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Tout ce qui a été posté par Cephalyx

  1. Salut, - Tu signes dans le dernier grade détenu ou, si tu es titulaire d'une PMS, au grade de caporal le temps de la FIE, la nomination au grade de sergent se fait à l'issue de celle-ci. En cas d'échec, tu retournes dans ton régiment avec ce grade. - Conseils perso, te blesse pas avant d'y aller, inutile de forcer. Ca serait ballot d'être inapte au bout de 3 jours pour une blessure à la con. - Absolument pas. La PMS, bien qu'ayant un nom quelque peu tapageur, n'est qu'une découverte des fonctions de commandement. Le CAME/CATE c'est l'équivalent réserve du CME/CTE, donc un apprentissage spécifique de la fonction de chef d'équipe et adjoint chef de groupe ainsi que de spécialité. - La formation est courte, mais tu es amené à servir en UER, donc avec d'autres réservistes qui auront aussi eu des formations "light". Ca t'empêche pas de devoir, comme dans n'importe quel métier, faire tes preuves face aux anciens quand tu arrives directement à un poste de responsabilité : Le respect est dû par les textes, mais il se gagne par l'exemple. Pour le contenu de la FIE, c'est ici que ça se passe : CIRCULAIRE N° 274269/DEF/RH-AT/CCF/SC/FIO relative à la formation initiale à l'encadrement du personnel de la réserve opérationnelle de l'armée de terre
  2. Deux mondes différents : MDR tu es exécutant, donc à la base de l'échelle hiérarchique. L'avantage c'est que tu peux directement postuler pour un régiment et, qu'avec ton niveau scolaire, tu as des perspectives d'évolution si tant est que tu acceptes de recevoir des ordres de gens souvent plus jeunes et parfois teubés. SOA tu es chef de groupe, donc c'est toi qui gère ton équipe de 10 pax selon les ordres du chef de section, qui lui même les tient de son CDU et ainsi de suite. C'est un poste a responsabilité où les jeunes CDG en régiment de biffe doivent davantage faire leur preuves qu'ailleurs, puisqu'ayant sous leurs ordres des soldats ayant souvent fait leur classes et pris de la bouteille ensembles. L'inconvénient majeur est que tout dépend de ton classement de sortie à St Maix. Les meilleurs choisissent, les mauvais subissent. Avec un dossier moyen, pas sur que tu sois bien positionné sur de l'infanterie. C'est une balance à faire entre la raison et ses ambitions, un choix qui seul t'appartient.
  3. Au contraire, si c'est chiffré, c'est parfaitement objectif. Si la commission de prospection décide que pour aller aux entretiens, il faut minimum 10 au LL / 10 tractions, que le parcours on s'en branle relativement car il faut être vraiment handicapé moteur pour avoir en dessous de E1, et que le reste seuls les tests psys comptent (donc t'as beau faire 150 au test d'anglais, OSEF), ben si t'as 9 aux tractions/LL, t'es cuit ! Par ailleurs, si la commission décide de ne prendre que les 5 meilleurs d'une sélection, ben t'es le 6e, t'es cuit aussi. Bref, je pense qu'il faut maintenant relativiser. Ca reste un bon dossier pour des régiments TAP "de base" ou tu t'éclateras tout au tant que de passer 18h dans une souche à observer à la jumelle un carrefour
  4. Même 10 au LL c'est pas la folie et ça reste un score très moyen (par rapport aux scores officieux, pas les E1 de rigolos attribués par le GRS). Perso quand je suis passé au GRS, tous les wanabee infanterie sérieux, sans forcément viser FS, se sont démarqués sur ces épreuves (je crois que le palier max de ma session c'était un OST à 13, et il s'est encore pris une remarque du style "Et ben mon gars, j'espère que tu vises pas CDS" (provoque certaine, mais un fond de vérité tout de même). Après il ne faut pas non plus dévaloriser les autres candidatures, ou prendre pour argent comptant ce qu'un candidat veut bien dire, mais il est clair que quand tu vises FS, les résultats sportifs sont un critère largement déterminant, quoi qu'insuffisant seul.
  5. La forme ragesque du premier message (que je comprends aisément) a quelque peu occulté le fond
  6. Edit : Ah tu n'as pas eu le sésame pour aller à l'entretien ... forcément ....
  7. Tout réserviste dispose d'un E-Carnet d'habillement sur le site de la VPC (normalement créé dès le début de ton contrat). Ensuite chaque réserviste reçoit 100 points par an pour ses achats.
  8. Je pense que ça doit profondément l'emmerder de se taper 600 km pour rentrer le WE et que du coup il préfère rester à la caserne pour sortir boire des canons avec copains. Amicalement.
  9. AEGISE, la rage Toujours un plaisir de lire tes retex,
  10. Salut, La réserve c'est à la carte, mais pas trop. Tu as une obligation de disponibilité au titre de la NPJA que tu as signée (période initiale de 30/40 jours). Lorsque tu es affecté en UER (ce qui est la majorité des cas), les CDU font en sorte que leurs personnels participent à des manoeuvres/sentinelles l'été, et ce sur plusieurs semaines, c'est la base. Et oui, la plupart des réservistes font leur jours sur leur congés (et c'est même comme ça qu'ils ont acquis un certain respect de l'institution, notamment depuis sentinelle). Après tu n'es pas obligé de répondre présent, mais sache qu'un trop grand nombre de refus ou d'indisponibilité peut entrainer le non renouvellement, voire la rupture de ton contrat. Sinon depuis quelques temps il existe l'application SIRROCO sur le site des réserves qui permet d'entrer en ligne ses périodes de disponibilité ou de postuler sur des prospects (c'est la même chose que l'application MINOTAUR de la gendarmerie). Je ne sais pas si c'est valable pour les UER, mais pour les compléments individuels, c'est l'outil de base.
  11. "mauvaise impression"
  12. Salut, Alors j'ai pas de conseils particuliers pour les FS, mais je te donnerai les conseils que je me suis appliqué à moi-même, et qui ont finalement bien marché pour mes entretiens pro/concours : Je pense que la règle d'or pour réussir un entretien c'est d'être honnête avec son projet, càd de montrer qu'on est pas là parce qu'on a vu de la lumière. Cela parait évident, voire bête, mais tu peux pas savoir le nombre de personnes qui, malgré un dossier solide (qu'il soit académique, pro, ou encore au niveau de l'armée, de bons tests en GRS), sont incapables de convaincre sur la sincérité de leur démarche. D'expérience, un jury le ressent immédiatement et une candidature, aussi bonne soit-elle sur le papier, peut être irrémédiablement plombée par une bonne impression, l'inverse étant aussi parfaitement vrai (moyen sur le papier, mais motivation qui emporte la conviction). Comment y arriver ? Rien de plus simple : passion/cohérence du cursus/connaissances de fonds, sont autant de choses qui vont prouver au jury que le candidat est cohérent avec sa démarche. L'avantage quand on sait ce qu'on veut, voire qu'on est passionné, c'est que tout cela est naturel et ne se "révise pas" (tu as du voir en GRS toutes ces nanas - désolé car c'est souvent le cas des filles - avec leurs petites fiches bidons sur l'armée mais incapables dans les faits d'expliquer leur projet ?). La passion et l'envie sont aussi de puissants modérateurs de stress (tu as déjà vu quelqu'un de stressé lorsqu'il parle de ses passions ?). Bref, si tu es honnête avec ton projet, alors tu n'as aucune raison de stresser
  13. Salut, Ce ne sont pas des résultats oufissimes, mais tu es aptes partout sans réserves d'emploi. C'est donc un dossier compétitif, c'est à dire qu'il y aura pire, qu'il y aura mieux. Si ça peut te rassurer, j'étais à l'époque entré dans les paras avec des résultats sensiblement identiques (moins bon sur les tractions, mais meilleur au Léger). Plus qu'à attendre et espérer. On croise les doigts Aegise : Les CeR ont pour instruction d'inciter les candidats à postuler sur "un choix de raison", mais un candidat peut très bien candidater que sur des régiments très prisés ... à ses risques et périls.
  14. J'avais zappé ce mot pour la fin ... Ca en revanche je ne suis absolument pas d'accord. Le concours CPGE et l'admission OST sont deux approches totalement différentes mais aucune n'est plus facile que l'autre et certainement pas la CPGE (il faut le faire d'aller turbiner pendant 2/3 ans sans vie en prépa à 17 ans sans aucune garantie de réussite derrière, voire de débouchés).
  15. Ayant moi-même passé (et échoué) de nombreux concours, je comprends l'amertume qui t'envahit en ce moment. Cependant, il faut se garder de ce genre de titrer des conclusions hâtives sur le mode des AST, notamment celui de l'armée qui est bien particulier, car intégrant aussi une pré-sélection objective en GRS. D'une part, cela ne sert à rien d'autre qu'instiller le doute sur la pertinence de la sélection, et donc d'y voir un caractère arbitraire. Or, c'est loin d'être le cas. Par exemple, j'ai un ami qui a le même cursus que toi (Pipo / PMS / Audieur IHEDN) et qui a été pris. De ce qui m'a raconté, les autres profils sont du même tonneau. Ce n'est guère surprenant, les admissions OST sont ultra sélectives et le moindre écart (il ne faut pas oublier le passage en GRS), peut se conclure par une non-admissibilité difficile à avaler. D'autre part, cela ne permet pas une remise en cause et une remobilisation rapide pour représenter un dossier, chose que je t'encourage à faire si cela est possible. Dans tous les cas il faut bien avoir à l'esprit qu'il n'y a pas en bout de course des admis qui n'ont rien à foutre là (du moins sur le papier). Ce sont tous des très beaux cursus et les erreurs de casting sont à ce stade quasi inexistantes. Cela ne veut toutefois pas dire que ton dossier était faible, simplement qu'il y avait mieux, ou du moins équivalent, les détails ayant emporté la décision du jury de sélection. Dans les deux cas c'est un risque, car ce sont des concours. Le cornichon qui carré ou cube et qui se retrouve avec rien derrière en dehors d'ESC de bas de tableau, ca ne rend pas plus serein pour aborder l'avenir. Un OST avec un bon cursus universitaire peut s'intégrer dans la vie professionnelle autrement plus facilement qu'un taupin qui va dans de nombreux cas se retrouver avec comme seule alternative d'intégrer en 2A la fac ... Quand à la question de savoir s'il est opportun de se construire un parcours université OST-Terre : je dirais ce que je dis à mes étudiants : Viser un seul et unique concours est dans tous les cas une hérésie. Avec un tel parcours, il y a de nombreux concours de la fonction publique qui sont ouverts et tout aussi enrichissants. Je le répète, il est surement plus facile alors de se retourner qu'un taupin qui s'est foiré et qui va intégrer en cata un cursus bio en 2A, totalement démotivé ... In fine, il existe aussi de moult manières d'aller à Cyr pour devenir officier de carrière, les EMIA par ex
  16. Je vois pas trop l'intérêt de venir avouer des antécédents bénins, surtout quand on te demande rien (à moins bien sur de vouloir ressortir avec une inaptitude et de revenir pleurer pour savoir comment on fait un recours). Tu laisses le MM faire son travail lors de la VMI et tout se passera bien.
  17. C'est marrant cette histoire récurrente du "nombre de régiment dans l'AdT" qui semble traumatiser tous les candidats depuis quelques temps. Quelqu'un a dû entendre dans un obscur GRS qu'un autre type avait eu cette question, depuis c'est devenu une légende
  18. Le but d'une formation n'est pas de satisfaire les exigences égalitaires des uns et des autres mais de donner une instruction utile pour une situation donnée. En l'espèce, dans une France dont l'écrasante majorité est encore catholique (du moins de tradition), tu reconnaîtras la discutabilité d'un enseignement sur les "spécificités du catholicisme dans le cadre de la mission sentinelle". Vu que la mission sentinelle c'est aussi la garde des lieux de cultes pour la protection des fidèles, cela ne me semble pas aberrant, vu le faible % de juifs pratiquants en France, d'avoir une instruction sommaire à ce niveau ... Idem pour la garde des lieux de cultes musulmans. Après on peut toujours discuter de l'utilité générale de ce genre d'instruction au regard de son contenu (mais est ce au subordonné de s'interroger sur l'utilité d'une formation ?). En revanche tu peux toujours attirer l'attention de tes chefs sur la nécessité d'avoir une instruction sur la communauté chrétienne si tu penses que tel est le cas pour la réussite de ta mission. C'est même un des devoir du subordonné !
  19. Bon on a compris que t'avais lu "Comprendre l'empire" mais lâche l'affaire, sérieux.
  20. Et c'est là que tu vois la grande différence entre la France et les ricains qui ont une conception golmone de la laïcité (neutralité stricte) les empêchant de trinquer à la kro avec les afghans, ou de participer aux rituels avec les chefs de village car trop tintés de religion ...
  21. Ce que tu dis est faux. Le principe de laïcité à la française tel qu'issu de la loi de 1905 et qui pose le principe selon lequel "La République ne reconnait, ni ne finance, ni ne salarie aucun culte", ne signifie pas qu'elle nie les religions mais qu'elle ne donne, en principe car il y a une multitude d'exceptions, aucun statut juridique particulier à celles-ci.
  22. La neutralité du service public, composante des lois de Roland (égalité, continuité, adaptabilité), signifie que celui-ci ne doit ni promouvoir (ex. pour les agents afficher des signes ostentatoires) , ni défavoriser (ex. refuser l'accès sous motif religieux) pour telle ou telle population d'usager. En l'espèce, une instruction qui vise à instruire les personnels sur les spécificités d'une population afin de mener à bien ses missions (ex. de telles instructions, entre autres, existent aussi sur les spécificités éthnico-religieuses pour les personnels servant en Afghanistan) ne semble absolument pas contraire à ce principe, sauf à démontrer le caractère fallacieux de ladite instruction (ex. instruction n'aurait d'instruction que le nom et serait dans les faits un prêche donné par un rabbin). Quant à la question du droit de refus, ce serait considéré comme une désobéissance susceptible d'entrainer des sanctions disciplinaires. Aussi, il existe pourtant des formations au sein de l'armée qui sensibilisent aux particularités ethnico-religieuses quelles qu'elles soient (ex. l'école militaire de spécialisation de l'outre-mer et de l'étranger). J'ajouterai enfin que la notion de neutralité (composante de la notion d'égalité aux côtés de celle de laïcité), trouve une saveur particulière dans l'armée, dès lors qu'il est de jurisprudence constante que le juge administratif assimile le militaire à une personne ne pouvant librement pratiquer ses croyances (comme en prison ou à l’hôpital), ce qui oblige l’État, et ce conformément aux dispositions de la loi de 1905, a financer et organiser l'exercice du culte au sein de cette institution. Par ailleurs, il existe aussi une zone grise en ce qui concerne les traditions militaires, fortement empruntes d'un attachement au religieux (ex. ne serait ce que les saints-patrons), mais qui sont davantage assimilées à du folklore plus à du prosélytisme, pour l'instant.
  23. Dans l'ordre : - Oui. - Passage des brevets et certifications réserve et/ou postulation sur titre en direct. - Oui. - Cela dépend du niveau d'engagement : MDR = VM au niveau du régiment + FIR; Pour une candidature SOR / OR = Mêmes barèmes que l'active. - Inaptitude médicale pour MDR; Résultats insuffisants pour SOR / OR. - Disponibilité, Envie de servir etc ...
  24. Sinon les dossiers d'accueil pour la FIOR EM/CDT sont disponibles sur le site du 4e Bat > Dossier d'accueil des stages et formations au 4e Bataillon
  25. Non seulement il n'a pas fait son SN, mais il en plus bénéficié (comme beaucoup) des largesses de report offertes à l'époque aux étudiants, notamment ceux de pipo, puis à l'amnistie pour les resquilleurs. C'est dire, quand j'ai effectué ma PMP en 1999 il y avait qu'un sous-lieut issu du PEG, qui s'était retrouvé là on ne sait trop comment au milieu des derniers appelés. Alors quand les pipoteurs, qui sont sensés aspirer à servir l’État, et donc sensibles au devoir et à l'intérêt général, profitent pour squeezer, il est normal que les jeunesses des basses couches soient peu sensibles au discours "faites ce que je dis, pas ce que je fais". Pour le reste, on ne peut pas appliquer les recettes de l'ancien temps à une société qui a connu en l'espace de 50 ans des bouleversements comme jamais l'humanité n'en a connu en 10.000 ans ! De Gaulle aurait beaucoup à dire à ce sujet s'il était encore des nôtres Maintenant l'Armée fait partie des institutions régaliennes immémoriales et pérennes. Si la société, elle, change, les menaces, bien qu'ayant mutées, pèsent toujours sur celle-ci. Les institutions se doivent de maintenir cette continuité tout en s'adaptant aux défis de demain (et quand je parle de défis je parle surtout de pognon, càd faire comprendre aux politiques que la sécurité n'est pas une donnée négociable, elle est le substrat des libertés publiques). Quant aux missions PROTERRE, la réserve sous le label SN est à mon sens une solution médiane parfaitement compatible avec les enjeux actuels : souplesse à la fois pour l'Etat et les personnels qui sont appelés.

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