BTX Posted Tuesday at 03:19 PM Report Posted Tuesday at 03:19 PM https://lignesdedefense.ouest-france.fr/garnison-de-combat-le-3e-regiment-du-genie-investit-son-environnement-de-proximite/ 30 janvier sur place d’armes du quartier Dumerbion, après la présentation de la Garnison de Combat (3e RG) On se souviendra qu’en mars 2023, le général Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de Terre, avait décliné sa nouvelle vision de l’armée de Terre et annoncé l’avènement d’une « armée de Terre de combat ». Depuis 2023, l’expression a fait florès et a été déclinée: récemment, lors des voeux, le 22 janvier, à Toulon, la ministre des Armées a ainsi appelé la DGA « à davantage d’agilité pour favoriser le réarmement » et à se transformer en une « DGA de combat »; l’expression a été reprise par Patrick Pailloux, le délégué général pour l’armement. Dans la liste s’ajoutent aussi les « garnisons de combat ». Exemple à Charleville-Mézières, au 3e régiment du génie commandé par le colonel Jérôme Pâris. Le chef de corps a réuni, vendredi dernier, ses interlocuteurs institutionnels aux niveaux municipal et départemental et les représentants des services de sécurité pour leur présenter le concept de garnison de combat. Comme l’explique l’armée de Terre, « ces garnisons fonctionnent comme des bases arrière, assurant la sécurité, la protection et la régénération des forces projetées en opération. Elles sont également des interfaces ouvertes sur leur environnement, en dialogue permanent avec les acteurs locaux. » Dans un premier temps, hors crise, il s’agit pour les militaires du 3e RG de s’approprier leur territoire. Des militaires qui, pour beaucoup, ne sont pas originaires de Charleville-Mézières ou même des Ardennes. « Se pose la question du recrutement local limité », reconnaît le chef de corps du 3e RG qui ambitionne de mieux ancrer son régiment dans son environnement de proximité et de faire découvrir aux sapeurs le territoire ardennais qui n’est pas celui où se situent la plupart du temps les terrains du régiment. « Même pour Sentinelle, mes soldats ne patrouillent pas Charleville-Mézière ». D’où un besoin de mieux connaître le terrain local avant même d’avoir l’ambition d’y jouer un rôle en cas de crise (sécuritaire, climatique, sanitaire). Il s’agit aussi de mieux connaître les acteurs locaux pour mieux interagir avec eux. « En septembre dernier pour l’exercice Ardennes 25, la phase finale tournait autour d’une prise d’otages par des éléments ennemis retranchés dans un bâtiment municipal. Aux sapeurs se sont ajoutés les policiers, les gendarmes locaux et ceux du GIGN de Metz, le Samu, les pompiers, la préfecture… On avait là les prémices de ce concept de garnison de combat », raconte le colonel Pâris. Au 3e RG, la présentation par le général Do Tran de la Garnison de Combat aux autorités civiles et militaires (photo 3e RG) Lots de réactivité terrestre++ Il s’agit enfin de préparer l’unité à de nouvelles missions de soutien et d’assistance publiques et de disposer du matériel adéquat pour une réaction rapide. L’idée n’est en soit pas nouvelle puisqu’elle rappelle les lots de réactivité terrestre mis en place dans les régiments des forces depuis le début des années 2020. Chaque régiment disposait alors d’un LRT lui permettant de déployer en autonomie une section de combat terrestre sur le territoire national avec tous les moyens nécessaires immédiatement disponibles. Ces ressources recouvraient les domaines basiques comme l’alimentation, les équipements individuels (trousse de santé, optique), la protection NRBC et balistique, auxquels s’ajoutait le soutien en munitions et carburant. La garnison de combat constitue en quelque sorte l’étape suivante avec des LRT pour une compagnie. « Au niveau du 3e RG, nous avons mis en place une organisation du temps de paix avec trois bataillons: un bataillon génie d’assaut blindé, un bataillon d’appui général et un bataillon Garnison de combat avec une compagnie d’active, une compagnie de réserve, la section d’instruction et la future section du Service national à partir d’octobre prochain », précise le chef de corps. Structurellement, la garnison de combat intervient dans le cadre de l’OTIAD (organisation territoriale interarmées de défense), cadre dans lequel s’organise la coordination des moyens civils et militaires de défense du territoire. C’est dans ce cadre que les forces armées peuvent, sur demande d’une autorité civile (un préfet), être amenées à prêter main forte à des opérations de secours, par exemple en cas de catastrophe naturelle. La création d’une garnison de combat fait aussi émerger des faiblesses. Par exemple au niveau des transmissions, les différents services disposant de leurs propres réseaux rarement interconnectés. Autres exemples: les moyens encore limités pour la lutte anti-drones et la vulnérabilité des postes de commandement lors de crises majeures, énergétiques, climatiques ou sécuritaires. Quote Ya Rab Yeshua.
Recommended Posts
Join the conversation
You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.