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M. Lecornu annonce la création d’une Agence ministérielle de l’intelligence artificielle de Défense


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Comme l’avait soutenu le stratégiste allemand Carl von Clausewitz, la « guerre est un caméléon qui change de nature à chaque engagement ».

Qu’en sera-t-il avec la généralisation de l’intelligence artificielle [IA] sur le champ de bataille, sachant que les applications militaires de cette technologie sont déjà nombreuses ?

Récemment, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Pierre Schill, a répondu à cette question en affirmant que la guerre restera ce qu’elle est, c’est à dire un « affrontement humain ». Mais « si s’approprier l’IA ne garantira pas nos succès à venir, omettre de le faire garantira d’emblée un déclassement dans les combats de demain », a-t-il estimé.

Quoi qu’il en soit, la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25 avait fait de l’IA une priorité.

Ce qui s’était traduit par le lancement de plusieurs programmes, dont le très ambitieux Artemis IA [ARchitecture de Traitement et d’Exploitation Massive de l’Information multi-Sources], lequel vise à doter le ministère des Armées d’une solution « souveraine » en matière de stockage et d’exploitation de l’information, ou encore « TORNADE » [Traitement Optique et Radar par Neurones Artificiels via Détecteur], confié à l’entreprise Preligens.

Par ailleurs, la Direction générale de l’armement [DGA] finança les études MMT [Man-Machine-Teaming, pour l’aviation de chasse du futur] et HYPERION, afin de développer des algorithmes d’IA susceptibles de « contribuer aux performances futures du combat collaboratif terrestre ». Dans le même temps, un cadre éthique pour l’usage de cette technologie fut défini.

Entrée en vigueur le 1er août dernier, la LPM 2024-30 prévoit d’accentuer l’effort en matière d’intelligence artificielle.

« L’objectif poursuivi à travers le développement de l’IA est de s’assurer que les armées puissent traiter de façon autonome le flux de données apporté par les capteurs dont elles disposent et qu’elles consolident ainsi leur capacité d’appréciation des situations stratégiques et tactiques », avance ce texte.

Et celui-ci d’ajouter : « Cette fonction d’analyse des données grâce à l’usage de l’IA permettra d’optimiser l’ensemble des investissements réalisés dans les capteurs et sera mise au service de l’ensemble des forces armées. Dans cette perspective, la création d’une ligne budgétaire dédiée aux logiciels d’IA pour la défense sera envisagée et les impacts de l’IA sur la fonction renseignement et sur la chaîne ‘commandement et contrôle’ [C2] seront évalués ».

Évidemment, au-delà de la robotique, d’autres applications peuvent être envisagées, notamment en matière de maintien en condition opérationnelle [MCO]. L’IA peut aussi permettre d’améliorer la précision des armes [ce qui sera le cas pour le CAESAr] et apporter une aide à la décision et à la planification des opérations.

Aussi, le ministère des Armées entend changer de braquet.

Dans les pages du quotidien Les Échos, ce 8 mars, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a annoncé la création, en juillet prochain, de l’Agence ministérielle de l’intelligence artificielle de défense [AMIAD], qui sera le pendant de la Direction des applications militaire [DAM] du Commissariat à l’énergie atomique et des énergies renouvelables [CEA]. C’est dire l’importance des attentes en la matière…

« Soit l’armée française prend date, soit elle décroche », a fait valoir M. Lecornu.

La mission de l’AMIAD consistera à « conceptualiser, voire fabriquer, l’intelligence artificielle dans les grands programmes militaires, actuels comme futurs », a précisé le ministre.

Pour cela, cette agence disposera d’un budget de 300 millions d’euros par an et de son propre supercalculateur « classifié » censé traiter « souverainement des données secret-défense ». Selon le ministre, « non seulement les armées pourront tester l’IA embarquée dans les systèmes d’armes en maintenant un fort degré de protection, mais les industries de défense pourront aussi l’utiliser et le nourrir avec leurs données, sans crainte d’espionnage ».

Devant être installé au Mont Valérien, ce supercalculateur, décrit par le ministre comme étant le « plus gros dédié à l’IA en Europe », devrait être mis en service en 2025. La procédure d’acquisition, pour laquelle 200 à 300 millions d’euros sont prévus, sera lancée très bientôt.

Enfin, l’AMIAD devra recruter 300 ingénieurs, chercheurs et doctorants, civils et militaires, dans les deux ans à venir. Organisée en deux pôles [recherche à Palaiseau et technique à Bruz], elle sera dirigée par Bertrand Rondepierre, un ancien de l’École Polytechnique, passé par Google (ci-dessous).

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« Le Général de Gaulle a lancé le Commissariat à l’énergie atomique en 1945 et le premier sous-marin lanceur d’engins, qui porte la dissuasion nucléaire française, a été lancé en 1972 sous Giscard d’Estaing [sic, c’était sous la présidence de Georges Pompidou, ndlr]. Avec l’AMIAD, j’espère lancer le même processus : doter la France des moyens pour subvenir à ses besoins de façon souveraine sur le long terme. Cette agence est un point de départ, pas d’arrivée », a conclu M. Lecornu.

Ya Rab Yeshua.

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