BTX Posté(e) %s à %s Signaler Posté(e) %s à %s Le chef d'état-major alerte sur le nouveau mode de calcul des pensions pour les militaires ayant trois enfants ou plus. Le général d'armée Fabien Mandon, chef d’état-major des armées (CEMA), devant la commission de la défense nationale et des forces armées de l'Assemblée nationale, a fait part de sa colère devant le changement du mode de calcul de la majoration des pensions pour les parents (voir les articles de Victoire Riquetti et Frédéric Sirgant publiés cet été) ayant élevé au moins trois enfants, envisagé dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2027 du gouvernement Lecornu. Ce nouveau mode de calcul, s'il est voté par le Parlement, pénaliserait très fortement les militaires d'active, notamment les officiers et les sous-officiers, souvent parents de famille nombreuse. Nombreux sont ceux qui envisagent d'ores et déjà de quitter l'armée par anticipation avant l'été prochain, l'impact financier de cette décision étant très important (perte d'environ 20 % pour beaucoup du montant de leur pension). Le CEMA évoque un « impact majeur ». « Je suis inquiet en tant que chef militaire, parce que j’entends des cadres me dire : "si c’est ça, je pars" » alerte le général Mandon. « Perdre ces cadres alors que notre pays concentre des efforts immenses pour la protection de ses intérêts, pour sa défense, (…) je ne comprends pas. » https://www.bvoltaire.fr/breve-budget-2027-vers-une-vague-massive-de-depart-dofficiers-et-de-sous-officiers/ Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) hier à 08:46 Auteur Signaler Posté(e) hier à 08:46 https://www.opex360.com/2026/10/09/pour-le-general-mandon-la-suppression-de-la-majoration-de-pension-pour-enfants-sera-desastreuse-pour-les-armees/ Pour le général Mandon, la suppression de la majoration de pension pour enfants sera «désastreuse» pour les armées Présenté en Conseil des ministres, le 1er octobre, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027 [PLFSS 27] comporte une mesure qui a de quoi surprendre après que le Haut commissariat à la stratégie et au plan [HCSP] a récemment souligné les conséquences économiques de la baisse continue du nombre des naissances en France. En effet, ce texte prévoit de supprimer, à compter du 1er juillet 2027, la majoration de pension pour enfants [MPE], c’est-à-dire le dispositif qui permet d’augmenter de 10 % les pensions du régime général pour les personnes ayant élevé trois enfants et plus, pour le remplacer par un forfait fixe dont le montant n’a pas encore été défini. Le gouvernement suit ainsi les recommandations faites par l’Inspection générale des finances [IGF] et celle des affaires sociales [IGAS]. «Bien que conçue pour compenser les charges des familles nombreuses, [la MPE] aggrave paradoxalement ces inégalités : étant en effet proportionnelle à la pension, elle bénéficie dès lors davantage aux pensionnés aisés et aux hommes, qui disposent au cours de leur carrière de salaires plus importants et donc de pensions plus élevées en moyenne, avant même la prise en compte de cette majoration. Ils sont donc favorisés par le caractère proportionnel de la majoration», est-il écrit dans la présentation de ce PLFSS 27. Seulement, cette mesure risque de «ruiner» les efforts du ministère des Armées en matière de fidélisation, un pourcentage non négligeable d’officiers et de sous-officiers – pour la plupart expérimentés – étant parents d’au moins trois enfants. Interpellé à ce sujet par le député [LR] Jean-Louis Thiériot, le chef d’état-major des armées [CEMA], le général Fabien Mandon n’ a pas caché son inquiétude, ni son incompréhension, face à cette mesure prise sans concertation préalable. «Nous avons des sous-officiers remarquables. On investit énormément dans leur formation. Ils ont des compétences qu’ils entretiennent pendant des dizaines d’années. Ils transmettent aux jeunes leurs savoir-faire. En fait, ce sont ces gens qui sont touchés par cette mesure parce que le profil social dans les armées est souvent d’avoir des enfants, ce qui est plutôt une joie», a ensuite développé le CEMA. Au passage, il a fait observer que «la démographie, en termes militaires, est un élément que l’on considère dans la puissance d’un pays». Quoi qu’il en soit, pour le CEMA, c’est la «colonne vertébrale» des armées, c’est-à-dire les sous-officiers, qui a «découvert cette mesure», dont les «conséquences pour les armées» seront «désastreuses». «Comment faire autant d’efforts dans un sens pour fidéliser et, par une mesure que l’on découvre, créer les conditions d’un départ massif de ceux qui sont la tête et la colonne vertébrale des armées françaises ?», a demandé le général Mandon. «Ça n’a pas de sens», a-t-il déploré. La réaction des militaires concernés a été immédiate et certains anticipent déjà ce qu’ils risqueraient de perdre s’ils restent sous les drapeaux après le 1er juillet prochain. «Pour certain profils, c’est un écart de pension de 10 à 15 %», a avancé le CEMA. «Ce n’est pas quelque chose qui peut se faire comme ça», a-t-il insisté. «Je suis inquiet en tant que chef militaire parce que j’entends déjà des cadres me dire : ‘si c’est ça, je pars’. Alors, on peut se dire que la jeunesse prendra la suite. Mais perdre ces cadres […] alors que notre pays consent des efforts immenses pour la protection de ses intérêts, pour sa défense, je ne comprends pas» parce que cette mesure va «strictement à l’opposé de ce qu’a voulu le président de la République» pour la condition militaire», a poursuivi le général Mandon. Aussi, le CEMA a dit s’en remettre «totalement à la sagesse du gouvernement et du Parlement pour écarter cette mesure pour les armées et peut-être au-delà» parce qu’elle ne concerne pas seulement les militaires. Reste à voir s’il sera entendu. Photo : armée de l’Air & de l’Espace Citer Ya Rab Yeshua.
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