BTX Posté(e) 15 janvier Signaler Posté(e) 15 janvier https://www.opex360.com/2026/01/15/m-macron-fixe-les-priorites-capacitaires-de-la-future-loi-de-programmation-militaire-actualisee/ Le 13 juillet dernier, à l’Hôtel de Brienne, le président Macron avait annoncé une accélération de la hausse du budget des armées afin de porter son montant à 64 milliards d’euros en 2027 et non en 2029, comme la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 le prévoyait jusqu’alors. « Pour être libre, il faut être craint. Pour être craint, il faut être puissant », avait lancé le locataire de l’Élysée. Or, « nous avons une avance, mais demain, au même rythme, nous serions dépassés », avait-il justifié, avant d’assurer que ce « réarmement » ne serait pas financé par de l’endettement mais pas plus d’activité et plus de production car « notre indépendance militaire est indissociable de notre indépendance financière ». Cette accélération supposait donc non seulement d’augmenter le budget de la mission Défense de 6,7 milliards d’euros en 2026 et de 6,2 milliards en 2027 mais aussi d’actualiser la LPM en cours. Cela étant, cette trajectoire financière reste pour le moment hypothétique puisque le projet de loi de finances 2026 n’a toujours pas été adopté par le Parlement. Quoi qu’il en soit, lors de ses vœux aux armées, ce 15 janvier, à Istres, le président Macron a précisé le contenu de cette actualisation de la LPM. Ainsi, il a annoncé un « effort supplémentaire de 36 milliards d’euros […] dont 3,5 milliards dès 2026 ». En clair, le montant total des dépenses inscrites dans la LPM en cours passera de 413 à 449 milliards d’euros. « Ces efforts supplémentaires […] de 36 milliards d’euros consacrent trois grandes priorités pour préserver la crédibilité opérationnelle de nos armées et faire face, si nous devions y être confrontés, à un engagement majeur d’ici trois à quatre ans », a poursuivi M. Macron. À noter que 2 milliards seront fléchés vers le nouveau Service national, dont le recrutement vient de débuter. La première priorité concernera les stocks de « munitions de tout type ». Il s’agit de « tenir compte du retour d’expérience des conflits en Ukraine et en mer Rouge », a précisé le chef de l’État, lequel l’a liée à la nécessité de « renforcer en quantité et en qualité la préparation opérationnelle » des forces françaises. Le second axe de cette actualisation de la LPM visera à allouer des « moyens supplémentaires pour garantir notre souveraineté », a enchaîné M. Macron. Déjà prévue dans le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale [LBDSN] de 2008, l’alerte avancée fait partie des capacités qui feront l’objet d’un effort particulier. C’est d’ailleurs le sens du projet JEWEL, mené en coopération avec l’Allemagne. Celui-ci repose sur repose sur le système spatial ODIN’S EYE, coordonné par l’allemand OHB System AG au niveau européen ainsi que sur un réseau de radars terrestres de surveillance devant être développé par la France. Ces “surmarches” budgétaires permettront d’accélérer la mise en œuvre de la stratégie spatiale de défense, en particulier en orbite basse. « Notre ambition spatiale va elle aussi se renforcer, qu’elle soit civile ou militaire, avec l’objectif, dans chaque composante d’associer nos partenaires allemands et italiens entre autres, de renforcer l’autonomie stratégique européenne, d’inciter les autres de suivre notre propre stratégie, qui est de réduire les dépendances à tout ce qui est non européen. […] Là-dessus, nous voulons aller vite », a expliqué Emmanuel Macron. Autre priorité capacitaire de cette LPM actualisée : les feux dans la « très grande profondeur ». Sur ce point, la France participe à l’initiative ELSA [European Long Strike Approach], avec l’Italie, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Pologne et la Suède. Celle-ci « prend tout son sens alors que nous venons d’observer, pour la deuxième fois, le tir d’un missile de très longue portée dit Orechnik [en réalité, de portée intermédiaire, ndlr] par la Russie sur l’Ukraine. Ce tir est un signal très clair, d’une puissance dotée [de l’arme nucléaire] qui a décidé de se doter de telles capacités. […] Nous sommes à portée de ses tirs. Et si nous voulons rester crédibles, nous devons, nous Européens, et tout particulièrement la France, qui dispose de certaines technologies, nous saisir de ces nouvelles armes qui changeront la donne à court terme », a développé M. Macron, pour qui cette capacité de frappe dans la très grande profondeur viendra épauler la dissuasion nucléaire. Troisième axe d’effort : la défense aérienne. « Nous avons vu, avec l’Ukraine, la nécessité d’aller plus vite, plus fort. Nous avons des capacités, en particulier avec nos partenaires italiens et britanniques. Le SAMP/T de nouvelle génération […] est plus efficace que le système [américain] Patriot. Nous devons donc accélérer la capacité à produire, à déployer », a estimé M. Macron. Enfin, le dernier objectif auquel la LPM actualisée devra répondre concerne la « capacité des armées à s’engager à court terme ». Sur ce point, le chef de l’État est resté vague, même s’il a parlé de la nécessité de renforcer la défense surface-air, la lutte antidrone et la guerre électronique. « Il nous faut moderniser notre modèle d’armée, avec en particulier des drones de tout type pour les trois armées. Là, nous devons aller plus vite car, soyons clairs, nous sommes en retard », a poursuivi M. Macron, qui a aussi souligné la nécessité d’investir dans les technologies de rupture, comme le quantique et l’intelligence artificielle. Enfin, a-t-il conclu au sujet de l’actualisation de la LPM, les « surmarches » devront permettre de « durcir les capacités du combat terrestre, du combat naval, de l’aviation de combat et de transport ». 1 Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) 16 janvier Auteur Signaler Posté(e) 16 janvier https://www.opex360.com/2026/01/15/m-macron-previent-lindustrie-francaise-de-defense-nous-irons-peut-etre-chercher-des-solutions-europeennes/ M. Macron prévient l’industrie française de défense : « Nous irons peut-être chercher des solutions européennes » Lors de ses vœux aux armées, ce 15 janvier, à Istres, le président Macron a salué les efforts qui ont été consentis par certains industriels français de l’armement au titre du concept d’économie de guerre, qu’il avait défendu lors de l’inauguration du salon de l’armement aéroterrestre EuroSatory en juin 2022. « Un énorme travail a été fait ces dernières années par les ministres successifs des armées, les chefs d’état-major et la DGA [Direction générale de l’armement]. […] On a beaucoup parlé d’économie de guerre. […] Beaucoup d’efforts ont été faits. Nous avons doublé, parfois triplé, nos capacités de production, nos rythmes de production », a en effet rappelé M. Macron. Or, pour un industriel, augmenter significativement ses capacités de production sans être certain d’obtenir les commandes nécessaires pour écouler son stock tient du pari. Surtout quand l’environnement juridique, normatif, fiscal et social est incertain à cause du contexte politique. Pour autant, M. Macron a estimé que ces efforts qu’il a salués ne sont pas encore suffisants. « Soyons francs avec nous-mêmes. Est-ce que nous sommes en économie de guerre à proprement parler ? La réponse est non. Parce que si nous étions en guerre, j’ose espérer que nous ne produirions pas ainsi. Et je regarde ce que les Ukrainiens ont su faire. Ils ont fait autrement », a-t-il dit. Certes, la France n’est heureusement pas dans la même situation que l’Ukraine. « Nous n’avons pas la pression des événements », a d’ailleurs admis le locataire de l’Élysée. Mais, a-t-il continué, ce n’est pas une raison pour céder aux habitudes. S’il a adressé un autre satisfecit aux industriels de l’armement en saluant le lien « organique » qu’ils ont su nouer avec les armées françaises [un lien nécessaire qui fait la force de notre pays, a-t-il dit] ainsi que leurs résultats à l’exportation, le président Macron veut qu’ils en fassent encore plus. « Nous avons besoin de produire plus vite, de produire en volume, de massifier encore davantage, avec des systèmes plus légers et de façon innovante » car « on ne nous attend pas », a expliqué Emmanuel Macron. « Quand on a des délais qui sont de cinq, sept ans pour des capacités nouvelles, c’est clair et net : on est en train de se faire sortir du marché. Et ne vous trompez pas : vos clients d’hier sont vos compétiteurs d’aujourd’hui. On est en train de le voir », a fait valoir le chef de l’État. Pensait-il au Système de combat aérien du futur [SCAF] et au Système principal de combat terrestre [MGCS, Main Ground Combat System], deux projets lancés en coopération avec l’Allemagne il y a maintenant neuf ans ? Ou encore à l’EuroDrone ? Au passage, les transferts de technologie désormais exigés dans la plupart des grands contrats d’armement sont aussi à l’origine de la situation qu’il a décrite. Reste que, pour M. Macron, désormais, « il n’y a pas de marché garanti et il n’y a pas de chasse gardée »… mais une « compétition féroce qui nous impose d’être beaucoup plus volontariste ». Et cela vaut aussi pour les… armées françaises. « J’ai besoin d’une industrie de défense qui s’adapte davantage et qui ne considère plus que les armées françaises sont des clients captifs parce que nous irons peut-être chercher des solutions européennes si elles sont plus rapides ou plus efficaces », a en effet lancé M. Macron. « J’ai besoin d’industriels de défense qui regardent aussi la concurrence de manière plus lucide et à qui je dis ‘allez plus vite, allez plus fort, produisez en masse, produisez plus léger, répondez aux demandes », a-t-il insisté. Enfin, le chef de l’État a estimé qu’il fallait être « plus européen dans nos propres achats et dans nos stratégies industrielles en bâtissant des partenariats ». Et de citer les exemples du système de défense aérienne franco-italien SAMP/T de nouvelle génération, le projet d’alerte avancée JEWEL, mené avec l’Allemagne ou encore l’initiative européenne ELSA [European Long Strike Approach], pour la frappe dans la très grande profondeur. Photo : LRM Foudre de Turgis & Gaillard Citer Ya Rab Yeshua.
Stvn Posté(e) 16 janvier Signaler Posté(e) 16 janvier Je tiens à rappeler que le budget n’est toujours pas voté ! lol 1 Citer Signature 😁
Levy Pierre Posté(e) 16 janvier Signaler Posté(e) 16 janvier "Nous irons peut être chercher des solutions européennes" ??????????? Quand même pas des solutions US !!!!! 1 Citer Militaire d'active
Stvn Posté(e) 16 janvier Signaler Posté(e) 16 janvier Si on oublie le côté souverain, c'est fort possible, on ne peut enlever que les Américains fournissent du matériel de qualité et très rapidement. Citer Signature 😁
Levy Pierre Posté(e) 16 janvier Signaler Posté(e) 16 janvier il y a 16 minutes, Stvn a dit : Si on oublie le côté souverain, c'est fort possible, on ne peut enlever que les Américains fournissent du matériel de qualité et très rapidement. De qualité ? sans doute, mais très rapidement ? Pour l'instant, j'ai plutôt l'impression que le gros nain à tignasse jeune veut tout freiner pour les européens ! Citer Militaire d'active
Stvn Posté(e) 16 janvier Signaler Posté(e) 16 janvier On n’est pas au beau fixe des relations diplomatiques, mais de l'argent reste de l’argent. Je doute peu qu'en cas de grosse commande, ils nous fournissent ce qui est demandé. 1 Citer Signature 😁
BTX Posté(e) 29 janvier Auteur Signaler Posté(e) 29 janvier https://www.forcesoperations.com/coup-de-rabot-de-derniere-minute-pour-le-budget-des-armees/ Coup de rabot de dernière minute pour le budget des armées Les marche et sur-marche budgétaires promises aux armées françaises pour 2026 auront survécu au passage en force gouvernemental. Ou presque, car un petit coup de rabot s’est invité dans la copie finale du projet de loi de finances. Après avoir été systématiquement sanctuarisées, les dépenses militaires n’échappent cette fois pas à « la nécessité de réaliser des économies structurelles, justes, efficaces », l’une des priorités énoncées par le Premier ministre Sébastien Lecornu en amont de l’adoption au forceps du PLF. Quelque 250 M€ de crédits de paiement et autant en autorisations d’engagement sont annulés sur la mission Défense « pour parvenir à maintenir le déficit à 5,0 % du PIB en 2026 », résultat d’un amendement déposé par le gouvernement. Aucun des quatre programmes relevant de la mission Défense n’est épargné. Le programme 144 relatif à l’environnement et la prospective de la politique de défense devra se passer d’un peu plus de 25 M€ de crédits. Celui portant sur les équipements d’environ 38,4 M€. Mais le gros de l’effort est supporté par le programme 178, ponctionné de 174 M€. Un recul à ne pas minimiser pour cette enveloppe permettant de financer la montée en gamme de la préparation opérationnelle, certains achats de munitions et une partie des opérations extérieures. Pas touche néanmoins aux salaires des militaires, une ligne conservée à l’euro près. Idem pour la mission relative au monde combattant, à la mémoire et aux liens avec la Nation, dont les crédits reculent d’un peu plus de 8M€. La ligne de 30 M€ portant sur la reconnaissance et indemnisation des orphelins des incorporés de force d’Alsace et de Moselle pendant la Seconde Guerre mondiale est quant à elle supprimée. Un choix des plus étranges à l’heure où les appels à renforcer le lien armées-nation se multiplient. Les deux missions confondues, le budget alloué aux armées se réduit donc à 68,2 Md€. Ce sont autant de fonds que les armées ne pourront ni consacrer à de nouveaux programmes, ni débourser pour régler les factures en cours. L’essentiel des 6,7 Md€ supplémentaires promis en juillet dernier est sauf, la défense restant l’une des rares gagnantes d’un « budget de compromis ». « La situation internationale l’exige et commande de nous donner les moyens de notre autonomie et donc de notre liberté. (…) La France doit rester crédible dans un moment où (…) la vie politique intérieure ne peut ignorer et se décaler autant de la situation internationale et de ses nombreux dérèglements », rappelait l’ancien locataire de l’Hôtel de Brienne. La prudence reste de mise côté parlementaire. « Si la réduction des crédits retenue apparaît réaliste au regard des montants de crédits ouverts, elle témoigne d’une difficulté budgétaire à tenir les engagements ambitieux annoncés par le président de la République et le Gouvernement en matière militaire, dans un contexte international particulièrement dégradé », notait à ce titre un rapport sénatorial. Ce recul opéré en dernière minute peut paraître dérisoire au vu de l’effort consenti depuis près d’une décennie. Il n’en demeure pas moins un mauvais signal pour des armées qui, malgré une loi de programmation favorable, doivent continuer prioriser et, parfois, renoncer. Surtout, il questionne d’ores et déjà la sincérité d’une nouvelle loi de programmation militaire présentée comme plus ambitieuse et théoriquement adoptée d’ici au 14 juillet. Le Premier ministre l’assure cependant, « cet engagement sera bien tenu ». Cette décrue budgétaire n’est pas vécue par tous. Certaines enveloppes sont reconduites sans modification, dont celle d’un peu plus de 1,1 Md€ consacrée aux pouvoir publics. Quelques-unes augmentent, comme celles attribuées à l’agriculture, la recherche, les solidarités, le sport, la cohésion des territoires, la culture ou, ironie du sort, la gestion des finances publiques. Le texte doit maintenant passer au Sénat puis revenir à l’Assemblée nationale, mais il y a peu de chances que ses contours évoluent. Citer Ya Rab Yeshua.
Stvn Posté(e) 29 janvier Signaler Posté(e) 29 janvier Moins de capacités opérationnelles et de munitions… pratique après vouloir augmenter la masse des armées ! Ils vont être très performants ! lol 😅 1 Citer Signature 😁
BTX Posté(e) 2 février Auteur Signaler Posté(e) 2 février https://lignesdedefense.ouest-france.fr/budget-des-armees-49-3-et-coup-de-rabot-dans-la-copie-finale-du-plf-2026/ Budget des Armées : 49.3 et coup de rabot dans la copie finale du PLF 2026 Le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui affronte ce lundi deux dernières motions de censure sur le projet de loi de finances (PLF) pour 2026, a toujours souligné que le « cœur politique » du budget résidait « dans l’effort militaire ». « S’il n’y avait pas eu cette question militaire, j’aurais pu être tenté de laisser les débats se poursuivre encore », a d’ailleurs justifié le Premier ministre Sébastien Lecornu, le mardi 27 janvier, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Il avait réussi à sanctuariser le budget des Armées et à lui donner un sérieux coup de pouce. Le PLF 2026 prévoyait ainsi une marge d’augmentation du budget de 6,7 milliards d’euros (marche+surmarche) qui, grosso modo, devait porter le budget à 57,1 milliards d’euros contre 50,5 milliards pour 2025. Or dans la dernière mouture du PLF 2026, les crédits de la Défense n’augmentent que de 6,5 milliards, soit une baisse de quelque 270 millions d’euros par rapport aux chiffres initiaux. Petit rappel: la mission « Défense » est déclinée en 4 programmes : – environnement et prospective de la politique de défense (144) – équipement des forces (146) – préparation et emploi des forces (178) – soutien de la politique de la défense (212). Quels sont les domaines concernés? – le programme 178 qui constitue le coeur de la mission Défense et est destiné à permettre aux troupes des trois armées de produire des capacités opérationnelles aptes à s’engager dans des opérations militaires : -174 M€. – le programme 146 portant sur l’équipements des forces: -38,4 M€ – le programme 144 relatif à l’environnement et la prospective de la politique de défense : -25 M€ de crédits. Autre coups de rabot dans le programme 212: – la mission relative au monde combattant, à la mémoire et aux liens avec la Nation: – 8M€. – la reconnaissance et indemnisation des orphelins des incorporés de force d’Alsace et de Moselle pendant la Seconde Guerre mondiale: -30 M€. Citer Ya Rab Yeshua.
papamili Posté(e) 2 février Signaler Posté(e) 2 février il y aura toujours des "choses" que je ne comprendrai pas; des mesquineries qui montrent un certain aveuglement de certains de nos dirigeants....je vais encore entendre la colère de mon fils 1 Citer
BTX Posté(e) 26 mars Auteur Signaler Posté(e) 26 mars https://lignesdedefense.ouest-france.fr/lecornu-dit-prevoir-85-mds-deuros-supplementaires-de-commandes-de-munitions-dici-2030/ Lecornu dit prévoir 8,5 mds d’euros supplémentaires de commandes de munitions d’ici 2030 Sébastien Lecornu a annoncé ce mercredi des commandes supplémentaires de munitions d’ici 2030 à hauteur de 8,5 milliards d’euros, dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) qui sera examinée au Parlement en mai-juin. « L’urgence, ce sont évidemment les munitions. Nous prévoyons d’investir 8,5 mds d’euros supplémentaires de commandes entre 2026 et 2030, qui s’ajoutent aux 16 mds de la LPM votée 2023. C’est indispensable. Et (…) c’est colossal », a affirmé le Premier ministre devant l’Assemblée nationale, en ouvrant un débat sans vote sur la guerre au Moyen-Orient. La LPM mise à jour sera présentée en Conseil des ministres le 8 avril, puis inscrite la semaine du 4 mai à l’Assemblée nationale et du 1er juin au Sénat. Il a aussi annoncé la création de la plateforme « France Munitions qui sera un grossiste de munitions pour répondre aux besoins des armées françaises mais aussi de nos alliés et de nos nombreux clients à l’export. » Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) %s à %s Auteur Signaler Posté(e) %s à %s LPM mise à jour : 36 milliards d’euros de plus pour les armées d’ici à 2030 La France envisage 36 milliards d’euros de dépenses supplémentaires pour la défense d’ici 2030, dans le cadre de la mise à jour de sa loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030, qui prévoit le renforcement de l’arsenal nucléaire et des stocks de missiles et de drones. Cette augmentation marque une accélération par rapport à la hausse annuelle de 3 milliards d’euros des dépenses militaires déjà actée, reflet de pressions sécuritaires croissantes liées aux guerres en Ukraine et au Moyen-Orient. Elle prend aussi en compte l’incertitude grandissante quant aux engagements des États-Unis envers l’Otan sous la présidence de Donald Trump, ce dernier ayant menacé de quitter l’Alliance au début du mois. La loi actualisée pour la période 2024-2030 porterait les dépenses de défense à 2,5% du PIB d’ici la fin de la décennie, contre environ 2% actuellement. Le budget serait porté à 76,3 milliards d’euros en 2030, soit près du double de son niveau de 2017. L’Otan, notamment sous la pression de Donald Trump, a relevé l’an dernier à 5% l’objectif de la part des dépenses de défense dans le produit intérieur brut (PIB) national des pays membres d’ici 2035, contre 2% actuellement. Renforcer la dissuasion nucléaire L’un des éléments clés de la mise à jour de la LPM est le renforcement de la dissuasion nucléaire française, souhaité par Emmanuel Macron lors d’un discours tenu début mars, au cours duquel le chef de l’Etat avait annoncé l’augmentation du nombre de têtes nucléaires françaises. Le président de la République avait alors également évoqué le concept de dissuasion « avancée » prenant en compte les intérêts des alliés européens de la France, sans déléguer la « décision ultime » de recourir à l’arme atomique. Selon la LPM actualisée, que le gouvernement espère voir votée d’ici le 13 juillet, le gouvernement augmentera le nombre d’ogives nucléaires de son arsenal tout en maintenant les dépenses nucléaires à environ 13% du budget global de la défense, y compris la modernisation des composantes maritimes et aériennes. La France consacre environ 5,6 milliards d’euros par an à l’entretien de son stock de 290 armes, qui peuvent être lancées depuis des sous-marins ou des avions, ce qui en fait le quatrième plus grand arsenal nucléaire au monde. Le nombre d’ogives s’établissait à un peu plus de 300 avant 2008, date à laquelle Nicolas Sarkozy a décidé d’en réduire le nombre au format actuel. Munitions et missiles Le projet de loi prévoit une forte augmentation des investissements dans les capacités militaires conventionnelles. Une enveloppe supplémentaire de 8,5 milliards d’euros sera consacrée aux munitions afin de reconstituer les stocks d’obus d’artillerie, de missiles de défense aérienne et de missiles à longue portée. « Des études sont lancées dès 2026 afin de disposer d’une capacité de missile balistique conventionnel d’une portée classe 2500 km à l’horizon 2035 », lit-on dans le projet de loi. « En parallèle, nos armements actuels (missiles de croisière ainsi que bombes guidées et propulsées) seront diversifiés et améliorés en vitesse et manœuvrabilité pour percer les défenses les plus évoluées. » Défense aérienne et antimissiles La défense aérienne et antimissile sera également une priorité, avec un financement supplémentaire de 1,6 milliard d’euros destiné à accélérer la livraison des systèmes SAMP/T NG, fabriqués avec l’Italie, et à renforcer les capacités de lutte contre les drones sur terre, en mer et autour des infrastructures critiques. « Les capacités de défense surface-air seront accélérées et améliorées par des livraisons de systèmes de canons antiaériens supplémentaires pour protéger les unités comme les bases aériennes », lit-on dans le projet de loi. Avec la guerre des drones et des robots qui est désormais considérée comme structurelle, le financement de ce segment doit augmenter de 2 milliards d’euros sur 2026-2030, soit une hausse de 39% par rapport à la LPM initiale, portant le total à 8,4 milliards sur 2024-2030. Chaque unité disposera à très court terme de son système de drones et l’acquisition d’une « capacité souveraine » de drones MALE (moyenne altitude, longue endurance) prépare le remplacement des drones Reaper de fabrication américaine d’ici 2035. L’armée française ne prévoit en revanche plus d’acquérir les 28 drones Patroller et les 6 drones Eurodrone -un programme de coopération avec l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie- qu’elle escomptait en 2030. L’actualisation de la loi de programmation militaire comprend par ailleurs un volet normatif afin d’autoriser des opérateurs d’importance vitale à utiliser des moyens de lutte antidrones, d’obliger les anciens agents des services de renseignement à obtenir une autorisation avant de publier un ouvrage ou encore encadrant le nouveau service national, militaire et volontaire, pour lequel 2,3 milliards d’euros sont prévus d’ici 2030. Soucieuse de réduire la dépendance de l’Europe vis-à-vis des États-Unis en termes d’équipements militaires, la France prévoit également de développer un système d’alerte précoce souverain capable de détecter les lancements de missiles. Ce système comprendrait des radars terrestres et un satellite européen de détection infrarouge dont la mise en service est prévue d’ici 2035. Haut Conseil des Finances Publiques Le HCF¨a émis un avis n° HCFP-2026-1 relatif au projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense. Cet avis est à lire ici. En voici la synthèse: Le Haut Conseil des finances publiques a été saisi par le Gouvernement des dispositions du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (PLAPM) ayant une incidence sur les finances publiques. Selon la loi organique relative aux lois de finances, le Haut Conseil est chargé d’évaluer la compatibilité de ces dispositions avec les objectifs de dépenses prévus par la loi de programmation des finances publiques (LPFP) en vigueur, ou à défaut avec l’article liminaire de la dernière loi de finances. Le Haut Conseil relève que la référence à la LPFP n’est pas opératoire dans les circonstances actuelles : la trajectoire de dépenses de la LPFP n’a pas été respectée sur les années récentes. Les dispositions du PLAPM ne peuvent donc pas être compatibles avec les objectifs de dépense de la LPFP. En outre, l’horizon du PLAPM (2030) diffère de celui de la LPFP (2027) et ses dispositions portent sur les seules dépenses militaires en comptabilité budgétaire, là où les objectifs de dépense de la LPFP sont exprimés en comptabilité nationale. Dans les faits, les engagements pris au niveau européen dans le cadre du plan budgétaire et structurel de moyen terme (PSMT), qui ont été traduits dans les recommandations adressées à la France notamment au titre de la procédure de déficit excessif, se substituent aux objectifs fixés par la LPFP, en particulier le respect de la trajectoire d’évolution de la dépense primaire nette recommandée par le Conseil. Le PLAPM ajoute à la loi de programmation militaire (LPM) un surcroît de crédits cumulé de 36 Md€ sur cinq ans (2026-2030). Sa mise en œuvre est exposée à certains aléas. Notamment, un durcissement du contexte stratégique international ou une hausse durable des prix de l’énergie pèserait à la hausse sur certaines dépenses, obligeant à revoir à la baisse d’autres éléments de la programmation ou à ajuster le montant global de crédits. Par ailleurs, le niveau significatif (autour de 9 Md€) des reports de charges d’une année à la suivante réduit les marges de manœuvre pour faire face à des aléas en gestion. Enfin, l’élévation notable des restes à payer (passés de 60 Md€ fin 2019 à environ 140 Md€ prévus en 2026 comme en 2030), qui reflète un surcroît de programmes d’investissements et de maintenance de longue durée, signifie que les engagements pris se traduiront par une poursuite de paiements importants au-delà de l’horizon financier du PLAPM. S’agissant des engagements pris au titre du PSMT, le plafond d’évolution de la dépense primaire nette au respect duquel la France est engagée serait, selon les prévisions sous-jacentes à la loi de finances pour 2026, juste respecté en 2026. Entre 2027 et 2030, compte tenu de la progression des crédits militaires conformément au PLAPM et des dispositions des autres lois de programmation sectorielles, le respect de la trajectoire de dépense primaire nette impliquera un fort ajustement du reste des finances publiques. En particulier, pour ce qui est de l’année 2027, la hausse de la dépense primaire nette est limitée à environ 20 Md€ tandis que la hausse des crédits prévus par les lois de programmation dépasse 8 Md€. En conséquence, la dépense hors lois de programmation et charge d’intérêts de l’ensemble des administrations publiques (État et organismes rattachés administrations de sécurité sociale, administrations publiques locales) devrait augmenter d’au maximum 11 Md€ en 2027, maximum ajusté à la hausse ou à la baisse d’éventuelles mesures nouvelles de prélèvements obligatoires. Cela marquerait un net ralentissement puisque le même agrégat aurait progressé de 36 Md€ en 2025 et augmenterait encore de 25 Md€ en 2026 d’après les textes financiers adoptés. Faute de respecter cette contrainte, la France manquerait à ses engagements. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/lpm-mise-a-jour-36-milliards-deuros-de-plus-pour-les-armees-dici-a-2030/ Citer Ya Rab Yeshua.
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