BTX Posté(e) il y a 1 heure Signaler Posté(e) il y a 1 heure https://lignesdedefense.ouest-france.fr/les-pompiers-desarmes-sur-leur-role-en-cas-de-guerre/ Lu sur le fil AFP cette excellente dépêche: Comment prendre en charge un afflux massif de blessés, ou organiser les secours sur des actes de sabotage coordonnés, si la France entrait en guerre ? Les 250 000 pompiers français appellent à anticiper un tel scénario, face auquel ils s’avouent pour l’heure désarmés. « Le retour de la guerre sur le continent européen oblige à réinterroger la protection des populations », estime la Fédération des sapeurs-pompiers (FNSPF), qui a consacré vendredi une partie de son congrès annuel à ce sujet. Et de l’avis général, exposé lors du congrès qui se termine vendredi en Haute-Savoie, si un conflit éclatait aujourd’hui, ils seraient largement démunis, faute notamment d’entraînements spécifiques. « Besoin d’un cap » « Non, on n’est pas prêt, parce qu’il n’y a pas de coordination nationale. Il n’y a pas de réflexion sur ce que pourrait être le rôle des pompiers départementaux, alors qu’ils pourraient être des acteurs pivots de la survie du territoire », regrette Marc Vermeulen, vice-président de la Fédération et directeur des sapeurs-pompiers de Gironde. Fondamentalement, les missions des pompiers resteraient les mêmes, dit-il, mais avec un « changement de dimension ». « Il faudrait être en capacité de prendre en charge des victimes, peut-être également des combattants, avec pour mission en base arrière de soigner. Il faudrait casser un certain nombre de dogmes, nous permettre d’aller plus loin dans les actes d’urgence. Oui, on est capable de le faire, mais il faut repenser le commandement et la gestion, pour intégrer qu’on passe sur de la médecine de guerre », a-t-il ajouté. « On a besoin d’un cap », abonde Grégory Allione, député européen et président d’honneur des sapeurs-pompiers. « On n’aura peut-être pas un État qui nous enverra un missile, mais on peut avoir une multitude de départs de feux, d’attentats, de trains qu’on fait dérailler en simultané, des attaques cyber visant les hôpitaux pour mettre à mal l’accueil des patients aux urgences… les pompiers doivent se préparer ! », a-t-il poursuivi. « Il faut se préparer » Comme d’autres responsables, M. Allione a appelé à multiplier les exercices pour se préparer face à une telle crise, comme le font notamment les États baltes, ou encore à s’inspirer de l’Ukraine, dont les services de secours « ont abandonné les codes qui constituaient une administration en temps de paix ». La France aussi a mené un vaste exercice interarmées et interministériel baptisé Orion, il y a quelques mois, qui avait mis en lumière notamment les besoins d’une meilleure coordination entre acteurs civils et militaires. Décision a donc été prise de « redimensionner le dispositif de gestion interministérielle des crises » avec une « nouvelle structure » qui sera rattachée à la direction générale de la Sécurité civile, a expliqué son patron Julien Marion, devant les pompiers. Les forces de sécurité civile, dont les soldats du feu font partie, constituent « la colonne vertébrale » de la gestion de crise, leur a assuré le préfet Marion. Reste que pour l’heure « nous ne sommes pas prêts », a déploré à son tour Sophie Pantel, coprésidente du groupe d’études sur les pompiers, la sécurité civile et la gestion de crise à l’Assemblée nationale. « Sans tomber dans la psychose, des actions doivent être menées. Il faut se préparer, il faut anticiper, faire des exercices grandeur nature », a-t-elle réclamé. « Il faut avoir en tête », a-t-elle conclu, « que la période de paix sur le territoire européen est révolue ». Citer Ya Rab Yeshua.
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