BTX Posté(e) il y a 11 heures Signaler Posté(e) il y a 11 heures Le programme « EU Next Generation Rotorcraft Technologies » (ENGRT) a décollé vers de nouveaux horizons. Pilotée par Airbus Helicopters, cette seconde phase poursuivra les travaux lancés pour progresser sur l’hélicoptère militaire européen de demain. ENRGT se clôturera fin mai. Place donc à ENGRT II. Quand le premier annonçait l’écriture de concepts opérationnels, la définition du besoin, la conduite d’études et d’actions de pré-conception, le second, officiellement engagé le 1er décembre 2025, « se concentre sur le développement de configurations plus poussées, de nouveaux matériaux et de ruptures en matière d’aérodynamique afin de garantir que les futures plateformes surpassent les modèles existants en termes de vitesse, d’autonomie et de capacité opérationnelle ». Le point de chute reste le même : 2035-2040 et le remplacement des flottes actuelles par une nouvelle génération d’appareils. Des appareils pour lesquels l’Europe cherche à développer un maximum de technologies idéalement disponibles l’intégration à compter d’ici à 2030. ENRGT II vise dès lors « à unifier la communauté européenne des hélicoptères autour de sujets stratégiques critiques ». ENRGT II cherchera, par exemple, à établir une vision commune en terme d’architecture ouverte et de modularité pour favoriser « une meilleure interopérabilité et une plus grande adaptabilité des systèmes futurs ». Si elle arrive à terme, cette coopération permettra « non seulement de réduire la dépendance envers les technologies non européennes, mais aussi de promouvoir un écosystème de défense européen plus intégré et innovant », pointe le consortium. Pour l’industrie européenne, il s’agit en effet de serrer les rangs face à une filière anglo-saxonne elle aussi mobilisée sur la question. Européens ou non, les regards se tournent vers l’autre grand projet structurant du moment, le programme NGRC de l’OTAN. Un programme qui basculera en 2028 ou 2029 dans une phase de pré-développement, étape majeure qu’il sera primordial de marquer d’une empreinte européenne. C’est tout l’enjeu d’ENGRT I et, désormais, d’ENGRT II. D’une phase à l’autre, l’équipe ENGRT a pratiquement doublé en taille pour aujourd’hui rassembler une cinquantaine d’acteurs et leurs filiales. Le budget a quant à lui quadruplé. Quelque 160 M€ financeront ce projet de 36 mois, dont près de 100 M€ en provenance du Fonds européen de la défense. Les deux grands industriels européens se taillent la part du lion. Airbus Helicopters bénéficiera de près de 23 M€, dont 10 M€ fléchés vers ses filiale d’Espagne et d’Allemagne. Le groupe italien Leonardo peut compter sur un coup de pouce de près de 30 M€. Airbus Helicopters en conserve les rênes. Leader mondial du segment, l’hélicoptériste ne ménage également pas ses efforts en matière d’innovation. En témoignent les avancées acquises dans la collaboration avec les systèmes inhabités (MUM-T) grâce aux H145 et NH90, ou encore dans la haute vitesse grâce au démonstrateur Racer. Une douzaine d’entreprises et de laboratoires français montent à bord. Plusieurs entités des groupes MBDA, Thales et Safran, de même que l’Office national d’études et de recherches aérospatiales (ONERA) poursuivent l’aventure. Les Instituts de recherche technologique Antoine de Saint-Exupéry et Jules Verne rejoignent quant à eux le programme. Idem – magie et paradoxe du FEDef – pour la filiale française de Rockwell Collins, l’une des divisions du géant américain RTX. Crédits image : Airbus Helicopters https://www.forcesoperations.com/decollage-pour-la-seconde-phase-du-programme-engrt/ Citer Ya Rab Yeshua.
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