 2026 ». En clair, le montant total des dépenses inscrites dans la LPM en cours passera de 413 à 449 milliards d’euros. « Ces efforts supplémentaires […] de 36 milliards d’euros consacrent trois grandes priorités pour préserver la crédibilité opérationnelle de nos armées et faire face, si nous devions y être confrontés, à un engagement majeur d’ici trois à quatre ans », a poursuivi M. Macron. À noter que 2 milliards seront fléchés vers le nouveau Service national, dont le recrutement vient de débuter. La première priorité concernera les stocks de « munitions de tout type ». Il s’agit de « tenir compte du retour d’expérience des conflits en Ukraine et en mer Rouge », a précisé le chef de l’État, lequel l’a liée à la nécessité de « renforcer en quantité et en qualité la préparation opérationnelle » des forces françaises. Le second axe de cette actualisation de la LPM visera à allouer des « moyens supplémentaires pour garantir notre souveraineté », a enchaîné M. Macron. Déjà prévue dans le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale [LBDSN] de 2008, l’alerte avancée fait partie des capacités qui feront l’objet d’un effort particulier. C’est d’ailleurs le sens du projet JEWEL, mené en coopération avec l’Allemagne. Celui-ci repose sur repose sur le système spatial ODIN’S EYE, coordonné par l’allemand OHB System AG au niveau européen ainsi que sur un réseau de radars terrestres de surveillance devant être développé par la France. Ces “surmarches” budgétaires permettront d’accélérer la mise en œuvre de la stratégie spatiale de défense, en particulier en orbite basse. « Notre ambition spatiale va elle aussi se renforcer, qu’elle soit civile ou militaire, avec l’objectif, dans chaque composante d’associer nos partenaires allemands et italiens entre autres, de renforcer l’autonomie stratégique européenne, d’inciter les autres de suivre notre propre stratégie, qui est de réduire les dépendances à tout ce qui est non européen. […] Là-dessus, nous voulons aller vite », a expliqué Emmanuel Macron. Autre priorité capacitaire de cette LPM actualisée : les feux dans la « très grande profondeur ». Sur ce point, la France participe à l’initiative ELSA [European Long Strike Approach], avec l’Italie, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Pologne et la Suède. Celle-ci « prend tout son sens alors que nous venons d’observer, pour la deuxième fois, le tir d’un missile de très longue portée dit Orechnik [en réalité, de portée intermédiaire, ndlr] par la Russie sur l’Ukraine. Ce tir est un signal très clair, d’une puissance dotée [de l’arme nucléaire] qui a décidé de se doter de telles capacités. […] Nous sommes à portée de ses tirs. Et si nous voulons rester crédibles, nous devons, nous Européens, et tout particulièrement la France, qui dispose de certaines technologies, nous saisir de ces nouvelles armes qui changeront la donne à court terme », a développé M. Macron, pour qui cette capacité de frappe dans la très grande profondeur viendra épauler la dissuasion nucléaire. Troisième axe d’effort : la défense aérienne. « Nous avons vu, avec l’Ukraine, la nécessité d’aller plus vite, plus fort. Nous avons des capacités, en particulier avec nos partenaires italiens et britanniques. Le SAMP/T de nouvelle génération […] est plus efficace que le système [américain] Patriot. Nous devons donc accélérer la capacité à produire, à déployer », a estimé M. Macron. Enfin, le dernier objectif auquel la LPM actualisée devra répondre concerne la « capacité des armées à s’engager à court terme ». Sur ce point, le chef de l’État est resté vague, même s’il a parlé de la nécessité de renforcer la défense surface-air, la lutte antidrone et la guerre électronique. « Il nous faut moderniser notre modèle d’armée, avec en particulier des drones de tout type pour les trois armées. Là, nous devons aller plus vite car, soyons clairs, nous sommes en retard », a poursuivi M. Macron, qui a aussi souligné la nécessité d’investir dans les technologies de rupture, comme le quantique et l’intelligence artificielle. Enfin, a-t-il conclu au sujet de l’actualisation de la LPM, les « surmarches » devront permettre de « durcir les capacités du combat terrestre, du combat naval, de l’aviation de combat et de transport ». 1 Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) %s à %s Auteur Signaler Posté(e) %s à %s https://www.opex360.com/2026/01/15/m-macron-previent-lindustrie-francaise-de-defense-nous-irons-peut-etre-chercher-des-solutions-europeennes/ M. Macron prévient l’industrie française de défense : « Nous irons peut-être chercher des solutions européennes » Lors de ses vœux aux armées, ce 15 janvier, à Istres, le président Macron a salué les efforts qui ont été consentis par certains industriels français de l’armement au titre du concept d’économie de guerre, qu’il avait défendu lors de l’inauguration du salon de l’armement aéroterrestre EuroSatory en juin 2022. « Un énorme travail a été fait ces dernières années par les ministres successifs des armées, les chefs d’état-major et la DGA [Direction générale de l’armement]. […] On a beaucoup parlé d’économie de guerre. […] Beaucoup d’efforts ont été faits. Nous avons doublé, parfois triplé, nos capacités de production, nos rythmes de production », a en effet rappelé M. Macron. Or, pour un industriel, augmenter significativement ses capacités de production sans être certain d’obtenir les commandes nécessaires pour écouler son stock tient du pari. Surtout quand l’environnement juridique, normatif, fiscal et social est incertain à cause du contexte politique. Pour autant, M. Macron a estimé que ces efforts qu’il a salués ne sont pas encore suffisants. « Soyons francs avec nous-mêmes. Est-ce que nous sommes en économie de guerre à proprement parler ? La réponse est non. Parce que si nous étions en guerre, j’ose espérer que nous ne produirions pas ainsi. Et je regarde ce que les Ukrainiens ont su faire. Ils ont fait autrement », a-t-il dit. Certes, la France n’est heureusement pas dans la même situation que l’Ukraine. « Nous n’avons pas la pression des événements », a d’ailleurs admis le locataire de l’Élysée. Mais, a-t-il continué, ce n’est pas une raison pour céder aux habitudes. S’il a adressé un autre satisfecit aux industriels de l’armement en saluant le lien « organique » qu’ils ont su nouer avec les armées françaises [un lien nécessaire qui fait la force de notre pays, a-t-il dit] ainsi que leurs résultats à l’exportation, le président Macron veut qu’ils en fassent encore plus. « Nous avons besoin de produire plus vite, de produire en volume, de massifier encore davantage, avec des systèmes plus légers et de façon innovante » car « on ne nous attend pas », a expliqué Emmanuel Macron. « Quand on a des délais qui sont de cinq, sept ans pour des capacités nouvelles, c’est clair et net : on est en train de se faire sortir du marché. Et ne vous trompez pas : vos clients d’hier sont vos compétiteurs d’aujourd’hui. On est en train de le voir », a fait valoir le chef de l’État. Pensait-il au Système de combat aérien du futur [SCAF] et au Système principal de combat terrestre [MGCS, Main Ground Combat System], deux projets lancés en coopération avec l’Allemagne il y a maintenant neuf ans ? Ou encore à l’EuroDrone ? Au passage, les transferts de technologie désormais exigés dans la plupart des grands contrats d’armement sont aussi à l’origine de la situation qu’il a décrite. Reste que, pour M. Macron, désormais, « il n’y a pas de marché garanti et il n’y a pas de chasse gardée »… mais une « compétition féroce qui nous impose d’être beaucoup plus volontariste ». Et cela vaut aussi pour les… armées françaises. « J’ai besoin d’une industrie de défense qui s’adapte davantage et qui ne considère plus que les armées françaises sont des clients captifs parce que nous irons peut-être chercher des solutions européennes si elles sont plus rapides ou plus efficaces », a en effet lancé M. Macron. « J’ai besoin d’industriels de défense qui regardent aussi la concurrence de manière plus lucide et à qui je dis ‘allez plus vite, allez plus fort, produisez en masse, produisez plus léger, répondez aux demandes », a-t-il insisté. Enfin, le chef de l’État a estimé qu’il fallait être « plus européen dans nos propres achats et dans nos stratégies industrielles en bâtissant des partenariats ». Et de citer les exemples du système de défense aérienne franco-italien SAMP/T de nouvelle génération, le projet d’alerte avancée JEWEL, mené avec l’Allemagne ou encore l’initiative européenne ELSA [European Long Strike Approach], pour la frappe dans la très grande profondeur. Photo : LRM Foudre de Turgis & Gaillard Citer Ya Rab Yeshua.
Stvn Posté(e) %s à %s Signaler Posté(e) %s à %s Je tiens à rappeler que le budget n’est toujours pas voté ! lol 1 Citer Signature 😁
Levy Pierre Posté(e) %s à %s Signaler Posté(e) %s à %s "Nous irons peut être chercher des solutions européennes" ??????????? Quand même pas des solutions US !!!!! 1 Citer Militaire d'active
Stvn Posté(e) %s à %s Signaler Posté(e) %s à %s Si on oublie le côté souverain, c'est fort possible, on ne peut enlever que les Américains fournissent du matériel de qualité et très rapidement. Citer Signature 😁
Levy Pierre Posté(e) %s à %s Signaler Posté(e) %s à %s il y a 16 minutes, Stvn a dit : Si on oublie le côté souverain, c'est fort possible, on ne peut enlever que les Américains fournissent du matériel de qualité et très rapidement. De qualité ? sans doute, mais très rapidement ? Pour l'instant, j'ai plutôt l'impression que le gros nain à tignasse jeune veut tout freiner pour les européens ! Citer Militaire d'active
Stvn Posté(e) %s à %s Signaler Posté(e) %s à %s On n’est pas au beau fixe des relations diplomatiques, mais de l'argent reste de l’argent. Je doute peu qu'en cas de grosse commande, ils nous fournissent ce qui est demandé. 1 Citer Signature 😁
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