BTX Posté(e) %s à %s Signaler Partager Posté(e) %s à %s https://www.opex360.com/2025/03/31/la-marine-nationale-a-realise-une-plongee-inedite-en-saturation-a-200-metres-de-profondeur/ Quand on évoque la stratégie ministérielle de maîtrise des fonds marins, l’accent est généralement mis sur les technologies [robots et drones sous-marins] qui permettront d’avoir une capacité d’action jusqu’à 6 000 mètres de profondeur. Pour autant, il existe des situations où l’intervention humaine s’avère nécessaire, que ce soit pour le sauvetage de l’équipage d’un sous-marins, le déminage ou bien encore la récupération d’objets. D’où les expérimentations conduites par le Centre expert dans la plongée humaine et l’intervention sous la mer [CEPHISMER] de la Marine nationale, basé à Toulon. Expérimentations qui ne sont pas sans rappeler celles menées par les « océanautes » du commandant Jacques-Yves Cousteau dans les années 1960 [voir « Un monde sans soleil]. En février 2024, trois plongeurs démineurs et une infirmière militaire avaient pris place, pendant 29 heures, dans un caisson hyperbare, installé à terre, pour simuler une plongée en saturation à 100 mètres de profondeur. Puis, en juin, cette expérimentation avait été suivie par deux plongées en mer, à la même profondeur. « Actuellement, le domaine d’emploi des plongeurs-démineurs est limité à 80 mètres pour 10 minutes de durée de travail. Ces plongées à 100 mètres pour un temps sur le fond d’environ 20 minutes représentent approximativement deux heures de remontée en surface », avait alors expliqué la Marine nationale. Pour rappel, la plongée en saturation [on dit aussi « plongée à saturation »] est une technique de plongée reposant sur la saturation préalable des gaz dans l’organisme des plongeurs. Elle permet de réduire le risque de maladie de décompression. Cette année, le CEPHISMER est allé beaucoup plus loin en plaçant, pendant dix jours, trois plongeurs démineurs et un médecin du Service de santé des armées dans un caisson hyperbare afin de simuler une plongée profonde à saturation à 200 mètres de profondeur. Située sous le caisson, une cuve d’eau à 8°C, sous une pression de 20 bars, a permis aux plongeurs démineurs d’effectuer des « sorties humides ». Au total, les quatre « océanautes » auront passé 56 heures à 200 mètres de profondeur, avant « d’entamer le protocole de désaturation pour rejoindre la surface », a précisé le ministère des Armées, lors de son dernier point presse. Selon le « pacha » du CEPHISMER, le capitaine de frégate Arnaud Le Béguec, ils ont battu « un record du monde ». « C’est la première fois qu’une plongée en saturation est réalisée à 200 mètres de profondeur, au recycleur électronique », a en effet expliqué l’officier dans les pages de Var Matin. Durant ce séjour « confiné », les quatre militaires ont été soumis à des tests physiologique et cognitifs. L’un d’eux a vu sa température corporelle chuter à 35’8°C après un passage dans la cuve. « On est conscient qu’on va devoir améliorer le matériel si on veut repousser les limites physiologiques de nos plongeurs », a commenté le commandant du CEPHISMER. Selon le ministère des Armées, l’objectif de cette expérimentation était de tester de « nouvelles procédures de plongée autonome à saturation ». Son retour d’expérience [RETEX] « permettra de réaliser des plongées expérimentales » jusqu’à 250 mètres de profondeur dans les années à venir. « D’un point de vue opérationnel, cette plongée d’essai permet aux plongeurs démineurs de la Marine d’étendre leur domaine d’emploi et de développer leur expertise pour intervenir longtemps, à grande profondeur », a conclu le ministère. Photo : V. CHANTRIAUX – Marine nationale Citer Ya Rab Yeshua. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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