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https://www.opex360.com/2026/03/09/selon-le-contre-espionnage-militaire-les-survols-de-sites-lies-a-la-defense-ont-nettement-augmente-entre-2024-et-2025/

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Hormis le cas du porte-avions Charles de Gaulle lors de son escale à Malmö [Suède], il n’est pratiquement plus question de drones repérés aux abords de sites sensibles. Pour autant, cela ne signifie pas que ce phénomène soit terminé, bien au contraire.

Dans l’édition 2023 de son «Panorama des ingérences contre la sphère de défense», la Direction du renseignement et de la sécurité de la défense [DRSD] fit savoir qu’elle avait constaté une «tendance à la hausse des survols de drones au-dessus» des sites sensibles en 2022.

«En raison de la facilité d’acquisition du drone de loisir ou professionnel» et des «moyens réduits – tant juridiques que techniques – dans le domaine de la lutte antidrone, la menace est croissante», avait-elle soutenu. En tout cas, «les survols nocturnes sont en forte augmentation depuis 2022, traduisant vraisemblablement un ciblage des emprises ainsi que l’utilisation d’optronique spécialisée», avait-elle précisé.

Puis, dans son rapport publié en 2024, la DRSD est restée discrète sur ce sujet. Sauf pour dire que, au regard du nombre d’appareils en circulation en France [environ 3 millions en 2022], «chaque site peut faire l’objet d’un survol, mal intentionné ou fortuit». Et d’ajouter : «Au regard des menaces qu’il peut engendrer [du simple accident à la captation d’informations sensibles par exemple], chaque survol doit être considéré comme un événement particulier qui doit être pris en compte.

Et, dans son dernier bilan, la DRSD a carrément fait l’impasse sur ce phénomène, les survols de drones ayant été «noyés» dans la catégorie des «atteintes physiques» contre la Base industrielle et technologique de défense [BITD].

Pour autant, dans un entretien publié par l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale [IHEDN], le directeur du renseignement et de la sécurité de la défense, le général Aymeric Bonnemaison, a confié que ses services avaient observé une «recrudescence des incursions de drones au-dessus de sites sensibles en France, avec une hausse significative des signalements depuis le début de l’automne [2025]».

«Les survols concernant des sites d’intérêt défense ont nettement augmenté entre 2024 et 2025», a-t-il insisté. Quant aux appareils impliqués, il s’agit «d’appareils très variés, allant de drones grand public à des systèmes plus élaborés», a-t-il dit, sans donner plus de détails.

Qu’entend le général Bonnemaison par «systèmes plus élaborés» ? En attendant, les «investigations conduites par la DRSD se poursuivent», a-t-il ajouté. Et cela afin de vérifier si ces survols sont le fait de «comportements involontaires d’opérateurs insuffisamment informés» ou s’ils relèvent d’actions malveillantes.

On ignore si la DRSD a réussi à mettre la main sur des drones ayant survolé des emprises sensibles sans autorisation. Comme l’explique son directeur, des capteurs radar ou acoustiques peuvent être mis en œuvre pour les détecter. Le cas échéant, leur identification se fait grâce à des «moyens optiques ou électromagnétiques». Des brouilleurs, des filets ou des lasers sont susceptibles d’être utilisés pour les «neutraliser dans le respect du cadre légal en vigueur».

Ya Rab Yeshua.

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