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XLAD 25, un exercice pour consolider collectivement le bouclier anti-drones national


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Plus de 200 acteurs militaires, civils et industriels se sont réunis la semaine dernière sur l’aéroport du Bourget pour l’exercice XLAD 25. L’objectif ? Consolider la lutte face aux micro et mini-drones à l’échelle nationale, dans la lignée des exercices Coubertin LAD organisés en préparation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris. 
 

La lutte anti-drones sur le territoire national, « c’est l’affaire de tous », rappelle un officier de l’armée de l’Air et de l’Espace, intégrateur et coordinateur d’un sujet interministériel et interarmées. En témoignent les 230 participants de XLAD 25 venus de tous les horizons, des armées aux forces de sécurité intérieure et des organismes de recherche aux contributeurs publics ou privés comme le groupe ADP et La Ruche, ce pôle d’expertise en cyberdéfense fondé par Thales. 

 

Conduit du 24 au 28 mars, l’exercice visait un triple objectif. Il s’agissait de poursuivre la dynamique initiée en amont des JOP et s’ouvrir à d’autres thèmes et acteurs, d’échanger sur des sujets prospectifs et enrichir le concept d’emploi de la LAD, et de faire progresser les volets techniques, capacitaires et opérationnels. Mission accomplie, au terme des 40 scénarios joués et des 100 vols réalisés en trois jours à partir de 25 drones différents et au sein de 15 zones de vols coordonnées avec la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). 

 

Tous auront pu s’appuyer sur les retours d’expérience des JOP pour expérimenter de nouveaux scénarios. La protection d’un convoi d’autorités, par exemple. Ou encore la surveillance d’emprises critiques. Et, au passage, répéter les bons gestes en vue de futures événements de grande ampleur, comme le salon aérien du Bourget et le défilé militaire du 14 juillet. Parmi tous les scénarios, l’un des plus complexes relevait d’un vol de drones en essaim. Un nuage rassemblant 12 microdrones face auquel « il faut gérer les priorités et accepter que certains passent », indique le capitaine Nicolas, en provenance de l’escadron de défense-sol air (EDSA) 01.950 de la base aérienne 125 d’Istres. Le tout, sans détection de drones malveillants ou non autres que ceux « prévus », complétait-il.

Pour contrer cette menace changeante, une panoplie de moyens non cinétiques dont plusieurs systèmes lourds comme RADIANT de la police nationale, BASSALT et PARADE de l’AAE et MILAD, opéré par un détachement du 54e régiment d’artillerie de l’armée de Terre. Un bouclier d’une épaisseur rare, et qui aura également permis à certains opérateurs de drones, dont des unités de la brigade des forces spéciales air (BFSA), d’éprouver leurs systèmes et leurs techniques.
 
XLAD-25-un-exercice-pour-consolider-coll Baptisé Pèlerin, ce « drone anti-drones » rassemble le système Lutte Champ Proche de Naval Group et le drone omnidirectionnel AXS-µ d’Aerix Systems
 

Mais XLAD ne se focalisait pas tant sur l’efficacité des capteurs et des effecteurs que sur l’enjeu de leur interconnexion, sur la coordination d’une myriade d’intervenants, et sur la remontée et l’agrégation efficaces de données aussi héritées de prises de vue d’opportunité, le guet à vue restant la norme pour le personnel concerné. Le tout doit contribuer à la situation aérienne partagée (SAP), cet outil développé par l’ONERA et Thales pour cartographier tous les drones au bénéficie de centres opérations (COLAD) de niveaux 1 (national), 2 (préfectoral) et 3 (tactique).

En bref, il convenait de « perfectionner un système éprouvé durant les JOP », résumait le commandant Quentin, dans la LAD depuis 2015 et commandant de l’EDSA 01.950. La réflexion s’est enrichie des retours d’expérience rassemblés au cours des 12 derniers mois, « dans un contexte changeant et sur fond d’innovation et d’évolution rapide de la menace ». Face à des objets et des modes opératoires très variés, la réactivité devient donc primordiale et ne peut s’acquérir qu’en améliorant et en testant continuellement cette chaîne complexe. « Le but, c’est que cela avance en collectif », insiste le commandant Quentin. 
 

Le rendez-vous contribue par ailleurs à écrire le cadre réglementaire permettant d’intégrer les effecteurs innovants proposés par la filière industrielle. Ce sont notamment ce drone « hit-to-kill » conçu par Naval Group et Aerix Systems ou l’« arme à micro-ondes » E-TRAP de Thales, deux solutions exposées sur le plateau innovation monté à l’issue de l’exercice. Le contexte aidant, XLAD a vocation à se répéter, sinon de manière annuelle, au moins tous les deux ans. Un rythme nécessaire pour revoir régulièrement le modèle et éviter de se faire distancer par une menace évoluant à très grande vitesse. « Il faut continuer l’effort », concluait le commandant Quentin. 

Ya Rab Yeshua.

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