BTX Posté(e) %s à %s Signaler Posté(e) %s à %s https://www.opex360.com/2026/01/29/second-porte-avions-de-la-classe-ford-luss-john-f-kennedy-a-commence-ses-essais-en-mer/ Réceptionné par l’US Navy en 2017 et actuellement déployé en mer des Caraïbes, le nouveau porte-avions USS Gerald R. Ford [CVN-78] n’a pas été épargné par les problèmes techniques, les retards et les surcoûts durant sa construction, laquelle a coûté 12,9 milliards de dollars [auxquels s’ajoutent 5 autres milliards de recherche et de développement]. Affichant un déplacement de 97 000 tonnes à pleine charge pour une longueur de 337 mètres et un maître-bau de 78 mètres, l’USS Gerald Ford met en œuvre plusieurs innovations technologiques, dont quatre catapultes électromagnétiques [EMALS], un dispositif AAG [Advanced Arresting Gear] pour récupérer les aéronefs, de nouveaux ascenseurs pour les munitions [AWE, Advanced Weapons Elevator], un blindage électromagnétique [DAPS, Dynamic Armor Protection System] pour le protéger des effets d’un projectile à charge creuse et de de chaufferies nucléaires trois fois plus puissantes que celles utilisées par les porte-avions de la classe Nimitz. Seulement, lors de l’admission au service actif de l’USS Gerald R. Ford, certaines de ces innovations manquaient encore de maturité. Ce fut notamment le cas des catapultes électromagnétiques, fournies par General Atomics [et qui équiperont le porte-avions de nouvelle génération français, ndlr], mais aussi celui du système AAG et des ascenseurs d’armement. Finalement, tout rentra à peu près dans l’ordre quand la capacité opérationnelle initiale du navire fut prononcée en septembre 2022, peu avant son premier déploiement. Cela étant, l’US Navy avait assumé, dès le départ, le fait qu’il faudrait apporter des améliorations à l’USS Gerald R. Ford au fil de sa carrière opérationnelle. C’est ainsi qu’il a été réceptionné sans avoir la capacité d’exploiter pleinement le chasseur-bombardier F-35C. Et cela notamment à cause de restrictions budgétaires imposées par le Congrès. « Les porte-avions des classes Nimitz et Ford, de par leur conception, peuvent fonctionner avec des F-35C. Cependant, des modifications leur sont nécessaires pour exploiter pleinement les capacités des F-35 et leur permettre d’être plus efficaces lors d’un déploiement complet », avait en effet expliqué un porte-parole de la marine américaine, en 2019. Cependant, ces modifications seront apportées à l’USS Gerald R. Ford à l’occasion de son premier arrêt technique. Et cela devait donc être aussi le cas pour le second porte-avions de cette classe, à savoir le John F. Kennedy [CVN-79], dont la construction a débuté en 2015. Mis à l’eau quatre ans plus tard, ce navire aurait dû être livré à l’US Navy en 2022. Or, selon une annonce faite par son constructeur, Huntington Ingalls Industries [HII], il a entamé ses essais en mer le 28 janvier. « Aujourd’hui, le porte-avions le plus récent de notre pays, le John F. Kennedy a quitté notre chantier naval de Newport pour entamer ses essais en mer », a fait savoir HII, via le média social X. Selon les prévisions de l’US Navy, le John F. Kennedy ne lui sera pas livré avant 2027. Et cela pour au moins trois raisons. La première est que la construction de ce porte-avions était déjà à un stade avancé quand les solutions furent apportées aux problèmes de jeunesse de l’USS Gerald R. Ford. « La construction du John F. Kennedy était déjà bien avancée lorsque de nombreux enseignements tirés de l’ expérience avec l’USS Gerald R. Ford ont été identifiés, empêchant ainsi leur mise en œuvre en temps voulu pour le Kennedy », avait en effet expliqué Todd Corillo, porte-parole, le porte-parole de HII, en juillet dernier. « À l’inverse, l’Enterprise [CVN 80] et le Doris Miller [CVN 81] ont pu tirer profit de ces enseignements plus tôt dans leur processus de construction », avait-il ajouté. Un autre raison est que le Congrès a exigé que le John F. Kennedy soit en mesure d’exploiter pleinement les capacités du F-35C avant sa livraison à l’US Navy, alors que celle-ci comptait effectuer les modifications nécessaires ultérieurement. Enfin, la dernière raison est qu’il a fallu installer un radar AN/SPY-6(V)3, à bord de ce navire alors que l’USS Gerald R. Ford a été équipé du radar multifonctionnel actif à réseau phasé DBR, dont les performances et disponibilité se sont révélées décevantes. Ces modifications ont alourdi la facture de ce porte-avions, le montant de celle-ci ayant été estimé à plus de 13 milliards de dollars par l’US Navy. Probablement que celles de l’Enterprise et du Doris Miller seront moins lourdes… Mais rien n’est moins sûr. En effet, l’été dernier, le site spécialisé USNI News a révélé que l’USS Enterprise devrait être livré en 2030 et non en 2029, comme cela avait été initialement annoncé. « Le calendrier du CVN 80 continue d’être perturbé par des retards de livraison de composants essentiels à sa construction. Les retards de 18 à 26 mois, tels qu’ils avaient été estimés en 2024, se sont creusés pour atteindre 28 mois, ce qui représente un risque pour l’ensemble de la construction du navire. Nous travaillons en étroite collaboration avec le chantier naval afin d’améliorer ces prévisions », avait expliqué un porte-parole de l’US Navy. Citer Ya Rab Yeshua.
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