BTX Posté(e) 27 janvier Signaler Posté(e) 27 janvier Ceux qui, en France, disent qu’il nous faudrait un Trump français ne mesurent peut-être pas l’étendue exacte de leurs paroles. Interrogé sur la chaîne américaine Fox Business, dans l’émission Mornings with Maria, le président des États-Unis a fait l’une de ces sorties outrancières dont il est coutumier. Au sujet de ses alliés de l’OTAN, cette organisation à propos de laquelle il semble aujourd’hui vouloir donner rétrospectivement raison à Emmanuel Macron, qui la disait en état de « mort cérébrale », Donald Trump a notamment eu ces mots : « J’ai toujours dit : seront-ils là si jamais nous avons besoin d’eux ? C’est vraiment le test ultime. Je n’en suis pas sûr. Nous n’avons jamais eu besoin d’eux. Ils vont dire qu’ils ont envoyé quelques soldats en Afghanistan, ceci ou cela. Oui, ils l’ont fait. Ils sont restés un peu en arrière, loin des lignes de front. » Les réactions des dirigeants de l’Alliance atlantique ne se sont pas fait attendre. Le Britannique Keir Starmer (l’homme qui, il n’y a pas longtemps, ramassait servilement les papiers de son maître), mais aussi les Allemands, les Danois et d’autres, ont fait part de leur indignation devant une telle injustice. En France, malgré quelques déclarations ministérielles, le Président a préféré jouer le coup de la dignité romaine, du silence dans l’honneur outragé. Pour une fois qu’une réaction un peu vive aurait été la bienvenue… On ne va pas revenir jusqu’à La Fayette et Rochambeau, qui ont dirigé le contingent français, parti sur ordre de Louis XVI, prêter main-forte aux insurgés américains. C’est pourtant l’argument que nous servent en permanence nos « amis » américains quand ils veulent rendre hommage à notre relation multiséculaire, appreciate, outstanding. Mais si on les cherche trop, ils nous parlent des Ricains qui nous ont empêché de finir en Germanie, comme le chantait Michel Sardou. Alors, on va plutôt revenir à l’Afghanistan, puisque c’est le théâtre d’opération que Donald Trump a pris pour exemple. Énième humiliation En Afghanistan, 90 soldats français sont morts pour les trois couleurs… et sous le pavillon de l’OTAN. Une majorité d’entre eux venait de la Légion étrangère ou des troupes aéroportées – vous savez, ces unités qui sont connues pour rester toujours « à l’arrière de la ligne de front »… On peut notamment citer les paras du 8e RPIMa, tués en 2008 à Uzbin, dans une embuscade des talibans. On peut aussi parler des commandos parachutistes qui ont été tués par un attentat suicide, le 13 juillet 2011. Parmi eux, toutes les figures sont admirables, mais on peut en citer une en particulier, qui est assez emblématique. Ce jour-là, en Afghanistan, il y avait, dans la liste de ces héros, le nom d’un jeune lieutenant du 1er régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers, qui avait réalisé son rêve de gosse et marchait sur les traces de son grand-père, ancien « Rapace » lui aussi, et de son parrain de promotion de Saint-Cyr, le capitaine Serge Beaumont. Le nom de cet homme était Thomas Gauvin. Il est mort pour la France dans une opération de l’OTAN, laissant derrière lui sa jeune épouse. Le capitaine Gauvin, ancien du Prytanée de la Flèche est d'abord allé à l'école à Colleville-Montgomery, là où habite encore ses grands parents qui ne se remettent pas de cette brutale dispariiton à l'âge de 27 ans. Ladite opération s’est d’ailleurs terminée en débandade, avec l’évacuation précipitée des Américains et la prise de pouvoir des talibans. Un nom parmi 90. Simplement pour se souvenir que, derrière les éléments de langage à la con, il y a parfois le bruit d’un sac mortuaire qu’on ferme, et de la prière du para qu’on chante la gorge nouée, pas loin d’un tarmac anonyme. Difficile pour Trump de le mesurer : il s’est fait réformer quatre fois pour ne pas faire son service militaire. L’armée ne pleure pas ses morts, elle les honore. L’association des écrivains combattants a donné le nom de cet officier à un prix littéraire. Mais il y a fort à parier que les armées françaises se seraient bien passées de cette énième humiliation, qui de plus est injuste et bête. Nos soldats ne méritaient peut-être pas plus que les 280 caractères règlementaires de la présidence de la République. Ou alors, c’est peut-être simplement de la lâcheté. Allez savoir. 2 Citer Ya Rab Yeshua.
Yann pyromane Posté(e) 27 janvier Signaler Posté(e) 27 janvier C'est vrai que Trump en tant que réformé médical ( les milliardaires sont souvent épargnés) pour le Viet -Nam est crédible sur le sujet militaire. 4 Citer
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