BTX Posté(e) %s à %s Signaler Posté(e) %s à %s https://lignesdedefense.ouest-france.fr/la-base-de-donnees-flottes-de-combat-analyseles-nouveaux-rapports-de-force-est-ouest/ Le marin a diffusé le 9 décembre un webinaire dédié aux nouveaux rapports de force Est-Ouest avec les auteurs de la base de données internationale des navires militaires Flottes de combat (groupe Infomer – Ouest-France), Alexandre Sheldon-Duplaix et Stéphane Gallois. Ce webinaire sur les rapports de force navals est désormais en ligne sur le site du marin. Il suffit de s’inscrire en suivant ce lien. En outre, suite à ce rendez-vous, Alexandre Sheldon-Duplaix, coauteur de Flottes de combat, est revenu dans un entretien sur les évolutions récentes des marines chinoise, russe, indienne, américaine, nord-coréenne, britannique et française. Selon lui, la suprématie reste du côté des pays occidentaux mais plusieurs défis sont à relever. Flottes de combat, la base de données plus que centenaire des navires militaires du monde, est désormais en ligne et mise à jour en continu. Que nous apprend cette veille quotidienne sur l’évolution des marines ? Numériquement, les marines occidentales demeurent dominantes. En excluant du décompte les unités peu armées et les paramilitaires, entre 2005 et 2025, l’Otan a produit deux fois plus de sous-marins et dix fois plus de destroyers et frégates que la Russie. Mais de son côté, la Chine construit une marine numériquement supérieure à la combinaison des flottes américaine du Pacifique, japonaise, sud-coréenne et taïwanaise. Quelles autres conclusions tirer sur les rapports de force actuels ? D’abord l’accent mis sur la dissuasion nucléaire : la Russie privilégie le renouvellement de sa force océanique stratégique tandis que la Chine, l’Inde et la Corée du Nord poursuivent la quête d’une capacité de frappe en second. Pyongyang, échaudé par les changements de régimes en Irak et en Libye, arme de missiles nucléaires un vieux sous-marin diesel et deux bâtiments de surface. Mais le niveau de la dissuasion conventionnelle paraît aussi déterminant pour tenter de préserver, ou non, un statu quo. Avec dix fois moins de bateaux qu’à l’époque de l’URSS, Moscou n’intimide plus et ne parvient pas à obtenir la garantie que l’Otan ne s’étendra pas à l’Ukraine. Les principales marines de l’Otan connaissent diverses difficultés qui contrarient leurs ambitions. Pourront-elles tenir leur rang ? En effet, les marines de l’Otan manquent de personnel – c’est le cas du Royaume-Uni et de l’Italie – ou sont trop peu armées, comme la France. Quant aux États-Unis, leurs programmes mal conçus coûtent trop cher, leurs chantiers perdent une main-d’œuvre qualifiée et livrent trop tard. Et si les marines occidentales sont au sommet de l’art en termes de senseurs, il n’en est pas de même pour les armements, en nombre et en qualité. Les succès contre les missiles et drones houthistes ne doivent pas faire oublier que les éventuelles salves hypersoniques russes et chinoises sont, à ce stade, imparables. Moscou, notamment, met les bouchées doubles pour compenser son déficit de navires par des armes supérieures. Tandis que le 3 septembre 2025, lors de son défilé commémoratif de la victoire de 1945, la Chine a présenté cinq missiles hypersoniques dont quatre antinavires, les États-Unis et l’Otan n’en possèdent encore aucun. Les nations occidentales doivent donc, d’une part, combler ce retard et, d’autre part, surmonter le défi de l’automatisation pour économiser des équipages en intégrant des drones de surface et sous-marins. Le webinar est à écouter et voir ici. Citer Ya Rab Yeshua.
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