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Ukraine: dans la ville de Kherson, la vie sous terre ou sous filet

 

AFP_newsml.afp_.com_.20251002T235901Z.pa Des habitants de Kherson dans une rue protégée par un filet antidrones, le 2 octobre 2025 (Photo by Nina Liashonok / NurPhoto via AFP).

Oleksander Serhiyovych Prokudin n’a souri qu’une fois en une heure d’entretien. Un peu tristement, l’air résigné et fatigué… « Les gens sont exténués. La guerre doit s’arrêter. Elle pourrait finir à l’été 2027 », admet le chef de l’administration militaire de la Région de Kherson. Un poste que cet ancien officier de police de 42 ans occupe depuis trois ans, « depuis la contre-offensive victorieuse de l’automne 2022 qui nous a permis de chasser les Russes de la rive droite du Dniepr et de libérer la ville ».

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Kherson libérée mais aussi « outragée, brisée, martyrisée », pour reprendre les mots du général de Gaulle à Paris, en 1944. En effet, la ville est « sur la ligne de front même », rappelle le responsable ukrainien qui ajoute, un peu envieux, que «les villes d’Odessa et Mykolaïv en sont à deux cents kilomètres » et donc un peu plus épargnées que leur voisine.

A Kherson, les 60 000 habitants (ils étaient cinq fois plus nombreux avant la guerre) vivent désormais sous terre et sous filet. « 14 centres de santé sont souterrains et 12 autres sont en construction ; 10 écoles sont aussi sous terre et 7 autres vont ouvrir », précise Oleksander Serhiyovych Prokudin. « La vie est très souterraine : hôpitaux, écoles, administrations ont été enterrés pour les protéger des obus et des bombes russes », résume-t-il.

Boss-Kherson-618x824.jpeg Oleksander Serhiyovych Prokudin (photo P. CHAPLEAU)

« Se protéger des obus et des bombes… Et aussi des drones », ajoute son adjoint Tolokonnikov Oleksandr Serhiyovych, chargé de la coopération internationale.

Les drones, la menace la plus insidieuse ! 2 500 sont lancés chaque semaine contre la ville. Ils ont tué 1 050 habitants et en ont blessé 6 600. « Les Russes organisent même des safaris humains et publient la traque de leurs cibles et leurs tableaux de chasse sur les réseaux sociaux », affirme le chef de l’administration militaire régionale.

Heureusement, 90 % des drones russes sont neutralisés. Ils sont victimes du brouillage électromagnétique, des tirs des pièces de DCA  même si elles manquent de munitions, des drones ukrainiens qui traquent les drones filoguidés russes et, surprise, des filets de pêche bretons.

Chaluter des drones

Depuis la ville Kherson et sur certains tronçons des 250 km de front en remontant le Dniepr, les filets de pêche sont immanquables.

filets-kharkiv-ukrinform-antidron-1236x8 Des filets en cours d’installation dans la région de  Kharkiv le 2 février 2026 (Photo Ukrinform/NurPhoto by Viacheslav Madiievskyiv / via AFP).

Sur une centaine de kilomètres, des filets bretons, espagnols et néerlandais ont déjà été érigés. Pour la seule Bretagne, grâce à l’association Kernic Solidarités, 280 km de filets de pêche ont été fournis en octobre et novembre derniers à la ville de Zaporijjia (à 400km à l’est de Kherson) pour la protéger des attaques de drones russes. Un autre envoi a été effectué au profit de Kherson même et « on attend une nouvelle livraison de Bretagne, d’une valeur de 50 000 L’objectif, c’est de sécuriser 300 km de rues et de routes », se réjouit Oleksander.

Ces filets (pour certains des filets à lottes), testés et jugés fiables par les services de sécurité régionaux, recouvrent les rues passantes, les bâtiments vulnérables, les tronçons de routes où les maraudes de drones russes sont ininterrompues et menacent l’approvisionnement de la ville et de ses défenseurs.

Repousser les Russes

Comment desserrer l’étau sur la ville ? Les tentatives de franchissement n’ont pas permis aux troupes ukrainiennes d’établir de solides têtes de pont sur la rive gauche du Dniepr. Les Russes s’y sont solidement enterrés et profitent des faiblesses des forces ukrainiennes pour poursuivre leur harcèlement et leurs bombardements tant sur les militaires que les civils.

Quel avenir pour les territoires occupés sur la rive gauche ? « Question difficile. Si on doit récupérer les territoires de la région de Kherson aujourd’hui aux mains des Russes, la solution sera forcément diplomatique. »

Ya Rab Yeshua.

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1 hour ago, BTX said:

« Les Russes organisent même des safaris humains et publient la traque de leurs cibles et leurs tableaux de chasse sur les réseaux sociaux », affirme le chef de l’administration militaire régionale.

Les Russes entraînent leurs pilotes de drones FPV à Kherson en frappant des civils et des voitures (ainsi que, pour une raison quelconque, des chiens). Ils frappent aussi les pompiers et les ambulances, et publient sans gêne les vidéos de ces attaques.
Rien de nouveau.
Les cannibales du XXIe siècle.

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Moi etrangere, moi pas bien francais parler.

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7 hours ago, BTX said:

De la part de YANN PYROMANE

Dissolution des légions internationales en Ukraine 

https://www.france24.com/fr/europe/20260213-ukraine-legion-international-dissolution-raison-russie-guerre

L’article a été écrit par quelqu’un qui ne comprend absolument rien au sujet — un parfait dilettante, un imbécile.

Je ne vais pas énumérer toutes les unités étrangères performantes des forces armées ukrainiennes — de « Chosen Company » à « Ryhma Nord », en passant par des bataillons entiers d’étrangers au sein de la Garde nationale (la brigade et le corps « Khartiya », ainsi que des bataillons intégrés aux brigades mécanisées). Disons-le ainsi : il n’y en a peut-être pas eu 20 000 simultanément, mais 12 000 à 15 000, c’est certain.

Si l’on inclut toutes les unités affiliées au renseignement militaire (PVC, RDC, LSR, les formations biélorusses, voire un bataillon d’Asie centrale et trois bataillons tchétchènes), cela représente déjà quelque chose de significatif. Les quatre « Légions Internationales » étaient, de tout cet ensemble, les unités les moins opérationnelles, c’est pourquoi elles ont été transférées dans des unités d’assaut. Voilà tout le contexte.

En lisant des articles, il faut garder à l’esprit le niveau de connaissance et de compréhension de leur auteur.

Le journaliste Sébastian Seibt ne comprend, en réalité, pratiquement rien au sujet des étrangers dans l’armée ukrainienne. Point.

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Moi etrangere, moi pas bien francais parler.

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2022-2024, quatre ans d'aveuglement russe en Ukraine

https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/02/2022-2024-quatre-ans-daveuglement-russe.html

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Mardi 24 février, cela fera quatre ans que Vladimir Poutine a engagé « l’opération militaire spéciale » en Ukraine. Qui ne devait durer, dans l’esprit de ses concepteurs, que quelques jours ou quelques semaines. Au temps court a donc succédé le temps long et les objectifs du Kremlin, eux, n’ont pas été atteints.

Fragilités russes
1 460 jours plus tard -la Seconde Guerre mondiale a duré 1 567 jours- la progression russe est extrêmement lente (depuis janvier 2024 moins de 1,5% du territoire ukrainien a été cédé) et meurtrière. Selon les études les plus documentées, près de 325 000 soldats des FAFR auraient perdu la vie depuis 2022.

Gains et pertes
Ainsi si l’armée russe a consolidé ses positions dans le Donbass et le long du Dniepr, c’est aussi au prix de pertes humaines considérables.

Selon des chiffres obtenus en sources ouvertes, les Russes auraient gagné 5 000 km2 en 2025 soit moins de 1% du territoire de l’Ukraine. « En une année, ils ont conquis l’équivalent des Baléares » compare le Center for strategic and international studies (CSIS).


Un analyste militaire français précise qu’en moyenne, sur cette dernière année, « les gains territoriaux nets des FAR représentent 16,5 km2/jour ». Des résultats négligeables vu les moyens engagés. En janvier 2026, seuls 245 km2 semblent avoir été gagnés.

Pokrovsk
La bataille de Pokrovsk (oblast de Donetsk) est un exemple à la fois de l’acharnement russe et du désastre opératif qui en découle. La ville a été prise en 21 mois*. Même si des éléments ukrainiens résisteraient encore dans le nord de la ville. Pour arriver à ce résultat, 120 000 soldats russes, au minimum, y auraient laissé la vie. Selon des estimations ukrainiennes d’Euromaidan presse, « chaque m2 cédé aux Russes a coûté jusqu’à 20 soldats aux FAFR au plus fort de la bataille ».  Le 12 décembre 2024, le quotidien français La voix du Nord citait un analyste ukrainien qui chiffrait à 1 800, le nombre de véhicules blindés russes détruits. 

Les spécialistes militaires occidentaux estiment que Pokrovsk n’a pourtant qu’une importance militaire « secondaire », ne changeant pas la donne sur le front Est...


*Les FAFR ont revendiqué sa prise le 2 décembre 2025.
Photo : ©DR

Ya Rab Yeshua.

Posté(e)
il y a une heure, BTX a dit :

les objectifs du Kremlin, eux, n’ont pas été atteints.

Les troupes de Poutine occupent quand même 20% de l'Ukraine et continuent à démolir en continu ce pays !

Militaire d'active

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Après pour avoir le vrai du comment, il faut attendre que la guerre se termine. Pour l’instant, les deux parties vont mentir pour avoir la bonne propagande et garantir au mieux leurs intérêts respectifs.

Ce que l'on peut être sûre par contre, c'est qu'elle a que trop duré et qu’il faut que les combats  cessent, autant pour les deux pays qui ont de toutes façons beaucoup de pertes dans chaque camp.

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Signature  😁

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3 hours ago, Levy Pierre said:

Les troupes de Poutine occupent quand même 20% de l'Ukraine et continuent à démolir en continu ce pays !

Précisons.

Oui, aujourd’hui la Russie contrôle environ 19–20 % du territoire de l’Ukraine (selon la méthode de calcul). Mais environ 7 % ont été occupés dès 2014.

Le maximum a été atteint à l’été 2022 — environ 27 % du territoire. Ensuite, lors des contre-offensives, l’Ukraine a repris environ 7 % (région de Kherson et partie de la région de Kharkiv).
Au total, depuis 2022, la Russie a donc conquis environ 12 % du territoire ukrainien, dont la majeure partie au début de l’invasion en 2022 (notamment la zone de la mer d’Azov).

Si l’on regarde plus en détail :
En 2023, la Russie a pris environ 0,09 % du territoire ukrainien.
En 2024 — environ 0,66 %.
En 2025 — environ 0,72 %, au prix de pertes énormes.
Moins de 1 % par an.

Combien pourront-ils prendre en 2026, face aux nouvelles lignes de défense ukrainiennes et à un déficit croissant d’infanterie ? Je ne sais pas.
Mais il ne faut pas se laisser impressionner par le chiffre de « 20 % » — il est largement gonflé.

Moi etrangere, moi pas bien francais parler.

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