BTX Posté(e) 13 janvier Signaler Posté(e) 13 janvier https://www.opex360.com/2026/01/13/paris-veut-que-le-pret-de-lue-a-kiev-serve-a-acheter-prioritairement-de-larmement-europeen-berlin-refuse/ Le 18 décembre, à l’exception de la Slovaquie, de la République tchèque et de la Hongrie, les États membres de l’Union européenne sont convenus d’accorder à l’Ukraine un prêt à taux zéro de 90 milliards d’euros pour les années 2026-2027, via un emprunt commun sur les marchés des capitaux. Une somme que Kiev n’aura à rembourser qu’après avoir reçu des réparations de guerre de la part de la Russie. Ce qui, en l’état actuel des choses, paraît bien illusoire. Pour Kiev, cette somme servira en partie à financer son effort de guerre et à “recompléter” ses capacités militaires quand un accord de paix – ou, a minima, un cessez-le-feu – aura été signé avec Moscou. Et c’est là que le bât blesse. En effet, rapporte le site Politico, la France estime que l’argent prêté à l’Ukraine devrait essentiellement profiter à la Base industrielle et technologique de défense européenne [BITD-E]. Et cela alors que, en novembre, Kiev a signé une lettre d’intention en vue de se procurer une centaine de Rafale. Seulement, l’Allemagne et les Pays-Bas s’opposent à cette « préférence européenne » car elle priverait les forces ukrainiennes de la latitude nécessaire pour se procurer les équipements militaires qui leur font défaut et que seuls les États-Unis sont en mesure de leur fournir. « L’Ukraine a également un besoin urgent d’équipements produits par des pays tiers, notamment des systèmes de défense aérienne et des intercepteurs de fabrication américaine, des munitions et des pièces détachées pour F-16 ainsi que des capacités de frappe en profondeur », a ainsi fait valoir le gouvernement néerlandais, dans un courrier adressé aux autres membres de l’UE et cité par Politico. Et d’ajouter : « L’industrie de défense européenne est actuellement soit incapable de produire des systèmes équivalents, soit de le faire dans les délais requis ». D’ailleurs, La Haye aurait proposé d’allouer 15 milliards d’euros à l’Ukraine pour lui permettre d’acquérir des armements qui ne sont pas disponibles en Europe. Et cela alors que, début décembre, plusieurs alliés de l’Otan, dont l’Allemagne, les Pays-Bas, la Pologne et la Norvège, ont faisait qu’ils allaient acheter des équipements militaires américains pour environ un milliard de d’euros au profit de Kiev, dans le cadre du programme PURL [Priority Ukraine Requirements Lists]. L’Allemagne est presque sur la même position que celle défendue par les Pays-Bas. En effet, elle ne soutient « pas les propositions visant à limiter les achats auprès de pays tiers », de crainte que cela « n’impose des restrictions excessives à l’Ukraine en matière de défense », a estimé son gouvernement, dans une lettre adressée aux autres États membres de l’UE. Cependant, tout en écartant l’idée d’une « préférence européenne », Berlin estime que les entreprises des pays ayant le plus contribué à aider l’Ukraine devraient bénéficier d’un traitement de faveur. Or, l’Allemagne est le deuxième plus important donateur, après les États-Unis. « L’Allemagne demande que la logique consistant à récompenser un soutien bilatéral fort […] soit également appliquée aux États membres », a plaidé le gouvernement allemand dans son courrier, selon Politico. A priori, la position française ne serait pour le moment soutenue que par la Grèce et la République de Chypre, cette dernière devant être « neutre » étant donné qu’il lui revient d’arbitrer les débats puisqu’elle assure actuellement la présidence tournante du Conseil de l’UE. Citer Ya Rab Yeshua.
piranha Posté(e) 13 janvier Signaler Posté(e) 13 janvier 24 minutes ago, BTX said: la France estime que l’argent prêté à l’Ukraine devrait essentiellement profiter à la Base industrielle et technologique de défense européenne [BITD-E]. En ce cas, autant confisquer directement cet argent. Voyons les faits : Le système de lance-roquettes multiple le plus efficace des forces armées ukrainiennes est le M142 HIMARS, d’origine américaine. Pour cela, l’Ukraine a besoin de munitions, qu’il faut acheter aux États-Unis — l’Europe n’en produit pas. Le missile balistique de courte portée le plus efficace est l’ATACMS, pour le même système, qu’il faut également acheter aux États-Unis. L’Europe n’en produit pas non plus, et en plus, à cause des conventions signées, elle n’a pas le droit de fabriquer des munitions à sous-munitions, donc il faut acheter aux États-Unis. Les mines antipersonnel ne sont produites par aucun pays européen, alors qu’il en faut beaucoup. Là encore, il faut acheter aux États-Unis. Les missiles pour le système de défense aérienne et antimissile Patriot — qui intercepte avec succès les missiles aérobalistiques et hypersoniques russes — doivent être achetés aux États-Unis. Les missiles air-air (type AIM-9) sont disponibles en quantité suffisante uniquement aux États-Unis, et ce sont eux qui les produisent. Les obus d’artillerie de 155 mm avec sous-munitions et mines ne sont pas produits en Europe non plus : il faut les acheter aux États-Unis. Conclusion : les types de munitions et d’armements nécessaires et efficaces ne sont pas produits en Europe, il faut donc les acheter aux États-Unis. Imposer des restrictions sur « l’aide accordée à l’Ukraine » en l’obligeant à acheter des munitions européennes inutiles et inefficaces est au mieux stupide, au pire criminel. L’industrie de défense européenne est malheureusement loin du niveau requis pour proposer des solutions adéquates à un prix raisonnable. (Et pour les véhicules de combat : là aussi, le VCI le plus efficace sur le théâtre ukrainien est le Bradley M2 américain, qui parvient même à détruire des chars russes T-90M. Les Griffon ou VBCI n’en sont tout simplement pas capables, messieurs.) 1 Citer Moi etrangere, moi pas bien francais parler.
Clairon Posté(e) 13 janvier Signaler Posté(e) 13 janvier il y a 51 minutes, piranha a dit : là aussi, le VCI le plus efficace sur le théâtre ukrainien est le Bradley M2 américain, qui parvient même à détruire des chars russes T-90M. ON va voir aussi ce que font les CV90 et KF1 bien européens eux ... Clairon 1 Citer Le fil rouge sur le bouton rouge, le fil bleu ....
piranha Posté(e) 13 janvier Signaler Posté(e) 13 janvier 54 minutes ago, Clairon said: ON va voir aussi ce que font les CV90 et KF1 bien européens eux ... Remarque parfaitement à propos. Donc, le KF51 sera livré à raison de cinq (5) exemplaires. Cinq. Avec ça, la victoire est assurée, évidemment… Pour le CV90, j’en ai parlé avec des Ukrainiens : ils râlaient sur le pauvre stock de munitions embarquées, mais louaient la protection et la mobilité. Peut-être que le souci vient du simple fait qu’en face, les M2 Bradley ont été envoyés en quantité triple ? Allez savoir. Imaginons ensuite qu’on ajoute le prix et le rythme de production dans l’équation — alors que les États-Unis peuvent littéralement sortir des Bradley de leurs hangars dès maintenant, à condition de payer. Bref, peu importe l’angle : l’offre américaine n’est jamais moins bonne, et très souvent clairement meilleure. Et pour faire bonne mesure, rappelons que le VCI CV90 est suédo-scandinavo-helvético-finlando-tchéco-balte. Les Allemands ont le Marder et le KF51, les Polonais le BWP Borsuk et le BWP-1, les Espagnols le Pizarro (ASCOD), les Italiens le Dardo, les Turcs l’ACV-15, les Roumains le MLI-84, les Bulgares le BMP-1/23, les Croates le M2 Bradley (!), les Moldaves le BMD et le BTR-D. Et côté français…VCI... silence radio. 1 Citer Moi etrangere, moi pas bien francais parler.
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