BTX Posté(e) il y a 8 heures Signaler Posté(e) il y a 8 heures https://www.opex360.com/2026/10/28/selon-un-rapport-la-flotte-de-vehicules-legers-de-la-gendarmerie-risque-de-se-heurter-a-un-mur-dobsolescence-en-2028/ Si le projet de loi de finances pour 2027 [PLF 27] est adopté, la Gendarmerie nationale pourra passer une commande de 23 hélicoptères H145 D3 auprès d’Airbus Helicopters pour environ 355 millions d’euros… et s’épargner ainsi une rupture temporaire de capacité, ses AS350 Écureuil étant arrivés au bout de leur potentiel. Cela étant, les budgets étant toujours trop justes, et comme l’avait rappelé un rapport du Sénat en juillet 2025, il se «produit un effet d’éviction en faveur des dépenses de personnels et de fonctionnement au détriment des dépenses d’investissement». D’où le retard pris dans le renouvellement des hélicoptères des Forces aériennes de la Gendarmerie nationale [FAG]… Mais pas seulement. En effet, et cela vaut aussi pour la Police nationale, la Gendarmerie peine à renouveler les véhicules qu’elle utilise au quotidien. C’est ce qu’avait expliqué le général Hubert Bonneau, son directeur général, lors d’une audition parlementaire, en octobre 2025. «Puisqu’il faut faire des choix, les équipements passent ordinairement au second plan dans le budget, mais la question va nous rattraper. La durée de vie d’un véhicule étant de huit ans, je dois renouveler le parc de la gendarmerie d’un huitième tous les ans, soit 3 750 véhicules. Or, l’âge moyen de ce parc est déjà de huit ans», avait-il dit. Difficulté supplémentaire, soulignée par le rapport du Sénat déjà cité : le «malus écologique» a compliqué le renouvellement du parc automobile de la Gendarmerie. «En raison de la nature, de la motorisation et du poids des véhicules utilisés, le coût de leur acquisition, déjà intrinsèquement élevé, est très fortement amplifié par l’effet du malus écologique, dont le montant peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros par véhicule», avait en effet relevé son auteur. «Or, l’utilisation de véhicules hybrides ou électriques pour les missions opérationnelles de ces unités ne constitue pas une option au regard des risques qui y seraient afférents [problèmes de recharge, poids et dimension des batteries empêchant de disposer de suffisamment de matériels, etc.]», avait-il ajouté. Si, lors de l’examen du PLF 26, un amendement avait été adopté à l’Assemblée nationale afin d’exempter les véhicules des forces de sécurité intérieure de ce malus écologique, il n’en demeure pas moins que l’état du parc automobile de la Gendarmerie se trouve dans un état préoccupant. Dans son avis sur les crédits de la Gendarmerie pour l’exercice 2027, la députée Anne-Laure Blin prévient que ce dernier risque de se heurter à un «mur» d’obsolescence à moyen terme. «En tant que force armée de couverture des territoires, la gendarmerie doit pouvoir compter sur un parc réactif et suffisant pour assurer ses missions. […]. Pour un parc total de 33 600 véhicules légers, le besoin annuel de renouvellement se situe ainsi autour de 3 750 unités. Or, ce volume de renouvellement n’a pas été atteint en 2023, 2024, 2026, et les années 2022 et 2025 n’ont pas compensé les déficits accumulés», a-t-elle constaté. Au cours des trois derniers exercices, la Gendarmerie n’a pu acquérir plus de 3 750 nouveaux véhicules qu’en 2025 [4 554 unités]. Mais, les années précédentes, elle a dû se contenter de 1 055 unités en 2023 et de 730 en 2024. Cette année, elle ne pourra acquérir que seulement 29 voitures. «L’ancienneté moyenne atteint 8,2 ans pour les véhicules légers et 7,8 ans pour les deux et trois roues. Elle continuera mécaniquement à augmenter en l’absence de renouvellement, suscitant des risques accrus de pannes, et des coûts croissants de maintenance», prévient Mme Blin. Et cela alors que «8 526 véhicules, soit près de 28 % du parc, dépassent d’ores et déjà les critères de réforme, fixés à une ancienneté de huit ans et un kilométrage de 200 000 kilomètres pour les véhicules légers». Pour l’exercice 2027, la Gendarmerie devra faire une croix sur l’achat de nouveaux véhicules. Le PLF «réitère une année blanche», souligne la députée. Et de conclure : «Certains véhicules commandés en 2025 continueront d’arriver jusqu’à la fin de l’année 2026 [2 315 livraisons restaient attendues à la mi 2026], ce qui masque encore l’effet de la pause. Mais en 2027, le flux de nouvelles livraisons se tarira et le parc risque de se heurter à un ‘mur’ en 2028». Citer Ya Rab Yeshua.
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