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https://www.opex360.com/2026/03/31/pour-la-premiere-fois-un-sna-de-la-marine-nationale-a-lance-et-recupere-un-drone-sous-marin-americain-razorback/

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L’an passé, dans le cadre du programme Yellow Moray, le sous-marin nucléaire d’attaque USS Delaware [classe Virginia] a déployé, puis récupéré, un drone sous-marin [UUV] Remus 620 via son tube lance-torpille lors d’une mission menée au profit du commandement militaire américain en Europe [US EUCOM].

«Une telle capacité permettra d’étendre considérablement la portée des missions, de réduire les risques de détection et de limiter l’exposition du personnel», avait alors fait valoir Huntington Ingalls Industries [HII], le fabricant du Remus 620.

Par ailleurs, en septembre dernier, le français Thales a fait savoir qu’il s’était associé au constructeur naval américain pour doter le Remus 620 de son sonar à ouverture synthétique SAMDIS 600 [Synthetic Aperture Mine Detection and Imaging System] afin d’élargir son éventail de missions à la lutte contre les mines.

Quoi qu’il en soit, la capacité à mettre en œuvre un drone sous-marin depuis l’un de ses SNA intéresse la Marine nationale. D’où les essais qu’elle a menés avec un Razorback [nom de la version militarisée du Remus 620, ndlr], au large de Toulon, entre le 16 et le 20 mars.

«Les manœuvres ont consisté en des sorties et des récupérations du drone à bord du sous-marin en plongée. Le drone a en outre réalisé des mesures océanographiques. Ces essais avaient pour objectif d’envisager un emploi de ce type de drones en opérations», a en effet annoncé le ministère des Armées, via un communiqué diffusé ce 31 mars.

Ces essais ont mobilisé un SNA de la classe Suffren puisque le Remus 620 a été lancé et récupéré grâce à un hangar de pont amovible [ou DDS pour Dry Dock Shelter], habituellement utilisé pour déployer les propulseurs sous-marins de 3e génération [PSM3G] des commandos marine.

Les manœuvres du Razorback ont été supervisées par des plongeurs, ce qui n’était pas le cas pour celles réalisées par l’USS Delaware. «Le drone a conduit ses missions de façon autonome avant de revenir vers le sous-marin», a précisé le ministère.

Cette expérimentation n’aurait pas pu avoir lieu sans l’appui de l’US Navy, celle-ci ayant partagé les caractéristiques du drones et les procédures de récupération avec la Marine nationale et la Direction générale de l’armement [DGA].

Elle «démontre l’excellence technique des marins et des bâtiments des forces sous-marines, capables de mettre en œuvre des capacités du haut du spectre ainsi que des procédures d’une extrême complexité» et «illustre la coopération efficace réalisée avec la marine américaine dans des domaines sensibles», a conclu le ministère des Armées.

Dans sa configuration standard, le Razorback affiche un déplacement de 240 kg pour environ 3,20 mètres de long et un diamètre de 32,4 centimètres. En fonction de sa charge utile, il peut naviguer pendant au moins 70 heures, jusqu’à 183 mètres de profondeur. Il se décline en deux versions : Mk19 [Razorback Dry Deck Shelter] et Mk20 [Razorback Torpedo Tube Launch and Recovery – TTL&R]

Photo : Marine nationale / Ministère des Armées

 

Ya Rab Yeshua.

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