BTX Posté(e) 3 janvier Signaler Posté(e) 3 janvier Il y a environ cinq ans, alors chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Thierry Burkhard déplorait l’insuffisance des moyens aériens pour l’entraînement des troupes aéroportées. À l’époque, les parachutistes ne pouvaient effectuer que six sauts par an, ce qui était « à peine suffisant pour maintenir leurs qualifications ». Le général Burkhard avait expliqué que cette situation était la conséquence du « trou que nous n’avons pas réussi à combler entre la fin du C-160 Transall et l’arrivée de l’A400M pour remplir ces missions ». D’autant plus que, à l’époque, Airbus n’avait pas encore surmonté les difficultés rencontrées lors du développement des capacités tactiques de son avion de transport. Mais les choses se sont depuis arrangées, le largage simultané de parachutistes via les deux portes latérales [soit deux fois 58 parachutistes en une seule passe] ayant été certifié. Cela étant, en 2020, le ministère des Armées avait émis un avis de marché portant sur la « location d’avions homologués, avec équipage, dans le cadre de la formation et de l’entraînement du personnel parachutiste de l’armée de Terre et fourniture de prestations associées ». Divisé en six lots, il visait à trouver des avions pouvant emporter 11 à 25 parachutistes pour des sauts en ouverture commandée retardée [SOCR]. La situation s’est-elle définitivement améliorée ? En tout cas, l’actuel CEMAT, le général Pierre Schill n’a pas fait état d’éventuels problèmes concernant la préparation opérationnelle des troupes aéroportées lors de ces dernières auditions parlementaires. Pour autant, le ministère des Armées est toujours en quête d’avions auprès du secteur privé, en particulier pour la formation et l’entraînement du « personnel parachutiste dans le département des Pyrénées-Atlantiques ». C’est en effet ce qu’indique une demande d’informations émise par la Plateforme affrètement et transport [PFAT] du Service du commissariat des armées [SCA], le 16 décembre. « La présente demande d’informations a pour but de recueillir des éléments sur des aéronefs certifiés qui seraient disponibles à la location et adaptés à la formation, l’entraînement et la préparation opérationnelle du personnel parachutiste des forces armées dans le département des Pyrénées-Atlantiques », indique le texte. Et celui-ci de préciser : « Les activités d’instruction et d’entraînement pourront consister en la réalisation, tant en individuel qu’en équipe, de sauts à ouverture commandée retardée [SOCR] de formation et de spécialisation, de SOCR à grande hauteur [SOGH] de formation et de spécialisation, du maintien en compétence et qualification des troupes aéroportées ». Cette demande d’informations intéresse surtout le 1er Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa] de Bayonne, l’École des troupes aéroportées [ETAP] de Pau et, éventuellement, le Commandement des forces spéciales Terre. La PFAT cherche deux aéronefs pouvant être affrétés avec leurs équipages : un d’une capacité de cinq à dix parachutistes pour la formation initiale et celle des pilotes en tandem et un autre, d’une capacité de 11 à 18 passagers, pour la formation des chuteurs opérationnels et le maintien des qualifications du personnel de l’ETAP. « Ces aéronefs doivent être autorisés à effectuer des vols en France et disposer de certificats d’immatriculation et de navigabilité en cours de validité. Par ailleurs, aucune munition ou autre marchandise dangereuse ne sera emportée à bord », conclut la PFAT. 1 Citer Ya Rab Yeshua.
h2M Posté(e) 3 janvier Signaler Posté(e) 3 janvier (modifié) Les chuteurs (notamment FS, d'où mon étonnement) effectuent déjà des sauts dans le civil grâce à des partenariats avec des aérodromes régionaux, y compris à proximité des Pyrénées-Atlantiques, sur des périodes dédiées d’environ une semaine, sous couvert d’ordres de mission et ISAO. Grâce à ces partenariats, certains chuteurs particulièrement motivés totalisent entre 100 et 200 sauts par an. L'attention ne devrait pas se porter sur ces chuteurs privilégiés, mais plutôt sur les sautants en OA, qui peinent à disposer d’un avion et à s’aligner dans des conditions dignes, faute de moyens ou en raison de problèmes mécaniques. Modifié 3 janvier par h2M Citer
Stvn Posté(e) 3 janvier Signaler Posté(e) 3 janvier Justement, l'effort ne se produit pas que sur les FS, c'est juste que l'appel d'offres a été décelé. Mais il y a des efforts pour tout le monde, mais ça fait moins vendre de papier ! Les A400M sont principalement utilisés pour les OA. 1 Citer Signature 😁
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