BTX Posté(e) il y a 1 heure Signaler Posté(e) il y a 1 heure https://lignesdedefense.ouest-france.fr/comment-lile-longue-dans-la-presquile-est-de-crozon-est-devenue-la-base-des-sous-marins-nucleaires-francais/ Je relaie ce post de Gérard Borvon qui signale qu’un étudiant de l’UBO (Université de Bretagne Occidentale) s’est penché, en 2024, sur l’Île-Longue, dans la presqu’île est de Crozon, et comment elle est devenue la base des sous-marins nucléaires français. Après les récentes visite et annonces du président Macron, l’île Longue mérite bien ce retour sur l’histoire de l’installation brestoise chargée de l’accueil des SNLE. 60 ans après la création de la célèbre et discrète base navale, un étudiant de l’UBO, Kerian Bouthmy, s’est posé la question et y a répondu sous la forme d’un Mémoire de recherche de Master 2 « Civilisations, Cultures et Sociétés Mondes modernes et contemporains » dont on peut trouver de larges extraits ici. L’auteur rappelle que « l’échec, en 1955, de la construction du Q-244, le premier sous-marin à énergie nucléaire, était attribué à la mauvaise coordination de conduite du projet. [.] En découle de la création, à la fin de l’année 1962, de l’organisation Coelacanthe, qui vise, au sein de l’État, à imposer une synergie entre acteurs. » Il fallait aussi identifier un lieu d’installation de cette future base stratégique: « La France ne manque pas de côtes, mais la plupart ne sont pas adaptées pour accueillir les installations de cette nature. Il est en effet impératif de disposer d’une rade-abri en eau profonde pour permettre une évolution aisée des sous-marins, mais suffisamment contraignante pour être protégée des intrusions. Une surface territoriale doit être suffisamment imposante et disponible pour stocker les missiles (lanceurs voire têtes nucléaires), un centre opérationnel et administratif, et des casernements pour les différents personnels. La Corse fait partie des hypothèses primitives. Elle remplit plusieurs conditions, mais l’éloignement de toute installation industrielle s’avère rédhibitoire et conduit le comité Coelacanthe à écarter cette possibilité. Pareillement, le comité exclut la côte d’Azur pour des raisons essentiellement touristiques, tandis que les rivages du Languedoc-Roussillon se révélaient trop plats et trop linéaires et bientôt voués à la même fonction ». Les recherches se concentrent donc sur la façade atlantique. Et l’auteur du mémoire de citer le général de Gaulle: « Le 15 février 1965, de Gaulle, après avoir assisté au défilé naval de Lanvéoc-Poulmic en presqu’île de Crozon, regagne Brest à bord du dragueur océanique Colmar. A sa demande, le navire vire du côté de la pointe des Espagnols. A la passerelle, le chef de l’État déclare, en contemplant la rade de Brest : « La géographie a peut-être fait de Brest un haut lieu de notre destin. » Ce sera donc Brest ! Mais où précisément ? En fait, l’Île Longue devient la première option devançant la rade-abri de Brest. « Le site est validé par le Groupe d’Études Atomiques et la Commission des Armes Atomiques comme port potentiel d’embarquement et de débarquement des missiles, pour le stockage des têtes, et pour l’assemblage des têtes et des propulseurs. Le 3 juin 1965, les MO et le MOP Coelacanthe valident définitivement le port-base à l’Île Longue, avec l’installation des engins à l’annexe de Guenvenez », selon l’auteur qui résume: « En 1965, l’Île Longue est encore un « paradis » pour ses occupants, l’île connaît ses derniers moments de vie civile avant qu’elle ne devienne un site militaire ». Et d’entrer dans la résistance… Le mémoire aborde les points suivants (c’est toujours à lire ici😞 – Installation de la base de sous-marins nucléaires de l’Île-Longue. Du projet à la résistance. – Installation de la base de sous-marins nucléaires de l’Île-Longue. La presqu’île entre en résistance. – 1965. Crozon. Île-Longue. Les habitants expulsés. – Non au nucléaire à l’Île-Longue et ailleurs. La résistance à l’Ouest. – Expropriés de l’Île-longue. Les derniers témoins se souviennent. Les blockhaus en construction en 1969. | FONDS PRIVÉ YVES CARIOU A noter aussi un article de juillet 2025 paru dans Ouest-France: « RÉCIT. Une contestation « extraordinaire » : en 1965 à Crozon, les prémices du combat antinucléaire. Une décennie avant Plogoff, c’est à Crozon durant l’été 1965 que les pionniers de la lutte antinucléaire ont fourbi leurs armes en protestant contre le projet de base sous-marine de l’Île-Longue. Le magazine « Bretons » raconte ce combat inégal face au pouvoir gaullien, dans le contexte très sensible de la guerre froide » Citer Ya Rab Yeshua.
Messages recommandés
Réagir à la dicussion
Vous pouvez poster maintenant et vous inscrire plus tard - Déja membre ? connectez vous pour poster avec votre compte