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Le ministère des Armées justifie le recours au secteur privé pour le gardiennage de certains de ses sites


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En 2016, dans un contexte marqué par la menace terroriste d’inspiration jihadiste, le chef d’état-major des armées [CEMA], qui était le général Pierre de Villiers, avait remis en question la pratique consistant à confier la surveillance et la protection de sites militaires à des entreprises privées. Pratique qui avait aussi fait florès dans d’autres pays européens, comme la Belgique.

« La menace terroriste qui pèse sur notre pays vise aussi – et peut-être en priorité – les militaires pour ce qu’ils représentent. Nous devons prendre toutes les mesures nécessaires pour renforcer la sécurité de nos installations, de nos militaires et de leurs familles. […] Nous devons notamment nous interroger sur la pertinence de l’externalisation de certaines fonctions, comme celle du gardiennage », avait en effet affirmé l’ex-CEMA, avant d’estimer que le « personnel affecté sur chaque emprise devait rester le premier acteur d’une défense collective, cohérente et coordonnée ».

Près de dix ans plus tard, la menace terroriste n’a pas disparue. Et elle se cumule avec celle liée aux risques de sabotage et / ou d’espionnage. Dans le même temps, le ministère des Armées n’a pas renoncé à externaliser les fonctions de gardiennage. Ce qui a conduit le député [RN] Frank Giletti à l’interroger, par écrit, sur cette pratique.

« Aujourd’hui, la plus grande partie des sites militaires voient le contrôle de leurs accès assurés par des entreprises de sécurité privée. Il en est de même pour la question de la surveillance d’un nombre non négligeable de sites militaires. Rien ne semble inverser cette tendance de fond et l’on parle même, pour certains sites ou secteurs sensibles, d’une possibilité à terme d’armer les agents de sécurité privée », a dit avoir constaté le député.

Si les activités des agents [privés] de sécurité sont « encadrées », il n’en reste pas moins, pour M. Giletti, que les « forces armées devraient être en capacité de s’occuper elles-mêmes des accès aux infrastructures militaires et de leur sécurité » d’autant plus que les « risques potentiels liés à un désengagement complet de cette partie des activités militaires existent, avec des conséquences possibles sur la sécurité nationale ».

Dans la réponse qu’il a publiée le 25 mars, le ministère des Armées explique que la « protection des sites militaires est établie en fonction de la sensibilité du site et de la menace identifiée, en conciliant le juste besoin en moyens de sécurité passive [clôtures, vidéosurveillance, etc.] et active [gardiens, groupes cynotechniques, etc.].

Aussi, l’externalisation, notamment pour l’accueil-filtrage des sites militaires « n’est pas systématique » et « dépend d’une analyse du risque propre à chaque emprise ».

Cela étant, poursuit-il, la « prestation d’accueil-filtrage, incluant aussi parfois le gardiennage, lorsqu’elle est externalisée, représente une part importante de la dépense liée à la sécurité des emprises militaires et est donc utilisée au strict niveau nécessaire, en complément des autres dispositifs ».

Plus précisément, il revient à chaque armée, direction et service de décider de recourir ou non à des entreprises privées de sécurité, en fonction de « sa propre organisation et du concept d’emploi de ses éléments dédiés à la sécurité-protection ».

La Marine nationale ainsi que l’armée de l’Air & de l’Espace peuvent ainsi respectivement comper sur 1 000 fusiliers-marins et 3 000 fusiliers-commandos de l’air pour asssurer la fonction « sécurité-protection ». En outre, elles peuvent aussi s’appuyer sur les militaires de la Gendarmerie maritime et ceux de la Gendarmerie de l’Air et de l’Espace.

« Les trois armées octroient également des renforts permanents aux directions et services interarmées qui ne disposent pas d’une ressource humaine suffisante pour assurer la sécurité-protection de certaines emprises militaires », souligne encore le ministère des Armées, selon qui la sécurité de ses sites « s’inscrit dans le cadre plus vaste d’une manœuvre interministérielle cohérente impliquant les forces de sécurité intérieure », lesquelles « participent à la connaissance actualisée de la menace externe et peuvent fournir des éléments d’intervention dans le cadre de plans de protection externes ».

https://www.opex360.com/2025/03/25/le-ministere-des-armees-justifie-le-recours-au-secteur-prive-pour-le-gardiennage-de-certains-de-ses-sites/

Ya Rab Yeshua.

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