Aegise : Là on touche un autre problème : la jalousie de ses pairs et le manque de couilles de la hiérarchie ... Dans n'importe quel milieu tu retrouveras malheureusement ces comportements.
Sinon pour le reste, comme je l'ai dit plus haut, il est bien évidement pas question de nier le fait familial et de faire reposer les carences humaines et matérielles sur le dos des engagés. Le problème est malheureusement politique. Le politique a une vision à court terme des objectifs. Il veut pouvoir fermer et ouvrir les vannes comme il l'entend. Même si le phénomène a plus ou moins toujours existé, il particulièrement notable depuis la fin du service avec une gestion des personnelles parfois chaotique. Quand on voit des campagnes massives de recrutement qui se soldent par une mise au non renouvellement des effectifs ou des départs forcés, les engagés ne sont plus dupes : si leur avenir n'est pas assuré, il préfèreront aller ailleurs. Idem pour les programmes d'armements. Développer, cela coute du temps et de l'argent et on ne sort pas une nouvelle arme ou un nouveau système en 2 mois ou alors on achète ailleurs (ce qui s'est heureusement passé pour le HK416, sinon nous aurions eu des FAMAS déglingués jusqu'en 2080).
Maintenant pour en revenir plus précisément au sujet, il est indéniable que l'armée a encore beaucoup de chose à faire pour prendre en compte les familles : logements suffisant en garnison, rotation des effectifs égalitaire etc. C'est à mon sens le minimum syndical. Au delà de ça, c'est aussi aux engagés de s'adapter. Quand on lit sur ce même forum des pères ou mères de famille dont la seule inquiétude c'est de savoir quand ils pourront sortir du CFIM pour voir leur progéniture, ce qu'il y a, selon moi, un gros problème de positionnement ... A terme, on sait ce que ça donne : commando basket / PATC / Réforme ... "Finalement c'était pas fait pour moi" ou comment faire perdre du temps et de l'argent à tout le monde.
Mais je le répète, là n'est pas la question de combattre les militaires qui ont des familles ou accepter le suremploi opérationnel et l'usure des hommes et des matériels comme une fatalité, voire les comportements imbéciles que tu dénonces plus haut. Seulement, l'histoire du divorce au sein des armées transcende toute manière cette seule réalité. C'est un phénomène qui touche toutes les branches de la fonction publique régalienne (allez faire un tour dans un service enquête spécialisé stup dans la police, ou chez les CRS, ou encore dans la fonction publique hospitalière ...). Cette forme de métier qui implique nécessairement une disponibilité, et donc un don de soi, est particulièrement anachronique au regard des aspirations de la société contemporaine. Malheureusement, les gens s'en rendent compte souvent trop tard et/ou, mettent sur le compte de l'institution une situation qu'ils auraient dû anticiper.
A cette question une réponse qui me semble évidente : Recourir à la réserve. On est actuellement sur la bonne voie avec de grandes réformes conceptuelles, tant au niveau de la formation qu'au niveau de l'emploi.