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Le débat sur le possible rétablissement du service militaire prend de l’ampleur en Allemagne


BTX

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https://www.opex360.com/2023/12/23/le-debat-sur-le-possible-retablissement-du-service-militaire-prend-de-lampleur-en-allemagne/

bundeswehr-20140621.jpg

Fallait-il suspendre [ou supprimer] le service militaire ?

Cette question se pose avec insistance dans les pays ayant pris une telle décision, à une époque où l’on pensait qu’il ne se justifiait plus.

Certains d’entre eux ont déjà apporté une réponse : la Suède, la Lituanie et, plus récemment, la Lettonie ont fait le choix de le rétablir.

D’autres tournent autour du pot, comme en France, avec le « Service national universel » [SNU], en gestation depuis maintenant six ans. C’est aussi le cas de la Pologne, dont le précédent ministre de la Défense avait le projet de rendre obligatoire une formation militaire pour l’ensemble des hommes en âge de porter les armes.

Mais c’est sans doute en Allemagne que la question sur l’éventuel rétablissement du service militaire, suspendu en 2011, se pose avec d’autant plus d’acuité que la Bundeswehr [forces fédérales allemandes] peine à recruter, alors qu’elle doit porter ses effectifs à 203’000 militaires, contre 183’000 actuellement.

Dans un entretien récemment accordé au quotidien Die Zeit, le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a de nouveau estimé que la suspension du service militaire était une « erreur ». Et d’ajouter que son rétablissement était possible « compte tenu de la situation actuelle en matière de sécurité ». Cependant, il a également admis qu’une telle décision entraînerait « d’importants problèmes constitutionnels et structurels ». En tout cas, a-t-il prédit, le « débat sur ce sujet va prendre de l’ampleur ».

« D’une manière générale, les Allemands doivent être prêts à un changement de mentalité. L’époque des dividendes de la paix […] est révolue. Nous devons désormais être à nouveau capables de dissuader un éventuel agresseur. Et la Bundeswehr doit être à la hauteur, que cela plaise ou non », a insisté M. Pistorius.

En attendant, la structure de la Bundeswehr va être modifiée « afin de lui permettre de remplir au mieux » ses missions. « Ensuite, nous verrons ce que cela signifie pour son format et tout le reste », a dit le ministre allemand.

Quoi qu’il en soit, ces derniers jours, et comme M. Pistorius l’avait prédit, le débat sur le retour du service militaire a effectivement pris de l’ampleur outre-Rhin. Pourtant à l’origine de sa suspension, le Parti chrétien-démocrate [CDU/CSU] est sans doute le plus enclin à le retablir.

Ainsi, le vice-président de son groupe parlementaire au Bundestag [chambre basse du Parlement allemand], Johann Wadephul, a plaidé pour un « service général obligatoire », qui, en plus de satisfaire les besoins de la Bundeswehr, permettrait de répondre à ceux exprimés par d’autres services publics, comme, par exemple, la sécurité civile.

Cela étant, la question divise le Parti social-démocrate [SPD], dont M. Pistorius est issu.

« Je suis favorable à ce que la Bundeswehr devienne plus attractive. Mais je considère que le service obligatoire est très discutable. Et pas seulement d’un point de vue constitutionnel. Je ne pense pas que mon parti soutienne un tel modèle », a déclaré Kevin Kühnert, le secrétaire général du SPD, dans les pages du Rheinische Post.

La co-présidente de ce parti, Saskia Esken, est sur la même ligne. « Réintroduire un devoir ou une obligation pour les adultes est fondamentalement en dehors de ma vision de l’humanité », a-t-elle dit. « Je pense que la Bundeswehr est désormais bien positionnée en tant qu’armée professionnelle et qu’elle doit être développée davantage », a-t-elle ajouté.

Seulement, également membre du SPD, la commissaire parlementaire de la Bundeswehr, Eva Högl, s’était prononcée en faveur d’un service militaire inspiré du modèle suèdois. Et c’est cette solution qu’étudie M. Pistorius, comme il l’a confié dans un entretien publié par l’édition dominicale du quotidien Die Welt, la semaine passée.

En Suède, « tous les jeunes hommes et femmes sont concernés, et seul un nombre restreint d’entre eux finissent par effectuer un service militaire. La question est de savoir si quelque chose comme cela serait également envisageable ici se pose », a-t-il en effet déclaré, avant de rappeler que, quel que soit le modèle retenu, une majorité politique sera nécessaire.

Pour rappel, les jeunes suédois aptes au service militaire ne peuvent pas se dérober à leurs obligations s’ils sont retenus par une sorte de conseil de révision. Le nombre de conscrits – environ 4000 par an – est déterminé en fonction des besoins exprimés par les forces suédois.

Photo : Ministère allemand de la Défense

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Ya Rab Yeshua.

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L'armée est considérée comme un passage essentiel à l'intégration au point de constituer le creuset de la nation, l'agent d'intégration par excellence. Le service militaire est une expérience autant culturelle que nationale mais également personnelle au sens où il marque un passage vers la vie adulte très marquant. Il est l'occasion également d'un apprentissage de l'histoire nationale.

Israel le service dure 2 ans et 8 mois quasiment autant qu'un contrat de soldat professionnel on voit le résultat 300 000 réservistes en 7 jours et qui ont déjà tous combattu en réel.Évidemment que les Allemands auraient raison mais un vrai service pas pousser le balai . 

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  • 5 weeks later...

https://www.opex360.com/2024/01/22/le-ministre-allemand-de-la-defense-evoque-a-nouveau-lidee-de-recruter-des-ressortissants-etrangers/

Le ministre allemand de la Défense évoque à nouveau l’idée de recruter des ressortissants étrangers

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D’ici 2031, la Bundeswehr [forces fédérales allemandes] devra compter au moins 203’000 soldats, contre à peine un peu plus de 180’000 actuellement. Ce qui est un défi dans la mesure où, déjà, son recrutement est à la peine. Selon des chiffres communiqués en août, le nombre de candidats à un engagement a chuté de 7% entre janvier et mai 2023 par rapport à l’année précédente, à la même époque. Cette situation, qui n’est pas propre à l’Allemagne, devient encore plus compliquée si l’on tient compte du taux de dénonciation de contrat : 30% des recrues retournent à la vie civile avant la fin de leur formation militaire initiale.

Cela risque de ne pas s’arranger dans les années à venir en raison du rétrécissement du « vivier » de recrutement pour des raisons démographiques. « D’ici à 2050, il y aura 12% de personnes en moins dans la classe d’âge des 15-24 ans », avait expliqué Boris Pistorius, le ministre allemand de la Défense, l’an passé.

Aussi, deux pistes sont évoquées pour permettre à la Bundeswehr de tenir ses objectifs en matière de gestion du personnel.

La première consisterait à rétablir le service militaire, en s’inspirant du modèle imaginé par la Suède. Il s’agirait ainsi de faire passer les jeunes allemands devant une sorte de conseil de révision et ceux qui présenteraient un profil intéressant les armées allemandes seraient appelés sous les drapeaux. Leur nombre dépendrait des besoins exprimés par les états-majors. Des propositions devraient être remises par M. Pistorius en avril prochain.

L’autre levier évoqué viserait à permettre le recrutement de ressortissants étrangers. À vrai dire, cette idée n’est pas nouvelle : elle avait été avancée en 2011 par le ministère allemand de la Défense. « Il faut élargir les règles afin que les habitants du territoire, s’ils sont capables et aptes à être incorporés dans les forces, puissent l’être, même s’ils ne possèdent pas la nationalité allemande », avait-il soutenu à l’époque.

Cette proposition fut reprise dans le Livre blanc sur la défense que Berlin publia en 2016… Mais sous une forme différente puisqu’il était question d’ouvrir le recrutement de la Bundeswehr aux « citoyens de l’Union européenne ». Cela « enverrait aussi un signal fort pour une approche européenne », pouvait-on lire dans ce document. Mais, comme la première, cette proposition n’eut pas de suite.

Mais il n’est pas impossible qu’elle finisse par se concrétiser prochainement. En tout cas, M. Pistorius l’a récemment remise sur la table, rapporte le Rheinische Post, ce 22 janvier. « Nous ne serions pas les premières forces armées en Europe » à recruter des ressortissants étrangers, a-t-il fait observer.

La solution évoquée par le ministre allemand bénéficie d’un large soutien, de la majorité à une partie de l’opposition [en particulier du Parti chrétien-démocrate].

« Fondamentalement, nous devons penser d’une manière beaucoup plus européenne lorsque nous recherchons des jeunes qualifiés et prêts à servir dans la Bundeswehr », a commenté Agnès Strack-Zimmermann [Parti libéral-démocrate, FDP], la présidente de la commission de la Défense au Bundestag. « Cela inclut également l’idée que les soldats sans passeport allemand pourront en obtenir un plus rapidement grâce à leur service dans la Bundeswehr », a-t-elle ajouté.

Vice-président du groupe parlementaire de la CDU pour la politique de défense, Johann Wadephul n’est pas opposé, par principe, à cette proposition de M. Pistorius. Cela étant, il attend d’en voir les modalités. « Cette option s’appliquera-t-elle uniquement aux citoyens de l’UE et de l’Otan? Qu’en sera-t-il des citoyens d’États considérés à risques en termes de politique de sécurité? Une connaissance complète de la langue allemande sera-t-elle nécessaire? », a-t-il, entre autres, demandé.

Ya Rab Yeshua.

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il y a 9 minutes, Levy Pierre a dit :

la Belgique autorise déjà les étrangers européens à s'engager dans son armée !

Oui, à condition qu'ils maitrisent l'une des deux langues nationales. Donc mis à part quelques français et néerlandais perdus dans les brumes du Nord, ça concerne surtout les jeunes Européens nés et/ou généralement scolarisés en Belgique depuis de nombreuses années

Clairon

Edited by Clairon
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Le fil rouge sur le bouton rouge, le fil bleu ....

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