BTX Posté(e) 10 mars Auteur Signaler Posté(e) 10 mars https://lignesdedefense.ouest-france.fr/un-groupe-aeronaval-huit-fregates-deux-porte-helicopteres-amphibies-deployes-en-mediterranee-orientale-en-mer-rouge-et-peut-etre-a-ormuz/ Une robuste force aéronavale française en Méditerranée, en mer Rouge et peut-être à Ormuz Photo Marine nationale Le président de la République Emmanuel Macron était à Chypre ce lundi. A l’occasion d’un discours prononcé depuis la base militaire de Paphos à Chypre, pays membre de l’Union européenne victime d’attaques liées au conflit au Moyen-Orient, il a fait quelques annonces. D’abord, la France va mobiliser deux frégates pour l’opération Aspides mise en place en 2024 par l’Union européenne en mer Rouge. Cette opération, lancée 19 février 2024, a pour but de contrer les attaques des Houthis. Or depuis le début de la crise entre l’Iran et les USA, les rebelles houtistes sont restés discrets et aucun tir vers des navires croisant en mer Rouge n’a été signalé. On peut s’interroger sur le bien fondé d’un tel dispositif alors que de d’autres missions, plus urgentes, pourraient requérir de tels moyens navals. Le Président français a aussi annoncé une future mission « purement défensive » pour permettre la réouverture du détroit d’Ormuz. « Nous sommes en train de mettre en place (…) une mission purement défensive, purement d’accompagnement, (…) qui a vocation à permettre, dès que cela sera possible après la sortie de la phase la plus chaude du conflit, l’escorte de porte-conteneurs et de tankers pour rouvrir progressivement le détroit d’Ormuz qui est essentiel au commerce international », a-t-il déclaré. On s’en réjouira, mais à moitié puisqu’un tel dispositif aurait toute son utilité dès maintenant, alors que la crise pétrolière enfle et que l’onde de choc économique s’annonce féroce. En tout, « la présence française qui se déploiera de la Méditerranée orientale, en mer Rouge et jusqu’au large d’Ormuz, mobilisera huit frégates, deux porte-hélicoptères amphibies et notre porte-avions », le Charles de Gaulle, et tout son groupe aéronaval, a détaillé Emmanuel Macron. Une étape sur le Charles-de-Gaulle Après son escale à Chypre, Emmanuel Macron a gagné le PA Charles-de-Gaulle. A bord du porte-avions, toujours ce lundi, le Président a précisé la double mission du GAN: – protéger les Français de la région et nos alliés, – coordonner une manoeuvre plus large pour assurer la liberté de navigation et la sûreté maritime dans trois zones: la Méditerranée orientale, la mer Rouge et une future mission ad hoc, défensive, pour restaurer la circulation dans le détroit d’Ormuz, une fois que la situation y sera pacifiée. Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) 12 mars Auteur Signaler Posté(e) 12 mars https://lignesdedefense.ouest-france.fr/le-detroit-dormuz-mine-une-menace-severe-et-une-complexe-neutralisation-des-engins-explosifs/ Le détroit d’Ormuz miné : une menace sévère et une complexe neutralisation des engins explosifs Neutralisation d’un engin explosif par la Marine nationale Donald Trump, le président américain, a affirmé mardi soir que l’Iran s’exposera à des « conséquences militaires […] sans précédent » en cas de pose de mines dans le détroit d’Ormuz, de facto déjà sous contrôle iranien. Peu après la déclaration du tonitruant président, l’armée américaine a annoncé avoir détruit 16 bateaux poseurs de mines iraniens « près du détroit ». Si la pose de multiples mines se confirme, on assistera à une escalade sévère du blocus d’Ormuz où les navires marchands sont déjà menacés par des frappes aériennes iraniennes, à coups de drones et de roquettes. Le minage d’Ormuz, une technique radicale qui a déjà été utilisée au cours de la guerre Iran-Irak (1980-1988), va changer la donne et compliquer tant la navigation des rares navires de commerce à encore l’emprunter que celle des bâtiments militaires. En effet, à ces derniers devra être confiée une encore hypothétique mission d’escorte de convois marchands (pétroliers et porte-conteneurs en particulier) et une opération de déminage consommatrice de moyens qui ne sont pas sur place actuellement, longue, coûteuse et qui devra en partie être confiée à des entreprises civiles spécialisées. Une menace aléatoire Même si les forces US affirment avoir déjà détruit des embarcations poseuses de mines dans le secteur du détroit d’Ormuz, l’Iran aligne de nombreuses flottilles de canots rapides, bas sur l’eau, armés par des équipages de deux ou trois hommes équipés d’une mitrailleuse lourde ou d’un lance-roquettes. Difficiles à repérer et à détruire, ces embarcations peuvent rapidement devenir des bateaux poseurs de mines. Mouiller des mines marines et sous-marines à la va-vite signifie que leur installation ne suivra aucun schéma préétabli et que ces engins « vivront leur vie » au gré des courants. Acoustiques ou magnétiques, elles menaceront tous les navires, qu’ils soient civils ou militaires, ces derniers œuvrant à l’établissement de corridors sûrs grâce à des chasseurs de mines avant de faire transiter des navires de commerce lents et sans défenses. Un marin de la Royal Navy à son poste de combat dans le golfe persique lors d’un exercice de déminage en 2008 (photo U.S. Naval Forces Central Command / U.S. 5th Fleet). Faire face avec des moyens militaires Quels moyens pour le contre-minage ? Toute future opération de déminage exigera que les armées américaines et alliées rameutent d’importants moyens spécialisés pour repérer les menaces et les détruire. L’arsenal habituel rassemble des moyens navals (chasseurs et dragueurs de mines) et aériens (hélicoptères équipés de sonar pour le dragage mécanique et magnétique ; quatre hélicoptères de ce type stationnent à Bahreïn). Les marines européennes ont développé un vrai savoir-faire de déminage parmi les plus performants et possèdent actuellement des moyens de lutte modernes. En France, la marine nationale aligne dix chasseurs de mines (CMT) chargés de la sécurisation des accès aux ports stratégiques militaires et civils, de la détection et de la neutralisation de la menace et du soutien à la dissuasion (sécurisation du goulet de Brest) ; s’y ajoutent les quatre bâtiments-bases de plongeurs démineurs. Or cet arsenal défensif est à la fois vulnérable et limité. D’une part, les opérations devront avoir lieu alors que les combats se poursuivront ; les moyens spécialisés (navires, drones navals et hélicoptères) constitueront donc des cibles que les Iraniens ne manqueront pas de tenter de dissuader d’intervenir, voire de détruire. Chasseurs et dragueurs de mines travaillent lentement, d’où leur vulnérabilité inhérente et leur besoin d’être eux-mêmes protégés contre les menaces aériennes et navales. D’autre part, les moyens militaires dédiés ne sont pas aussi nombreux qu’il le faudrait. Les Américains viennent de retirer du service quatre chasseurs de mines qui auraient été très utiles sur le théâtre naval du golfe Persique. En fait, la lutte anti-mines n’a jamais été un domaine de prédilection pour l’US Navy. Certes les Européens conservent, et veulent renforcer, leurs capacités de déminage naval, puisqu’ils ont eux-mêmes des détroits et des mers à goulets (comme la Baltique) à protéger ; mais leurs moyens (qui ne sont pas tous des moyens hauturiers) ne peuvent pas être aisément déplacés. Il faut souvent les embarquer sur des navires spécialisés et les acheminer à proximité des lieux d’intervention. C’est ce qu’a réalisé la marine nationale française à plusieurs reprises jusqu’en 2022 au profit des États riverains du golfe Persique. Une mission qu’elle pourrait bien être amenée à reprendre sous peu. Deux CMT brestois en 2019 sur le navire de transport de charges lourdes Svenja (photo OF).. Confier une partie de la mission au privé Le manque de moyens militaires d’une part, l’ampleur et la longueur des opérations de dépollution maritime d’autre part exigeront la mise en œuvre de moyens spécialisés venant du secteur privé, comme c’est le cas dans le cadre du déminage humanitaire terrestre. Des entreprises spécialisées sont déjà chargées des trois-quarts des opérations de déminage sur la planète, le dernier quart (celui du déminage opérationnel) restant l’apanage des forces armées et des unités spécialisées du Génie. Or, si Ormuz est miné, l’urgence sera de sécuriser des corridors et les mouvements des navires essentiels (les pétroliers en premier). Suivra une phase plus longue de nettoyage complet du détroit et de ses approches. Elle sera certainement sous-traitée à des sociétés spécialisées, anglo-saxonnes pour certaines, françaises pour d’autres : Geomines dispose de telles capacités et Exail offre ses drones de neutralisation de mines K-STER. Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) 12 mars Auteur Signaler Posté(e) 12 mars https://www.revueconflits.com/les-mines-navales-iraniennes-larme-invisible-du-detroit-dormuz/ Les mines navales iraniennes, l’arme invisible du détroit d’Ormuz L’Iran dispose d’un arsenal de 2 000 à 6 000 mines navales, combinant modèles rudimentaires et systèmes d’influence sophistiqués, conçus pour perturber le trafic dans les eaux peu profondes du golfe Persique. La bathymétrie du détroit d’Ormuz — chenaux étroits, fonds vaseux, profondeurs modestes — rend le minage particulièrement efficace et les opérations de déminage exceptionnellement complexes. Plus que la destruction de navires, la logique iranienne vise à créer une incertitude permanente capable d’affoler les primes d’assurance et de paralyser le commerce mondial de l’énergie. Dans le golfe Persique, depuis plusieurs décennies, l’Iran a construit une stratégie navale fondée sur l’asymétrie, où l’objectif n’est pas de vaincre une flotte supérieure, mais de perturber durablement les flux maritimes qui traversent l’un des passages les plus sensibles de la planète. Au cœur de cette stratégie se trouve une arme ancienne, mais redoutablement efficace. La mine navale. Le détroit d’Ormuz constitue l’un des points névralgiques de l’économie mondiale. Environ un cinquième du pétrole transporté par voie maritime y transite chaque jour. La largeur du passage navigable y est limitée et les routes commerciales sont concentrées dans des chenaux relativement étroits. Dans un tel environnement, quelques dizaines de mines bien placées peuvent suffire à provoquer un choc stratégique majeur. Le principe n’est pas tant de détruire des navires que de créer une incertitude permanente, d’augmenter brutalement les primes d’assurance et ainsi de forcer les armateurs à détourner leurs routes. Cette logique explique pourquoi les mines constituent depuis longtemps un pilier de la doctrine navale iranienne. Leur emploi relève principalement de la marine des Gardiens de la révolution islamique, qui se concentre sur la guerre côtière et les opérations asymétriques dans les eaux peu profondes du golfe Persique. La marine régulière iranienne possède également des capacités de mouillage de mines, mais c’est le corps des Gardiens qui a développé l’approche la plus systématique. Ormuz (c) AFP Les estimations ouvertes des services occidentaux situent le stock iranien entre deux mille et six mille mines. Ces chiffres reposent sur des évaluations du Congrès américain, des analyses du Congressional Research Service et diverses études de défense publiées au cours des dernières années. La majorité de ces mines provient d’un mélange d’acquisitions étrangères, d’anciens stocks hérités de la guerre froide et de productions nationales inspirées de modèles russes, chinois ou nord-coréens. Quelques dizaines de mines bien placées suffisent à provoquer un choc stratégique majeur : non pour détruire des navires, mais pour créer une incertitude permanente et paralyser le commerce mondial de l’énergie. Un arsenal diversifié L’arsenal iranien présente une grande diversité. La première catégorie est celle des mines mouillées : des dispositifs flottants à quelques mètres de profondeur, reliés au fond par un câble, quasi invisibles depuis la surface. Ces mines, souvent reconnaissables à leurs excroissances métalliques caractéristiques, explosent au contact d’un navire. Simples et peu coûteuses, elles sont particulièrement adaptées aux eaux relativement peu profondes du golfe Persique. L’Iran en possède plusieurs milliers, dont certains modèles dérivés de mines soviétiques ou occidentales plus anciennes. Lire aussi : Ormuz : un détroit devenu stratégique À côté de ces dispositifs relativement rudimentaires, Téhéran dispose également de mines de fond. Ces armes reposent directement sur le plancher marin et ne sont pas visibles depuis la surface. Elles peuvent emporter des charges explosives beaucoup plus importantes et sont équipées de capteurs capables de détecter le passage d’un navire à travers ses signatures physiques : perturbations du champ magnétique, bruit des hélices ou pression exercée sur la colonne d’eau. Ces mines dites d’influence sont beaucoup plus difficiles à neutraliser, car elles ne nécessitent aucun contact direct avec leur cible. Une catégorie encore plus sophistiquée est celle des mines ascendantes. Lorsqu’un navire est détecté, un projectile est propulsé vers le haut pour frapper la coque. L’un des modèles les plus connus dans l’arsenal iranien est la mine chinoise EM-52, qui utilise un système de propulsion par roquette pour lancer une charge explosive vers la cible. Cette technologie permet de toucher des bâtiments évoluant à des profondeurs plus importantes tout en restant dissimulés sur le fond. Détroit d’Ormuz (c) AFP L’Iran possède également des mines dérivantes qui se déplacent au gré des courants, ainsi que des mines ventouses destinées à des opérations de sabotage ciblé menées par des plongeurs de combat. Ces dernières sont fixées directement sur la coque d’un navire. Elles ne servent pas à bloquer un détroit, mais à mener des actions clandestines contre des navires précis. Les modèles les plus récents combinent plusieurs types de capteurs — magnétiques, acoustiques, de pression — pour rendre les contre-mesures aussi difficiles que possible et éviter les déclenchements accidentels. Des capacités de déploiement dispersées La diversité de cet arsenal s’explique par la logique de déni d’accès poursuivie par Téhéran. Les mines ne sont pas seulement nombreuses, elles sont conçues pour compliquer les opérations de déminage. Les modèles les plus récents combinent plusieurs types de capteurs afin de détecter simultanément les signatures magnétiques, acoustiques et de pression, rendant les contre-mesures plus difficiles. Le véritable atout de l’Iran réside cependant dans ses capacités de déploiement. Contrairement aux grandes marines occidentales qui utilisent souvent des bâtiments spécialisés, Téhéran privilégie la dispersion. Les mines peuvent être mouillées par des vedettes rapides, par de petits navires d’attaque ou même par des embarcations civiles, permettant de dissimuler les opérations et de semer des mines très rapidement dans les zones sensibles. Lire aussi : Ormuz : l’Iran joue aux échecs Les sous-marins jouent également un rôle important. Les sous-marins de poche de classe Ghadir ou Nahang, conçus pour évoluer dans les eaux confinées du golfe, peuvent déposer des mines discrètement dans les chenaux de navigation. Les sous-marins plus lourds, dérivés des modèles russes de classe Kilo, peuvent également mouiller des mines à travers leurs tubes lance-torpilles. Une bathymétrie favorable au minage Le relief sous-marin du détroit d’Ormuz renforce considérablement l’efficacité potentielle d’une campagne de minage. Le passage navigable y est étroit et structuré par deux chenaux principaux séparés par une zone tampon. Chacun de ces chenaux ne mesure qu’environ trois kilomètres de large, ce qui concentre le trafic maritime dans des couloirs bien définis. Les profondeurs restent relativement modestes : dans une grande partie du détroit, elles varient entre quarante et soixante mètres, avec des fonds sablonneux ou vaseux favorables à l’installation de mines de fond. Les reliefs sous-marins sont irréguliers, avec des variations de profondeur rapides et des zones de sédimentation susceptibles de dissimuler les engins. Ces caractéristiques réduisent la liberté de manœuvre des navires et limitent les routes alternatives, permettant de bloquer efficacement le trafic avec un nombre relativement restreint de mines. Elles compliquent également les opérations de déminage, les courants et la configuration du fond rendant la détection particulièrement difficile. Dans les chenaux de trois kilomètres du détroit d’Ormuz, quelques champs de mines stratégiquement placés suffisent à transformer l’artère énergétique la plus critique du monde en zone à haut risque. Un précédent historique éloquent L’efficacité de cette stratégie a déjà été démontrée. Durant la guerre Iran-Irak dans les années 1980, l’Iran a utilisé des mines relativement rudimentaires pour perturber la navigation dans le golfe. En 1988, la frégate américaine USS Samuel B. Roberts a été gravement endommagée après avoir heurté l’une de ces mines. La frégate participait à l’opération Earnest Will, destinée à escorter les pétroliers koweïtiens naviguant sous pavillon américain. Le 14 avril, alors qu’elle naviguait dans le centre du golfe, la frégate heurta une mine iranienne dans une zone qu’elle avait franchie sans incident quelques jours plus tôt. L’explosion ouvrit une brèche d’environ quatre mètres et demi dans la coque, inonda la salle des machines et arracha les deux turbines à gaz de leurs supports. Le souffle brisa la quille du navire, un type de dommage structurel qui condamne presque toujours un bâtiment de guerre. Pendant cinq heures, l’équipage lutta contre l’incendie et l’envahissement par les eaux et parvint finalement à sauver le navire. L’incident entraîna une vaste opération de représailles américaines contre les installations navales iraniennes. Lire aussi : Les infrastructures pétrolières iraniennes, colonne vertébrale stratégique du régime Aujourd’hui encore, la menace reste prise très au sérieux par les marines occidentales. Les opérations de guerre des mines comptent parmi les missions les plus longues et les plus complexes. Même un nombre limité de mines peut immobiliser un trafic maritime pendant des jours ou des semaines. Avant de rouvrir une route commerciale, il faut inspecter méthodiquement chaque zone suspecte à l’aide de drones sous-marins, de chasseurs de mines et de plongeurs spécialisés. Une menace toujours active Dans le contexte de tensions régionales actuelles, plusieurs rapports de renseignement indiquent que l’Iran aurait récemment mouillé un nombre limité de mines dans le détroit d’Ormuz. Les estimations évoquent quelques dizaines d’engins déposés par des vedettes rapides, dans un objectif essentiellement démonstratif, visant à rappeler que Téhéran conserve la capacité de perturber le commerce mondial de l’énergie. Les frappes menées ces dernières semaines par les forces américaines contre des navires et des installations de mouillage de mines iraniennes ont probablement réduit une partie de ces capacités. Néanmoins, la logique de la stratégie iranienne repose sur la dispersion, la redondance et le fait qu’il suffit de quelques mines pour bloquer les détroits. Lire aussi : Attaques au Moyen-Orient : la carte d’un conflit qui s’embrase Dans une guerre navale classique, la flotte iranienne ne pourrait rivaliser avec les marines occidentales et surtout pas avec la US Navy. Mais dans un environnement restreint comme le détroit d’Ormuz, quelques centaines de mines suffiraient à transformer le golfe Persique en zone de danger permanent pour le commerce mondial. C’est précisément cette asymétrie qui fait des mines navales l’une des armes les plus redoutables de l’arsenal iranien. Invisible et bon marché, elle incarne parfaitement la stratégie de perturbation que Téhéran oppose depuis des décennies à la supériorité militaire et économique occidentale. Citer Ya Rab Yeshua.
piranha Posté(e) 13 mars Signaler Posté(e) 13 mars 1 mort, 6 blessés à Erbil. Attaque de drones iraniens Shahed. Je pense que les questions du type « quels moyens de défense antidrones auraient dû protéger nos soldats ? » n’ont pas de sens, parce qu’il n’y en a tout simplement aucun. Le haut commandement de l’armée devrait être à genoux devant le cercueil de l’adjudant-chef tué, jusqu’à ce qu’il trouve le cerveau et l’argent nécessaires pour fournir aux troupes des moyens de protection adéquats. 2 Citer Moi etrangere, moi pas bien francais parler.
BTX Posté(e) 13 mars Auteur Signaler Posté(e) 13 mars https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/03/un-militaire-francais-tue-en-irak.html L’adjudant-chef Arnaud Frion du 7e bataillon de chasseurs alpins (Varces, Isère) a été tué, hier soir, lors d’une attaque de drones dans la région d’Erbil, au Kurdistan irakien, sur la base de Mala Qara. Six autres soldats français ont été blessés. Tous participaient à des actions de formation au profit de plusieurs unités irakiennes, précise le ministère des Armées. « Une attaque inacceptable » a réagi sur X, cette nuit, le président de la République, Emmanuel Macron, précisant que cette présence militaire française s’inscrivait « dans le strict cadre de la lutte contre le terrorisme (opération Chammal). La guerre en Iran ne saurait justifier de telles attaques ». Celle-ci pourrait être l’œuvre d’un groupe irakien Ashab Al-Kahf qui, ce matin, a annoncé vouloir prendre pour cible « tous les intérêts français dans la région. » Les blessés devraient être rapatriés en France. Titulaire de la médaille militaire et de quatre citations, Arnaud Frion 42 ans, marié et père d'un enfant, était déployé en Irak depuis le 24 janvier dernier. More Majorum Photo : ©Armées En complément........... https://lignesdedefense.ouest-france.fr/un-tue-et-six-blesses-dans-lattaque-dune-base-francais-dans-le-sud-du-kurdistan-irakien/ L’état-major des Armées a diffusé un communiqué précisant les circonstances de la mort d’un sous-officier des chasseurs alpins, du 7e BCA de Varces: « Dans la soirée du 12 mars 2026, une attaque de drone a visé une base militaire kurde de la région d’Erbil où des militaires français étaient déployés. Sept de nos soldats ont été touchés par la frappe, parmi lesquels l’adjudant-chef Arnaud Frion qui, malgré une prise en charge rapide par les équipes médicales présentes, a succombé à ses blessures. A 20h40 (heure de Paris) un drone a frappé le centre de la base kurde de Mala Qara dans laquelle plusieurs militaires français étaient installés. Dès la fin de la frappe, les sept blessés ont été pris en charge par les équipes médicales pour être amenés en structure hospitalière, où le décès de l’adjudant-chef Frion a été déclaré. Les six autres blessés sont toujours à l’hôpital. Leur rapatriement en France se met en place. Le détachement français présent sur place conduit des actions de formation au profit de plusieurs unités irakiennes, en appui de la lutte contre le terrorisme, dans le cadre de l’opération Inherent Resolve." L’adjudant-chef Arnaud Frion a été « frappé par un drone Shahed« , a déclaré vendredi le chef de corps du 7e BCA, le colonel François-Xavier de la Chesnay. Le drone Shahed est une arme de conception iranienne. « Il faisait de la formation de Kurdes » dans le cadre d’une « mission de contre-terrorisme (…), de lutte contre Daesh », le groupe jihadiste Etat islamique (EI), a précisé le colonel. L’adjudant-chef Frion, « c’est vraiment ce que l’armée de terre, les chasseurs alpins produisent de mieux en termes de soldats. C’est vraiment un excellent soldat. C’est quelqu’un qui était ultra-compétent », avec « beaucoup d’expérience » et « une dizaine d’opérations à son actif », a-t-il ajouté. L’ombre de la Résistance islamique en Irak Le groupe terroriste Ashab al-Kahf n’a pas directement revendiqué l’attaque mais il a motivé ses menaces à l’encontre de la France par le déploiement du porte-avions Charles-de-Gaulle en mer d’Arabie. La milice a exhorté les populations à rester à au moins 500 mètres d’une base à Kirkouk (nord) où se trouvent d’autres militaires français. Ce groupe armé chiite, qui a vu le jour en 2019, se réclame des multiples entités évoluant au sein de la « Résistance islamique en Irak ». Cette nébuleuse, qui regroupe des milices pro-iraniennes, est issue des Hachd al-Chaabi, une coalition paramilitaire formée en 2014 trois jours après la chute de la ville irakienne de Mossoul. L’ayatollah Ali al-Sistani avait alors lancé un appel à combattre le groupe djihadiste État islamique, hostile aux chiites. Les Italiens aussi visés Le jeudi 12 mars, après une attaque de drone qui n’a fait aucun blessé parmi les troupes italiennes mais qui a détruit un véhicule, Rome a annoncé retirer temporairement tout son personnel de la base militaire d’Erbil, achevant ainsi une évacuation déjà partielle. L’Italie disposait jusqu’alors d’environ 300 soldats à Erbil chargés, eux aussi, d’entraîner les forces de sécurité dans la région. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/collision-aerienne-entre-deux-avions-de-ravitaillement-en-vol-americains-lun-des-appareils-sest-ecrase/ Collision aérienne entre deux avions de ravitaillement en vol américains, l’un des appareils s’est écrasé (actualisé) Photo USAF Un avion américain de ravitaillement en vol de type KC-135 s’est écrasé dans l’ouest de l’Irak, a annoncé jeudi le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), qui précise que la perte de ce KC-135 n’est « pas due à des tirs hostiles ou amis »: Six membres d’équipage étaient à bord de l’avion; quatre auraient péri dans le crash. L’équipage de base d’un KC-135 est composé de trois personnes mais il peut être plus important selon le type de mission. « De plus amples informations seront fournies au fil des développements », assure le Centcom, qui demande de la « patience » le temps de « rassembler des détails supplémentaires et de fournir de la clarté pour les familles des militaires » concernés. L’armée iranienne a pour sa part affirmé dans un communiqué publié par la télévision d’Etat que l’avion avait été touché par un missile tiré par des mouvements armés pro-iraniens dans l’ouest de l’Irak et que l’équipage n’avait pas survécu au crash. Il s’agit du quatrième avion militaire perdu par les Etats-Unis depuis le début de la guerre contre l’Iran le 28 février, après que trois avions de combat F-15 ont été abattus par des tirs amis accidentels du Koweït. Un second appareil impliqué dans la collision a pu se poser en sécurité: Selon The Times of Israel, ce KC-135 se serait bien posé sur l’aéroport Ben Gourion après avoir annoncé un incident sérieux à bord (un code Squawk 7700 ). Si la destruction d’un KC-135 est confirmée, il s’agira de la première perte d’un avion de ravitaillement en vol lors d’une opération de combat depuis le 3 mai 2013, date à laquelle le KC-135 63-8877 du 22e ARW a subi une défaillance structurelle et s’est écrasé au-dessus du nord du Kirghizistan après avoir pris part aux opérations aériennes en Afghanistan; les trois membres d’équipage avaient péri. 1 Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) 13 mars Auteur Signaler Posté(e) 13 mars Crédit : 7e BCA. L’adjudant-chef Arnaud Frion était membre du GCM (Groupement de commandos de montagne) comme le sergent Maxime Blasco, également du 7e BCA, mort au combat au Mali le 24 septembre 2021. Né le 28 avril 1983, l’adjudant-chef Arnaud FRION s’engage dans l’armée de Terre le 1er décembre 2004 au 27e bataillon de chasseurs alpins, en Haute-Savoie, où il débute sa carrière comme grenadier-voltigeur. Dès ses premières années de service, il se distingue par son engagement, sa détermination et ses excellentes qualités militaires. Il est projeté successivement au Tchad en octobre 2005 dans le cadre de l’opération « Épervier », puis en République de Côte d’Ivoire dans le cadre de l’opération « Licorne » en février 2007. Engagé en Afghanistan en novembre 2008, il réalise une mission remarquable au sein de l’opération « Pamir », au cours de laquelle, pris sous le feu d’éléments insurgés, il appuie avec grande efficacité une section amie, permettant sa rupture de contact en toute sécurité. Pour cet acte de bravoure, il est cité à l’ordre de l’armée. Ses qualités humaines et ses remarquables aptitudes au commandement lui permettent d’intégrer rapidement le corps des sous-officiers le 1er décembre 2009. Désigné en renfort de la section « commando montagne », il retourne en Afghanistan en octobre 2011 où il se distingue à nouveau lors de l’opération « Valley Flood ». Pris sous le feu adverse, il identifie l’origine des tirs et conduit la riposte en s’exposant, réduisant la menace et préservant l’ensemble des soldats engagés. Pour cette action décisive, il est à nouveau cité à l’ordre de l’armée. À l’été 2012, il rejoint officiellement la section « commando montagne ». Il obtient de brillants résultats, terminant premier du stage de formation. En avril 2014, il est déployé au Mali dans le cadre de l’opération « Serval », où il confirme ses qualités de chef. Il assure notamment la protection des équipages et l’escorte des équipes sanitaires lors d’évacuations médicalisées. De retour au Mali du 19 mai au 23 septembre 2016, il contribue aux missions de renseignement et participe à l’extraction d’un soldat des forces spéciales blessé. Il obtient dans le même temps le brevet supérieur de technicien de l’armée de Terre. Affecté au 7e bataillon de chasseurs alpins à l’été 2017, il prend la fonction de chef de groupe « commando montagne ». Engagé au Mali dans l’opération « Barkhane », il se distingue encore lors d’actions de combat à Kidal puis au Niger, contribuant à la protection d’un hélicoptère et au sauvetage de soldats alliés pris sous le feu ennemi. Pour ces faits d’armes, il est cité une nouvelle fois à l’ordre de l’armée. Chef exemplaire, reconnu pour son courage et son sens tactique, il est engagé à nouveau au Mali en 2019, puis en 2020 où il conduit son groupe dans plusieurs opérations offensives contre des groupes terroristes armés. Son parcours exceptionnel lui vaut l’attribution de la Médaille militaire le 31 décembre 2021. Par la suite, il participe à plusieurs missions opérationnelles et de coopération, notamment en Estonie en 2023 dans le cadre d’exercices avec les forces alliées de l’OTAN. 1 Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) 14 mars Auteur Signaler Posté(e) 14 mars https://www.opex360.com/2026/03/14/pour-la-premiere-fois-le-porte-avions-charles-de-gaulle-a-mis-en-oeuvre-trois-avions-de-guet-aerien-e-2c-hawkeye/ Pour la première fois, le porte-avions Charles de Gaulle a mis en œuvre trois avions de guet aérien E-2C Hawkeye Théoriquement, le groupe aérien embarqué [GAé] du porte-avions Charles de Gaulle compte deux avions de guet aérien E-2C Hawkeye sur les trois que possède la Flottille 4F de la Marine nationale. Mais cela n’a toujours pas été le cas. Ainsi, lors de la mission Arromanches 2015, menée dans le golfe Persique et l’océan Indien, le GAé ne put compter que sur un seul E-2C Hawkeye, les deux autres étant indisponibles pour des raisons techniques. L’un était alors immobilisé à l’Atelier industriel de l’aéronautique [AIA] de Cuers pour une «grande visite» tandis que des criques, dues à la corrosion, avaient été découvertes sur la cellule de l’autre alors qu’il s’apprêtait à embarquer à bord du porte-avions. A contrario, et alors que le groupe aéronaval [GAN] croise désormais en Méditerranée orientale, les trois E-2C Hawkeye ont été catapultés simultanément depuis le Charles de Gaulle pour effectuer un vol en formation. «Cela n’était jamais arrivé», a souligné la Marine nationale, via les réseaux sociaux. Pour autant, ce troisième E-2C Hawkeye n’est pas venu renforcer les capacités de détection aéroportée dans la région. «À la faveur d’une relève, destinée à assurer la continuité opérationnelle de ces aéronefs, indispensables à la conduite des opérations aériennes, les trois Hawkeye […] se sont retrouvés pour quelques jours en mer. L’occasion d’effectuer un vol en formation inédit !», a expliqué la Marine nationale. Pour rappel, doté de deux turbopropulseurs Rolls-Royce Allison T56-A-427 lui permettant de voler à une vitesse de 320 nœuds jusqu’à 37 000 pieds d’altitude, le Hawkeye met en œuvre un radar en radôme lenticulaire AN/APS 145 pouvant détecter et suivre plus de 2 000 pistes dans un rayon de plus de 500 km. Cette capacité est complétée par le système de détection passive ALR-73, conçu pour déterminer la position et le type de radars émettant dans la zone de patrouille. Ses systèmes de communication reposent sur les liaisons de données L11, L16 et L22 ainsi que sur une liaison satellite FLEET-SATCOM. Son équipage se compose de deux pilotes et de trois coordinateurs tactiques. Ces appareils seront remplacés par trois E-2D Advanced Hawkeye, commandés à Northrop Grumman par l’entremise du Pentagone en décembre 2021. Mais il est probable qu’ils soient rejoints par un quatrième exemplaire, justement pour éviter la mésaventure subie en 2015. En outre, cela permettrait de disposer d’une capacité d’alerte avancée à la fois sur le porte-avions de nouvelle génération [PANG] et sur le Charles de Gaulle… s’il s’avère possible de prolonger sa durée de vie opérationnelle [on le saura lors de son prochain arrêt technique majeur]. Par ailleurs, selon Le Marin, la composition du groupe aéronaval va évoluer d’ici peu, la Frégate de défense aérienne [FDA] Chevalier Paul et le Bâtiment ravitailleur de forces Jacques Chevallier étant attendus à Toulon pour un arrêt technique. D’où, sans doute, la demande adressée aux Pays-Bas pour intégrer la frégate HNLMS Evertsen à l’escorte du Charles de Gaulle. Photo : E. Clerc / J. Guegan / Marine nationale Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) 15 mars Auteur Signaler Posté(e) 15 mars Les blessés français d’Erbil rapatriés en France ce samedi Les six soldats français blessés jeudi soir dans une attaque de drone au Kurdistan irakien ont été rapatriés et hospitalisés la nuit dernière en France, selon l’AFP qui cite deux sources françaises. Les blessés ont été hospitalisés dans des hôpitaux militaires parisiens. La gravité de leurs blessures n’a pas été précisée, pas plus que leurs unités d’appartenance ou leurs grades. La dépouille de l’adjudant-chef Arnaud Frion, du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces, tué dans cette frappe, a également été rapatriée, selon l’une de ces sources, confirmant une information de BFMTV et LCI. Les soldats français ont été frappés alors qu’ils se trouvaient dans l’enceinte du « camp Black Tiger », une base placée sous l’autorité des combattants kurdes peshmergas, située à 60 km au sud-ouest d’Erbil, la capitale du Kurdistan irakien. Ils y étaient déployés dans le cadre de la coalition internationale mise en place en 2014 contre le groupe jihadiste Etat islamique. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/les-blesses-francais-derbil-rapatries-en-france-ce-samedi/ Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) 15 mars Auteur Signaler Posté(e) 15 mars https://lignesdedefense.ouest-france.fr/trump-annonce-une-mission-internationale-descorte-des-navires-marchands-dans-le-golfe-persique/ Trump annonce une mission internationale d’escorte des navires marchands dans le golfe Persique La frégate lance-missiles USS Mason (DDG 87) lors de l’opération Prosperity Guardian (OPG) en 2023 dans le golfe d’Aden (U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist 1st Class Chris Krucke). Donald Trump a exhorté ce samedi d’autres pays à envoyer des navires de guerre pour sécuriser le détroit d’Ormuz, par où transite un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et qui est de facto bloqué par l’Iran. « De nombreux pays vont envoyer des navires de guerre, en collaboration avec les Etats-Unis, pour maintenir le détroit ouvert et sûr », a assuré le président américain sur son réseau Truth Social, en disant espérer que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d’autres puissent le faire. Plus tôt dans la semaine, des responsables de l’US Navy avaient décliné les demandes d’escorte, invoquant les risques élevés dans le détroit, notamment la présence de drones aériens et navals iraniens, ainsi que les opérations de minage suspectées le long de cette voie navigable habituellement très fréquentée. Jeudi toutefois, le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, avait déclaré à Sky News que la planification en vue d’une telle opération était en cours. Bessent avait également suggéré que ces escortes pourraient être menées « peut-être dans le cadre d’une coalition internationale », sans dire qui pourrait participer à une mission aussi risquée. Il reste désormais à: – attendre que de « nombreux pays », enthousiasmés par la réussite (toute relative) des opérations américaines contre l’Iran, décident de contribuer à la force de protection navale chargée de la sécurisation des eaux et des approches aériennes du détroit d’Ormuz et du golfe Persique, – convaincre ces pays d’Europe, d’Asie et d’ailleurs de ne pas attendre une fin des combats pour intervenir (une posture pour le moins prudente, voire timorée préconisée par le chef de l’Etat français), – constater que cette opération ne tardera pas à se mettre en place pour éviter une dégradation économique encore plus sévère du fait des tensions sur les produits pétroliers, – espérer qu’un nouveau front ne s’ouvre pas dans le détroit de Bab el Mandeb et en mer Rouge puisque les Houtistes ont annoncé qu’ils étaient prêts à se ranger militairement du côté de l’Iran. Une dernière remarque: ce n’est pas l’amour propre qui étouffera Donald Trump: il en est arrivé à demander de l’aide aux Britanniques alors qu’il avait, il y a quelques, jours raillé l’annonce du Premier ministre Starmer de ne pas déployer de porte-avions et qu’il avait ajouté que, de toutes façons, il n’en avait pas besoin! Les Houtistes en embuscade L’Union européenne a annoncé lundi dernier être prête à renforcer ses missions de protection du trafic maritime en raison de la guerre au Moyen-Orient. A priori sans prendre part à une nouvelle mission dans ke voisinage du golfe Persique… L’UE mène actuellement deux missions de protection du trafic maritime, l’une en mer Rouge, baptisée Aspides, et une autre dans l’Océan indien pour prévenir les actes de piraterie, baptisée Atalanta qui compte deux navires, l’un à Oman et l’autre à Djibouti. La mission Aspides avait été lancée en 2024 pour protéger les navires marchands des attaques lancées depuis le Yemen, par les rebelles houtistes, alliés de l’Iran qui ont menacé de partir au combat aux côtés de l’Iran et de bloquer le détroit de Bab el Mandeb, tout en menaçant la navigation en mer Rouge. Basée en Grèce, mais sous commandement militaire opérationnel de l’Italie, elle dispose actuellement de trois navires militaires: un grec, un italien et un français. Le président Macron, en visite à Chypre, a indiqué lundi dernier que la France contribuerait « dans la durée » avec « deux frégates » à l’opération Aspides. Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) %s à %s Auteur Signaler Posté(e) %s à %s https://lignesdedefense.ouest-france.fr/promethee-1987-1988-415-jours-de-deploiement-francais-dans-le-golfe-persique/ Prométhée (1987-1988) : 415 jours de déploiement français dans le golfe persique Photo Marine nationale Une mission d’escorte des navires commerciaux dans le golfe Persique, avec des moyens navals français, est à l’étude. Ses objectifs et les moyens exigés pour une exigeante mission de sécurisation ne sont pas sans rappeler l’opération française Prométhée de 1987-1988 dans le même théâtre d’opérations. Au plus fort de la guerre Iran-Irak (1980-1988), Téhéran a mis en oeuvre une politique de minage du golfe persique qui a accru la menace déjà existante sur les flottes commerciales transitant par Ormuz et naviguant dans le golfe Persique. Cette mesure agressive a justifié un déploiement accru des flottes occidentales (USA avec un porte-avions et une cinquantaine de navires de surface, Italie, Royaume-Uni, France pour ne citer que les principaux pays intervenants) à partir de 1987 pour garantir la liberté de navigation. L’attaque du porte-conteneurs Ville d’Anvers, le 17 juillet 1987, a convaincu le gouvernement français de rompre les relations diplomatiques avec la République islamique d’Iran et à engager l’épreuve de force. La France a alors dépêché dans la zone un groupe aéronaval (GAN) constitué autour du porte-avions Clemenceau. Voir mon post de 2018 sur le rôle du porte-avions dans l’opération baptisée Prométhée. Mais ce GAN ne constituait qu’une partie de l’armada tricolore engagée dans la mission. Dans un article de 1992 paru dans la Revue historique des armées, Philippe Masson précisait la liste des bâtiments français engagés au sein de la TF (Task Force) 623. Il citait: – le TG 623-1 avec quatre avisos-escorteurs: Protêt, Commandant Bory, Victor Schœlcher et Doudard de Lagrée qui participent à la mission de protection de la navigation commerciale française; ils sont renforcés par la frégate anti-sous-marine Georges Leygues. – le TG 623-2 constitué autour du GAN positionné en mer d’Oman, avec deux frégates lance-missiles (les Suffren et Duquesne) et le pétrolier-ravitailleur d’escadre Meuse. – le TG 623-3, la force antimines, avec trois chasseurs de mines et le bâtiment de soutien Garonne. C’est donc une force navale puissante et polyvalente. L’aviso Protêt (photo marine nationale). Leur mission? « Protéger les intérêts français », selon Jacques Chirac alors Premier ministre. Le 30 juillet 1987, la flotte quitte Toulon, quelques jours après que la France a rompu officiellement ses relations diplomatiques avec l’Iran. Le président Mitterrand prévient que « toute agression contre un bâtiment français serait évidemment suivie d’une riposte légitime ». Les spécialistes de la maintenance de l’armement aéronautique installent les leurres sur les Super Etendard. Les « Boum » sont reconnaissables sur le pont d’envol à leur maillot rouge orné d’une barre noire verticale. ©P. LECOMTE/ECPAD/Défense Les navires de guerre français protègent ainsi sur zone les pétroliers battant pavillon tricolore, permettant de sécuriser l’approvisionnement du pays en pétrole. Selon Cols Bleus, le magazine de la marine nationale, l’opération Prométhée (1987-1988) est la « plus forte concentration de forces navales réunies par la France depuis l’affaire de Suez en 1956 ». Comme le relate un article de 2019 paru sur le site de l’INA, le 23 décembre 1987, le Président Mitterrand a répondu aux questions des journalistes Élie Vannier et Paul Amar à bord du porte-avions Clemenceau. S’il estimait « la mission non encore achevée », le Président se félicitait néanmoins du succès de cette dernière : « La mission de notre flotte et de l’ensemble de nos équipages par rapport à notre pays, et à nos intérêts, a été remplie correctement, dans des conditions souvent difficiles, mais suffisamment pour que l’on puisse estimer que la mission est bien remplie ». Quel bilan? Pendant la durée de l’opération, soixante-dix bâtiments sous pavillon national ont été escortés dans le golfe Persique sans incidents. Ce succès est dû en partie à la robustesse du déploiement français (33 navires de guerre engagés au total) mais aussi à la base arrière que constituait alors Djibouti, comme l’expliquait à Ouest-France l’amiral Coldefy en 2018: « Un soutien logistique arrière a été organisé à Djibouti, à environ quatre jours de mer. Il a fallu fixer un rythme d’entretien des navires : 4 à 6 semaines sur zone suivies de 2 à 3 semaines de régénération de capacités au port. Il a fallu également mettre en place une politique de relève tuilée des équipages, ce qui était une première dans la Marine. » Citer Ya Rab Yeshua.
Stvn Posté(e) %s à %s Signaler Posté(e) %s à %s On prend les mêmes et on recommence ! Bon pour cette fois, la fin est potentiellement possible dans la mesure où il y a quand même eu beaucoup de tête de tomber. Citer Signature 😁
BTX Posté(e) %s à %s Auteur Signaler Posté(e) %s à %s Plus de 130 réactions · il y a 3 heures A Varces, l’hommage national au soldat français tué au Kurdistan irakien Un chasseur alpins porte le portrait du major Arnaud Frion tué en Irak la semaine dernière(Photo by Alex MARTIN / AFP) Une cérémonie d’hommage national à Arnaud Frion, le soldat français tué jeudi au Kurdistan irakien, s’est tenue ce mardi matin au 7e bataillon de chasseurs alpins à Varces (sud-est) où il servait. La cérémonie a été présidée par la ministre Catherine Vautrin, en présence du chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Pierre Schill. De son côté, le président Emmanuel Macron s'entretiendra avec la veuve de l’adjudant-chef Arnaud Frion, qui a été promu au grade de major, et « ira auprès de ses frères d’arme blessés », a indiqué l’Elysée. L’adjudant-chef Frion 42 ans, a été tué jeudi soir dans une frappe de drone qui a également blessé six soldats français, depuis rapatriés et hospitalisés en France. Les soldats ont été frappés alors qu’ils se trouvaient dans l’enceinte du « camp Black Tiger », une base placée sous l’autorité des combattants kurdes peshmergas, située au sud-ouest d’Erbil, à Mala Qara. Ils y étaient déployés dans le cadre de la coalition internationale mise en place en 2014 contre le groupe djihadiste Etat islamique. A Varces, au pied des Alpes, les alpins du 7e BCA ont rendu hommage à leur camarade. (Photo by Alex MARTIN / AFP) A noter que le traditionnel passage du cortège funéraire de l’ADC du 7e BCA sur le pont Alexandre III n’a pas eu lieu. En revanche, un rassemblement s’est tenu ce midi au au parc André Citroën (XVe). Alice Rufo était sur place. More Majorum. BTX Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) %s à %s Auteur Signaler Posté(e) %s à %s https://lignesdedefense.ouest-france.fr/plus-de-5-000-munitions-tirees-durant-les-4-premiers-jours-du-conflit-avec-liran-selon-le-foreign-policy-research-institute/ Plus de 5 000 munitions tirées durant les 4 premiers jours du conflit avec l’Iran selon le Foreign Policy Research Institute Un EA-18G Growler de guerre électronique sur le pont de l’USS Abraham Lincoln (CVN 72) le 7 mars 2026. (Photo by US NAVY / AFP) / Plusieurs médias et centres de recherches ont publié des estimations des coûts de la phase initiale de l’opération Epic Fury pour le seul camp américain. Le Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS) évalue les 100 premières heures à 3,7 milliards de dollars ; l’agence Anadolu estime ce coût à 5,82 milliards de dollars en incluant les pertes matérielles ; et le Penn Wharton Budget Model prévoit un coût de 40 à 95 milliards de dollars pour un conflit de deux mois. Selon le Foreign Policy Research Institute, ces chiffres masquent une réalité plus troublante. Son analyse, basée sur des données du Payne Institute qui combine le suivi d’événements en sources ouvertes et la validation d’experts, révèle que la véritable histoire réside dans la composition des dépenses. Selon le New York Times du 11 mars, « des responsables du Pentagone ont indiqué mardi aux parlementaires, lors d’une réunion à huis clos au Capitole, que le coût de la guerre contre l’Iran avait dépassé 11,3 milliards de dollars au cours des six premiers jours seulement, selon trois personnes ayant eu connaissance de la réunion ». Au cours des 96 premières heures, la coalition dirigée par les États-Unis a utilisé environ 5 197 munitions de 35 types différents (voir ci-dessous). Le coût de remplacement de ces munitions s’élève à 10-16 milliards de dollars. Cela représente un effort industriel considérable pour remplacer certaines munitions qui ne peuvent être reconstituées en 4 jours, 4 semaines, ni même 4 mois. De plus, ces estimations ne tiennent pas compte des pertes de matériel de combat ni des dommages causés aux bases et à l’infrastructure de défense aérienne. Si l’on additionne les pertes de munitions, de capteurs et d’aéronefs, la facture totale de la coalition atteint environ 20 milliards de dollars – et ce calcul n’inclut pas les dépenses en munitions après le quatrième jour ni les autres coûts opérationnels tels que le carburant d’aviation, les frais de déploiement des troupes (nourriture, hébergement, etc.) et les autres services de soutien externalisés. L’étude détaillée du Foreign Policy Research Institute est à consulter ici. Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) %s à %s Auteur Signaler Posté(e) %s à %s Ormuz: Trump dit n’avoir « plus besoin d’aide » de la part des alliés des Etats-Unis Donald Trump enrage: après que sa demande d’assistance pour rouvrir le détroit d’Ormuz a été rejetée par la majorité des (soit disant, selon Trump) « alliés » des Etats-Unis, il a assuré ce mardi n’avoir « plus besoin d’aide ». « Grâce aux succès militaires que nous avons eus, nous n’avons plus besoin et nous ne voulons plus de l’aide des pays de l’Otan. NOUS N’EN AVONS JAMAIS EU BESOIN » a assuré le président américain qui en a profité pour régler, de nouveau, ses comptes avec l’Alliance atlantique. « Les Etats-Unis ont été informés par la plupart de nos alliés de l’Otan qu’ils ne voulaient pas être impliqués dans notre opération militaire contre le régime terroriste iranien », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social. « Je ne suis pas surpris par leurs actions toutefois, parce que j’ai toujours considéré l’Otan, qui nous coûte des centaines de milliards de dollars par an pour protéger ces pays, comme un système à sens unique », a jugé Donald Trump, sans brandir cette fois de menaces de représailles. Pour sa part, le président français a confirmé son refus d’intégrer les forces françaises dans une opération de sécurisation du détroit sous supervision US. « Nous ne sommes pas partie prenante au conflit et donc jamais la France ne prendra part à des opérations d’ouverture ou de libération du détroit d’Ormuz dans le contexte actuel », a déclaré le président français, opposant une fin de non-recevoir à Donald Trump, au début d’un conseil de défense à l’Elysée. « Par contre, nous sommes convaincus qu’une fois la situation plus calme (..) c’est-à-dire une fois que le cœur des bombardements aura cessé, nous sommes prêts, avec d’autres nations, à prendre la responsabilité d’un système d’escorte » de pétroliers et porte-conteneurs dans le détroit par des bâtiments militaires, a ajouté Emmanuel Macron. Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) %s à %s Auteur Signaler Posté(e) %s à %s Cisjordanie, le chef d’état-major israélien condamne les violences des colons En marge de la guerre avec l’Iran et des opérations entreprises au Liban contre le Hezbollah, le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d’état-major de Tsahal, vient de condamner les violences des colons en Cisjordanie lors d'une visite au commandement central, rapporte le quotidien israélien Haaretz. Le lieutenant-général Eyal Zamir demande aux autorités « à s’opposer à ce phénomène et à l’éradiquer avant qu’il ne soit trop tard ». Actes nationalistes Les agressions menées par certains contre les Palestiniens dans ce territoire occupé depuis 1967 se sont accentuées depuis l’attaque du Hamas ayant déclenché la guerre de Gaza, le 7 octobre 2023, et se sont encore accrus depuis le déclenchement de la guerre israélo-américaine contre l’Iran le 28 février. Six civils auraient été tués depuis la fin du mois de février, selon le ministère de la santé palestinien. Mais ces violences « moralement et éthiquement inacceptables » sont également dirigés contre « nos soldats », a précisé le chef d’état-major lors d’une visite au commandement central. « Il est inacceptable que, pendant une guerre sur plusieurs fronts, Tsahal soit également contrainte d’affronter une minorité menaçante venant de l’intérieur ». Dénonciations multiples Mardi, l’ONU a appelé Israël à cesser immédiatement l’expansion des colonies en Cisjordanie, dénonçant le déplacement forcé de plus de 36 000 Palestiniens en un an. Il y a quelques jours, une lettre ouverte signée par des centaines d’anciens responsables sécuritaires du mouvement « Commandants pour la sécurité d’Israël » a dénoncé l’intensification de ces violences de colons, devenues un « phénomène quotidien, permanent et terrifiant ». Photo : ©DR. Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) %s à %s Auteur Signaler Posté(e) %s à %s Six pays, dont le Royaume-Uni et la France, se disent « prêts à contribuer » à sécuriser le détroit d’Ormuz La France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et le Japon ont condamné jeudi les attaques iraniennes sur des infrastructures civiles énergétiques dans le Golfe et se sont dit « prêts à contribuer » à sécuriser le détroit d’Ormuz. « Nous demandons un moratoire immédiat et général sur les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les installations pétrolières et gazières » dans le Golfe, ont indiqué ces pays dans un communiqué conjoint (voir ci-dessus), publié après les frappes iraniennes sur le site gazier de Ras Laffan au Qatar, deuxième exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL). « Nous condamnons dans les termes les plus fermes les récentes attaques menées par l’Iran contre des navires commerciaux non armés dans le Golfe, les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les installations pétrolières et gazières, et la fermeture de facto du détroit d’Ormuz par les forces iraniennes », ajoutent les six pays qui se disent en »phase de planification « Nous nous déclarons prêts à contribuer aux efforts nécessaires pour garantir la sécurité du passage dans le détroit », ont il encore affirmé, alors que le Royaume-Uni a indiqué mardi travailler à un plan avec certains de ses partenaires en Europe, dans le Golfe, ainsi qu’avec les Etats-Unis, pour rétablir la circulation maritime dans le détroit. Pas de précisions en revanche sur les modalités d’intervention des moyens que ce pays engageront une fois un « moratoire » mis en oeuvre dans le détroit d’Ormuz et le golfe Persique. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/six-pays-dont-le-royaume-uni-et-la-france-se-disent-prets-a-contribuer-a-securiser-le-detroit-dormuz/ https://lignesdedefense.ouest-france.fr/deux-groupes-amphibies-du-corps-des-marines-en-route-vers-le-moyen-orient/ Deux groupes amphibies du Corps des marines en route vers le Moyen-Orient Un second groupe amphibie américain pourrait se diriger vers le Moyen-Orient, ce qui porterait à près de 4 500 le nombre de marines susceptibles de prendre part à une opération amphibie visant des objectifs sur le sol iranien. Un contingent de 2 200 Marines, le 11th MEU (Marine Expeditionary Unit) a quitté San Diego (côte Ouest) avec un Groupe d’assaut amphibie composé de l’USS Boxer, de l’USS Comstock et de l’USS Portland. Il pourrait rejoindre le Proche Orient en trois semaines pour renforcer le 31st MEU, déjà en route depuis le Japon. Cet autre groupe amphibie, baptisé Tripoli, est constitué autour de son navire-amiral, le LHA-7 USS Tripoli, un navire d’assaut de type America. Ce porte-aéronefs léger, sans catapulte ni brins d’arrêt, peut embarquer jusqu’à 22 F-35B. Il est accompagné de deux transports de chalands de débarquement basés à Sasebo au Japon et d’une unité de Marines, en l’occurrence la 31st MEU, prépositionnée à Okinawa. Le groupe amphibie Tripoli se trouvait jeudi 19 mars dans le détroit de Malacca en direction de la zone de conflit actif au Moyen-Orient, à environ huit jours de mer. Leur déploiement ne signifie pas qu’une opération terrestre d’envergure est actuellement envisagée. Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) %s à %s Auteur Signaler Posté(e) %s à %s https://www.opex360.com/2026/03/20/a-priori-touche-par-un-tir-iranien-un-f-35a-americain-a-du-effectuer-un-atterrissage-durgence/ A priori touché par un tir iranien, un F-35A américain a dû effectuer un atterrissage d’urgence Le 19 mars, le commandement américain pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale [US CENTCOM] a confirmé qu’un chasseur-bombardier F-35A de l’US Air Force a été contraint d’interrompre sa mission de combat au-dessus de l’Iran et d’effectuer un atterrissage d’urgence sur une base d’un pays ami de la région [qui n’a pas été précisé]. «L’appareil a atterri sans encombre et le pilote est dans un état stable», a indiqué le porte-parole de l’US CENTCOM. «Une enquête est en cours», a-t-il ajouté, en se gardant de commenter une information de CNN selon laquelle le F-35A aurait été atteint par ce qui «semble être» des tirs hostiles. Plus tard, le Corps des gardiens de la révolution iranien a diffusé une vidéo [dont l’authenticité reste à confirmer] montrant l’impact d’un missile sol-air sur le chasseur-bombardier américain. Ces derniers jours, il s’était également empressé de revendiquer la destruction de trois F-15E au-dessus du Koweït ainsi que celle d’un avion ravitailleur KC-135 Stratotanker en Irak. Or, un tir ami, bien étrange au demeurant, est à l’origine du premier incident tandis que le second a été causé par une collision avec un autre KC-135. Quoi qu’il en soit, si cette information est confirmée, alors ce serait la première fois qu’un avion dit de cinquième génération, censé être furtif, est touché par un tir hostile. Ce qui rend la revendication iranienne crédible est qu’un F-35 avait manqué d’être abattu par les rebelles houthistes, lors de l’opération Rough Rider, menée au Yémen en mars 2025. Soutenus par l’Iran, les houthistes disposaient alors de radars de type Nabaa, Shafaq, Ofoq et Sadiq, de conception soviétique, ainsi que des missiles sol-air Barq 1 et Barq 2, capables d’atteindre un aéronef volant entre 15 et 20 000 mètres d’altitude, ainsi que des Saqr 1 [ou SA67] qui, dotés d’un autodirecteur infrarouge, «rôdent» au-dessus d’un champ de bataille jusqu’à ce qu’il trouve une cible. En outre, ils possédaient des systèmes de défense aérienne mobiles Sevom Khordad ainsi que des missiles antiaériens portatifs MANPADS. Si les batteries de défense aérienne et l’aviation de combat iraniennes [ou, du moins, ce qu’il en restait] ont été anéanties dès le début des opération «Fureur épique» et «Lion rugissant», les forces américaines et israéliennes n’ont pas obtenu une supériorité aérienne totale étant donné que leurs chasseurs-bombardiers sont à la merci de MANPADS et/ou de systèmes Sevom Khordad. D’ailleurs, le 14 mars, la force aérienne israélienne a indiqué que, «sans la vigilance et le professionnalisme» de son pilote, l’un avion des avions [dont le type n’a pas été précisé] aurait pu être touché lors d’une mission en Iran. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas la première fois qu’un avion «furtif» est touché par un missile sol-air lors d’une mission de guerre. En 1999, au cours de l’intervention de l’Otan au Kosovo, un bombardier tactique F-117A Nighthawk avait été abattu par un missile tiré par une batterie de défense aérienne serbe S-125 Neva/Pechora, associée à un radar P-18 Spoon Rest [au passage, l’Iran en est aussi équipé] fonctionnant sur une bande de fréquences VHF s’étendant de 30 à 300 MHz. Un second F-117A avait été touché quelques jours plus tard. Mais les dégâts qui lui furent infligés ne l’empêchèrent pas de regagner sa base. Citer Ya Rab Yeshua.
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