BTX Posté(e) %s à %s Signaler Posté(e) %s à %s https://www.forcesoperations.com/un-nouveau-mecanisme-pour-massifier-la-flotte-francaise-de-mto/ Le ministère des Armées planche sur le lancement d’un nouveau mécanisme pour gagner en masse et en agilité sur les munitions téléopérées (MTO). Jusqu’à 240 000 vecteurs aériens pourraient ainsi être acquis au cours des prochaines années pour constituer autant de bases à de futures MTO. L’acquisition dynamique, voilà la procédure par laquelle la Direction générale de l’armement (DGA) va miser pour soutenir le développement et la production de trois catégories de vecteurs aériens destinés à être armés. La première emportera une tête militaire inférieure à 2 kg. La deuxième réunira des vecteurs capables d’intégrer une charge de 2 à 8 kg, quand la troisième réunira ceux, plus rares, capables d’aller au-delà. Les volumes envisagés dépassent, et de loin, les premières expériences menées dans ce segment. Après les 460 MTO Damoclès commandées au duo KNDS-Delair, les armées se doteraient de jusqu’à 180 000 vecteurs pour la seule première catégorie. Plus complexes à matérialiser, les deux autres segments se traduiraient par la livraison de jusqu’à 48 000 et 12 000 exemplaires. Lancé hier et désormais en phase d’appel à candidature, l’effort semble donc dissocier le porteur de la charge militaire. Le cas échéant, l’intégration ultérieure amènera sans doute à se pencher sur des questions de standardisation et de modularité. Il permettrait par ailleurs de gagner en agilité à l’heure où les cycles d’innovation progressent plus ou moins rapidement selon la brique visée. Voire – pure supposition – de réorienter plus facilement les vecteurs finalement non armés vers l’entraînement ou vers la recherche d’autres effets. La méthode adoptée par la DGA se veut innovante. Exit les appels d’offres à répétition, rigides et chronophages. Place à un cadre unique valide pour une durée de huit ans. À charge de la DGA d’y lancer autant de compétitions que nécessaire pour couvrir les besoins exprimés au fur et à mesure. Et à charge des dronistes de répondre à ces marchés spécifiques s’ils estiment leurs solutions pertinentes. En misant sur cette « compétition permanente », la DGA privilégie l’agilité pour mieux coller au foisonnement technologique du secteur. La DGA porte une attention toute particulière à l’origine et à l’industrialisation des systèmes proposés. Les MTO « relevant des intérêts essentiels de sécurité », seules les entreprises basées en France pourront en effet tenter leur chance. De même, les futurs marchés comporteront certaines règles « en matière de localisation des moyens et de sécurité d’approvisionnement ». Une fois démontrée l’empreinte tricolore, le champ se révèle plutôt ouvert. Tout acteur ou groupement intéressé devra démontrer un chiffre d’affaires annuel de 2 M€ ainsi que des capacités « reconnues » de développement et de production dans le domaine des drones, qu’il s’agisse du vecteur, de la station sol, des liaisons de données ou des logiciels embarqués. Des démonstrations potentiellement éliminatoires ne sont pas exclues en amont de la passation d’un contrat. Les premiers candidats sont attendus d’ici au 23 mars. Crédits image : armée de Terre / ADC Cédric B. 1 Citer Ya Rab Yeshua.
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