BTX Posté(e) il y a 1 heure Signaler Posté(e) il y a 1 heure https://www.opex360.com/2026/02/27/larmee-de-lair-de-lespace-a-recu-son-premier-systeme-de-defense-aerienne-samp-t-de-nouvelle-generation/ En septembre dernier, la Direction générale de l’armement [DGA] fit savoir qu’un premier système de défense aérienne SAMP/T NG [Sol-Air Moyenne Portée / Terrestre de Nouvelle Génération] allait être livré à l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] par le consortium Eurosam [MBDA et Thales] au début de l’année 2026. Ce calendrier a été tenu. En effet, après le Commandement de l’artillerie antiaérienne de l’armée italienne, qui a été le premier servi, le Centre d’expertise aérienne militaire [CEAM] de l’AAE, implanté sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan, a annoncé qu’il venait à son tour «d’accueillir le nouveau système SAMP/T NG». Et de souligner que cet événement «marque une étape importante pour la souveraineté et la protection des forces armées, des infrastructures critiques et des populations face aux menaces aériennes modernes». Pour autant, il faudra attendre plusieurs mois pour que le SAMP/NG soit mis en service. Désormais, a expliqué le CEAM, l’équipe de marque DSA-LADA [Défense Sol-Air-Lutte antidrone aérien] va mener des évaluations technico-opérationnelles «approfondies» de ce nouveau système en «s’appuyant sur son expertise historique en matière de défense aérienne et de son retour d’expérience avec le SAMP/T Mamba». Les experts de l’équipe DSA-LADA vont tester notamment la mise en batterie et la sortie de batterie du SAMP/T NG, l’intégration des nouvelles radios tactiques CONTACT ainsi que les liaisons de données avec les centres de commandement et de contrôle [C2] et la chaîne de défense aérienne. «Ils évalueront également le déploiement, la mobilité et l’autonomie énergétique, avec une mise en œuvre opérationnelle rapide, ainsi que l’intégration fonctionnelle et SIC dans une chaîne de défense aérienne, incluant la documentation et la maintenance», a détaillé le CEAM. Ces évaluations seront «rapidement suivies par une intégration progressive» du SAMP/T NG au sein des escadrons de défense sol-air de l’AAE. Pour rappel, le SAMP/T repose sur le missile intercepteur ASTER 30B1NT, capable de détruire une cible aérienne hostile [aéronefs, missiles, y compris hypersoniques] volant à 25 000 mètres d’altitude et dans un rayon de 150 kilomètres. Il «permet une distinction fiable entre ennemis et alliés grâce à son système de guidage autonome et à son radar embarqué qui analyse les cibles en temps réel», explique le ministère des Armées. Selon Thales, le SAMP/T NG dispose d’une «capacité AABT/ATBM double mode», de 48 missiles ASTER 30B1NT prêts à tirer, d’un module d’engagement pouvant prendre en charge 100 cibles et un radar GF300 [du moins pour la version française] d’une portée de 350 kilomètres et assurant une couverture de 360°/90°. La Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 prévoit de doter l’AAE de seulement huit SAMP/T NG à l’horizon 2030 et d’acquérir quatre autres exemplaires par la suite. Mais il n’est pas impossible que ces cibles soient revues à la hausse lors de son actualisation, au regard de l’importance prise par les capacités de défense aérienne à la lumière de la guerre en Ukraine. Citer Ya Rab Yeshua.
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