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https://www.opex360.com/2026/01/11/le-regiment-de-cavalerie-de-la-garde-republicaine-sest-entraine-au-combat-a-cheval-avec-larmee-de-terre/

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Contrairement à ce qui a pu être dit lors du centenaire de la Grande Guerre, la dernière charge montée, sabre à la main, de la cavalerie française ne fut pas livrée à Uskub [Macédoine], le 29 septembre 1918, mais à Umbrega [Soudan], par l’escadron de Spahis du capitaine Paul Jourdier, le 2 janvier 1941. Ce fut d’ailleurs l’une des premières victoires de la France Libre.

Cela étant, jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale, le combat monté ne se résumait pas aux seules charges de cavalerie. La plupart du temps, les chevaux étaient sollicités pour mener des reconnaissances dans la profondeur du dispositif ennemi et des patrouilles afin de prévenir d’éventuelles attaques.

Or, à une époque où il n’est question que de drones, de robots armés et de guerre électronique, le cheval n’a peut-être pas encore dit son dernier mot. D’ailleurs, le régiment de cavalerie de la Garde républicaine est en train de se réapproprier des savoir-faire oubliés depuis plus de quatre-vingts ans.

L’an passé, dans les pages de GendInfo, le général Charles-Antoine Thomas, alors commandant de la Garde républicaine, avait expliqué que le Régiment de cavalerie était en train de « développer pleinement le combat monté », c’est-à-dire le « contrôle de zones étendues à cheval, face à des agressions armées extérieures ou de nature insurrectionnelle, sans oublier les menaces plus diffuses ». Et cela dans le cadre de la remontée en puissance de la Défense opérationnelle du territoire [DOT], au sein de laquelle la Gendarmerie nationale tient un rôle prépondérant.

Ainsi, en novembre 2024, douze cavaliers, avec leurs chevaux, du Régiment de cavalerie de la Garde républicaine ont effectué un stage auprès du 12e Régiment de Cuirassiers [équipé de char Leclerc, ndlr] pour se former aux techniques C3T [pour concept commun de combat terrestre. « Les exercices sur monture sont multiples : progression, appui, réaction à une embuscade ou intervention sur un périple meurtrier », avait-il été expliqué à l’époque.

Le mois dernier, les cavaliers de la Garde républicaine et leurs montures ont passé une semaine Centre d’entraînement au combat [CENTAC/1er bataillon de Chasseurs à pied] de Mailly-le-Camp. Le 1er régiment d’infanterie a également été de la partie.

« Forte de son statut militaire et conformément aux priorités fixées par son directeur général, le général d’armée Hubert Bonneau, la gendarmerie est concourante de l’action des armées concernant la mise en œuvre de la Défense opérationnelle du territoire. C’est dans ce cadre que le régiment de cavalerie de la Garde républicaine a suivi une formation de combat, intégrant notamment du combat à cheval, au centre d’entraînement au combat de Mailly-le-Camp », a en effet rapporté GendInfo.

Lors de cet entraînement, les cavaliers ont manœuvré aux côtés du 12e Régiment de Cuirassiers. « Pendant une semaine, chevaux, véhicules blindés légers et gendarmes à pied se sont entraînés sous le contrôle des chasseurs du 1er BCP », a résumé le CENTAC.

Reste que, pour la Gendarmerie nationale devra se procurer les moyens nécessaires pour assurer la défense opérationnelle du territoire. Pour le général Bonneau, ce dossier fait partie des priorités. Il s’agit notamment de remplacer les 20 000 fusils d’assaut « FAMAS », lesquels ne seront plus soutenus en 2030. Pour cela, il faudrait un budget de 110 millions d’euros. Mais ce n’est pas tout.

« L’ensemble du budget estimé pour renouveler les équipements dits ‘militaires’ de la gendarmerie, mais qui servent aussi au quotidien – les monoculaires de vision nocturne qui permettent de débusquer des individus se livrant à des actions de sabotage, et les armes tactiques utiles à la gendarmerie mobile -, est aujourd’hui de 800 millions d’euros », avait détaillé le général Bonneau, lors d’une audition au Sénat.

Quoi qu’il en soit, le retour du combat monté ne concerne pas la seule Garde républicaine. Ces dernières semaines, il est apparu que l’armée russe avait aussi recours à des chevaux afin de former de petites unités mobiles et discrètes pour infiltrer les lignes ukrainiennes.

En octobre, le journal Kommersant avait expliqué que les chevaux étaient « plus aptes à se repérer de nuit et à évoluer sur des terrains accidentés ». Et d’ajouter que leur instinct les rendrait « moins susceptibles de marcher sur des mines ».

D’ailleurs, ces arguments avaient été avancés pour expliquer les patrouilles à cheval effectuées par les militaires français engagés dans la mission EUFOR Tchad/RCA, en 2008. Grâce à leurs montures, ils avaient pu assurer leurs missions durant la saison des pluies, les déplacements motorisés étant compliqués. En outre, cette façon de faire avait facilité les échanges avec les populations locales.

Photo : armée de Terre

Ya Rab Yeshua.

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