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Livré en juillet 2023, le premier des quatre Bâtiments ravitailleur de forces [BRF] destiné à la Marine nationale, le « Jacques Chevallier » avait dû patienter près de seize mois pour être officiellement admis au service actif. En effet, après avoir effectué un déploiement de longue durée [DLD] de quatre mois afin de valider ses caractéristiques militaires, ce navire dut effectuer d’autres essais pour vérifier son comportement au sein du groupe aéronaval du porte-avions Charles de Gaulle ainsi que son aptitude à interagir avec des pétroliers civils.

Sans doute que ce processus sera beaucoup plus court pour le second BRF, à savoir le « Jacques Stosskopf ». Arrivé à Toulon le 31 juillet dernier, ce navire a été officiellement livré à la Marine nationale quatre mois plus tard. Et, ce 16 janvier, le ministère des Armées a annoncé qu’il venait d’entamer son DLD, à l’issue de la mise en condition opérationnelle de son équipage.

Dans le détail, le « Jacques Stosskopf » mettra d’abord le cap sur le Grand Nord [où il devrait croiser la frégate de défense et d’intervention « Amiral Ronarc’h », qui vient aussi d’appareiller pour son DLD]. Il prendra ensuite la direction des Antilles, puis celle de la région Indopacifique.

Il s’agit « d’éprouver ses capacités dans des environnements maritimes variés, mais aussi de développer l’interopérabilité de ce nouveau type de bâtiment avec nos partenaires et alliés des zones traversées. Cette période en mer, effectuée loin, longtemps et en équipage, permet de mettre à l’épreuve le BRF et ses systèmes, et aux marins de s’approprier davantage ces équipements », rappelle le ministère des Armées.

Pour rappel, inspiré du navire ravitailleur A5335 Vulcano, développé par l’italien Fincantieri, un Bâtiment ravitailleur de forces affiche un déplacement de 31 000 tonnes en charge, pour une longueur de 194 mètres et une largeur de 24 mètres. Doté d’une double coque et de quatre mâts de ravitaillement polyvalents lui permettant de soutenir simultanément deux deux navires, il a une capacité d’emport de 1 500 tonnes de fret et de 13 000 mètres cubes de carburant.

Mis en œuvre par 130 marins, un BRF est armé de deux canons RAPIDFire de 40 mm, fournis par Thales et Nexter, et d’un système de défense aérienne Simbad-RC livré par MBDA. En outre, il peut accueillir un hélicoptère NH90 Caïman et un drone aérien, en l’occurrence le VSR-700 du Système de drone aérien de la Marine [SDAM].

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Quand le BRF « Jacques Stosskopf » aura été admis au service, la Marine nationale disposera de trois navires logistiques, le Bâtiment de commandement et de ravitaillement [BCR] Somme, dernière unité de la classe Durance, ayant été prolongée jusqu’en 2027, année où il devrait être remplacé par le BRF « Émile Bertin », dont la construction est en cours à Saint-Nazaire.

Photo : Marine nationale

https://www.opex360.com/2026/01/16/le-brf-jacques-stosskopf-met-le-cap-sur-le-grand-nord-et-le-pacifique-pour-son-deploiement-de-longue-duree/

 

Ya Rab Yeshua.

  • 4 mois plus tard...
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https://www.opex360.com/2026/05/19/le-batiment-ravitailleur-de-forces-jacques-stosskopf-a-deja-ete-admis-au-service-actif-au-sein-de-la-marine-nationale/

Le Bâtiment ravitailleur de forces «Jacques Stosskopf» a déjà été admis au service actif au sein de la Marine nationale

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Livré à la Marine nationale en juillet 2023, le Bâtiment ravitailleur de forces [BRF] Jacques Chevallier fut admis au service actif en novembre 2024, soit seize mois plus tard. Entre-temps, ce nouveau navire dut effectuer un déploiement de longue durée [DLD] de quatre mois pour valider ses capacités militaires et se soumettre à d’autres essais afin de vérifier son comportement au sein d’un groupe aéronaval ainsi que son aptitude à interagir avec des pétroliers civils.

Le processus aura été beaucoup plus court pour le «Jacques Stosskopf», le second BRF officiellement remis à la Marine nationale en novembre dernier.

En effet, ayant appareillé de la base navale de Toulon pour un DLD, dont le profil, comme d’ailleurs celui de la mission Jeanne d’Arc 2026, a été chamboulé en raison de la situation au Proche et au Moyen-Orient, il vient déjà d’être admis au service actif. C’est en effet ce qu’a fait savoir le ministère des Armées, via un communiqué diffusé ce 19 mai.

«L’amiral Nicolas Vaujour, chef d’état-major de la Marine [CEMM], a prononcé l’admission au service actif du Bâtiment ravitailleur de forces Jacques Stosskopf le 7 mai 2026. Il est désormais déclaré opérationnel et en mesure d’être pleinement déployé sur ordre du chef d’état-major des Armées [CEMA]», a-t-il en effet annoncé.

En janvier, la Marine nationale avait indiqué que, dans le cadre de son DLD, le «Jacques Stosskopf» allait mettre le cap vers le Grand Nord avant de prendre la direction des Antilles, puis celle de la région Indopacifique.

A priori [*], la dernière séquence n’a pas eu lieu. En effet, si l’on s’en tient à la communication de la Marine nationale au cours de ces dernières semaines, le BRF «Jacques Stosskopf» a ravitaillé la frégate de défense et d’intervention [FDI] «Amiral Ronarc’h» en missiles ASTER au large de Fort-de-France en mars.

 

Puis, dernièrement, il a accompagné la mission Jeanne d’Arc 26, et donc le porte-hélicoptères amphibie «Dixmude» et la frégate de type La Fayette «Aconit», à «quelques centaines de nautiques des côtes brésiliennes». Au 23 avril, il comptait déjà cinquante ravitaillements à la mer [RAM].

 

Quoi qu’il en soit, a résumé le ministère des Armées,«le ‘Jacques Stosskopf’ a déjà pris part à des entraînements interarmées ainsi qu’à des exercices conjoints de préparation à la haute intensité avec des marines partenaires tels la mission Jeanne d’Arc 26 ou l’exercice ORION 26» lors de son DLD, lequel a donc permis de confirmer «ses performances en qualité et en quantité, en eaux froides et en eaux chaudes, son interopérabilité et sa capacité à produire des effets opérationnels.»

Le fait que le BRF «Jacques Stosskopf» ait été admis au service actif donnera plus de latitude à l’État-major des armées [EMA] pour l’envoyer en opération. Il est probable qu’il rejoigne prochainement le groupe aéronaval du porte-avions Charles de Gaulle, qui s’est récemment rapproché du détroit d’Ormuz, afin d’y mener éventuellement une mission visant à protéger le trafic maritime commercial. Mission qui pourrait s’éterniser…

Pour rappel, d’un déplacement de 31 000 tonnes pour une longueur de 194 mètres et une largeur de 24 mètres, un BRF est doté d’une double coque et de quatre mâts de ravitaillement polyvalents lui permettant de soutenir simultanément deux navires. Il a la capacité de transporter 1 500 tonnes de fret et 13 000 mètres cubes de carburant. Armé de deux canons RAPIDFire de 40 mm et d’un système de défense aérienne Simbad-RC, il met en œuvre un hélicoptère NH90 Caïman et un drone aérien. Le troisième de la série [sur les quatre unités prévues], le BRF «Émile Bertin», a été mis à l’eau à Saint-Nazaire en avril.

[*] Via le média social X, la Marine nationale indique que le BRF “Jacques Stosskopf” a navigué dans l’océan Pacifique et s’est rendu à La Réunion… Or, elle n’avait rien dit à ce sujet jusqu’à présent… 

Ya Rab Yeshua.

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