BTX Posté(e) il y a 1 heure Signaler Posté(e) il y a 1 heure Le 27 janvier, le groupe aéronaval du porte-avions Charles de Gaulle [GAN ou TF473] a appareillé de Toulon pour participer à l’édition 2026 de l’exercice interarmées de préparation à un engagement de haute intensité « Orion » au large des côtes normandes, avec la mission de d’obtenir la supériorité aéromaritime afin de couvrir une opération amphibie. Mais la Marine nationale n’avait pas donné de détails sur la suite de son programme. C’est désormais chose faite. D’abord, ce déploiement du GAN a été baptisé « La Fayette 26 », ce qui, après les missions « Bois-Belleau », « Foch » et « Clemenceau », est une première nouveauté. Selon la Marine, il s’agit ainsi de rappeler (ci-dessus) le souvenir du porte-avions La Fayette [ex-USS Langley], qui fut en service entre 1951 et 1963, de souligner le « lien de la France avec la zone Atlantique au sens large » et de mettre en avant une « capacité chère au marquis de La Fayette », à savoir celle consistant à « faire preuve d’audace tout en poursuivant des effets stratégiques de long terme ». Toutefois, il est difficile de ne pas y voir aussi une référence au 250e anniversaire de la déclaration d’indépendance des États-Unis d’Amérique, pour laquelle la France tint un rôle crucial, grâce à l’implication du comte de Rochambeau, du marquis de La Fayette et de la Marine royale française. Quatre objectifs ont été assignés à la mission La Fayette 26. Ainsi, le GAN aura à « contribuer à la posture dissuasive et défensive de l’Otan », « sécuriser les frontières de l’Europe » tant en Atlantique Nord qu’en Méditerranée, « développer l’interopérabilité » avec les forces alliées et partenaires et « promouvoir un espace maritime libre, ouvert et stable ». Pour les tenir, le porte-avions Charles de Gaulle pourra compter, dans un premier temps, sur la frégate de défense aérienne [FDA] Chevalier Paul, la frégate de défense et d’intervention [FDI] Amiral Ronarc’h, des frégates multimissions [FREMM], un sous-marin nucléaire d’attaque [SNA] de type Suffren, le Bâtiment ravitailleur de forces [BRF] Jacques Chevallier, un avion de patrouille maritime Atlantique 2… et des planeurs sous-marins [gliders]. Ce n’est pas la première fois que de tels engins seront mis en œuvre lors d’un déploiement du porte-avions. Lors de l’exercice Mare Aperto 24 / Polaris, a relaté l’amiral Nicolas Vaujour, le chef d’état-major de la Marine nationale, en mai 2025, ils ont permis de « détecter quelques navires italiens, que nous avons ensuite pu cibler à très longue distance avec les avions du porte-avions ». Et d’ajouter que cette détection avait été « rendue possible non seulement grâce aux gliders, mais aussi grâce à l’utilisation de l’intelligence artificielle pour analyser les données recueillies et identifier les signaux pertinents. Cette avancée démontre le potentiel des gliders dans certains domaines ». Cela étant, la composition de l’escorte du Charles de Gaulle évoluera au fil du temps. « Durant La Fayette 26, des bâtiments de combat italiens, espagnols, néerlandais, marocains, britanniques, norvégiens, danois et allemands renforceront la task force française », précise en effet la Marine nationale. À noter que, entre autres, la FDA italienne Andrea Doria, la frégate néerlandaise de Ruyter et la frégate espagnole Álvaro de Bazán ont déjà intégré le GAN lors de l’exercice Orion 26. Après l’exercice Orion, le groupe aéronaval doit mettre le cap vers la mer Baltique, où vont se concentrer l’essentiel de ses activités dans les semaines à venir. Ainsi, il intégrera l’opération multidomaine Baltic Sentry [Sentinelle de la Baltique], lancée par l’Otan en janvier 2025 pour protéger les infrastructures sous-marines stratégiques de la région contre d’éventuelles attaques ou actes de sabotage. Puis, il prendra part à l’exercice Steadfast Dart 26, qui vise à mettre à l’épreuve la Force de réaction de l’Otan. « Cette année, l’entraînement se déroule en mer Baltique, avec l’engagement des moyens du groupe aérien embarqué dans des raids aériens. Il marque également le premier déploiement de la force de réaction alliée dans la zone de responsabilité du commandement de forces interarmées des Pays-Bas [ou plus précisément du Commandement de forces interarmées de Brunssum, ndlr] », souligne la Marine. Ensuite, le GAN enchaînera avec l’exercice Cold Response qui, organisé par la Norvège, sera couplé, cette année, avec Dynamic Mariner, lequel doit permettre de vérifier l’aptitude des forces britanniques à prendre le commandement de la composante maritime de la force de réaction de l’Otan. Enfin, il rejoindra la mer du Nord pour participer aux manœuvres « Neptune Strike », lequel prévoit des séquences de lutte antiaérienne et de lutte antisurface, avec un exercice de tir de missiles de croisière à la clef. Que fera le GAN par la suite ? La Marine nationale ne l’a pas précisé. « La mission La Fayette 26 démontre ainsi la capacité de la France à déployer une force aéromaritime aux côtés de ses alliés et partenaires stratégiques en Atlantique Nord et en Méditerranée », a-t-elle seulement souligné. Photo : Marine nationale https://www.opex360.com/2026/02/20/la-fayette-26-le-porte-avions-charles-de-gaulle-va-participer-a-loperation-baltic-sentry-de-lotan/ Citer Ya Rab Yeshua.
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