BTX Posté(e) il y a 2 heures Signaler Posté(e) il y a 2 heures https://lignesdedefense.ouest-france.fr/le-wall-street-journal-devoile-le-plan-pas-si-secret-de-lallemagne-en-cas-de-guerre-contre-la-russie/ Photo Bundeswehr A partir de 2022, de hauts responsables allemands dont une douzaine d’officiers supérieurs à Berlin, ont travaillé sur un plan de guerre secret en vue d’un probable conflit avec la Russie. Le Wall Street Journal a eu accès à ce plan d’opérations de 1 200 pages détaillant le transport d’ouest en est de près de 800 000 soldats allemands, américains et d’autres pays de l’OTAN dont la France. Ce document classifié dévoilé par le Wall Street Journal explique pourquoi les armes et les effectifs ne suffiront pas à eux seuls à déterminer l’issue d’un conflit plus large entre la Russie et l’Occident. Ce document décrit ainsi les ports, les fleuves, les voies ferrées et les routes qu’emprunteraient les troupes alliées en mouvement vers l’est européen. Il étudie aussi les modalités de leur ravitaillement et de leur protection tout au long du trajet qui pourrait les conduire des ports de l’Atlantique (au Portugal, en France etc.), de la Manche, de la mer du nord et de la Baltique (en Allemagne et en Pologne…) à un front étiré de la Finlande à la Roumanie. Ce plan accorde donc une attention particulière aux infrastructures qui constituent souvent une source de faiblesses, comme on l’a encore vu lors de l’exercice Dacian Fall 25 qui a eu lieu en Roumanie en octobre. Berlin estime que 20 % de ses autoroutes et plus d’un quart des ponts autoroutiers nécessitent des réparations en raison d’un sous-financement chronique. Selon la Fédération allemande des ports, les infrastructures portuaires allemandes de la mer du Nord et de la mer Baltique requièrent un investissement de 15 milliards d’euros, dont 3 milliards pour des améliorations à double usage (civilo-miltaire), comme le renforcement des quais. Une telle disparité restreindrait la liberté de mouvement des troupes en cas de guerre. C’est d’ailleurs le constat fait il y a quelques jours par l’Union européenne qui a dévoilé une nouvelle mouture de son Plan de mobilité militaire (voir mon post du 19 octobre: « La Commission européenne met le cap vers un espace Schengen militaire« ). Les points de blocage sur la carte de mobilité militaire figurent parmi les secrets les mieux gardés du plan allemand mais ils ne sont que trop connus de l’Otan, des Européens et des Russes. En outre des lacunes juridiques en temps de paix rendraient également plus difficile pour l’Allemagne de se défendre contre les sabotages, l’une des principales menaces mises en évidence dans le plan dévoilé par le WSJ. A ces obstacles rencontrés par les planificateurs militaires allemands figurent aussi des facteurs immatériels : la complexité des règles d’acquisition, les lois sur la protection des données et autres réglementations élaborées dans un contexte plus pacifique mais inadapté au temps de guerre. Malgré tout, la Bundeswehr a dressé un bilan optimiste de ses progrès. « Sachant que nous sommes partis de zéro début 2023, nous sommes très satisfaits du résultat actuel. C’est un produit très abouti », a déclaré un des co-auteurs du plan. Cependant, des tests de résistance récents ont montré qu’il reste encore du travail à accomplir avant que les objectifs du plan et la réalité sur le terrain concordent. En fait, la plus grande incertitude pour les planificateurs est le temps dont disposerait l’Otan pour mobiliser et déployer ses forces terrestres et tenir le choc en attendant l’arrivée des renforts US venant du CONUS (continental US). Des responsables allemands ont récemment déclaré s’attendre à ce que la Russie soit prête à attaquer l’OTAN en 2029. Cependant, une série d’incidents relevant de l’espionnage, de sabotage et de nombreuses incursions de drones dans l’espace aérien européen laissent penser que Moscou pourrait se préparer à frapper plus tôt. Les analystes estiment également qu’un éventuel cessez-le-feu en Ukraine pourrait permettre à la Russie de disposer rapidement de temps et de ressources pour préparer une action contre les membres de l’OTAN en Europe. Les auteurs du plan estiment qu’en renforçant urgemment la résilience de l’Europe, les forces otaniennes pourront non seulement remporter la victoire, mais aussi réduire le risque de guerre. « L’objectif est de prévenir la guerre en faisant clairement comprendre à nos ennemis que s’ils nous attaquent, ils ne parviendront pas » à atteindre leurs objectifs. Citer Ya Rab Yeshua.
Messages recommandés
Réagir à la dicussion
Vous pouvez poster maintenant et vous inscrire plus tard - Déja membre ? connectez vous pour poster avec votre compte